Hong-Kong, sans révolution


Il n’y a sans doute aucune espèce de chance que les protestataires chinois réussissent à changer quoique ce soit à HongKong. Le gouvernement chinois leur a imposé un changement de gouvernance – voter parmi des candidats choisis par le pouvoir… La protestation a fait du bruit. Tout ou presque est rentré dans l’ordre la semaine dernière.

Sans surprise.

« Les manifestants prodémocratie de Hong Kong n’ont «presque aucune chance» d’infléchir la position de Pékin sur l’instauration du suffrage universel, a déclaré dimanche le chef de l’exécutif local, Leung Chun-ying, à la télévision. » Source: Libération

Cette photo est illustre un reportages dans la dernière édition de l’hebdomadaire Marianne. Elle m’a rappelé la suivante, prise en avril dernier quand j’y étais.

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En France, on ne vote plus trop.

Je sais bien que l’argument est facile – la démocatrie s’use quand on s’en sert pas. Notre démocratie nationale est très usée. Je suis stupéfait par certains débats politiques que nous avons, l’occasion d’un autre billet sans doute.

 

Jeudi, l’exécutif hong-konguais a semblé faire une avancée.

Tout serait-il possible ?

 

5 réflexions sur “ Hong-Kong, sans révolution ”

  1. Oui Juan tu as raison de souligner la pauvreté des débats. Peut-être parce qu’on invite toujours les mêmes qui ronronnent. J’aime bien « Ce soir ou Jamais »

  2. On ne tient pas suffisament compte de la puissance des triades à Hong-Kong . On peut même se demander si elles ne dominent pas l’exécutif de l’ile .
    En France, la démocratie en prend un coup probablement parce que la classe politique se sclérose . Il suffit de voir un Laurent Fabius, déjà là il y a trente ans, tout comme un Alain Juppé, un Nicolas Sarkozy ( eh voui !), un François Bayrou, un J.P Chevènement ainsi qu’un J.L Mélenchon . C’est pas l’avenir, tous ces gens là .

    1. J’ai, un peu, bricolé l’état civil d’Alain Bombards, le navigateur solitaire de l »Hérétique » pour mon pseudo

  3. L’avenir de la Chine (et pas seulement de Hong-Kong) pose un problème passionnant : si le monde doit changer, c’est là que ça se passera .

    On sait que son nouveau Président renforce l’aspect dictatorial du système , étouffe encore plus que ses prédécesseurs toute velléité de contestation, tente de contrôler Internet encore plus qu’eux, renforce l’éducation « marxiste » des étudiants, etc.

    Et le fait est que les conséquences d’une démocratisation, pour la Chine, risquent d’être imprévisibles : quid du Tibet, du Xinjiang et des autres régions qui s’estiment colonisées ? Quid du contraste croissant entre les villes côtières riches et les campagnes de l’intérieur encore misérables ? Le système risque de ne pas résister à une démocratisation.

    Et pourtant, le développement global de a Chine est impressionnant, c’est la deuxième puissance économique mondiale et, bientôt, la première : or, il n’y a pas d’exemple de pays économiquement développés qui n’aient pas débouché, tôt ou tard , sur des revendications croissantes de démocratisation : le développement économique entraîne inévitablement un développement de l’esprit critique ( voir l’ex-URSS )

    Affaire à suivre, car nous sommes tous concernés par ses conséquences..

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