ppf-02-14

La gauche libérale a une histoire


La droitisation ambiante nous fait parfois oublier l’histoire.

Votre serviteur a aussi les mêmes pensées. Le Hollande de 2014 ressemble à un Giscard de 1974. On pourrait continuer longtemps, et profond, dans ces comparaisons anachroniques.

Dans un ouvrage imposant publié il y a deux ans, Jacques Julliard avait détaillé les 4 gauches historiques, (1) une gauche libérale (Hollande), (2) une gauche jacobine (Chévènement), (3) une gauche collectiviste (avec le PCF), et (4) une gauche libertaire (Daniel Cohn-Bendit.

La gauche libérale n’a pas eux toujours, loin s’en faut, les faveurs de l’électorat. Libérale en économie et sur les sujets sociétaux, elle a cependant toujours eu du mal à justifier son existence.

1. Cette gauche libérale a des racines anciennes.Il parait que John Maynard Keynes est l’un de ses plus illustres représentants.

2. Les libéraux purs jus ne lui reconnaissent pas d’existence véritable. C’est son premier drame.

3. Les  supporteurs de la gauche libérale ont donc besoin de la gauche toute entière pour exister politiquement. Car il ne peuvent compter sur les cohortes de la droite pur jus pour gagner.

4. Ils n’aiment pas le qualificatif de libéral ( rappelez-vous le « Le Parti socialiste ne sera pas social-libéral  » de JC Cambadelis cet été).

26 réflexions sur “ La gauche libérale a une histoire ”

  1. avec valls et macron c’est maintenant une 5eme gauche qui apparait : la « gauche contrariée »………de ne pas être à droite

  2. C’est une question de définition : tant que certains définiront la droite comme le libéralisme, l’expression « gauche libérale » sera évidemment un oxymore.
    À noter que la vrauche ( Mélenchon, « frondeurs », etc.) défend la relance par la consommation, c’est-à-dire une politique keynésienne – qui s’inscrit, elle aussi, dans le cadre du libéralisme ; la « vrauche » fait aussi partie de la « gauche libérale » !

    1. Keynes : de gauche, je ne sais pas , c’est une question de définition; mais libéral (en économie), indiscutablement : la relance par la consommation, les politiques budgétaires contra-cycliques, etc. ne peuvent se concevoir que dans une économie de marché.

      1. Vous avez une définition très large du terme libéral. Moi aussi, je défends une économie avec des marchés.
        Mais il y à peu près la même distance que entre le theisme de Voltaire et l’adhésion en bloc au canon catholique version Rome, infaillibilité pontificale comprise, que entre constater l’utilité des marchés et adhérer au canon néo classique, efficient market hypothesis comprise

  3. sauf à l’avoir manqué, il manque Barroso, communiste reconverti au libéralisme béat…..il y en a d’autres, ce sont d’ailleurs les meilleurs outils de la cause..

    ne serait il pas à placer dans le désert politique GAUCHE LIBERALE (à construire) ?….une synthèse comme celle là devrait être récompensée

    tony blair à gauche (hi hi hi)………comme la mère tatcher…..
    Kouchner à gauche……hihihi………….. sarko aussi alors…

    la politique c’est compliqué sans boussole… on dirait à un capitaine au long cours de naviguer la dessus…il démissionne illico…

      1. ARIE
        ah ça y est, je ne peux pas t’interpeler à propos de ton délire en économie sur ton blog, ceci afin de faire passer les gauchistes et autres alternatifs pour des neuneus , sans être poursuivi de ton aigreur ensuite……

        tu ne vas quand même pas jouer au morpion avec moi tout de même ?

        et ensuite tu vas encore faire ta victime devant ton papa JUAN….

        1. Quand on n’est pas d’accord avec un article, on doit être capable de dire pourquoi; si on dit qu’on n’est pas d’accord et qu’on est incapable d’expliquer pourquoi, c’est qu’on n’a rien compris (comme d’hab).

          Non, ce ne sont pas les gauchistes que je prends pour des neuneus, ce sont les neuneus.

          1. ARIE

            extrait magnifique destinés au neuneus…

             » Face à la mondialisation, il faut en finir avec le leitmotiv du « tout ce qui a été fait peut être défait » , phrase qui, comme tout ce qui semble procéder du « bon sens » , est fausse : on ne peut pas ramener à la vie quelqu’un qu’on a tué, refaire entrer dans le tube la pâte dentifrice, décarboniser un document qu’on a brûlé, etc. …………….

            puisqu’il y a comparaison entre mondialisation irréversible et disparition physique d’un humain, si la mondialisation financière à laquelle nous assistons arrive au terme de son existence , il n’y aura donc plus que le néant ….

            ça fait peur ta démo et ça donne envie de signer chez les gauchistes et les frondeurs. qui proposent un monde plus vivant….

            reprenons donc un morceau de cette phrase…

             » Face à la mondialisation, il faut en finir avec le leitmotiv du « tout ce qui a été fait peut être défait » , phrase qui, comme tout ce qui semble procéder du « bon sens » , est fausse …………. »

            il suffit de prendre un livre d’histoire tout bête (d’une librairie de base) de l’économie précédent la première guerre mondiale où la mondialisation était aussi poussée qu’aujourd’hui (techniques de télécommunications en moins)….et que je sache, il y a eu machine arrière toute depuis (suite à de grands dégâts il est vrai) , rebelote après la deuxième guerre mondiale (contrôle des capitaux, des banques, CNR, prestations de solidarité, relance d’état et dévaluations de la monnaie quand c’était nécessaire.. etc…) …sans sombrer dans le néant puisque je suis en train de te répondre dans le réel…

            et là vois tu, je fais très vite, par besoin de forcer……

            c’est vrai, tu prends vraiment tes lecteurs pour des neuneus…le reste étant à peu près de la même veine..

            je te laisse fantasmer l’économie cette semaine, profite, je promets de ne pas venir te lire…………….et encore bravo pour ta propagande anti gauchiste et anti frondeurs….on les aura….

            1. Effectivement, si c’était pour mettre ça, tu as bien fait de t’abstenir :-)))

              1. ARIE
                 » t’abstenir :-)))

                de quelle couleur le rire ?

                ça donne juste l’idée de ce que tu peux créer quand tu veux ridiculiser ou quand tu remues une émotion négative irrationnelle contre quelqu’un ou une organisation ; en particulier ici, la gauche de la gauche ou les frondeurs…..
                D’autant d’ailleurs que parmi les frondeurs ou autour d’eux il y a des économistes.

                Tu peux toujours expliquer que les gens qui suivent ces mouvements sont des neuneus, il n’en reste pas moins vrai que c’est la totalité des groupes, intellos compris, que tu fais passer pour des primaires de la pensée économique. Le morceau de phrase exposé est suffisamment éloquent en soi…..

                il faut une disposition particulière d’esprit pour oser ça….

                je connais bien tes parades quand tu es pris le doigt dans le pot de confiture.

  4.  » Gauche libérale « … Terme de pure novlangue – qui reviendrait à prétendre qu’une politique de régression sociale serait en fait facteur de progrès social… – utilisé par l’un des deux clans de l’oligarchie dont le néo-libéralisme est l’instrument de domination pour, d’une part, dissimuler sa complète droitisation politique qui est allée de paire avec son embourgeoisement, son abandon du principe de progrès social (constitutif de la gauche et sans lequel on ne peut se dire de gauche) et sa trahison des classes populaires et moyennes, et, d’autre part, se distinguer de l’autre clan, dit « droite », de cette même oligarchie, avec lequel il est en concurrence pour l’obtention du pouvoir et des privilèges qui vont avec mais dont strictement plus rien ne le distingue.

    1. et les Shadocks pompaient pompaient … :))) ( bis repetita ) Oui je sais je me répète, mais on est dimanche soir les gars ( et j’ai une Nuit Blanche dans le dos ) vous voulez pas faire plus simple …. Merci !

  5. A partir du moment où les Valls , Hollande ou Rebsamen se disent toujours socialistes et de gauche , les mots n’ont plus aucun sens .
    De plus , l’appellation  » gauche libérale » ne veut rien dire si l’on ne définit pas mieux le terme  » libéral » .
    Il y a le libéralisme soft comme le pratique la social-démocratie : une économie de marché mais régulée . Et il y a le libéralisme dérégulé façon Reagan-Thatcher , avec une politique de l’offre tournée uniquement vers le bien-être des actionnaires en espérant que ça ruisselle . On a vu les résultats .
    Dans le cas présent , avec Valls et Hollande , on est plus proche du second cas de figure : les dizaines de milliards d’euros transférés des ménages vers Gattaz arriveront bien à destination , voilà la seule certitude .
    Pour le reste , les gueux qui croient encore en Dieu peuvent allumer des cierges .

  6. Daniel Cohn-Bendit libertaire ?!!

    Si tant est qu’il l’ait été, il y a bien longtemps que celui-ci est passé de gauche à droite et de libertaire à libéral (comme en atteste par exemple ses propos récents sur A. Juppé en qui il voit l’homme providentiel…).

  7. « Hollande 2014 ressemble à un Giscard 1974  » . J’hésite: pour lequel la comparaison est-elle la plus dure ?

    1. ah bah ça y est , v’là qu’on va nous réhabiliter Giscard maintenant !!! On sait vraiment plus à quel saint se vouer !!! Triste époque …

      1. Par rapport à Hollande , Giscard c’est l’extrême gauche .
        C’est peu dire du chemin parcouru par nos socialisses !

        1. Giscard jouait de l’accordéon . Hollande, c’est le pipeau son instrument de prédilection .

  8. Ce qui est sûr, c’est que ces 4 gauches sont incapables de dialoguer entre elles du moins si l’on en juge par l’échantillon pas forcément représentatif des commentateurs. Et ma fréquentation assidue d’autres espaces de discussion politique achève de m’en convaincre.

  9. d’ailleurs il y a des professionnels des secteurs financiers (les éconoclastes), de la BCE ou des milieux bancaires comme Naulot, un économiste du FMI et d’autres encore, de plus en plus nombreux, qui dénoncent la bouffonnerie des politiques économiques en vigueur aujourd’hui….

    on ne discute plus couleur politique, mais bel et bien de projet économique plus équilibré, extirpé de la dictature du très court terme. et de la finance psychotique, sans risque, couverte en dernier recours par les états, c’est à dire les citoyens…..

Les commentaires sont fermés.