L’immigration n’intéresse pas


Ce fut un constat, ici, factuel.

Ce modeste blog ne reçoit qu’environ 500 à 800 visites par jour, sauf publication plus nourrie. Il suffit d’un billet, ce matin, sur un rapport de 5 associations sur l’état de la rétention et des expulsions de clandestins pour faire chuter les lectures au niveau d’un dimanche sans publication – à peine 300 –  et avec très peu de commentaires  également (3 à l’heure à laquelle j’écris ces lignes).

Cette analyse est certes anecdotique, mais conforte quand même un sentiment personnel: nous sommes fatigués par l’excitation médiatico-politique autour de l’immigration clandestine. Au risque d’ignorer les drames qui s’y jouent.

21 réflexions sur “ L’immigration n’intéresse pas ”

  1. Immigration… Ouh lala!!! Sujet dangereux.

    Quelle immigration? Illégale, régulière, travail, réfugiés… Comme il existe que des généralités de façon simpliste on met tout ça dans le même sac. Et bonjour l’embrouille en matière de débat. Alors s’il faut parler en plus de croissance démographique, d’exodes des compétences… Ouh!!! dit donc! dit donc!… Cela se complique.

    Mais bon sur le coup des enfants en rétention (comoriens) à Mayotte, on fait dans le sentiment et malheureusement la raison nous appelle à un peu plus de (voir trop) de sérieux…. L’immigration sujet taboo.

    Peu mobilisateur en notre époque de crise économique, sociale et politique… Quelle misère!!!

    Alors si en plus au bout d’un moment de la discussion il devient nécessaire de parler d’identité, de culture… Là ça tourne au vinaigre direct vers le point de Godwin… Espèce de fascistes… Connard de gauchistes… j’en passe et des meilleurs.

    Dans ce monde où règne la médiocrité en téléréalité… Restons-y dans la mouise… On va pas se mettre à faire de la politique en plus Manquerait plus que ça!!!

    Pour exemple concret, à 30 km de chez moi il y a des polonais qui bossent pour 6 €uros de l’heure légalement. Concrètement dans les chaumières ça jazz. Alors les petits comoriens en centre de rétention à Mayotte… Loin des yeux, loin du coeur… NOn!?

  2. nom d’un petit bonhomme en bois !

    Mais que pourrait on en dire, lorsque l’on ne sait pas de quoi on parle !

    Plein de gens croient tout connaître en matière d’immigration et bien moi je l’avoue je n’y comprends rien de rien.

    Sous ce mot on regroupe des familles fuyant leur pays pour des raisons politiques d’autres pour des raisons de survie et d’autres pour avoir un avenir meilleur.

    Un avenir meilleur certes mais pendant ce temps voici l’état de notre pays qui les accueille :

    « dans son rapport « France, portrait social », paru mercredi 19 novembre, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) chiffre,en 2012, le nombre de personnes sans domicile fixe à 81 000 adultes ainsi que 31 000 enfants
    .
    C’est 44 % de plus qu’il y a onze ans.

    Ces personnes ne sont pas toutes à la rue, mais elles ne disposent pas de logement personnel.

    En effet, seules 10 % dorment dans la rue et 90 % sont hébergées, soit dans un logement fourni par une association (29 %), un foyer (33 %), un centre d’urgence que l’on doit quitter le matin (12 %) ou encore à l’hôtel (16 %), dont le coût est le plus souvent pris en charge par une association. »

    http://www.lemonde.fr/exclusion/article/2014/11/19/plus-nombreux-les-sdf-vivent-aussi-dans-des-conditions-plus-difficiles-qu-en-2001_4525772_1653459.html

    Moi ça me cloue sur place et je serais bien la dernière à avancer une quelconque position devant cet Everest de misère.

  3. Emigrer c’est une forme d’exil… Une tragédie existentielle. Quitter ses racines, sa famille, ses amis… tout ça pour errer dans les rues… se soumettre à l’exploitation de ténardiers en tout genre… Marchands de sommeils, patrons sans scrupules, racisme ordinaire… la peur des contrôles policiers… Pour émigrer sans garantie d’avoir un travail, un logement… une vie dure loin de son pays natal confronter à la solitude. Faut vraiment être originaire d’un pays sans avenir, sans bien être… pour croire que l’eldorado est en France ou dans un pays dit riche… Si j’étais né de l’autre côté de la méditerranée dans une famille pauvre, je crois que je tenterais ma chance aussi même par les réseaux clandestins… C’est la grande misère dans un monde où règne l’individualisme. Je ne sais pas à qui profite le crime!?

  4. J s’est vanté, je lis 67 fois dès le matin, chacun ses heures. Il y a donc un lecteur 1/10 environ
    ce matin , j’ai fait la grasse

    l’immigration est un sujet plus chaud que l’économie ou la politique. C’est vite fait de se faire assimiler de facho pour un mot écrit un peu vite ou une pensée inscrite à la va vite sur le fronton de la permanence à la marine….

    en économie par exemple, on écrit  » protectionnisme »………….et paf, 25 réponses……t’es un facho

    puis il y a monsieur GOUX qui prévient …… »ça va être grandiose »…alors on fait encore plus gaffe quand on sait qu’il est à l’affût au coin de l’écran. Je n’ai pas envie de me faire traiter de génie en plus, je sais ce qu’il en pense

    autant de facteurs décisifs pour une retenue à propos de l’immigration 😀

    Il me semble qu’évoquer l’immigration de loin, c’est comme parler des gens qui ont faim la bouche pleine, ou parler du chômage de longue durée quand on ne sait pas ce que c’est au quotidien…

    quand on l’a vécu, d’un côté ou de l’autre du manche, je crois que c’est plus compliqué de l’évoquer…

    les clichés c’est pour le photographe…

    1. hello boy, pas la même notion de la grasse mat, à part ça.. j’ai émigré 3x, dormi dans des bagnoles (la pire: la 2cv) et même photographe (métier de feignant, tu gagnes des sous en 1/125° de sec)
      Juan tous les jours (5 ans je crois)
      un clic clac dispo pour les gens de passage (moyenne: 2 mois/an) les news de la jungle (Calais) ou des boat people (…) captent toute mon attention..
      sinon, la vie est belle (tjs été ma nature)
      ce qui m’agacerait ? avec le temps donc, ce sentiment de ‘déjà vu’ comme un bis repetita perpétuel.. oui, énervant.. Bonne journée

  5. L immigration : Un cancer ou un bienfait ! Là est la question .
    Il est certain que nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde , surtout dans cette période difficile . Pourtant , le passé de la France , sa révolution , ses guerres , ses anciennes colonies , sa laïcité , nous oblige à recevoir un grand nombre de  » fuyards  » devant la misère ( due bien souvent à la corruption de leurs dirigeants ) .
    Pour ou contre , en réalité se résume au comportement de certains .
    Incapables d ‘adopter nos lois , encore moins nos coutumes , refusant de parler notre langue , participant à tous les trafics imaginables , mais exigent des avantages .
    Pourquoi des gens ( dit du voyage ) , tziganes , gitans sont admis .
    Pourquoi les Roms ( pourtant descendant des mêmes origines ) sont chassé de partout . Un terrain occupé par des Roms est en remblais après 8 jours d ‘occupation et vous êtes agressé par la mendicité des femmes et enfants .
    Pourquoi , une association comme SOS racisme ( subventionnée par l ‘état plus que par ses adhérents ) a toujours un  » noir  » comme directeur ? Accuser le français de raciste est une façon de nier l immigration massive et envahissante .

    1. cé une blague ? nan, z’avez raison: cé l’hiver, faut se serrer les coudes (je plaisante, à mon tour !)

      bon, ce n’est pas parce qu’on les a pillé, volé, abusé /les continents exotiques et paumés (sauf avec Easy Jet) alors leurs habitants, qu’ils doivent ramer (écoper, virer les cadavres etc.) et se pointer jusqu’à nos côtes !
      c’est la porte ouverte (?!) au partage, à la solidarité !
      pas notre culture, langage !
      Nous (ici): chacun pour soi
      « moi ma pomme, fils d’une feuille de vigne immaculée (tiens j’y pense: bien vendue $ cette histoire.. héhé..) je suis Caïn »
      et les politiques qui vont avec,
      c’est ça.. (tout les 5 ans le même)

      oup’s sorry je m’égare vite, je raccourcis,
      manouche (par ex/black etc.) est un beau ‘métier’
      oui, on vole des poules mais on abuse pas les enfants (puisqu’il faut ‘comparer’) et on respecte nos vieux.
      On partage.
      On échange.
      Personne ne meurt de faim, de froid dans nos sociétés (quelle idée !) aussi, on ne fait Pas de politique.
      Juste pragmatique
      (tant que vos poules sont grasses)
      (élevées chez nous par nous ? bref)
      Humain qu’on est

      par ex/on sait que l’hiver (nov/mars): ça caille.. combien de coreligionnaires congelés allez-vous compter cette année ?!
      le décompte a déjà commencé ?
      yo, vous adorez « chiffrer » (ça occupe ?)
      si la compta réchauffe et nourri, faut pas s’en priver ! si ça vous rassure (?) ou vous fait plaisir.. merveilleux !

      un soleil.. pour tous
      (est-ce vrai que la gourmandise est un péché ?)

      ps, vous ne m’en voudrez pas d’exprimer (en vrac) mon sentiment et sensibilité

  6. Et si c’était un sentiment d’ impuissance (je ne parle pas des politiques) qui nous empêchait de résumer notre avis en une phrase…. d’ailleurs les bons sentiments que nous étalons au fil du temps n’a rien réglé…. alors qu’est-ce qu’on fait ?

    1. SYLVIE

      cramer un cierge gros comme un baobab….et un petit à côté pour demander que le gros fasse effet…

  7. En même temps y’a tellement à en dire , et puis on en entend des quintaux sur le sujet , dans tous les sens, sur tous les tons ….Et puis on a déjà tellement fait ( de la Marche des Beurs à l’église St Bernard, en passant par la vente des petites mains SOS Racisme, ou la signature des pétitions contre Juppé en 96/97…) Alors on reste silencieux, et pensifs …Tous ces gens en centre de rétention, si on les relâche et qu’on les régularise, est ce qu’ils iront voter pour Soral et Dieudonné un jour ? Eux ou leurs enfants ? Comme les jeunes de banlieue qu’on a tant défendus ? Les boules !!! Perso, voilà où j’en suis de la question « immigration » !😦 Désolé …

  8. Sans doute faudrait-il qu’une certaine gauche bien-pensante cesse de faire de l ‘ immigration un sujet tabou : des pays parfaitement démocratiques fixent , chacun , leurs propres règles d’ immigration :

    – impossible d’ immigrer en Australie si on a plus de 40 ans ou si on n’est pas en bonne santé : c’est leur façon de préserver l’ équilibre financier de leur système de soins nationalisé ;

    – impossible d’ immigrer au Canada si on n’ exerce pas des professions dont le pays a besoin ,et dont la liste est régulièrement révisée en fonction de l’ évolution de l ‘ économie : c’est leur façon de lutter contre le chômage.

    Seulement , voilà : se fixer des règles qu’ on n’ applique pas ne sert à rien, si on se refuse à expulser des gens ne correspondant pas aux critères qu’on s’est fixés et qui ont réussi à entrer clandestinement sur le territoire .

    1. Seulement sur la filière clandestine, il faut bien comprendre ce que veut dire « sans papiers » qui est un terme signifiant sans nationalité et non pas sans titre de séjour etc… Il est impossible de renvoyer une personne dans un pays dont on ne connaît pas l’origine. La première chose à faire pour un immigrant c’est de nier sa nationalité et de ne remplir aucune demande. C’est un vide juridique.

      Alors on fait quoi avec eux maintenant qu’ils sont sur le territoire?

  9. Sujet trop épineux car même avec « ma » gauche sur certains points je ne suis pas d’accord. Par contre, je vous lirai avec attention

  10. Allons Juan, un peu de pragmatisme au lieu d’interprétation de flux du web ne nuit pas😉

    1) Il arrive qu’on ne lise pas au jour le jour les posts que vous mettez, mais parfois quelques jours après pour des raisons personnelles.

    2) Il arrive aussi que quelques jours après on les lise dans sa boîte mail sans ressentir la nécessité de les commenter et donc de ne pas aller sur le blog, surtout sur des sujets comme celui-ci, qui demandent une réflexion bien en amont ou encore parce que l’on est sans solution par rapport à ce qui est cité, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’intérêt.

    Je pense que votre besoin « d’immédiateté » est tributaire de votre fonctionnement personnel, twitts etc… dans l’instant et demandeur d’une rapidité de réaction s’il y a lieu, immédiate. Or, ce n’est pas la manière dont la plupart des gens vivent, avec leurs soucis personnels ou collectifs d’urgence qui feront passer les blogs au second plan.

    Ne projetez pas vos désirs inassouvis sur vos lecteurs.

  11. « le prolétariat ne connaît aucune frontière nationale. Il ne reconnaît que deux « nations » dans le monde civilisé : les exploiteurs et les exploités. »

    Alexandra Kollontaï

  12. A lire :

     » Raymond Gurême : la mémoire et la révolte.

    Raymond Gurême a connu l’enfermement dans les camps de nomades de la Seconde Guerre mondiale. Acrobate, il a pu s’échapper plusieurs fois et s’engager dans la Résistance. A 89 ans et sans perdre sa rage, son combat est aujourd’hui de témoigner des horreurs qu’il a vécues et d’alerter sur la situation des Voyageurs qui se dégrade.  »

    La suite ici :

    http://www.lutopik.com/article/raymond-gureme-memoire-revolte

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