Partir loin


J’y ai pensé en rentrant un soir, en voiture, de chez des amis. Nous étions en voiture et je conduisais. Finalement, et si je n’étais pas sorti de l’autoroute à l’endroit convenu.

Et si j’avais simplement continué, sans m’arrêter. ..

 

Il y a sur Youtube quelques chaînes étranges qui invitent à l’évasion, comme celle-ci par exemple.

 

On n’y voit « que » des parcours en train.

 

 

Observez-les quelques instants, oubliez la politique quelques moments.  cela me rappelle les longues routes de l’Ouest américain que j’espère retrouver prochainement.

Des heures de routes, droites, qui laissent le cerveau s’envoler intérieurement.

 

 

rOUGE

63 réflexions sur “ Partir loin ”

  1. Inutile de partir physiquement : laissons cela aux gens dénués d’imagination et aux touristes. On peut aussi prendre des idées comme on prend l’autobus : pour voir où elles vont nous conduire ; et en descendre dès qu’elles commencent à nous ennuyer. Mais le voyage (ou plutôt le déplacement) est le plus souvent d’une grande pitié. Léo Ferré a écrit une belle chanson sur le sujet, qui s’intitule Les Gares et les Ports. Elle est là :

      1. Il fut une des grandes passions de mon adolescence et de ma jeunesse, figurez-vous (à l’époque où je partageais plus ou moins les idées aberrantes qui continuent d’avoir cours chez la plupart des commentateurs de ce blog…) ; il m’arrive de le récouter, certains soirs, quand je suis seul, qu’il fait bien nuit, et que le vin chante dans les bouteilles…

          1. je ne suis pas de chef, je suis shaman, danseur et medecine man je communique avec les esprits generalement, mais avec vous je fais une exception.

    1. Et Xavier de Maistre a ecrit « voyage autour de ma chambre »
      encore plus « statique » comme deplacement.

  2. Juan arrête de te ronger les ongles !!!!
    C’est vrai prendre le bus, le métro…. toussa est une belle aventure!!!! (lol)
    Pour nous (mon père était à la SNCT -Tunisi- et tous les ans nous prenions le bateau pour venir en France, puis le train jusqu’à Nice. Des fois nous poussions jusqu’en Sicile (mes origines) et c’est vrai c’était l’aventure car au fur et à mesure du parcours la situation changeait et ça nous plaisait.
    Mais mon plus beau dépaysement a été les transports en Inde alors là c’était totale 5ème dimension.
    Le Stop également a été une aventure pour moi

    1. ah yes le stop ! mucho kilomètres ! tout loin.. et plus près pour qql Rdv amoureux.. flûte, trop d’exemples & anecdotes ! 3 continents, 4 avec l’Australie.. dans ce pays, le souvenir de l’auto faisant demi tour pour te ramasser ! c’est la seule qui passerait de la journée..

      Léo F (l’ais je déjà raconté?) le seul m’ayant viré d’un concert; 15 ans, un clic et clac foto tout à la fin du solo de piano.. l’œil noir, le doigt pointant la porte, un mot « dehors ! » (K Jarrett interdisait toute foto, truc à ne pas dire.. me suis éclipsé avant! de me faire gauler)

      mon pote Phil, prof, originaire de Sardaigne, chaque année on y va par Gènes /50aine d’oliviers du papa, taille, récolte.. le pressoir coopératif d’à côté: de l’huile à la casa toute l’année ! xx

  3. Pour ceux qui aime le trip il y a « Two Lane Highway » par le groupe Pure Prairie League sur notre ami, YouTube.
    Superbe Chanson et Videoclip.

    1. ne m’en veux pas, je m’attendais à qql chose qui réveille le blog gériatrique.. là un p’tit vieux, lonesome cow boy auto stoppeur.. ni très folk’ amérindien (ma femme est au courant) sympa la vidéo, comme quoi les goûts..

  4. partir loin pour quoi faire? tout le monde veut faire ça, alors si c’est pour tous se retrouver au même endroit, je ne vois pas l’intérêt..

    la méthode, fermer la porte, la télé, la radio, le téléphone et internet….et là roule ma poule….

  5. « les longues routes de l’Ouest américain que j’espère retrouver prochainement »

    Vous allez vous mettre à dos les commentateurs anti-américains de votre blog…

  6. Partir c’est rester un peu en laissant derrière soi quelque chose.
    Juan ne parle pas de fuir mais d’aller voir ailleurs, pour se ressourcer, se vider la tête, s’inspirer…

    Partir c’est tracer la route, la sienne, être attentif à ce que l’on découvre avec son bagage à soi.

    Partir, c’est mourir un peu au début s’il n’y a pas de but et revenir regonfler à bloc.

    Tout ce que je souhaite à Juan à et à toutes et tous : attaquer 2015 avec le sourire mais surtout pas forcé et l’ambition d’atteindre 2016 et toutes les années qui suivent avec le maximum d’espérance.

    Et puis partir, c’est revenir un jour.

    Qui aurait osé dire que les voyages forment la détresse ? personne !
    😉

        1. La source et l’ailleurs, ça vous paraît vraiment aller ensemble ?

          Je sais bien que, dans la langue morte des journalistes de télévision, se ressourcer est devenu à peu près synonyme de partir en vacances, mais enfin, rien ne vous oblige à parler aussi mal qu’eux.

          Se ressourcer, c’est revenir à ses sources, à ses origines. Par conséquent, l’ailleurs…

          1. Se ressourcer, même si on a pas de racine (comme moi) c’est aussi puiser dans l’ailleurs ce qui nous semble bon pour soi ou autrui. Je fais fi de l’entre-soi, je suis curieux, ouvert, et donc partir se ressourcer c’est trouver justement d’autres sources et y boire.. ou pas !

            Au passage : « source » est devenu l’impératif de l’internet via son fameux « cite-moi tes sources » que tu emploies allègrement !😉

            1. Par moment, j’ai vraiment l’impression que vous êtes sourd à votre propre langue ! Dans REssourcer, il y a ce « re », qui indique bel et bien un retour à quelque chose d’ancien, d’originel. De plus, on ne peut pas se trouver de « nouvelles sources », il faut trouver un autre mot.

              Quant au sens que vous présentez comme nouveau et « internétique », ce n’est rien d’autre que le vieux sens journalistique signifiant « origine des informations ». Et, là encore, source = origine…

        1. je peux te dire et à toutes et (presque) tous « fais toi plaisir ! » sans risque que ça parte en sucette..🙂

          1. J’ai la nostalgie des longs trajets en train, des longs parcours en camion, des kilomètres de routes parcours le pouce levé avec un sac à dos plus lourd que moi. Ça a été une grande partie de ma vie que je ne regrette pas et donc me manque un peu.
            Je voyage à présent avec ce que je construit au jour le jour en regardant dans le rétro avec un sourire à la fois nostalgique mais aussi constructif.
            Il me restera toujours le temps venu l’inconnu du grand voyage. Mais je ne suis pas prêt de prendre par avance mon ticket… J’aime trop le voyage en mode A/R. Et pour ce dernier voyage, c’est pas gagné… Je préfère encore les sentiers qui m’usent les semelles et que je dois repriser !
            😉

  7. Pratiquement tous les jeunes actifs de ma famille sont partis.

    D’eux-mêmes ou dans le cadre de l’entreprise qui les emploie.
    Cambodge, Thailande, Afrique du Sud, Etats-Unis ou encore en déplacement pour des missions.

    J’ai attendu quelques temps avant de me faire une idée, et finalement je suis contente pour eux.

  8. Emouvant, Ervé , ce soir…. la guitare a du voyager aussi !

    et un peu de soul pour ‘s’enfuir »

    1. Une guitare toujours en vie.
      Juste là pas loin…
      Une guitare qui a joué sous la pluie un peu partout,
      Au soleil brulant et salvateur,
      Sous la neige trop souvent parisienne.
      En des Squattes et en plein-air,
      Des quais, des bords de rivières, de longs canaux…
      Dans des wagons, des camions, des bagnoles,
      En levant le capodastre souvent…
      Une guitare toujours en vie.
      Juste là… qui se repose…
      Accordée !

            1. RV c’est ma signature quand je dessine justement et depuis des lustres.

              Et quand j’étais môme mon surnom c’était « N »… parce que NRV !

              What else ?

    2. Au-delà des accents égarés et des virgules prétentieuses, du présent compliqué et des futurs incertains, rien que l’harmonie d’un rêve peut suffire pour partir loin…
      Magnifique.

      ***

  9. Le moyen de m’évader, puisque je n’ai pas les moyens de voyager, est tout simple : fermer l’ordinateur, la radio, la télé, laisser tomber les journaux et autres magazines. Marcher dans mon village, dans sa campagne, écouter, voir, oublier ces événements dont on nous rebat les oreilles, et sur lesquels nous n’avons aucune influence, et n’en auront jamais. Penser aux miens et à moi, et enfin : être bien.
    Egoïste ? Non, réaliste !

  10. Un jour, Jésus dit à ses apôtres : « allez donc voir là-bas, si j’y suis « . Ils y allèrent et, en effet, il y était .

  11. Je n’ai aucune notion de paléontholo…..
    Attali, le réducteur de tête en chef, nous rabaisse, une fois de plus…

  12. Partir… c’est aller ailleurs, c’est laisser quelque chose, (son environnement, ses proches), C’est aussi ne jamais voir et trouver ce qu’on avait imaginé au départ (même si la doc est là). C’est donc arriver dans autre chose.
    Si sur cette terre il n’y plus « de nouveau monde » à découvrir, il y a des mondes.
    De ces mondes, lors du retour, on en revient forcement imprégné, chargé de souvenirs qui ne s’achètent pas. Tout cela peut-être lié à ce que l’on y a fait ou pas.
    Biens d’autres façons de partir et voyager (évoquées ci-dessus) existent.
    Introspection ? Que de chemins à suivre…

    Juan, les voyages avec Google sont sympathiques (ludiques?), mais ils restent virtuels.

    J’ai revu, il n’y a pas longtemps un film : « Un singe en Hivers » (avec Gabin et Belmondo).

    Pour tout vous dire, définitivement rentrer… J’ai parfois, moi aussi, un peu froid.

    Au fait : Bonne Année à tous (tes) J’aime bien vous lire🙂 )

  13. AH PUTAIN CELA FAIT DU BIEN !
    les voyages, la musique, les discutions de beatniks 62 commentaires, et dire qu’il va falloir se retaper cette bande de salopards (les politiques), revenir au concret, a la fosse a merde pleine de leur mensonges et de leur cynisme, de leur terrorisme, avec leurs gueules de premier de la classe.

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