Ne pas désespérer d’Internet


On peut sembler critique, choqué, écoeuré même, à lire ou voir ce que l’on peut lire ou voir sur Internet. Et pourtant…

Il y a une chouette interview à lire sur RUE89 sur le sujet, Internet nous a-t-il déçu ? La question témoigne d’une inquiétude, d’une franche trouille contre le monde et l’avenir. Heureusement, Antonio Casilli, auteur d’un bouquin que je n’ai pas lu ( « Les Liaisons numériques »  2010), prend la défense du nouveau monde.

Nous sommes tous confrontés aux bêtises, aux trolls, aux conspirationnistes, à Dieudonné et plein d’autres racailles qu’on n’imaginait pas rencontrer avant que les « réseaux » ne nous connectent avec plus ou moins de force ou d’autorité.

Antonio Casilli apporte sa réflexion:

« Internet est moins le lieu d’une communication agressive, que celui d’une communication ambiguë, complexe, créatrice de malentendus, et pour laquelle nous n’avons pas encore tous les codes. »

Il s’interroge sur les commentaires des articles, le rapport mal ordonné (selon lui) entre les médias et la (fausse) participation qu’ils attendent des lecteurs.

« Ce modèle est basé sur un malentendu. Il donne l’illusion d’une participation alors qu’il créé une ligne imaginaire séparant une parole autorisée (l’article), d’une parole moins autorisée car filtrée, encadrée, transformée (les commentaires). Avec derrière, l’idée qu’il faudrait que les commentateurs soient au diapason de la sensibilité du média (diapason politique, morale). Du coup, les médias filtrent. « 

Nous sommes confrontés à des échanges inattendus. Mes enfants sont sur-connectés. Nous baignons dans ce monde qui est désormais e nôtre. En France, on compte déjà plus de 45 millions d’internautes. Qui dit mieux ?

Il y a des excès, des dangers, des bêtises.

Mais comme ailleurs, comme avant. Ces excès prennent simplement des formes nouvelles.

Internet s’améliore. On peut refuser de lire ou voir ce que l’on ne veut ni lire ni voir. Il est facile de bloquer, d’expulser, de rendre indésirable.

On peut choisir avec qui dialoguer, qui lire, qui écouter.

Et en échange, on peut découvrir, s’amuser, apprendre.

 

Une réflexion sur “ Ne pas désespérer d’Internet ”

  1. La question essentielle reste la même :
    A qui le crime profite ?

    Aux musulmans, j’en doute !

    Donc, il y a une pieuvre assoiffée de crime, de sang qui répand ses tentacules.
    D’ailleurs la mise en avant de gens qui se réclament de la liberté de presse comme ce M. P Vall est une pure escroquerie quand on connaît ses agissements, par le passé, vis à vis de certains humoristes de F.I.

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