Contre la police ?


Les réseaux sociaux se sont gentiment encombrés de photographies et de slogans sur les violences lors des manifestations à Toulouse, Rennes, Paris ou ailleurs, en souvenir de Remi Fraisse.

A l’instar de certains slogans entendus ici ou là dans les rues (« Mais que fait la police ? Elle assassine ! », « Flics, porcs, assassins »), on a pu lire des tweets rageurs. D’autres ont publié des photographies de policiers en civil casqués.

D’après le reportage publié par Mediapart dimanche 9 novembre sur le cortège de la veille à Paris, les manifestations d’hostilité à l’encontre des forces de l’ordre ont été nombreuses. Pourtant, le vrai sujet n »était-il pas ailleurs ? Dans le silence officiel pendant 2 jours après la mort du jeune homme, dans la débauche de moyens répressifs, dans l’échec des discussions locales, etc, etc, etc ?

Bref, quel sens y-avait-il à s’obstiner sur les forces de l’ordre ?

Nous avons notre explication.

La facilité.

 

 

21 réflexions sur “ Contre la police ? ”

  1. Les manifestants n’ont pas, pour la plupart, respecté le souhait des parents de Rémi Fraisse qui en appelaient au calme, après le décès de leur fils.

  2. C’est courageux de faire un billet comme ça. Bravo Juan.
    Comme toi, je sais qu’une société sans police, c’est l’enfer.
    Et je vais aller plus loin que toi dans la provoc : quelle gloire il y a-t-il à jeter des cocktails Molotov sur des flics si ceux-ci ne répliquent pas ?

    1. Certains se font des films. A droite, contre « la dictature socialissssssse »; à gauche, contre « l’Etat-polisssssier ». Triste période, mais il reste des esprits sains, n’est-ce pas😉 ?

  3. Le « responsable mais pas coupable  » de Georgina Dufoix fait école : c’est Cazeneuve , de son ministère, qui donne les directives . Les flics éxécutent, point barre .

  4. La question devrait plutôt être de se demander pourquoi le président du Conseil Général, la préfecture du Tarn, et donc le 1er ministre et le ministre de l’Intérieur – puisque rien ne pouvait se faire sans leur aval – se sont-ils obstinés à passer en force et à recourir à la violence pour imposer ce projet :

    – avis défavorable du Conseil National de Protection de la Nature dont dépendait l’issue de l’enquête d’utilité publique;
    – illégalité au regard de la loi sur l’eau et les zones humides;
    – absence des opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalables;
    – les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable;
    – conflit d’intérêt puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (au conseil d’administration de laquelle d’ailleurs siègent de nombreux élus et des membres de la FNSEA) qui a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, à la dimension et au coût de l’ouvrage est celle qui doit les réaliser;
    – les résultats de l’expertise décidée par le ministère de tutelle n’étaient pas encore rendus – expertise qui s’est avérée défavorable et être un désaveu cinglant des arguments du conseil général;
    – sans parler du plus important, à savoir l’opposition des citoyens.

    L’explication est simple : orgueil et fatuité démesurés, autoritarisme borné, déni de démocratie, clientélisme, refus de discussion, etc., des élus, et, en effet, la facilité pour eux de recourir à la force et la violence pour imposer leurs volontés.

  5. « Sivens : une vingtaine de plaintes déposées contre les gendarmes.

    Une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet. Bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide ont été soumis à un régime de violence quotidien.

    Sivens, de nos envoyées spéciales.- Une vingtaine de plaintes ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn), en lien avec des violences supposées de gendarmes à leur encontre : expulsions sans décision de justice, mise en danger de la vie d’autrui et destruction de biens personnels, tirs de Flashball, tirs tendus de grenades, interpellations violentes, etc. »

    http://www.mediapart.fr/journal/france/011114/sivens-une-vingtaine-de-plaintes-deposees-contre-les-gendarmes

  6. « Mort pour un barrage : questions sur un enchaînement fatal.

    Bavure ou pas bavure ? L’enquête sur la mort de Rémi Fraisse ne devra pas seulement porter sur la dangerosité des grenades, mais sur la chaîne de commandement qui reliait cette nuit-là les forces sur le terrain à la préfecture et à la Place Beauvau. »

    « La première observation que feront ceux qui décortiqueront devant la justice le fatal enchaînement qui a conduit à la mort de Rémi Fraisse, c’est que tout l’annonçait. »

    « De nombreux témoins en attestent, les gendarmes ont fait montre à plusieurs reprises d’un volontarisme hors-norme, au point d’attirer l’attention de l’inspection générale de la gendarmerie nationale –on évoque notamment l’utilisation d’une grenade pour évacuer les occupants d’une caravane. Un tel contexte aurait dû attirer l’attention de la hiérarchie, en particulier celle du préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, censé coordonner les opérations. »

    Frédéric Ploquin – Marianne

    http://www.marianne.net/fredericploquin/Mort-pour-un-barrage-questions-sur-un-enchainement-fatal_a143.html

  7. « Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier.

    « La police se déguise de plus en plus en « casseurs », dont l’image violente est utilisée ensuite par les médias. Samedi après-midi, une nouvelle manifestation s’est tenue à Nantes suite à la mort de Rémi Fraisse. Les affrontements ont rapidement commencé, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Des policiers en civil, déguisés en manifestants, jouent un rôle trouble. »

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6522

  8. « Sivens: 400 grenades ont été tirées la nuit de la mort de Rémi Fraisse

    Les questions se multiplient sur l’engagement massif et violent des CRS et gendarmes à Sivens, le 25 octobre, alors qu’il ne restait rien à protéger et que la préfecture s’était engagée à une présence policière discrète. Selon une source proche de l’enquête, des consignes d’«extrême fermeté» ont été données par le préfet du Tarn. Ce qui explique que, selon cette même source, quelque 400 grenades, au total, ont été utilisées dans la nuit du 25 octobre. »

    http://www.mediapart.fr/journal/france/041114/sivens-400-grenades-ont-ete-tirees-la-nuit-de-la-mort-de-remi-fraisse

  9. « Sivens: selon un témoin, les gendarmes ont relancé les affrontements

    Les gendarmes ont-ils relancé les affrontements qui ont entraîné la mort de Rémi Fraisse dans la nuit du 25 au 26 octobre sur le site du projet de barrage de Sivens ? C’est ce qu’affirme un nouveau témoignage recueilli par Mediapart.

    Les forces de l’ordre ont-elles relancé les affrontements qui ont entraîné la mort de Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre ? C’est ce qu’affirme un nouveau témoin à Mediapart. Zac, 18 ans, jeune travailleur (lire notre boîte noire), se trouvait sur le site de la zone humide du Testet le samedi soir, après une après-midi de manifestation contre le barrage de Sivens et de heurts quasi ininterrompus avec gendarmes et CRS. Son récit de la soirée et de la nuit du samedi au dimanche a les fragilités de tout témoignage mais il est en partie corroboré par d’autres éléments et d’autres manifestants. Zac se dit prêt à témoigner de ce qu’il a vu ce soir-là devant les enquêteurs et la justice. »

    http://www.mediapart.fr/journal/france/051114/sivens-selon-un-temoin-les-gendarmes-ont-relance-les-affrontements

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