Blogueurs contre blogueurs

le blog politique est un exercice estimable qui permet de développer une pensée que les réseaux sociaux réduisent à quelques caractères ou de l’excitation à chaud. Mais ils ont du mal. Les billets s’espacent dans le temps, se raréfient tout simplement.

Il y a des explications personnelles, forcément.

Il reste pourtant des énervements, des disputes entre blogueurs pourtant proches, régulièrement réactivés sans raison.

Par exemple, Jegoun glisse une vanne contre Bembelly, tandis que FCB  publie un billet rageur contre le même après une incartade sur Twitter. Bembelly répond, forcément. Il y avait peut être un billet encore antérieur pour expliquer cette nouvelle bataille.

C’est devenu presque un rituel, ici, d’exprimer mon incompréhension contre ces disputes. Elles soulagent peut-être leurs protagonistes. Elles en désolent d’autres. Il me semble pourtant que la situation est suffisamment grave et sérieuse pour qu’on réfléchisse à dépasser tout cela.

Ce qui est rassurant cependant, c’est que ce que ces disputes n’ont rien de politique. J’en déduis que le débat contradictoire a donc toujours toutes ses chances.

Yalla.

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Auschwitz-Birkenau: vous vous souvenez, les enfants ?

Difficile de se rappeler quelle fut la première image vue sur ce camp de la mort dont on célèbre ce jour le 70ème anniversaire de la libération.

C’était sans doute un extrait de Shoah. Ou peut-être la fin de ce film incroyable de Samuel Fuller, « The Big Red One ».  Quoique je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de la libération d’Auschwitz.

J’avais surtout lu « La mort est mon métier« , de Robert Merle, une fausse biographie mais historiquement vraie du directeur de ce camp.

Auschwitz, on s’en souvient longtemps quand on est enfant. longtemps et pour longtemps.

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Auschwitz, comme les autres camps, comme toute la Shoah, reste une énigme pour l’humanité.

L’humanité sans majuscule.

 

 

Syriza, gauche radicale ?

Ils ont gagné, et largement, hier.

Syriza l’a emporté avec près de 10 points d’avance sur son premier rival, le parti conservateur du premier ministre Samaras.

En France, la récup et la stupéfaction.

Tsipras

1. Oui, le Parti de gauche, davantage que le Front de gauche, en est le parti le plus proche.
La récup de dernière de Marine Le Pen était pitoyable. Les applaudissements du PS font sourire. Les efforts de certains à expliquer combien Syriza n’a rien à voir avec le PG font carrément rire. (*): Plus tard dans la journée, on appris que le PC grec refusait de s’allier à Syriza.

2. La Grèce n’est pas la France, et ses comparaisons ont évidemment leurs limites.

3. La victoire de Syriza est une belle et grande nouvelle, une victoire de la politique contre la Banque. Mais rien n’est gagné, loin de là. Ce n’est pas une claque, mais un coup de boule contre une austérité mise en place pour rembourser un surendettement souscrit principalement auprès de banques européennes.

 

 

4. Le parti socialiste grec a disparu des urnes. Le PASOK aurait rassemblé moins de 5% des suffrages. Le PASOK est dépassé par les nazis d’Aube Dorée (7%).

5. La réaction des conservateurs européens est sans surprise. Ils ont cherché à assimiler Syriza à une éruption populiste.

6. En France, la victoire de Syriza a réjoui plus largement à gauche. Et c’est un signe, un mauvais signe pour l’échappée libérale de l’actuel gouvernement. Le signe qu’ils sont nombreux à vouloir autre chose.

 

 

7.  Syriza n’a pas la majorité absolue. Ce n’est pas tout un peuple, c’est la majorité  relative d’un peuple qui reste divisé.

 

Et voici, donc, ce qui arriva et devait arriver. Tout commence aujourd’hui (*):

 

 

(*) Mise à jour de 15h30, lundi 26 janvier 2015
Crédit illustration: DoZone Parody

La désintégration

Ce n’est pas un film du dimanche soir, mais un film prémonitoire.

J’aime bien Philippe Faucon, et cet ouvrage de 2012 m’avait marqué.

 

Chanson du dimanche: Illinois, quand tu nous tiens

C’est doux, c’est entrainant, c’est calme. C’est parfait.

Le Pen contre Le Pen

Le Vieux n’est pas content. Et il le fait savoir. Car le porte-parole Florian Philippot a critiqué la récente saillie de Valls sur l’Apartheid. Et donc ça agace Le Pen-père qui trouve encore quelque grâce à l’un des régimes politiques les plus racistes et durables que l’humanité ait connue.

« L’apartheid est compris comme une abomination de la désolation par un certain nombre d’imbéciles, y compris de droite, n’est-ce pas, alors que c’était une politique de développement séparé. » (Jean-Marie Le Pen, le 23 janvier 2015)

La semaine dernière, le vieux Le Pen avait déjà évoqué un complot américano-sioniste à propos des attentats de Paris, dans les colonnes d’un média russe. Ce qui avait permis à Florian Philippot de railler le « verre de vodka » de trop de l’ancien président du FN.

Je souhaite longue vie à Jean-Marie Le Pen. Il nous rappelle ce qu’est le FN.