Nous sommes tous des Grecs


Ce qui se joue en Grèce n’est pas seulement l’affaire d’un pays. Depuis six ans, la Grèce est sorti de son cadre national. Ce pays est plus que jamais le symbole caricatural de la période que traverse l’Europe.

« Nous sommes tous des Grecs », proclamait Edwy Plenel en mai 2012. Son constat demeure. Le pays a sombré avec l’Europe et l’euro, des comptes publics truqués avec la complicité de quelques grandes institutions financières privées dont d’éminents représentants, cachés au FMI ou dans les Banques Centrales, donnent aujourd’hui des leçons de bonne gestion ; et une fraude fiscale endémique entretenue par la collusion des deux partis « familiaux » historiques au sein de la classe dirigeante.

La Grèce est sous la coupe de ses créanciers, assujettie à un programme de redressement qui ne redresse rien; effondrée de l’intérieur par un manque d’adhésion populaire à la politique de sortie de crise; secouée par la résurgence d’une extrême droite qui se revendique nazie et une gauche de renouveau qui s’appelle Syriza, bien éloignée des caricatures qu’on en fait en France.

En Grèce se joue le sort symbolique de l’Europe. Si le pays s’en sort, il va donner un espoir à d’autres. S’il sombre encore davantage, il va précipiter colère et désespoir.

La Grèce, berceau de la démocratie, était une dictature quand j’étais gamin.

Tout est possible.

 

62 réflexions sur “ Nous sommes tous des Grecs ”

  1. Super film !!! Costa Gravas savait manier la caméra. Ses films mettaient le doigt là où ça faisait mal.
    Bien Juan de faire la relation du film Z avec ce qui se passe en Grèce mais maintenant ce ne sont plus des « complots » physiques mais des complots financiers ourdis par les grandes banques internationales et ce fameux FMI qui met les pays à terre. La Grèce en est une belle illustration

  2. Merci Juan pour ce rappel de ce grand metteur en scène. Mais sur toute nos teles qu il devrait passer en ces temps si troubles.,! Helas! Nous en sommes loin.

  3. Syriza est caricaturé en France par les médias et les partis de gouvernement parce si ce parti arrive au pouvoir en Grèce, ce serait le commencement de la fin pour les partis dit « de gouvernement » . Ceux-ci sont tellement sclérosés qu’ils en sont encore à croire qu’ils peuvent utiliser l’extrême-droite et sa démagogie comme repoussoir, alors que des partis comme Syriza parlent le langage qu’attendent les citoyens de plus en plus dans la mistoufle . Et les partis « de gouvernement » sont paumés parce que plus ou moins corrompus .
    Peut-être que le bout du tunnel approche . Après 40 ans de noir, il serait temps ;

  4. Juan, revenez sur terre…

    Syriza, ayant clairement choisi de ne pas quitter la zone euro et l’ UE, ne pourra obtenir, dans le meilleur des cas , qu’une diminution ou un étalement de la dette de la Grèce…diminution ou étalement qui seront alors à la charge des autres pays européens , lesquels verront donc augmenter leurs dettes, leurs déficits, et surtout les intérêts de leurs dettes, que payeront…leurs contribuables ; ils n’est pas impossible que ceux-ci doivent aussi venir au secours de celles de leurs banques qui auront acheté trop de dette grecque.

    Les financiers, eux, n’y perdront rien ; les seuls qui doivent trembler, ce sont les contribuables des autres pays de la zone euro .

    Ceci étant, ça m’étonnerait que Syriza obtienne grand chose; le plus probable, c’est que l’ Allemagne (qui dirige, en fait, l’ UE) lui dise  » Si vous voulez notre aide, c’est comme ça et pas autrement; sinon, vous êtes libres de sortir de la zone euro et de l’ UE, c’est maintenant possible grâce au traité de Lisbonne (article 50 ) » .

    Pour ma part, je n’ai jamais pensé que la zone euro était viable , et , cela, dès la création de l’euro (traité de Maastricht…que Mélenchon soutenait , lui, faisant preuve d’un incroyable aveuglement économique et politique, qu’il reconnaît d’ailleurs aujourd’hui ).

    Mais je crois préférable, pour les peuples européens des pays de la zone euro, une sortie concertée en douceur , en passant par l’étape l’intermédiaire de l’euro – monnaie commune (et non unique) , qu’une explosion non maîtrisée – dont ce ne seront pas les financiers qui feront les frais .

    La fin de l’euro n’est (et n’a toujours été) pour moi, qu’une question de temps; mais les modalités de sa sortie ( = qui en fera les frais ? ) sont une question politique, et non économique .

    l’épisode grec ne changera pas grand chose : un pays qui ne représente que 4 % du PIB de la zone euro , et qui en a profité en y entrant grâce à des comptes truqués, en vivant très au-dessus de ses moyens grâce à l’ euro ( c’est-à-dire grâce aux efforts qu’on consenti les salariés des autres pays , notamment de l’ Allemagne) , et qui subit aujourd’hui un douloureux « réajustement « .

    À l’heure actuelle, c’est sans doute trop tôt pour une sortie concertée ; et les efforts actuels de l’ Espagne et de l’ Italie ne vont pas du tout dans ce sens ( en Italie, Renzi se révèle un nouveau Schröder) .

    Vous noterez aussi que la sortie de l’euro ne constitue pas non plus le remède-miracle à tous les problèmes : voyez la situation de la Grande-Bretagne, qui conserve une bonne croissance et qui se réindustrialise…mais à des conditions sociales ( les contrats « zéro heure » ) bien pires que les réformes Schröder !

    Le point qui sera difficile à appliquer, dans le programme de Syriza (et qui fait déjà envisager , par Jacques Sapir, dans cet article, une possible ‘trahison » une fois les élections gagnées) , c’est , évidemment, celui-là :

    « Annulation de près des deux tiers de la dette publique considérée comme « injuste » »

    Comment la Grèce imagine-t-elle pouvoir obtenir de nouveaux prêts tout en annulant unilatéralement le remboursement des prêts précédents ?
    En fait, une grande partie de la dette grecque a déjà été annulée : mais cela ne peut se faire qu’en concertation avec les prêteurs – comme cela s’est fait jusqu’à présent – si la Grèce veut qu’ils continuent à lui prêter .

    Sinon, il est plus simple de sortir carrément de l’ UE et de la zone euro – ce que, jusqu’à présent , Syriza a formellement exclu . Car il sait que cela entraînera, pour la Grèce, l’impossibilité de contracter des prêts : il n’y a pas que l’ UE et la BCE qui prêtent de l’argent à la Grèce, il y a aussi le FMI et les marchés, qui ne lui en prêteront plus si elle annule unilatéralement une part de sa dette ! Et sans possibilité d’emprunter, les Grecs (dont l’économie se limite, en gros, au tourisme, et qui n’ont rien fait pour la diversifier depuis qu’ils sont entrés dans l’ UE et l’euro) regretteront bientôt la période actuelle, qui leur apparaîtra comme idyllique par rapport à celle qu’ils vivront alors !

    Vous noterez que le seul parti politique des pays appartenant à la zone euro qui prône sa sortie unilatérale est…le FN français, parce que cette promesse mirifique est la seule susceptible de l’amener au pouvoir ; ensuite, il gérera la crise comme il pourra .

          1. Dites herr doctor ! elle est où la mère MERKEL dans cette affaire ?

            « Les suivants sont révélateurs de la valeur courante des obligations Allemandes à la Grèce : se servant du taux d’intérêt moyen du Bon du Trésor des É.U., depuis 1994, comme le taux d’intérêt, qui est à peu près 6%, il est estimé que la valeur courante du prêt d’occupation est $163.8 billion et que les réparations en dommages de guerre sont $ 332 billion. Jacques Delpla, l’économiste et consultant français au gouvernement Français, a déclaré le 2 juillet 2011 que l’Allemagne doit la Grèce 575 billion euros résultant des obligations de la Seconde Guerre mondiale (Les Echos, Samedi, le 2 juillet, 2011).»

            En ce sens, consulter le texte de la pétition internationale :

    1. Lorsqu’un Etat/Nation (pays) retrouve ce droit regalien de battre monnaie. La question de l’emprunt sur les marchés ne se pose plus.
      Et si jamais le drachme revenait la situation ne pourrait pas être pire que ce qu’elle est à présent.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Régalien

      Et si j’étais grecs après avoir vendu le Pirée aux chinois, je m’arrangerais avec eux pour trouver des fonds et aussi avec les russes en rapport avec le projet de gazoduc TAP.

      En résumé, un bras d’honneur à l’UE et aux prêteurs redonneraient un souffle de liberté aux grecs.

  5. Ne croyez-vous pas que la « solidarité européenne » , c’est-à-dire l’acceptation des contribuables européens de payer pour la Grèce, a des limites, et que cela ne peut se faire que très discrètement , de façon quasi-dissimulée ?

    Combien d’entre nous, lorsque nous lisons que « la dette de la Grèce a été restructurée » et que nous nous disons :  » Ah, c’est bien pour les Grecs » , avons conscience du fait que c’est nous ( les contribuables des autres pays de la zone euro) qui payons cette restructuration ?

    1. Je vais vous la refaire, Doc : tous les pays de la zone euro ( et les autres ) ont une dette abyssale ( et que dire de celle des US ) . Cette dette ne sera JAMAIS remboursée, d’autant qu’en plus de la dette publique, il y a la dette privée, la plus lourde . Et cette dette est constituée par de la monnaie de singe, vu que la création monétaire a été refilée aux banques .
      L’annulation de la dette doit aller de paire avec le retour de la création monétaire à la BCE, sous les directives du Conseil de Chefs d’Etats et de gouvernements de l’Europe, ainsi qu’avec une politique fiscale et sociale Européenne – prévue par Maastricht et jamais ne serait-ce que
      concrétisé par un début de négociation .
      Quand à la sortie de l’Euro, faut pas rèver : le retour aux monnaies nationales, en en laissant la création aux banques, ça produira les mêmes effets . Et les dévaluations du 20eme siècle n’ont jamais eut un effet durable ( quand l’écart n’était pas récupéré séances tenante, par les entreprises ) .

      1. Il n’a jamais été prévu qu’aucun pays rembourse sa dette ( pas plus l’ Allemagne que les autres ) ! Mais il n’y a pas de développement économique possible sans emprunts ( que serait le marché de l’ immobilier si seuls pouvaient s’acheter un appartement ceux qui le payeraient cash, sans prêt bancaire ? ) ; mais, contrairement à un particulier, un Etat ne meurt jamais ( ou rarement) , et il peut toujours différer le paiement de sa dette .

        Par contre, les Etats doivent pouvoir payer les intérêts de leurs dettes tout en ayant des budgets à peu près équilibrés pour pouvoir continuer à emprunter à des taux faibles ( aujourd’hui voisins de zéro, voire négatifs) et à se développer .

        1. Faut arrêter Elie avec tes histoires d’emprunts. Tous tes raisonnemenets sont faux dès lors qu’un Etat/nation retrouve sa souveraineté et le droit de battre monnaie.

          1. C’est clair que la tentation est grande pour des politiciens que de battre monnaie à n’en plus finir pour se maintenir au pouvoir. Mais plus une monnaie baisse plus croissance à des chances de revenir.

            L’impôt sur le revenu ne suffit pas à rembourser les intérêts de la dette publique… alors on va entretenir pendant combien de générations ces putains de fonds de pensions américains et autres hedges funds arabes de émirats… à un moment donné faudrait peut-être se poser les bonnes questions et pour reprendre la main, la première chose c’est la création monétaire donc retour à la bonne vieille banque de France.

            Il y a suffisamment d’argent en France pour repartir de l’avant.
            La dette publique c’est la version de la bouteille à moitié vide.
            http://www.toutsurlesplacements.com/les-francais-detiennent-plus-de-4-000-milliards-d-euros-d-epargne.html

          2. La IVeme est un mauvais exemple, en ce sens qu’elle s’est trainée la guerre d’Indochine d’abord et, dans la foulée, la guerre d’Algérie . Dans un pays en partie ruiné par la guerre de 39/45, aucune institution n’auraient pu faire autrement .

        2. Les intérets de la dette, comme la dette elle-même, c’est de la monnaie de singe, puisque la création monétaire a été refilée aux banques .
          Votre raisonnement est d’autant plus érroné que vous mélangez dette publique et dette privée .

          1. D’où je mélange dette publique et dette privée!?

            La France n’est pas la Grèce ni l’Espagne autres PIGS…
            La France est blindée et il n’y a aucune dette privée.
            Il y a quoi faire un emprunt d’Etat pour reprendre le Destin de la France.

            4 000 milliards d’épargne sur les comptes bancaires des français. C’est largement suffisant pour faire une relance et liquider nos créances.

            1. Je répondais à Elie . Quand à l’épargne française, elle fluctue entre 4 000 et 5 000 milliards en fonction des évolutions de la bourse . Ce qui serait bon de savoir , c’est sa répartition en fonction des classes sociales, ainsi que son orientation financière et industrielle . En tout état de causes, il y a déséquilibre, puisque l’écart profits/salaires se creuse depuis plus de 30 ans, Si cette épargne était injectée dans le tissu industriel sur le territoire français, une grosse partie du problème serait résolue et il n’y aurait pas lieu de se prosterner devant les Quataris et autres investisseurs étrangers .
              Ce n’est, malheureusement pas, le simple retour à une monnaie nationale qui résoudrait le problème .

              1. @Elie Arié
                La loi sur la protection des consommateurs, dite « loi Neiertz » prévoit l’annulation de la dette du particulier, lorsque c’est la seule solution restante .
                Ce qui revient à dire, si on suit votre approche, qu’on peut parfaitement effacer l’ardoise des Etats . Du reste, ça s’est fait pour certains Etats d’Afrique qu’on avait étranglé .

      2. En attendant si nous faisions une dévaluation, seuls ceux qui possèdent de l’épargne y perdraient. Les banques et les commerçants qui font des marges pas possibles avec la camelote chinoise. La grande majorité des français s’appauvrissent quand ils ne sont pas déjà pauvres. L’intérêt d’une dévaluation est de redonner envie aux investisseurs de revenir en France. Une monnaie dévaluée pour un français moyen ne change pas grand chose à son existence quand il reste sur le territoire, cela devient intéressant d’avoir une monnaie forte quand on part à l’étranger ce que les français ne font pratiquement jamais. Le coût des matières premières deviennent plus chères mais bon en mal en, une baisse du taux chômage compensera largement ce problème. Et si en plus on arrive à redonner de l’excédent à notre balance commerciale, c’est tout bénéf. C’est un choix à faire.

        1. voda

          yes dans les grandes lignes,

          on pourrait rajouter quelques bricoles sur la lancée comme une taxation à l’import ciblée pour aider à relocaliser ou des entrepreneurs nationaux (habitant le territoire national) à créer de l’entreprise avec des perspectives ….
          et enfin pour quelques secteurs comme le BTP et les services, faire cesser les contrats de travail type bolkesbordel qui font employer quelques 350 000 personnes à des conditions de concurrence déloyale

          libéralisme et concurrence libre et non faussée…..tu parles

          1. « Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l’économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d’autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe. Il suffit au lecteur de s’interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres – si ce n’est des écarts plus importants encore – pour constater que la concurrence n’est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d’oeuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants. »

            Maurice Allais Prix Nobel d’économie dont les supers potes douteux était Friedman et Hayek… Comme quoi, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis… Seul bémol Maurice a attendu ses 99 ans pour nous le dire… Quel con!

            http://www.marianne.net/Le-testament-de-Maurice-Allais_a198475.html

    2. Oui, moi aussi je vais la refaire en plus explicite au carabin que ne veut voir que ce qui l’arrange :  » Les suivants sont révélateurs de la valeur courante des obligations Allemandes à la Grèce : se servant du taux d’intérêt moyen du Bon du Trésor des É.U., depuis 1994, comme le taux d’intérêt, qui est à peu près 6%, il est estimé que la valeur courante du prêt d’occupation est $163.8 billion et que les réparations en dommages de guerre sont $ 332 billion. Jacques Delpla, l’économiste et consultant français au gouvernement Français, a déclaré le 2 juillet 2011 que l’Allemagne doit la Grèce 575 billion euros résultant des obligations de la Seconde Guerre mondiale (Les Echos, Samedi, le 2 juillet, 2011).» » Donc, si l’Allemagne doit (et l’Allemagne seulement puisque l’Italie a payé la Grèce sans attendre, elle ) paie ce qu’elle doit à la Grèce ce qu’elle lui doit, c’est à dire 575 billions d’euros, elle a plus ce qu’il lui faut pour relancer son économie et dire merde à l’Europe des huissiers. Gageons que Tsipras ne va pas manquer de le faire valoir et savoir. Par contre l’Allemagne ne doit plus rien à la France, ce fut cadeau à la libération sur ordre des USA dans le cadre du plan Marshall. Ce qui me fait rire chaque qu’un bourgeoise s’émerveille de la capacité de l’Allemagne à se rétablir à la sortie de la guerre. L’Allemagne et l’Angleterre restant les vassaux préférés des USA et c’est bien pourquoi l’Europe nous envoie dans le mur avec l’accord TAFTA… Cherchez l’erreur. ARAMIS

  6. De Chevènement, qui s’est battu (assez seul , à l’époque, et, en particulier, contre Mélenchon…) contre la création de l’ euro :

    « Il ne fallait pas monter dans l’avion de l ‘euro : il est pourri, il n’a pas de pilote, et il va se crasher ; mais, maintenant qu’on y est et qu’il a décollé, la meilleure solution ne consiste pas à sauter par le hublot sans parachute; mieux vaut tenter d’en prendre les commandes pour réussir un atterrissage en douceur »

    1. Donc vous êtes toujours chevènementiste mais sans Chévênement quoi !. Con,fidence pour confidence j’étais à cette époque anti mélenchonniste car il était socialiste mangeur de couleuvres et à l’opposé de mes idées . je n’ai pas changé,Mélenchon oui, et à mon plus grande plaisir, nuance … Y aque les cons qui ne changent pas d’avis, sauf ceux qui disent ou laissent faire des conneries. ARAMIS

      1. Tous mes voeux pour 2015, vous en aurez besoin.

        Je félicite Juan pour son titre « nous sommes tous des Grecs » extrémement à propos et perspicace.
        A prendre cependant tout à fait au premier degré:
        nous sommes dans la même merde que les Grecs et la punition qui leur est infligée est bien issue des mêmes dogmes économiques et grossières simplifications sur le développement uniformes de pays extrémement différents. Une incroyable prétentions des crétins diplomés de Pascal Lamy (OMC), DSK, Moscovici, Lagarde et con-saur (comme le hareng).
        L’année qui vient prolongera la montée du chômage, des bas salaires et le délitement des acquis sociaux; ce que le Fillon-paillason n’osait qualifié de rigueur et que le cercueil en Sapin nous organise. Valls nous l’a annoncé: rigueur. Comme rigoris mortis.

        Deux espoirs pour les plébéiens; Syriza (merci Doc Sapiens pour les banalités servies) et le peuple grec, le Peuple ! et en Espagne Podemos.

        Deux traditions de peuples résistants et tout à fait fiers d’être eux-mêmes.

        En France (Hollandrie sarkozienne en faillite) vous subirez en serrant les fesses, j’en ai peur; attendant que les plus désespérés fassent le boulot libérateur à votre place.

        1. 19 € .. cool, c’est pas (très) cher..
          j’ai appris hier soir (disons ce matin) à dire « bonne année » en Tibétain.. et déjà oublié.. ça commence bien..
          bah, vous êtes là, vous saurez me (re) mettre dans le (droit?) chemin.. ouais, ben ça non c’est pas gagné..

          1. vin diou t’es équipé, t’as le clavier qui va bien ! je capte le sigma, delta, le lambda, enfin tu vois.. mais moi pas grand chose !
            ça a l’air sympa, alors pareil pour toi ! 😀

              1.  » Qui sera élu en Grèce en 2015 ? Passez le mot ! »
                (d’après « Google traductions »…)

              2.  » Bonne année à TOUS  » ?
                On aura donc vu Aramis souhaiter une bonne année à Hollande, à Dassault, à Gattaz…

                  1. le 1°, janvier et jour de l’année, alors de qql indulgence, même-que des bisoux et tout et tout.. certains plus dépaysés que d’autres ? qu’importe, aussi la source (youtube, traduction) file à vau-l’eau..

                    en 015 on se lavera les mains (nan, ça fait trop Ponce Pilate) alors on tournera plutôt sa langue au moins 3x (j’en suis à 2,5 !)
                    si « des vœux à tous » font bcp ? forcément du déchet ! mais mieux que pas assez, non.. le verre de préférence à moitié plein, enfin perso

                    des vœux Aurore ! et les camarades ! (oublié personne ?!) hier soir ? oui paisible et qql potes (15aine) aussi voyageurs.. (ma fille, 5 jours et amis, le passe à Varsovie.. grand bleu ! et bonnet géant.. mon grand, en famille à A’dam) avec ma femme, go Thaïlande fin du mois.. connais pas ! les no-vacances pas prises en 014.. je ramène qql chose..

          2. Oh làlà !!!! Pendant le Réveillon tu t’es mis au grec ? Devait être dure la soirée!!!! Bonne année mon ami.

  7. Tout ce que pourra tenter de faire Syriza, c’est que le coût de l’austérité soit un peu plus équitablement partagé entre les différentes classes sociales grecques, et que les fonctionnaires et les retraités ne soient pas ceux qui en bavent le plus…et ce serait déjà pas mal !
    Mais, pour cela, il faudrait qu’il mette en place un système de perception efficace de l’ impôt ( 6 ans après le début de la crise, il n’y a toujours pas de cadastre en Grèce ! ) …ce qui le rendra vite impopulaire : pas gagné d’avance !

    1. Syriza pourrait aussi règler le compte du clergé Grec et des armateurs qui n’ont pas la moindre idée de ce que veut dire le mot « contributions »
      Les petits commerçants grecs tirent la langue, tout comme les retraités et les fonctionnaires
      Je doute que la création d’un cadastre ( qui ne règle absolument pas les problèmes fonciers ) rende Syriza impopulaire . Je dirais même que la non création d’un cadastre est, sans doute, une des raisons de la rogne Grecque .

      1. En fait, malgré l’absence de cadastre, la Grèce a créé des impôts fonciers, mais établis au pifomètre et à la tête du client.
        Mais tout ce qui étant religieux étant dispensé d’impôt foncier, beaucoup de Grecs rse font construire une petite chapelle sur le terrain de leur propriété…et le tour est joué !

        1. @Elie Arié
          Les constructions de monuments funéraires en plein milieu de terrain, c’est, aussi, une pratique Corse .
          Et si vous saviez combien de terrains, dans nos belles campagnes, voient des bornes baladeuses délimitées leur périmètre… !

  8. le souvenir, y a qqls mois, l’interview d’un riche armateur grec (poncif, bateau..) il disait, en gros: « payer l’impôt ? sûrement pas ! (c’est vrai: ils n’en ont pas ‘l’habitude’) et si, dans un avenir proche ou pas, on ne plus y échapper, alors je déménage, vais voir ailleurs »
    ..imparable !
    il rajoutait: « ça serait dommage (?!) je suis bien ici, j’adore mon pays (?!) » ..ah oui, il peut !

  9. concernant le défaut de cadastre, et sauf changement depuis, les yougoslaves fin des années 80 construisaient aussi à la bonne franquette…

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