confucius

Comment améliorer le débat politique


Le blogueur Authueil livre une belle analyse sur les raisons de l’échec de Nicolas Sarkozy dans sa reconquête des faveurs de l’opinion de droite.

Il explique pourquoi Sarkozy a raté son retour. Sans aucune arrière-pensée politique, je ne peux qu’applaudir. Depuis 2004, c’est la seconde fois seulement que je peux me réjouir de l’échec de Sarkozy.  Bien sûr, rien n’est n’est définitif. Mais prenons les plaisirs, même provisoires, quand ils se présentent à nous.

Pourquoi devrais-je m’obstiner à commenter ce qui se passe à droite ? Il y a plusieurs raisons à cela. La première est que Sarkozy a été l’objet quotidien de mon activité  blogosphérique pendant 5 ans. Cela laisse des séquelles. Mais la plus importante est différente: comme d’autres,  je suis plus effrayé de l’état dégradé général de la politique française: à gauche, à droite, à l’extrême droite. Le débat ne porte plus, les invectives caricaturales sont légions. On se réfugie facilement derrière la colère, l’insulte et le raisonnement court pour éviter de convaincre.

Je lis cela à gauche comme à droite, sans distinction.

« crétins décérébrés« , « pourris« , « Enfoirés de socialos « , « merdeux »,  »

Nous sommes devenus incapables de faire le tri et d’adapter nos argumentations, notre attitude, notre ton, aux situations et aux hommes/femmes qui les portent.

Il y a du ménage à faire. A droite, Sarkozy reste une dégradation politique. Politiquement, il est une girouette, il est prêt à tout, même aux arguments les pires, pour conquérir le pouvoir. Au pouvoir, il devient lâche (Je ne vais pas vous résumer 5 ans de chroniques de Sarkofrance. Les archives sont toujours en ligne).

Il faut donc faire le tri entre celles et ceux qui contribuent au débat politique (par la fiabilité et l’honnêteté de leurs arguments, la cohérence de leur positionnement, et même leurs attitudes verbales), et les autres. 

Vous comprendrez alors pourquoi je préfère applaudir Bruno Le Maire contre Nicolas Sarkozy. Pourquoi je souhaite que Bayrou l’emporte contre Lagarde ou Morin. Pourquoi je préférer Cécile Duflot à Jean-Vincent Placé. Pourquoi j’ai fini par applaudir Montebourg contre Hollande. Pourquoi je désapprouve Manuel Valls.

Ces « préférences » ne sont pas des choix de soutien (Valls, Le Maire) ni de désaccord (Placé) politiques, mais simplement un tri personnel, subjectif, et évolutif.

De l’autre côté de l’échiquier politique, notre confrère Gauche de Combat a publié une riposte enragée contre l’attaque écrite et grossière d’un site dont je ne soupçonnait pas l’existence. Le dit site l’accusait d’être complice des rouge-bruns et autres fanatiques de Soral. Dans un échange qui s’est poursuivi sur Facebook (*), le cercle des accusés s’est élargi à votre serviteur et quelques autres consoeurs et confrères. ce fut suffisamment triste et drôle pour qu’on s’en amuse et qu’on en pleure.

 

 

28 réflexions sur “ Comment améliorer le débat politique ”

  1. Il faut donc faire le tri entre celles et ceux qui contribuent au débat politique (par la fiabilité et l’honnêteté de leurs arguments, la cohérence de leur positionnement, et même leurs attitudes verbales), et les autres.

    euh, les trolls de tout poil ? Tiens y’a pas encore de commentaires. Ah ça ne parle pas de melenchon, tout s’explique.

    1. Pourquoi ? C’est grave de trouver qu’en dehors de Mélenchon, voir du Front de gauche, çà ne vaut pas le coup de relever des niaiseries ? D’autant que les vrais rouges bruns sont surtout ceux qui accusent les autres de l’être. ARAMIS

  2. Je n’aurais pas eu l’ idée de classer Montebourg ( celui qui a fait sa campagne des primaires sur le thème  » La France va démondialiser toute seule ») ni Duflot ( qui n’a quitté le gouvernement que pour ne pas souffrir personnellement de son impopularité) parmi les politiques  » fiables et honnêtes » .

    Par contre, désapprouver la politique de Hollande et de Valls ne devrait pas vous empêcher d’admettre leur cohérence , leur ténacité et leur honnêteté ( ils disent ce qu’ ils font et tentent de faire ce qu’ils disent.)

    1. Comme refiler en douce à l’actionnaire minoritaire, les clés du camion de l’aéroport de Toulouse ?

        1. Et voui ! Le pacte d’actionnaires ( 50,90% pour l’état et la collectivité, 49,90% pour le groupe sino-canadien ) prévoit que l’Etat ne contrariera pas la politique industrielle et sociale de l’actionnaire minoritaire . Ca, le grand public ne l’a su qu’une fois la cession réalisée, sinon, ça ne se serait sans doute pas passer dans la joie et l’allégresse, ne serait-ce qu’en CE . En attendant de céder, tout aussi subrepticement le 1% de différentiel, même si, la main sur le coeur, l’Etat jure qu’il n’en sera rien

          1. On ne va pas commencer à parler des choses sérieuses… manquerait plus que l’n parle du Rôle de l’Etat, de l’aménagement du territoire, d’une définition des missions de services publics… On n’est plus au XXème siècle. Maintenant la politique soit pour ou contre le mariage pour tous… Faut réfléchir… Si tu veux améliorer le débat… Les choses sérieuses… non… restons frivoles on risquerait d’élever le débat.

            1. Auparavant, il était de bon ton , de la part de personnages à tendance mégalomaniaque, d’affirmer : « l’Etat, c’est moi  » . Aujourd’hui, la vox-populi s’écrie :  » l ‘ Etat, c’est quoi ?  »
              On appelle ça le changement ( c’est maintenant ) .

              1. Rien ne bougera sans la jeunesse… si jamais un changement devait advenir, cela doit passer par les universités… Pour le reste la majorité en démocratie faisant la loi, il est certain que les politiciens ne sont pas prêt d’améliorer le débat et non plus le gros de la troupe, heureusement tout le monde ne finit pas vieux et con… c’est déjà ça.

    2. On pourrait trouver pour Hollande et Valls autant de prétextes pour nier leur cohérence, ténacité et honnêteté, que tu en as trouvé pour Montebourg et Duflot. L’art de la rhétorique permet çà, et c’est pas très constructif.
      Par contre, le leur reconnaître ou pas ne devrait empêcher personne de constater leur échec concret. Quoi qu’on pense d’eux, de leurs hypothèses, de leurs paris, de leur méthode ou de leur caractère, çà ne marche pas. Il convient d’en changer.

    3. ils seraient cohérents s’ils étaient de droite….
      le travail dominical serait une solution ? Minc disait que c’était un archaisme français que de ne pas l’appliquer…..et çà n’a pas évité à Virgin de fermer (sujet de son soutien de l’époque)…..sans compter que le « volontariat » n’est qu’une illusion à laquelle on veut nous faire croire et de rajouter qu’il plairait à de nombreux salariés…. sauf qu’il n’y a pas plus de volontariat que de choix….les gens ne sont que contraints à chercher à gagner plus parce que leur salaire ne suffit plus…. A une époque où de nombreux consommateurs achètent de plus en plus sur internet et non en magasin, je ne vois pas où tout çà mène…. à part vouloir aller plus loin, ouverture des services publics comme cela est déjà évoqué….etc etc….mais là il s’agit sûrement de « ténacité » et d’honnêteté s’ils finissaient par admettre qu’ils sont franchement libéraux…

          1. La vidéo relatant un vrai débat sur une vrai chaine par un clown ressemble étrangement à cette fiction. ETONANI NO!

  3. Le débat politique ne peut que s’améliorer sur la constitution d’un projet politique. Sans projet!? De quoi parle t-on? Ah! oui des commentaires à la volée sifflées sur par Twitts critiqués par d’autres Twittos… Les trolls sont tous des facistes. NANERE!!!

  4. oui c’est vrai qu’il est nécessaire de poser le débat politique de manière sereine, savoir reconnaitre la valeur de l’ennem….heu l’adversaire, et se respecter mutuellement dans un grand élan de fraternité au sein d’une communauté où la divergence d’opinion est accueillie comme un bienfait de l’esprit et de l’âme…….

    bon d’accord,…. mais faut reconnaitre que de l’autre côté (celui duquel on n’est pas, donc….)il y a un gros nid
    de « crétins décérébrés« , « pourris« , « Enfoirés de socialos « , « merdeux », «
    .
    je suis sûr qu’on peut y arriver….pax mes frères….

    1. Confusion entre combat politique et débat politique .
      Quant aux crétins, il y en a dans tous les camps ; et des gens intelligents aussi .
      Le principe du débat politique , c’est de partir du principe que l ‘interlocuteur est (au moins) aussi intelligent que soi, et de bonne foi : sinon, le débat n’a aucun intérêt.

  5. une fois failli écrire: « la droite ? vaste sujet.. en fait non: tjs une et seule même histoire qui se répète »
    – le Droit aussi la Justice cé moi; à ma botte, j’en dispose.
    S’obstiner Juan ? ça ne sera jamais assez !

    je coupe un long brossage de 5 républiques.. alors ti bout, la 3, 1870-1940 (Wiki) « après la monarchie capétienne (802 ans) c’est le régime politique le plus long que la France ait connu (?!) a permis à la république de s’installer durablement dans l’histoire politique de la France.. le régime républicain s’est progressivement assuré une légitimité (?) auprès de la droite conservatrice (!) »
    les 4 dernières ont sait, à part un référendum (1946) que des mecs de droite aux manettes (intermèdes: 2 empereurs, 3 monarchies constitutionnelles; qqls guerres; papes)

    au début la 1, histoire d’une bande à gaucho, perso affidé sans culotte (bonnet en hiver) elle parti en sucette, je lis:
    « le régime est marqué par l’instabilité, la corruption et de graves problèmes financiers.. les Directeurs (disons le gvt, le parti) souvent incapables de s’entendre, rendent difficile la prise de décisions, alors que le Parlement est le théâtre de violentes oppositions partisanes »
    peut-on interpréter.. (détente) Tapie est Danton, Nadine M fricotte avec Fouquier-Tinville et twitt « cé pas vrai ! »
    no web no troll

    qué se plaindre, on a eu François 1° (Mitterrand) ch’ais pas comment on a fait.. effet de surprise ensuite confort ?
    et puis François II.. là c’est exagéré / »finira pas son mandat », ouais vachement aidé le camarade..
    bah, on survivra, on retournera à droite, au chaud..
    ça fait mal, et pas qu’au nez !
    on tapera dessus, ça on sait faire ! (sans offense Juan, au contraire)

    ps, tite question, plus on s’éparpille (je fais court) moins on a de choix (d’options) normal ?

  6. Aurélie Filippetti, qui navigue dans la politique depuis un certain temps, a découvert le poids des technocrates, tant européens que français, lors de son passage au gouvernement . Ca l’a, semble-t-il, quelque peu effarouché car elle s’est rendue compte que, finalement, le politique n’avait pas grande influence sur la situation .
    Conclusion : le politique, de nos jours, n’est plus qu’un bateleur d’estrade, le scénario étant redigé par les technos et commandité par les multinationales et la haute finance . Il va bien falloir que le citoyen finisse par se rappeler à leur bon souveneir .
    Petit apparté : selon une certaine presse, Macron et sa loi s’attaqueraient aux « rentes » des salariés . Perso, j’en ai marre que des journaleux à la botte aient le culot de parler de rente au sujet des ouvriers et employés tout en se gardant bien bien d’évoquer les statuts sociaux de leur profession, statuts plutôt douillets .
    L’enfer, c’est toujours les autres .

    1.  » Conclusion : le politique, de nos jours, n’est plus qu’un bateleur d’estrade, le scénario étant redigé par les technos et commandité par les multinationales et la haute finance

      et encore, ce n’est qu’un vague aperçu de la situation, mais l’idée y est….

      les politiques ce sont les caves du grand braquage en cours, au nom de la mondialisation de la finance ; une bande de grands voyous en cols blancs qui installent progressivement leurs pantins à la direction des états pour continuer tranquillement leurs saloperies. Prochaine direction, vider les économies de ceux qui en ont…

      ce n’est pas le dialogue politique qui est mort, c’est le sujet du dialogue..

      pour parler politique maintenant, il faut être dans le registre « touche pas au grisbi …salope » !!

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