La violence et l’action politique


Le passage de Mathieu Burnel, membre du « groupe de Tarnac« , vendredi soir chez Frédéric Taddéi sur France 2, fut rafraichissant et inquiétant.

Il  a séché l’assistance, médusée par sa démonstration simple, son propos au ton affirmé. Corinne Lepage, Pascal Bruckner, et quelques autres sont restés coi, tétanisés par la force du militant solitaire.

1. Le jeune homme a dit quelque chose d’incroyablement positif pour qui désespère de l’actuelle situation politique: des gens, surtout des jeunes s’opposent, s’indignent, refusent ce qu’on leur propose, mais sans pour autant abandonner. Ces jeunes et ces moins jeunes n’écoutent plus le monde politique, un peu partout en France et dans le monde.  Mais ils sont actifs, ils s’indignent encore. On avait oublié les Indignés. Il y en a encore, comme en Espagne, avec les Podemos.

Il était loin d’être évident que la résignation n’emporte pas les motivations des plus vigoureux. Mathieu Burnel rappela ce soir-là qu’il n’en était rien. Il avait raison, et c’en était réjouissant.

2. Mais ce n’était pas tout. Burnel appela à participer aux manifestations du weekend suivant, notamment à Nantes. Et à résister contre les forces de l’ordre si ces dernières se mettaient en travers de la route des manifestants… « par tous les moyens nécessaires« .

Il dut répéter cette dernière formule. Son explication est simple et déjà entendue. Elle est théoriquement séduisante et logique. Elle est dans les faits illégitime. L’explication avancée par Mathieu Burnel était la suivante: on est bien obligé d’ajuster son propre niveau de violence à celui de l’adversaire, et, de surcroit, il ne s’agit que de riposter.

Cet appel à la violence prétendument légitime dans un pays comme la France est irresponsable. Samedi, des affrontements ont eu lieu, forcément. Quelle gloire ou efficacité  y-avait-il à jeter des pavés, des cailloux ?

Primo, cela ferait le jeu des « autres« , du camp adverse. Où commence la violence légitime ? Burnel a ouvert le sujet sans pouvoir ou oser le poursuivre.

Deuxio, la France n’est pas une dictature. Cela fait bisounours de dire cela, sans doute. J’entends que le débat contradictoire n’a pas suffisamment lieu; que le hiatus entre des élites politiques et une part de plus en plus nombreuse de la population est suffoquant.

 

 

 

Mathieu Burnel avait des paroles fortes, mais pourquoi cet appel à la violence ?

Il y a des lieux, il y eut des temps, où l’on espérait voir des gens prendre les armes ou entrer en résistance. Des temps de morts,  de persécutions, de haines d’Etat. Aujourd’hui, au contraire, il faudrait du calme ET de la détermination.

36 réflexions sur “ La violence et l’action politique ”

  1. Et que dire des bouteilles d’acide découvertes sur certains activistes … En Iran c’est sur les femmes, en France c’est sur les flics, mais à l’arrivée ça fait toujours une victime atroce et définitive !!!
    Par ailleurs, ces jeunes, de plus en plus nombreux sont persuadés, eux, que la France n’est pas une démocratie et que Sarko, Hollande ou LePen, c’est bonnet blanc et blanc bonnet … Il va falloir aborder cette thématique un jour avant qu’elle nous pète à la gueule …

  2. Je demande à l’Arsène de bien vouloir excuser mon emprunt sur son lien, mais comme c’est très proche (qui a commencé à produire délibérément de la violence ?) de ce que je voulais répondre à Juan et que c’est mieux expliqué, j’ai fait un copier/colier ( la moitié des intervenants de ce site ne va pas consulter les liens),

    don c: « Mathieu Rigouste : « La mort de Rémi Fraisse n’est pas une bavure, c’est un meurtre d’Etat »

    30 OCTOBRE 2014 | PAR PAUL CONGE

    Mathieu Rigouste, militant, chercheur en sciences sociales, travaille à disloquer les mécanismes de domination. Dans La Domination policière (2013), il avance que « la violence policière est rationnellement produite et régulée par l’Etat ». Selon lui, les zadistes du Testet sont face à une « contre-insurrection policière », qui peut dériver en « guerre de basse intensité ». Il distille une lecture iconoclaste des événements qui ont conduit à la mort de Rémi Fraisse. Entretien.

  3.  » Sivens : une vingtaine de plaintes déposées contre les gendarmes.

    Une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet. Bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide ont été soumis à un régime de violence quotidien.

    Sivens, de nos envoyées spéciales.- Une vingtaine de plaintes ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn), en lien avec des violences supposées de gendarmes à leur encontre : expulsions sans décision de justice, mise en danger de la vie d’autrui et destruction de biens personnels, tirs de Flashball, tirs tendus de grenades, interpellations violentes, etc. »

    http://www.mediapart.fr/journal/france/011114/sivens-une-vingtaine-de-plaintes-deposees-contre-les-gendarmes

  4. Il a dit aussi quelque-chose d’intéressant : vous êtes là, en petits politicards de salons, ce que vous dites, ne nous intéresse pas. Je dis ce que j’ai à dire, et ensuite, je vous laisse entre vous.

    Cela en dit long sur ceux que l’on voit habituellement à la télé, la manière dont on y discute de politique, et sur un certain désamour d’une partie de la population vis à vis d’une certaine élite politique et culturelle.

  5. La France n’est pas une dictature, c’est vrai . C’est une monarchie bourgeoise et élitiste, du type Louis-Phllipparde, avec un Parlement sous l’éteignoir, des petits arrangements du type de celui du barrage de Sivens entre le CG du Tarn et la FNSEA, des décisions d’envois de troupes au Mali, en Centre-Afrique ou ailleurs, sans vote du Parlement, le débat a -postériori étant une vaste fumisterie, une politique où les intérets particuliers prennent le pas sur l’intéret général ( à ce propos les grandes orgues lors des obsèques de de Margerie sont symptômatiques : on a purement et simplement zappé les autres passagers de l’avion ) . Et si les citoyens ne sont pas contents et le font savoir, on leur envoi les flics ( qui, soit dit en passant, sont aussi des citoyens ) , on verse des larmes de crocodile lorsque ça dégénère et on ne démissionne pas parce qu’on se considère ni responsable, ni coupable, les susnommés étant  » les autres « , ces affreux  » gauchistes « , comme si c’était eux les décideurs ..
    Y en a marre, mais y en a marre !

  6. Dommage…. çà abîme un peu les propos qu’il tient avant…..
    Mais quel gachis….. les propos tenus par Ségolène Royal sont de nature à donner raison à ceux qui s’opposent depuis longtemps à ce projet ….. si seulement la mort de ce jeune homme pouvait servir de prise de conscience d’un dialogue qu’il faut renouer…..combien de projets ont été menés malgré tout…..et qui après coup se révèlent inutiles ! Combien de décisions ne sont qu’électorales ( qq soit le parti politique d’ailleurs)….
    Peut-on tout simplement dire qu’on donne raison à leur lutte sans pour autant être accusé de soutenir la violence que ces manifestations engendrent….

    1. Dès l’instant qu’il y a déploiement de forces policières, le risque d’affrontements existe . Pour la petite histoire, lors d’une manifestation sous l’égide des organisations syndicales, j’ai, personnellement, été le témoin de l’irruption d’une bagnole de flics même pas banalisée, dans la queue du cortège . Coup de bol, il n’y a pas eut de victime, mais il est sûr que, si tel avait été le cas, ça aurait dégénéré . En temps que représentant syndical, pour moi, pas de doute : c’était bel et bien une provocation orchestrée .

  7. pour voir un peu plus loin que ce gravissime accident..
    pour avoir « flinguer » l’eurotaxe, les « bonnets rouges » n’ont jamais eu droit au traitement de choc réservé aux anti-barrage de sirvens alors que ça va nous coûter des milliards. notre gouvernement « social-libéral » a d’afficher ses préférences..
    je n’ai jamais vu une manifestation, d’agriculteurs, de maraichers se passer pacifiquement, ils faut tjrs qu’il y ait de la casse, des déversements d’ordures et j’en passe. pourquoi ? tout simplement dès que l’on touche sur un point de vérité qui les concerne (pollution, subventions….) ils n’acceptent pas !!! lorsque nos infirmières ont manifestés à une certaine époque le gouvernement n’a pas hésité à lancer la police avec des jets d’eau alors pourquoi pas eux ? honte à ce milieu paysan.
    le code pénal prévoit une amende 1500 euros (3000 en cas de récidive) pour déversement d’ordures ou de déchets sur la voie publique, avec confiscation du véhicule ayant servi à les transporter, lorsque tel est le cas.
    j’espère que l’état va prendre ses responsabilités et poursuivre ces « agriculteurs » en fonction de cet article du code pénal.
    non?? ah bon je me suis encore planté…….pourtant c’est bien la fnsea à droite toute qui fout le bordel

    1. @robert18

       » « Serait-il moins risqué d’incendier un centre des impôts ou les bâtiments de la Sécu agricole que de démonter symboliquement une usine à 1 000 vaches ? » C’est la question posée par Léon Maillé, ancien berger et pilier de la lutte du Larzac, alors que s’ouvre le 28 octobre le procès de militants de la Confédération paysanne, accusés d’avoir démonté une salle de traite. Où est la justice, interroge-t-il, quand des actions non-violentes, à visage découvert, sans agressions verbales ou physiques, sont durement réprimées, et que d’autres beaucoup plus violentes commises par la FNSEA, syndicat agricole majoritaire, n’ont – étrangement – jamais donné lieu à des poursuites judiciaires ?  »

       » – En février 1999, le bureau de la ministre Dominique Voynet a été saccagé, de nombreux documents sont emportés. Résultat : deux ans plus tard quelques peines symboliques contre quatre lampistes ;
      – En 2004, à l’hôtel des impôts de Morlaix, 60 000 € de dégâts et un gendarme gravement blessé : faits toujours impunis.
      – En septembre 2013, la FNSEA a ravagé le domaine autour du siège du parc national régional du Morvan, sous l’œil placide des gendarmes qui ont laissé faire ;
      – Novembre 2013 : blocus de Paris causant deux accidents et un mort. Pas de suites judiciaires.
      – Septembre 2014, encore à Morlaix : deux bâtiments publics incendiés dont celui de la MSA, devant les forces de l’ordre qui ont laissé faire, et des « responsables » FDSEA qui justifiaient et encourageaient l’action. »

      http://www.bastamag.net/Criminalisation-des-syndicalistes

  8. « …de surcroit, il ne s’agit que de riposter… » selon ce monsieur

    Je suis mort de rire (jaune).

    Si ma mémoire est bonne, sont bien les manifestants qui assaillent l’unité de gendarmes mobiles qui a pour mission de tenir un point. Mathieu Burnel définit cette action à l’encontre des forces de l’ordre comme une riposte. Il se fout de qui ?

    Si ce type et quelques autres de son acabit, n’incitaient pas à aller casser du « flic « , le jeune Rémy Fraisse ne serait pas mort.

    De nombreux commentaires ici permettent de constater une très grande méconnaissance des modalités prévoyant la mise en œuvre des forces de l’ordre et notamment tout particulièrement l’emploi de la force pouvant comporter l’usage des armes (dans ce cas : grenades lacrymogènes instantanées et grenades offensives…). Tout cela se fait dans un cadre légal défini par des textes : Instructions ministérielles.

    Sauf à réformer ces textes, voire la République (chiche!) laissant toutes libertés d’action, y compris à des minorités actives… où mettre les limites, si limite il y a.

    Mais de fait, le Maintien de l’Ordre, reste et restera un exercice difficile.
    Malgré la gravité du moment constitué par la mort du jeune Rémy, je vous donne la définition que font les gendarmes mobiles du manifestant (avec un brin d’humour):

    « Le manifestant n’est pas un ennemi, mais un citoyen momentanément égaré… ».

    1. @ « un citoyen momentanément égaré » ?!

      Vous parlez de moutons – devant accepter tout ce qu’une caste dirigeante veut arbitrairement leurs imposer, au besoin par la force et la violence – ou de citoyens ?

      Non seulement les opposants aux barrage de Sivens ne sont pas des citoyens égarés à en juger par le non respect de la légalité des décideurs de ce projet, mais si la raison d’être des forces de l’ordre étaient réellement de faire respecter le droit et la loi elles aurait dû s’opposer aux travaux et à la destruction du lieu :

      – avis défavorable du Conseil National de Protection de la Nature dont dépendait l’issue de l’enquête d’utilité publique
      – illégalité au regard de la loi sur l’eau et les zones humides
      – absence des opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalables
      – les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable
      – conflit d’intérêt puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne qui a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux est celle qui doit les réaliser
      – et enfin, passage en force et recours à la violence sans attendre les résultats de l’expertise décidée par le ministère de tutelle, expertise défavorable qui s’est avérée être un désaveu cinglant des arguments du conseil général, sans parler du plus important, à savoir l’opposition des citoyens.

      1. G.O.@

        O.K. je prends acte : j’ai précisé au-delà de la gravité des circonstances que les gendarmes mobile pouvaient aussi parfois avoir une forme d’humour… Vous en faites une affaire d’état …
        Pour le reste et sur le fond je ne suis pas en totale contradiction avec vous. Mais si l’on souhaite revoir l’action de l’autorité publique, voire ensuite les modalités en ce qui concerne le déploiement des forces de l’ordre (qui n’agissent que sous réquisitions de l’autorité civile) il faut revoir tous les textes. Ce qui, compte tenu des conséquences, peut amener à de profondes refontes de la Constitution. Alors, à quand une nouvelle République ?

        Je souhaite être certain que l’on parle de la même chose.

        1. Depuis trop longtemps les ministres de l’intérieur successifs se prennent par trop pour des cow-boys et lachent, sans beaucoup de discernements, les GM et les CRS contre ceux dont le grand tort est de ne pas faire partie de leur petit monde . Exemple : on laisse courir les lascards de la FNSEA qui foutent le feu aux impôts et à la MSA de Morlaix, ces mêmes lascards qui ont le culot de taxer de « djihadistes verts  » les manifestants de Sivens, mais on traine devant les tribunaux les membres de la Confédération Paysanne qui ont démonté des batîments de la ferme des mille vaches, sans compter les provocations policières ( si, si, ça existe ) , couvertes par ces mêmes ministres
          Pour l’anecdote, en 1968, c’est un Préfet de police, Maurice Grimaud, qui, contre les ordres du ministre de l’intérieur de l’époque ( Christian Fouchet, me semble-t-il ) a limité la casse durant les manifs .

        2. @libert

          Merci pour votre réponse et le ton courtois de celle-ci.

          Ceci me renforce dans mon idée qu’il faut en finir avec ce régime de partis (qui ne sont que des clans d’une même oligarchie se battant entre eux pour le pouvoir et exerçant celui-ci dans le seul intérêt de leur caste et contre le peuple) qui n’a rien de républicain, encore moins de démocratique, et qui ne fait que diviser et exacerber intentionnellement les divisions et les haines, et que si les citoyens étaient impliqués plus directement dans les décisions, un sentiment de responsabilité, une intelligence commune et pour finir un consensus ne manqueraient pas d’émerger.

  9. Jules Moch, ministre de l’intérieur ( socialiste de la SFIO ) de 1947 à 1950, envoie 60 000 CRS et gendarmes contre les 15 000 grévistes des Houillères du Nord . Bilan : des morts et des blessés chez les grèvistes, des licenciements en masse .
    Comme il se doit : « salauds de grèvistes  » .

    1. Alain bobards @

      On entre ici dans l’histoire de la France avec ses heures sombres.

      Révolution de 1830 : 250 morts. Révolutions de 1848 : 215 tués chez les manifestants. 880 tués chez les Versaillais, 16000 chez les communards, dont 3500 exécutions etc.
      D’où une nécessité de renforcer le cadre l’égal de la mise en œuvre de la force armée afin d’éviter le bain de sang.

      Actuellement les textes en vigueur datent des années 1970 (1).

      Le problème lié au maintien de l’ordre met en situation plusieurs acteurs : Outre les gendarmes ou C.R.S. et les manifestants, il faut prendre en compte l’exécutif avec son représentant Préfet, sur les lieux son représentant dument mandaté un O.P.J.) qui délivre les réquisitions, mais aussi tous les autres citoyens, pas toujours concernés, riverains, subissant parfois des exactions et bien sûr, ceux qui sont pour…

      Il va de soi que les forces de l’ordre ne s’en tiennent pour l’essentiel, qu’à l’accomplissement de la mission, tout en sachant que lorsqu’il y a confrontation, « force doit rester à la loi… » (tout un programme) mais qu’en plus il est préférable de faire en sorte que le manifestant est l’impression « d’avoir gagné »… (casser du flic ça fait du bien !).
      Cela reste donc un exercice difficile.

      (1) sauf un décret le 1er juillet 2011 signer François Fillon qui prévoit le renforcement des armes de ces forces…. De quoi ont-ils peur ?

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000024287129&dateTexte&oldAction=rechJO&categorieLien=id

      1. J’ai cité Jules Moch mais je pourrais tout autant citer Charles Pasqua et ses flics du maintien de l’ordre motorisé : un certain Pierre Overnet est tombé sous leurs coups . Et, comme je l’ai écrit plus haut, j’ai été le témoin d’une provocation policière lors d’une manif ouvrière .
        Peu importe la date des textes : les mauvaises habitudes des ministres de l’Intérieur et de la hiérarchie policières sont là et bien là
        A propos des des grèvistes des Houillères de 1948, que dire d’une Christine Lagarde, alors ministre des finances, portant en cass’ un jugement favorable à l’indemnisation des mineurs survivants, jugement cassé et Taubira contrainte de s’engager à ce qu’une indemnisation soit versée, au plus grand septicisme des survivants, alors que la même ne s’est pas choquée de l’arbitrage Tapie

  10. vu ce matin un bout de zapping (autre blog) un journaliste au boulot, speech et info face caméra, des gens au fond du cadre..
    un vient faire le clown, une grimace à la caméra, façon supporteur, un autre, par derrière, lui met un pot de chrysanthème (les fleurs en premier) sur la tête..
    je fais un (gros) effort, alors ‘bon enfant’
    il vacille et tombe (le journaliste) tout de suite arrive sur ce fait, casquette rouge (descriptif dans le récit) un gars (adulte hein) qui lui assène un coup, vu l’élan et montée prit par son bras, la vitesse de sa redescente, je dirais violent..
    par derrière/évidemment
    ce que j’en pense.. pareil que vous je suppose
    (option: l’union fait la force.. nan juste pour me détendre)
    oui il faut du cran (du verbe courage) pour l’aplomb (du verbe: pas en caoutchouc) je pensais aux caméras: t’as rien dans le plot mec (chouette, tu passes à la tévé, mama et les enfants s’ront contents) surtout t’es sûr que le message passe bien..
    quoi c’était la revendication ? le message

    ‘tite question (à peine) la violence a tjs accompagné les manifs (pas toutes bien sûr ! ouf..) plutôt les politiques (et agricoles etc.)
    ici, une « retenue d’eau » de qqls hectares pour arroser, et-pis du maïs, c’est ça..
    oui je disais (pensais) y a t’y pas un âge /génération, où l’agressivité (impétuosité) est plus propice à l’expression ?
    avec son lot d’exceptions, cas particuliers
    tiens, la provoc (A bobards) par ex/etc.

  11. « Qui sont les casseurs ? Ceux qui détruisent la nature, ceux qui tuent, ou ceux qui protestent contre ces agressions ? La grenade mortelle n’est pas même appelée « bavure ». Le coup de pied dans la vitrine est appelé « violence ». »

    Article très intéressant et juste de l’écrivain Armand Farrachi à lire ici :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1269012-sivens-tauromachie-chasse-a-courre-la-france-est-le-pays-europeen-le-plus-naturophobe.html

  12. A voir absolument :

    « Policiers masqués : à Nantes, la police montre son vrai visage »

    http://larotative.info/policiers-masques-a-nantes-la.html

    Ce qui, rapproché avec les images suivantes :

    http://lesmoutonsenrages.fr/2014/11/02/barrage-de-sivens-une-vingtaine-de-plaintes-deposees-contre-les-gendarmes-depuis-le-1er-septembre/

    Ainsi qu’avec la photo qui faisait hier la couverture du site du Monde où l’on voyait un casseur (pantalon kaki, sweet noir avec capuche sur la tête et sac à dos, mais sans brassard de police) aux côtés des policiers en civils (d’ailleurs habillés eux-aussi à peu près de la même façon), ne peut que légitimement faire s’interroger et susciter certaines questions ?

    1. Non ! c’est juste pour une pub sur le ministère de l’extérieur… Des faux socialo plus à droite que la droite elle même dont l’extrême joue les gauchistes d’opérette en citant Jaurès et des faux casseurs plus flics encore que les les CRS cajolant le cultivateur breton de la SI « gentille » FNSEA qui casse vraiment ‘(elle), sans se prendre les CRS dans la tronche, ni pour autant choquer les biens pensants de la fausse gauche bourgeoise aux ordres de la finance te du haut patronat. Mais où vivons-nous ? ARAMIS

  13.  » Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier  »

     » La police se déguise de plus en plus en « casseurs », dont l’image violente est utilisée ensuite par les médias. Samedi après-midi, une nouvelle manifestation s’est tenue à Nantes suite à la mort de Rémi Fraisse. Les affrontements ont rapidement commencé, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Des policiers en civil, déguisés en manifestants, jouent un rôle trouble. »

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6522

  14. L’incendie du gourbi de papy Voize (soi disant roué de coups par des « jeunes ») avait permis à Chirac de repasser en mettant en avant l’insécurité. Il s’est avéré par la suite que certains « jeunes » étaient cagoulés comme les forces d’intervention du GIGN et que l’opération tabassage du papy t l’incendie de son local avait été géré comme une opération commando, notons aussi que papy Voize n’était pas très clair à ce sujet. On avait choqué le petit peuple et les médias aux ordres avaient fait leur cinéma: le but politique était atteint. ARAMIS

  15. INFO EN PASSANT : çà va « plaire » à certains

    onjour,

    Nous sommes désormais plus de 60 000 à avoir signé pour la 6e République. 60 000 en 55 jours ! Plus de 1 000 signatures par jour ! Bravo et merci.

    Ce jeudi 6 novembre, nous serons à la mi-mandat de François Hollande. C’est une belle occasion pour revendiquer la fin de cette monarchie présidentielle.

    Le 12 novembre, le site m6r.fr fêtera ses deux mois. C’est le moment de mettre notre force en mouvement. À cette occasion, faisons une manifestation en ligne : mercredi 12 novembre, chacun d’entre nous publie sur les réseaux sociaux un texte, une image ou une vidéo invitant à signer pour la 6e République en utilisant le même mot-clé de ralliement (hashtag) : #6eRépublique ! Pour que l’opération soit un succès, chacun est également invité à partager ce que font les autres.

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