11 novembre 1918: les sentiers de la gloire ?


L’anniversaire de la fin de la première guerre mondiale ne fut que un jour férié en France qu’en 1922. A la fin de la guerre, les associations de poilus et d’anciens combattants avaient autre chose que la joie de la fin d’un conflit à célébrer.

Cette guerre, je l’ai découverte avec ce film, maintes fois rappelé dans ces colonnes.

Ce jour, comme d’autres, est l’occasion de vous renvoyer à la lecture d’un confrère qui tient un site formidable, l’actualité au fil des jours, comme si on y était, d’il y a 100 ans, en 1914.

 

41 réflexions sur “ 11 novembre 1918: les sentiers de la gloire ? ”

  1. « la guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et qui se massacrent POUR des gens qui se connaissent très bien et qui,eux,ne se tueront jamais ».Paul Valery (je crois?).

  2. Chef d’œuvre absolu , comme beaucoup de films de Kubrick , mais particulièrement celui-là que j’ai du voir une bonne dizaine de fois .
    Deux autres films de Kubrick traitant de l’absurdité de la guerre , totalement différents , sont aussi remarquables :  » Docteur Folamour  » et  » Full metal jacket  » . A voir et revoir .

    1. aux amateurs, d’autres très bons films sur la 1ere guerre

      -les fragments d’Antonin
      – joyeux Noël
      – the lost battalion
      – cheval de guerre
      – commandos de l’ombre
      – à l’ouest rien de nouveau

      1. @Stanislas

        « Joyeux Noël » est en effet un excellent film évoquant les moments de fraternisation entre Allemands, Anglais et Français qui ont réellement eu lieu au cours de cette boucherie insensée et effroyable.

        J’ajouterai « Le pantalon rouge » (basé sur des faits réels) à cette liste qui, avec « Les sentiers de la gloire », évoque l’absurdité criminelle des militaires.

    1. claudecarron

      le premier est un film qui évoque les traumatismes psychiques de la guerre….joli film

      1. Oui je pense en avoir vu des extraits . On y voit des soldats tellement choqués par les bombardements qu’ils tremblent de partout en permanence, le système nerveux ayant lâché. Antonin est fait prisonnier par les allemands et se trouve très bien traité par un infirmier qui devient son ami. Si je ne me trompe pas. ARAMIS

  3. « Si tout l’effort produit…
    Et l’argent dépensé pour la guerre
    L’avaient été pour la paix… ?
    Pour le progrès social, industriel et économique ?
    Le sort de l’humanité serait bien différent.
    La misère
    Serait en grande partie bannie de l’univers et
    Les charges financières qui pèseront sur les générations
    Futures, au lieu d’être odieuses et accablantes…
    Seraient au contraire
    Des charges bienfaisantes de félicités universelles.
    MAUDITE SOIT LA GUERRE ET SES
    AUTEURS »

    Inscription sur le monument aux morts – dit pacifiste – de Gentioux.

    1. Les peuples devraient refuser de marcher dans cette combine d’affairistes. Seul la défense intérieure des états devrait rentrer en compte et en vérifiant qu’il ne s’agit pas de basses manœuvres servant au déclenchement d’une guerre au bénéfice des dits affairistes. Ceux qui veulent la guerre dans chaque pays, on les préparent et on les envoie sur un no man’s land pour qu’ils s’exterminent entre eux. J’ai déjà préparé les uniformes de BHL et de HOLLANDE et sa clique et des leurs familles; y a plus qu’à. Nous nous ne défendrons le pays que s’il est attaqué à ses frontières. ARAMIS

  4. « Quand au bout d’huit jours le r’pos terminé
    On va reprendre les tranchées,
    Notre place est si utile
    Que sans nous on prend la pile
    Mais c’est bien fini, on en a assez
    Personne ne veut plus marcher
    Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
    On dit adieu aux civ’lots
    Même sans tambours, même sans trompettes
    On s’en va là-haut en baissant la tête

    Adieu la vie, adieu l’amour,
    Adieu toutes les femmes
    C’est bien fini, c’est pour toujours
    De cette guerre infâme
    C’est à Craonne sur le plateau
    Qu’on doit laisser sa peau
    Car nous sommes tous condamnés
    Nous sommes les sacrifiés

    Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
    Pourtant on a l’espérance
    Que ce soir viendra la r’lève
    Que nous attendons sans trêve
    Soudain dans la nuit et dans le silence
    On voit quelqu’un qui s’avance
    C’est un officier de chasseurs à pied
    Qui vient pour nous remplacer
    Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
    Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

    C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
    Tous ces gros qui font la foire
    Si pour eux la vie est rose
    Pour nous c’est pas la même chose
    Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
    F’raient mieux d’monter aux tranchées
    Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
    Nous autres les pauv’ purotins
    Tous les camarades sont enterrés là
    Pour défendr’ les biens de ces messieurs là

    Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront
    Car c’est pour eux qu’on crève
    Mais c’est fini, car les trouffions
    Vont tous se mettre en grève
    Ce s’ra votre tour, messieurs les gros
    De monter sur le plateau
    Car si vous voulez faire la guerre
    Payez-la de votre peau »

    La Chanson de Craonne

      1. L’auteur (ou les auteurs?) de la Chanson de Craonne est resté inconnu, malgré la promesse de l’armée d’ un million de francs-or à celui qui le dénoncerait .

      2. Il n’empêche qu’elle n’a pas été créée par les généraux viandars et les ministres matuvus de l’époque. Ces libertaires se retrouvent donc sous les désignations : socialistes (communistes) et anarchistes. Mes deux grands pères étaient au chemin des Dames et connaissaient bien cette chanson, l’un dû y boire son urine avec son unité pour survivre et l’autre eut les mains et les pieds gelés. Tout ce qui dérangeait les pères la morale de l’époque, goupillon et sabré au clair toujours à envoyer les autres se faire trouer la peau pour leurs chères « valeurs » … ARAMIS

    1. Les élections présidentielles et législatives à venir tombent pile 100 ans après les mutinerie de 1917 . Serait-ce un signe ?

        1. Ceux qui ont été fusillés en 17 n’étaient ni lâches ni déserteurs. Ils avaient seulement eu le trot d’être commandés par des carriéristes viandars prétentieux, comme nous le sommes actuellement. Les vrais lâches plastronnaient dans les états majeurs et les salons feutrés parisiens… Faire la guerre avec la peau des autres, quelle bravoure ! ARAMIS

            1. Belle analyse creuse avec renvoi de nougat intellectuel situant le niveau de réponse. Çà fait un peu comme la mère Maigret. pas la femme du commissaire, hein ? Non celle de naboléon (le judas de Lepen qui critiquait les fonctionnaires et qui est reparti pantoufler dans une administration), cette lumière qui faisait « gnagnagnagna » quand elle était questionnée sur sa gestion de la ville. Vous en êtes ? PDR. ARAMIS

        2. Celle-là, fallait la faire .Même le haut commandement de l’armée n’a pas eut l’audace de considérer les mutins de 1917 comme des lâches et des déserteurs .

  5. Si l’on veut se faire une idée de ce que fut la Première Guerre mondiale, il me semble préférable de lire des livres plutôt que de regarder des films. Même si le J’accuse tourné en 1938 par Abel Gance est remarquable.

    Comme livre-témoignage sur les tranchées, les combattants, etc., je conseillerais le roman de Léon Werth intitulé Clavel soldat. C’est édité par Viviane Hamy ; qui, donc, ne publie pas que les conneries de Mme Vargas.

  6. Quelques textes de Karl Liebknecht qui, comme Jean Jaurès en France, fit tout son possible en Allemagne pour empêcher la guerre et fût le seul député du Reichtag à voter contre les crédits militaires :

    « D’où viendra la Paix ? »

    http://www.marxists.org/francais/liebknec/1912/11/liebknecht_19121102.htm

    « Déclaration de Karl Liebknecht au Reichstag »

    http://www.marxists.org/francais/liebknec/1914/dec/02a.htm

    « Lettre de K. Liebknecht à la Conférence de Zimmerwald »

    http://www.marxists.org/francais/liebknec/1915/zimmerw.htm

  7. « Ceux de 14  » de Maurice Genevoix, qui vient de faire l’objet d’une mini-série de 6 épisodes, « Les croix de bois  » de Roland Dorgelès, également l’objet d’un film, sont également de très bons bouquins .Mais je pense qu’il faut remercier ceux qui éditent les carnets, lettres et journaux personnels des soldats de cette guerre, car ils sont l’exacte reflet du ressenti de ces hommes « en temps réel » comme on dit aujourd’hui .

  8. « Non, non, plus de combats !
    La guerre est une boucherie.
    Ici, comme là-bas
    Les hommes n’ont qu’une patrie
    Non, non, plus de combats !
    La guerre fait trop de misères
    Aimons-nous, peuples d’ici-bas,
    Ne nous tuons plus entre frères ! »

    (chanson anonyme écrite dans les tranchées en 1917 au moment des mutineries.)

  9. juan je suis coincé par le fait que votre post sur maruine n’est pas ouvert
    j’ ai une histoire sur elle et j’aimerais qu’espoir en profite donc j’ose le hors sujet:
    c’est une dame âgée qui en traversant une rue, fait une chute et se retrouve assise sur le derrière en pleine rue.
    maruine le pen méloc (tête de noeud en breton) qui la suivait pour grappiller des voix, s’empresse pour l’aider à se relever et à traverser la rue…..
    rendues de l’autre côté, maruine dit à la vieille dame :
    çà a été un plaisir pour moi de vous aider…. est-ce que vous m’avez reconnue? je suis maruine le pen méloc…. j’espère que vous voterez pour moi ?‘
    la vieille lui réplique :
    vous savez, je suis tombée sur le Q… pas sur la tête !

  10. vu par hasard, de S Bernhardt: «Il faut haïr très peu, car c’est très fatigant. Il faut mépriser beaucoup, pardonner souvent, mais ne jamais oublier»
    aussi, elle visita le poilu,

      1. gouin et goujat même racine (/goja: servante goy)

        elle ne donnait pas sa langue qu’aux chiens, en effet, la marchande d’ail ne rechigna pas de saluer la garde nationale ni la puce travailleuse.. mais si la fleur du mal était plutôt de la bottine, je l’ignore

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