Pourquoi Najat Vallaud-Belkacem a raison


De tous ceux qui s’esbaudissent, s’énervent, ou éructent contre la réforme du collège de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, combien ont encore des enfants au collège ?

Combien peuvent ancrer dans la réalité d’un quotidien ?

Combien ont même des enfants ?

Pourquoi poser ces questions ? La raison est simple: nous pouvions lire tant d’arguments sur l’intérêt supérieur des enfants qu’il fallait sortir du bois, c’est-à-dire sur le terrain. Le terrain, je l’ai à la maison, comme d’autres nombreux parents.

J’ai lu dans Marianne, qui héberge encore mon blog principal, des critiques en tous genres contre cette réforme de quelques lignes. L’hebdo a même publié une analyse d’une « journaliste essayiste » pour justifier que la ministre s’était trompée dans quelques statistiques.

Mon dieu, où en sommes nous ?

Je vois beaucoup de mâles, blancs, bourgeois s’exclamer contre cette réforme. J’ai même entendu des critiques si nauséabondes (« Mme Belkacem, cette musulmane qui veut priver nos têtes blondes d’un enseignement de la chrétienté » etc) que j’ai fini par la lire cette réforme. Je n’avais pas envie. Je ne suis plus motivé à lire les réformes de ce gouvernement. Elles me pètent à la gueule à chaque fois.

Je suis donc allé la lire, sans passer par la case « arguments (bien) prémâchés » de l’équipe du ministère. Il y avait un texte officiel. Ensuite, comme je n’y trouvais pas tout, j’ai du lire les arguments du ministère. Je ne trouvais cette histoire d’enseignement de l’islam.

Mes enfants ont fait « bilangue« , cette fameuse classe où l’on apprend deux langues dès la 6ème. Pire, ma famille étant un peu germanique, ils ont fait allemand et anglais. J’ai lu ici ou là que la réforme allait tuer l’apprentissage de l’allemand. En fait, il n’en est rien. Les classes que mes deux enfants ont suivi (Tarzan termine sa troisième), n’existeront plus dans un an. Au lieu de quoi, on va enseigner l’anglais plus tôt, et la seconde langue plus tôt aussi.

Qui peut penser que c’est une mauvaise chose ?

On nous a proposé le latin ou le grec. Nous avons refusé. On s’est dit qu’avec l’allemand, nos enfants seraient suffisamment bien dotés, et déjà placés dans des classes plus sérieuses que la moyenne du collège public moyen auquel nous étions rattachés. Il n’en fut rien, mais je n’ai pas regretté. Le latin fut une épreuve personnelle. Et choisir une langue supplémentaire dans le seul espoir de garantir une place de qualité dans l’enseignement public n’a rien à voir avec l’intérêt éducatif du latin.

Donc il est très bien de le rendre encore plus optionnel.

Je n’ai pas entendu de critiques sur ce que la réforme ne contenait pas, par exemple renforcer l’enseignement du chinois. C’est pas comme si les Chinois étaient nombreux, hein ?

Les quinqua/sexta blancs bourgeois qui couinent pour le maintien du latin et du grec en option de 6ème devraient avouer leur motivation profonde, ou reconnaître leur ignorance crasse de la réalité du terrain.

J’ai lu cette réaction d’Alain Minc, conseiller millionnaire de l’ancien Sarkozy qui assimilait la France à sa propre situation personnelle. le voici accusant la ministre d’une « grande méconnaissance de ce qu’est la société française de la part du ministre de l’Education, car en France, on n’insulte pas le monde intellectuel. »

Le monde intellectuel ? Alain Minc instruit le procès ô combien misogyne et raciste d’une ministre trop femme et trop « pas française puisque s’appelant Najat ». L’ancien conseiller du soir de Nicolas Sarkozy suit les traces de la droite furibarde, de Valeurs Actuelles aux dérangés de Minute.

La ministre a fait une grosse bêtise, plus grave que tout le reste. Elle a dit que les enfants s’ennuient au collège. Quel sacrilège ! Répétons notre question d’introduction: qui donc parmi les critiques de ce constat a encore des enfants au collège ? Mes enfants s’emmerdent au collège. Faut-il transformer les collèges en Disneyland ? Non bien sûr. Mais la réalité est que nos enfants sont submergés d’information connectée en permanence. Que les profs suffoquent devant cette réalité quand ils la perçoivent. Que l’Education nationale soit débordée, est une évidence. Sauf pour quelques Quinqua/Sexta blancs bourgeois hors sol et sans enfants.

« le vrai problème qu’on a aujourd’hui au collège c’est que les élèves s’ennuient. Il faut réveiller leur appétence et qu’ils sortent du collège en maîtrisant le français, les maths, l’histoire-géo »

Reste cette histoire d’islam.

La belle affaire.

C’est une proposition du Conseil machin-chose, et pas du ministère lui-même. On s’en fiche. Si le ministère l’endosse, c’est lui le responsable.

Je serai ravi que mes enfants apprennent de quoi l’islam en retourne à l’école, par des profs de la République, plutot qu’ailleurs. Par ailleurs, l’enseignement du christianisme ne devient pas facultatif pour autant. Les délires racistes de quelques éditorialistes ne changent pas la réalité: la réforme ne fait pas disparaitre l’enseignement des religions, ni du christianisme, ni de l’islam.

Ma fille approuve ce message.

Merci madame la ministre.

(pour le reste, sortez de ce gouvernement assez vite).

 

 

78 réflexions sur “ Pourquoi Najat Vallaud-Belkacem a raison ”

  1. Je suis bien content que mes trois enfants encore en âge de scolarisation soient à la maison. Les descendants d’immigrés se pètent de savoir ce qui c’est passé ici depuis le 1er siècle, mais nos enfants vont devoir « s’intéresser » à ce qui se passait au moyen orient à la même époque. Par le bais anodin de cette Histoire revisitée à la sauce orientale, les religions vont donc pouvoir reprendre du poil de la bête grâce à des faux socialistes. C’était bien la peine de se battre en 1905. On mélange donc les visions de l’ Histoire mais toujours pas la bouffe aux cantines. Et l’égalité et l’assimilation sous notre belle République des bourgeois alors ? Misère de misère. ARAMIS

  2. Apprendre l ‘ histoire de la France était déjà un problème, il faut maintenant apprendre l ‘ histoire de l ‘ islam! Mais quel rapport entre l ‘ histoire d ‘un pays et celle d ‘ une religion?
    Pour soigner l ‘ éducation nationale ce n ‘est pas un problème de grec ou de latin, c ‘est refondre l ‘ensemble.
    C’est apprendre à lire, à écrire, à comprendre un texte, ce devrait être le premier but de l ‘EN, mais chaque ministre ( arrivé(e) par chance, piston, copinage) se sent obligé de bouleverser ce mammouth.
    Si les parents ne travaillent pas à l ‘EN, si ils n ‘ ont pas les moyens d ‘envoyer leurs enfants dans le privé, ou simplement de payer un prof pour donner des cours particuliers, l ‘ enfant est largué.
    Absences, maladies ,congés parentaux, absentéisme sans raison record, je m ‘ en foutisme en plus….. et exaspération des profs qui bossent et aiment leur boulot.
    Qu ‘en a-t-on à foutre de l ‘histoire de l ‘ islam Qu ‘ a-t- elle fait inventer, quel progrés a-t -elle amené au monde, quel grand homme en descend?

    1. « Qu ‘en a-t-on à foutre de l ‘histoire de l ‘ islam Qu ‘ a-t- elle fait inventer, quel progrés a-t -elle amené au monde, quel grand homme en descend? »

      Poser la question c’est déjà y répondre…

      1. Juan

        Tu parles des Croisades ? Sinon oui dans les institutions religieuses où j’ai appris la religion catholique.
        Mais dans le Public je ne me souviens pas que nous ayons appris les religions.
        Je crois que c’est un choix perso de vouloir s’informer mais absolument pas à imposer.
        Même en Tunisie où j’ai appris l’Arabe jusqu’à que je parte, il n’a jamais été question de religion.

        Ca devient du n’importe quoi!!!

        Pourquoi ne pas revenir aux fondamentaux : français (il y en aurait bien besoin), calcul, grammaire, orthographe, histoire, géographie.
        Par contre, pourquoi ne pas commencer à apprendre une langue étrangère à partir de la 2ème section de maternelle ? mes enfants l’ont fait à partir de comptines et ça s’est arrêté en primaire. Dommage !!

        1. Je partage le questionnement d’Aurore. Oui, pourquoi ne pas revenir aux fondamentaux et veiller à ce que nos enfants sachent au moins çà, mais qu’ils le sachent bien et disposent ainsi d’un bonne base? Ensuite on peut toujours varier les menus en proposant des programmes adaptés à l’évolution des cours en feed-back constant (je faisais çà en karaté et çà marchait impec), au feeling, un peu à la méthode des enseignants scandinaves. Autodidacte, j’enseigne à mes enfants depuis une dizaine d’années à domicile de cette façon là, et çà donne de bons résultats.

      2. Perso, sorti de la primaire à 14 ans, je n’ai jamais vraiment entendu parler de la ( et surtout des religions) comme actuellement. Rpaport avec la religion qui était surtout liée au christianisme par le biais de l’histoire de France (du fait de la loi de 1905). Et si 5 millions d’ouvriers français repartaient bosser en Algérie (pour construire des villages solaires dans le Sahara, par exemple) et qu’ils demandent des constructions d’églises, l’enseignement du christianisme à l’école, des repas au cochon dans les cantines, des jours de congés liés aux fêtes religieuses occidentales et qu’ils amènent leurs femmes et leurs filles habillées en mini jupes. Vous pensez qu’on les écouterait et qu’ils seraient bien reçus là-bas ? ARAMIS

  3. Les quinqua/sexta blancs bourgeois qui couinent ……

    Si on disaient les quinqua/sexta noirs, ce serait -il du racisme?

  4. Il était temps qu’on mette enfin en place une réforme plus égalitaire…..s’il y a peut-être qq améliorations à apporter (la ministre l’a déjà fait) cela ne justifie en rien toutes les polémiques.
    Par contre je ne suis pas sûre qu’il faille aller si vite dans l’apprentissage de la deuxième langue….sauf si on commençait l’apprentissage de la première dès l’école primaire.
    Cette réforme est un bon début.

  5. Je ne suis pas d’accord avec toi sur la suppression des options grec et latin (parce qu’en réalité, elles sont supprimées, dissoutes dans une espèce de vague cours d’initiation à l’étymologie). Certes ces enseignements avaient bien besoin d’être dépoussiérés et leur utilité réexpliquée (mais ils ont été négligés par toutes les réformes précédentes), mais leur suppression n’augure rien de bon… On dira ce qu’on voudra, le latin est une formidable porte d’entrée pour apprendre d’autres langues (non seulement il est la base de toutes les langues romanes, mais il est utile aussi à l’apprentissage de l’allemand car il initie au système des déclinaisons). Personnellement, je comprends en partie l’italien sans en avoir jamais fait depuis que je me suis mis au latin (tardivement, à la fac) et ce en ayant un niveau de latin pas terrible. Pour le reste de la réforme… Je n’ai pas tout regardé en détails, en revanche j’ai lu les nouveaux programmes d’histoire qui sont tant décriés, et même si c’est perfectible, je trouve qu’ils sont déjà bien mieux que ce que moi j’ai eu au collège (entre 2003 et 2008), où c’était franchement à ch***. Après, le reproche principal que je ferai à cette réforme, c’est de ne pas s’attaquer au problème principal de l’Education nationale, l’apprentissage du français, qui n’a cessé de se réduire en nombre d’heures hebdomadaires ces dernières décennies…. Or la maîtrise de la langue c’est la principale source d’inégalités entre les enfants selon leurs milieux sociaux et s’ils sont ou non issus de l’immigration… Ca devrait être le chantier majeur de cette réforme, s’attaquer à cette inégalité dans la maîtrise de la langue, mais ce n’est malheureusement pas le cas. C’est par ailleurs assez effrayant de voir le niveau de français jusque sur les bancs de la fac (car on peut aujourd’hui avoir le bac même littéraire et entrer à l’université en faisant des fautes d’orthographe et de syntaxe à toute les phrases – j’en connais…).

    1. je n’ai rien contre le latin, j’y suis passé au collège, une épreuve. Mais comme tu le dis, on a peut etre d’autres urgences. Je suis surtout stupéfait d »une polémique sur une réforme qui aurait pu être améliorée mais qui est loin de la fin des civilisations qu’on nous clame…

      1. Oui je suis d’accord, certaines controverses sont exagérées, cette réforme ne va pas provoquer de cataclysmes… L’enseignement secondaire est déjà au fond du trou de toute façon, il ne gagne qu’à être réformé (même si à mon avis cette réforme est à côté de la plaque sur pas mal de sujets, malgré des points positifs). Après, quand on écoute l’opposition de droite sur ce texte (comme Sarkozy récemment), on a surtout l’impression que ce qui les dérange, c’est le fait que ce soit une ministre avec des origines arabes qui porte cette réforme, plus que la réforme en elle-même.

  6. Pourquoi j’aime te lire ici, je ne sais pas, peut être parce que c’est plus toi, sans filet, ton avis. Merci pour cette lecture et…

    Bobiyé !

    @bembelly

    1. on a les memes gouts.. ca arrive (cool)
      yes, fait latin en 6* ni demande mon avis.. tous les jours (ou presque) j’en vois (?) les bienfaits.. de toutes manieres ils ne m’ont pas garde: vire en 3*

      aussi j’ai une fille, grande et blanche, aussi une petite fille, noire. Que j’aime bien sur
      ais-je le choix.. (no question)
      ‘ti ps, je fais mon sac, j’arrive, Cheers

  7. Les quinquagénaires blancs bourgeois n’ont plus d’enfants au collège ?
    Merci pour ceux qui ont fait des enfants après 35 ans, c’est l’âge limite pour les quinquagénaires blancs bourgeois ?
    Et c’est kikidiça ? Un riche quadragénaire blanc pas bourgeois du tout, hautement approuvé par un type très intelligent, plutôt pas banc, et pas du tout raciste, qui lui, met ses enfants dans le privé ? Ben voyons…

    C’est facile de donner des leçons du haut, justement, de sa position de bourgeois dont les enfants ne vont pas dans un collège de zup.

    Il y a de quoi pleurer sur la façon dont on s’acharne à nuire aux enfants des classes populaires depuis le début des années Sarkozy (sans remonter plus loin) jusqu’à maintenant, et maintenant, c’est le feu d’artifice !

    Il faudrait écouter ce qu’en pensent les professeurs qui enseignent dans les milieux populaires, justement. Ils vont faire grève, pas pour le latin et le grec, mais parce qu’ ils ne vont plus servir à rien, si ça continue.

    J’ajoute que, personnellement, je ne suis pas pour l’enseignement du latin-grec au collège, mais résolument contre tous ces machins bidules de modules de citoyenneté responsable et équitable pris sur des heures de français.

  8. Bonjour Juan,
    Je suis bien d’accord pour la question de l’ennui, du maintien du latin comme option, etc. Beaucoup décrient la réforme au nom d’arguments « hors sol », comme tu dis ils n’ont pas d’enfants en collège, ils ne connaissent rien au monde des 12-15 ans.
    Le problème de cette réforme est qu’elle pense que tout le monde vit en ville. Dans les collèges de mon département, sans classe bilangue, il n’y a plus d’allemand. Point. Parce qu’on n’a pas le choix entre plusieurs LV1 et plusieurs LV2. On fait anglais, puis espagnol. Pas le choix. Les collèges sont petits (un « gros bourg » ici c’est 3 ou 4 mille habitants). C’est le cas dans tous les départements ruraux. Et ne me dis pas qu’on va affecter de nouveaux crédits, ou recruter des profs d’allemand pour créer des options de LV2 – on a essayé, et cela a été refusé.
    Que dire aussi des jeunes de la province des pointes de l’hexagone et des dom, pour qui les classes bilangues c’est le lien avec la langue et les traditions culturelles – classe bilangue provençal dans un bourg maraicher, je t’assure que ça n’a rien à voir avec l’élitisme (je ne sais pas ce que les parents du Lubéron riche font, mais à mon avis ce n’est pas provençal.)
    Et autant je sais que les classes européennes sont des pressurisateurs dans des collèges de centre-ville, autant dans un petit collège c’est juste ça, une classe qui dure 2 ans donc qui permet de monter un projet européen qui permettra aux enfants de prendre le train pour la 1e fois et d’aller dans un autre pays découvrir ce dont ils ont parlé pendant 18 mois, les enfants viennent de toutes les classes et essentiellement participent ceux qui sont intéressés.
    Donc on va détruire des choses qui marchent un peu, montées à grande peine, parce que dans certains collèges on ne respecte pas l’esprit de la loi. Je trouve cela terrible, car ceux qui payent concrètement ce sont ceux qu’on oublie tout le temps (les périphéries, les ruraux.)
    Quant à l’islam, c’est NORMAL qu’on enseigne cela à égalité avec le judaïsme et le christianisme. NOTONS POUR LES RONCHONS qu’il s’agit de parler d’apports culturels, pas de dogmes ou de religion. Les enfants apprennent à quoi ressemble l’intérieur d’une synagogue, d’une église, et d’une mosquée, par exemple, et font le lien avec les raisons pour cette architecture, pour les décorations, etc. Dans un pays laïc, il est normal de parler des 3 religions à égalité.
    Le thème « la méditerranée, carrefour de cultures » était d’ailleurs au programme de 2e pendant longtemps, et avait été supprimé pour être remplacé par « l’Occident chrétien » sous Sarkozy.

  9. « Ma fille chérie du haut de ses 14 ans est en classe de seconde dans un Lycée privé de Lyon. C’est un établissement de référence, dans le Vieux-Lyon. Elle le vaut bien. »
    (Bembelly, sur son blog) Sans commentaires…

    « Mes enfants ont fait « bilangue« , cette fameuse classe où l’on apprend deux langues dès la 6ème.  » (Juan, plus haut)
    Ces classes que NVB veut supprimer parce qu’ « élitistes ».
    « On s’est dit qu’avec l’allemand, nos enfants seraient suffisamment bien dotés, et déjà placés dans des classes plus sérieuses que la moyenne du collège public moyen auquel nous étions rattachés.  »
    …et c’est très vilain, l’élitisme, quand il s’agit des enfants des autres (des quinqua sexa blancs et bourgeois, surtout) mais pour les siens, on se débrouille comme on peut, hein.

    Mais quelle hypocrisie… Quel mépris des professeurs, de leur mission, et des classes populaires !

    1. désolé si vous avez pris cela pour du mépris, Suzanne. Il n’y avait que de l’énervement. Réduire ces options (bilangue, latin, etc) qui servent avant tout à une/des élite(s) et moins pour l’enseignement qu’elles procurent (l’allemand est parlé par une partie de notre belle-famille, pour ce qui me concerne), est justement l’objectif de cette réforme. D’après ce que je comprends de votre critique, vous devriez en être satisfaite.

      1. J’ajoute [pour « Suzanne », que je ne connais pas]

        Évite de mêler ma fille à tes dérives , ça vaudra mieux.
        Conseil. J’ai dit.

        1. Cher Bembelly

          Je ne fais que citer ce que vous écrivez sur votre blog.
          Si vous ne voulez pas que l’on cite ce que vous écrivez sur votre blog, il ne faut pas écrire sur votre blog ce que vous ne voulez pas que l’on puisse citer un jour.

          (C’est quoi, ce « Conseil. J’ai dit. » Une menace ? Même pas peur, la la la…)

  10. « Donc on va détruire des choses qui marchent un peu, montées à grande peine, parce que dans certains collèges on ne respecte pas l’esprit de la loi. Je trouve cela terrible, car ceux qui payent concrètement ce sont ceux qu’on oublie tout le temps (les périphéries, les ruraux.) »

    Oui, Myos, et aussi les élèves des collèges de pauvres qui essaient de s’accrocher en choisissant une filière qui leur permettre d’étudier plus sérieusement et de faire des projets de scolarisation à long terme.
    Et c’est pour eux, surtout, que les professeurs vont se mettre en grève.

    1. Jde trouve du plus haut comique cette théorie qui veut qu’avoir des enfants donne automatiquement des vues éclairées sur l’éducation, et que, a contrario, n’en pas avoir interdit absolument toute espèce d’avis intelligent sur la question.

      Ce serait comme contester à un médecin diététicien adepte du végétarisme le droit de dire que la charcuterie, c’est gras.

      1. les diététiciens adeptes de la charcuterie comme le dr COhen ne se privant pas de dénigrer le végétarisme, au passage, gnark gnark …

  11. Ce billet m’étonne profondément. D’habitude, Juan est plutôt de gauche, et de gauche non-gouvernementale.
    En matière d’instruction publique, ce n’est pas très difficile de discerner ce que peuvent être des idées de gauche, des idées de droite, et des idées incongrues de n’importe où.

    Ce matin, sur France inter, on demande à Najat VB: « comment les élèves vont-ils apprendre l’orthographe, où ils ont quand même un gros manque d’apprentissage?
    – Eh bien (et là elle rit, hahahah) grâce aux EPI, par exemple français et arts, les élèves déclameront de grands textes: c’est une autre façon d’apprendre ».

    et en plus, elle se fout du monde… Pas mal, non ?

    1. EPI chez moi c’est équipement de protection individuelle…alors l’abréviation est aussi un exemple du vide de l’enseignement des mots.

    2. Expliquez moi, si vous le souhaitez, pourquoi cette réforme de droite déclenche des critiques assez lunaires et xénophobes de droite et d’extrême droite, avec une virulence assez inédite.

      1. « des critiques assez lunaires et xénophobes de droite et d’extrême droite, avec une virulence assez inédite. »
        Là, je vois surtout que ce sont des professeurs de gauche qui se mobilisent. Dans tous les débats télévisés, émissions de radio, de ces deux derniers jours, c’étaient des professeurs de gauche qui montaient au créneau. Ce que l’extrême-droite peut en dire, hein, je m’en fiche. Je pense plutôt à cette chanson de la Commune qui demandait que « le seuil des écoles soit ouvert à tous nos enfants ». Après avoir profité du système « poche d’élitisme » que sont ces classes bilangues… vous pensez que c’est mieux que les enfants des autres n’en profitent pas ?

        1. @Suzanne: votre dernier point ne grandit pas votre argumentation. Sur le fond, apprendre l’Allemand plus tôt qu’avant est exactement les raisons de notre choix de classe bilangue, donc la réforme est pour moi une avancée. Quant aux professeurs, certains se mobilisent, d’autres pas.

          1. Dans l’idéal… on pourrait dire que oui, en effet, c’est mieux que 100% des collégiens puissent bénéficier de deux langues en 5ème, plutôt que 20 % d’entre eux dès la 6ème. Cela semble plus égalitaire. Cependant, on n’a pas demandé l’avis des professeurs de langues. Ils disent grosso modo qu’il faut au minimum trois heures de cours par semaine pour que l’apprentissage soit efficace. L’idée de la première langue en primaire (c’est déjà appliqué depuis longtemps) serait parfaite si son application était égalitaire. On n’a déjà pas les moyens de payer de vrais professeurs d’anglais (ou d’allemand) pour venir enseigner dans les écoles primaires !. Il y a, en outre, une vraie cassure entre les écoles des communes plutôt riches et celles des communes plutôt pauvres, depuis la réforme des rythmes scolaires. Ici, on paiera un intervenant anglais pour s’occuper des classes maternelles en atelier poterie ou basket l’après-midi, là on se résout, après s’être fait tirer l’oreille, à mettre tous les enfants au terrain de foot, avec les gradins abrités et les vestiaires en cas de pluie, et à affecter un employé municipal à leur surveillance, les laissant s’occuper comme ils peuvent.
            Je ne m’émeus pas pour le sort des enfants qui seront, quoi qu’il advienne, portés par leur famille.
            Quant aux autres… On n’a pas de pitié pour les lents, pour les enfants qui ont raté trois marches, pour ceux dont la petite intelligence ne permet qu’un minimum d’apprentissage, pour ceux qui n’ont qu’une seule envie : mettre les voiles, et si ce n’est pas possible déconner un max avant, pour que la vie soit moins triste. (et il y en a qui ont des vies vraiment tristes).
            On a supprimé les 4ème et 3ème techno, qui permettaient à beaucoup d’enfants pas très scolaires de continuer de vraies études , jusqu’au bac pro et plus si capacités. On a remis, petit à petit, des DP3 et DP6 moins coûteuses… qui vont sauter avec cette réforme, qui a l’air très bricolée, avec des trous dans les programmes.
            Najat V.B répète à l’envi qu’on ne peut pas séparer les enfants de onze ans en choisissant d’en mettre une partie dans des classes à options.
            C’est beau, mais la réalité c’est que les enfants faibles ne profiteront pas de cet égalitarisme imposé, et que les enfants qui ont plus de capacités et un meilleur environnement familial iront voir ailleurs. Et ce n’est pas une idée, que j’exprime là, c’est ce qui se passe en vrai pour de vrai partout où les directeurs de collège ont supprimé les classes à options.

            Une réforme égalitaire consisterait à offrir aux enfants des quartiers défavorisés des places en crèche de un à deux ans, et l’école à deux ans, avec un gros ajout de personnel francophone. (là, on pourrait en créer, et utilement, des emplois jeunes !) et des moyens d’accueil pour que puissent y vivre dans des bonnes conditions d’apprentissage, d’éveil, de repos… Et ça, c’est une méthode qui fonctionne, mais lentement….!

              1. pas de vrais profs ? bon ok, ne suis pas du métier.. alors disons manque de flouze, c’est ça.. puis-je pouffer ?
                (la) « volonté » cé pour qui..

                je n’ai rien lu (vu) sur les orientations (je parle de ma génération, 70/75) où mes potes, on disait bicot à l’époque (je suis arabophile; et pas que) était invariablement ‘dirigés’ vers ce beau métier qu’est chaudronnier

                j’espère qu’on en manque pas

            1. @Suzanne
              Entièrement d’accord.
              Il faut savoir que s’agissant des rythmes scolaires ça été fait en dépit du bon sens tant par l’E.N. que par certaines municipalités.
              Au niveau de la municipalité la concertation et la discussion avec les personnels ont été nulles et les ATSEM maintenant se retrouvent avec des horaires qui leur laissent une partie de l’après-midi libre mais le soir finissent assez tard.

              Maintenant le gouvernement « incitent » les jeunes de 17/25 ans à soit faire un Service Civique soit s’engager…. ça laissera moins de jeunes à la traîne et par là faire baisser le chômage des jeunes

      2. Juan
        Encore une fois non, tu te trompes.
        C’est difficile et usant de se faire entendre sans qu’il soit tout de suite être « taxé » de … Je ne pense pas être xénophobe que de dire apprendre la religion de l’Islam dans les écoles de la République n’est pas judicieux.

        1. @aurore: la réforme ne change rien sur « l’enseignement » de l’islam, m’enfin. Le CSE a suggéré des modifications de programmes, mais rien sur l’islam.

          1. Juan
            Donc, si on suit le raisonnement rien n’empêchera alors aux autres Confessions de vouloir la même chose.
            Beau bordel en perspective

  12. Que cela soit la réforme d’untel ou unetelle, qu’importe. Qu’on dise un peu n’importe quoi dès qu’il y a une « réforme », ce n’est pas nouveau. Mais une fois de plus, c’est une réformette qui ne va pas au fond du problème.
    Il est essentiel d’apprendre l’autre pour le comprendre et donc dans ce sens, connaître l’origine de TOUTES les religions est important pour structurer la pensée et mieux comprendre à la fois l’histoire et les textes,… français ou étrangers.
    Apprendre plus tôt des langues, c’est bien. Mais la question reste : comment. Et là, c’est toujours la catastrophe. On reste toujours sur des apprentissages façon langues mortes pour des langues bien vivantes avec une part d’oral toujours pauvre. Malheureusement, avec des classes de plus de 20 élèves, ce ne sera pas possible.
    On peut aussi se désespérer de l’imobilisme et du recul dans la part des sciences de la vie et de la terre, mais ce n’est pas cette réforme qui est en cause. On peut encore se poser beaucoup de questions sur le recul de l’orthographe et là encore c’est ignoré par cette « réforme ».

    Et puis le numérique, on en fait un plat mais ce n’est pas l’outil qui compte c’est la compréhension et la logique derrière les outils qui est essentielle. Filer des tablettes à des élèves n’en fait pas des experts en informatique, surtout si ce sont des systèmes fermés comme ceux d’apple. Mais lier le numérique dans des projets liés à d’autres sujets peut être une idée, par exemple lien entre mathématique et programmation, lien entre histoire et internet à travers des recherches, etc etc… La réforme reste trop « scolaire », ne sortant pas des méthodes qui consistent à déshabiller pierre pour habiller paul. C’est en profondeur qu’il faudrait réfléchir avec des yeux neufs…bref, des conseillers sortant un peu du moule vermoulu habituel.

  13. « Combien ont même des enfants ? »

    C’est une drole de question que tu poses, Juan. on ne légifère que pour soi ? 20% des francais sont franciliens, dont 3.5% de parisiens. Y a t-il 100 députés franciliens, à l’Assemblée Nationale ?

    Y a t-il autre chose que des medecins ou des fonctionnaires ?

    Bravo de découvrir le fait que les élus font des lois pour des situations qui ne les concernent pas forcement.

  14. Najat Belkacem devrait venir faire un tour ici. ! !….les critiques et remarques faites ici par certains sur cette réforme sont pour la plupart bcp plus intéressantes et constructives que les polémiques lancées par Minc and co…

  15. c’est un sujet qui chauffe,

    j’ai eu des gosses qui sont allé au collège, maintenant ils sont grands et vont au boulot tous les deux (c’est déjà bien)

    je pense que j’ai le droit de donner mon avis en tant que parent d’enfants qui sont passés à l’école il y a un moment, je vais vous le donner…

    voilà :

    à force de vouloir réformer (gros mot qui veut dire faire autre chose n’importe comment et devenir moderne, djeune, ça n’a plus aucun sens, tout est fait à la va vite, à la one again…

    un jour c’est 4 jours, le lendemain 4 et 1/2, ensuite faut apprendre le martien puis le vénusien,

    ailleurs on supprime des régions qui ne feront rien gagner sinon qu’emmerder les gens qui perdent leurs repères et pour gagner trois ronds publics et perdre des centaines d’emplois

    avant on a supprimé le franc pour choisir un putain d’euro qui a foutu le pays dans la merde, pendant des années les vieux et les moins vieux étaient largués pour payer

    après on a voulu la RGPP, les services de l’état ont été mélangés, regroupés pour arriver à….quoi ?

    on ne veut plus de service public pour éviter les dépenses publiques d’investissement, alors on a créée les PPP pour n’avoir que des dépenses de fonctionnement qui multiplient les dépenses par 4 ou 5 pour des décennies

    le rapport avec l’école ? c’est simple, on append à nos gosses le passé simple, il faudrait mieux leur apprendre le futur compliqué…

    vos gosses, nos gosses, ce qu »il faut leur apprendre d’urgence c’est l’esprit critique pour qu’ils puissent détecter au plus vite une entourloupe politique quand ils ont verront une.

    et pour leur avenir, et pour toute religion, leur apprendre à allumer un cierge pour que tout ce passe bien pour eux dans les années à venir..

    leur apprendre à reprendre leur avenir en main, avenir que notre génération a mis dans la main d’une bande de connards non élus à bruxelles et leurs standardistes en France….de tous poils, toutes confessions et de toutes marques …

    c’est tout ce que j’avais à dire…

    1. t’as rien sur les ‘vieux’ ? tu sais dans le genre ‘con, naufrage’.. nan.. j’dis ca pour me detendre (ti besoin) ou meme/pitet carrement concerne..

      ‘mon’ Turk n’avance pas vite (enfin a son rythme) quant a l’Arabe (pareil: le mien) oui motive !
      ..juste dommage qu’avec les mains (facon Italien) ne soit guere approprie.. hehe..

      ps, je ne sais pas toi, mais mes gamins (un gars une poulette) very bien eleve toussa ..je ne dirai pas, non! que c’est grace a moi; meme si eventuellement participe un chouia, bref,
      on/reciprocite, tjs dit, entendu: « te le rendra au centuple »
      encore une belle connerie ? (je-ne-sais-pas-toi)

      ps2, perso j’aime bien (bcp!) un truc genre: « quand on aime on ne compte pas »
      ..mon cote reveur ou alors ‘pas d’tete’ ..pitet..

  16. je n’ai pas appris le latin étant petit, mais j’apprends le grec en ce moment même. D’un point de vue économique, le grec n’aura bientôt plus d’intérêt, ça va être le premier pays revendu avec ses humains aux intérêts privés…

    pour eux, il va être temps de mettre une gerbe au mémorial acte si ça continue

  17. Bon, mon commentaire ayant  » disparu » je vais le présenter d ‘une autre façon.
    Dans mes années d ‘écoles, j ‘apprenais l ‘ histoire de France. Comment elle s’est faite, ses guerres, ses victoires, ses défaites.
    J’ ai appris l ‘ histoire de mon pays et j ‘ai appris a aimer mon pays.
    Mis à part la saint Barthélémy et les croisades, pour apprendre ma religion, le christianisme, j ‘allais au cathéchisme. Certain allaient dans des écoles  » privées » qui elles faisaient des cours de religion.
    Maintenant, il est devenu de bon ton de supprimer les croisades, de supprimer 732, de supprimer Jeanne d’ arc etc de notre histoire, pour ne pas  » blesser » des adeptes d ‘ une autre religion!!!
    Par contre, l ‘EN enseignerait l ‘ histoire, non pas du monde arabe, mais de l ‘islam.
    Nous échangeons plus de 2000 ans d ‘ histoires contre une religion née il y a moins de 1500 ans .
    A quand l ‘ obligation de savoir les versets du coran pour le BAC ,

    1. « A quand l ‘ obligation de savoir les versets du coran pour le BAC »

      Mais ça vient, ça vient ! Laissez-leur le temps tout de même ! Que vous êtes donc impatient, alors !

    2. lancien
      et pt’même que si vous savez être patient comme Goux vous le suggère, vous pourrez épouser plusieurs femmes….. on ne sait jamais où peut mener une réforme qui veut nous instruire sur une religion qui n’a même pas 1500 ans !!!!!
      Qui sait y aura peut-être une section « djihad » en 5 ème ….avec voyage et échange scolaire à l’appui….
      Sinon, elle est pas belle la propagande que vous nous servez !

  18. il faut arrêter avec cette histoire qu’on va « enseigner l’islam » au collège. On va parler des 3 religions du livre dans le contexte où elles sont nées, à égalité.

    Quant à l’histoire de 732 etc, cela fait longtemps que ce n’est plus enseigné, non pas parce que des musulmans espagnols se trouvaient combattre des populations métissées de celtes, syriens, italiens, et danois, mais parce que désormais on étudie l’Antiquité puis directement le Moyen Age, et non plus le Haut Moyen âge, afin d’avoir plus de temps pour parler du 20e siècle (à l’époque où l’on apprenait Mérovingiens, Carolingiens, Normands, le programme d’histoire s’arrêtait en 1939 approximativement, il faut dire que c’était de l’histoire récente à ce moment-là).

    1. Quand je pense que nos « jeunes » rappeurs » ne savent même pas qui était Saint-Louis et qu’on ne cesse de parler de Mahomet en faisant comme s’il était issu de nos livres d’histoire… Tu m’étonnes que les tout jeunes descendants du Maghreb finissent par tout mélanger et par trouver normal que des caricaturistes se fassent tuer pour un dessin.

    2. j’avoue ne pas comprendre cette polémique sur « l’Islam »….il s’agit juste d’apprendre « l’histoire » de l’Islam , comme c’est le cas pour la chrétienté et le judaisme….sinon comment comprendre notre monde sans en avoir tous les éléments.
      s’agit il d’une peur irrationnelle ?

      1. Sylvie75
        Ce n’est pas par peur irrationnelle. Qui va apprendre l’Histoire de l’Islam ? un prof ? un imam ? N’ouvre-t-on pas la porte à d’autres Confessions religieuses ? D’ailleurs est-ce que tous les parents adhèrent à cette mesure ?

        1. AuroreMath: mais enfin ! Il y a des décennies qu’on apprend l’histoire des religions au collège… Il faut bien évidemment apprendre ce que sont le judaïsme, le christianisme, l’islam ! Apprendre ce que sont ces religions, leurs débuts, leur implantation, leurs conflits, leur extension.. C’est le boulot du professeur d’Histoire. Ne pas apprendre ce qu’est l’islam au collège ? Mais au nom de quoi ? Tant qu’on y est, on n’apprend pas où sont et ce que sont l’Afrique, la Mongolie, Cuba, que sais-je encore ? Si on ne connait pas les religions, comment connaître les hommes ?

  19. Najat Belkacem a bien fait de faire cette petite mise au point

    « Bien sûr, tout le monde peut avoir un avis sur tout. Mais quand on s’est acharné à saccager l’école en supprimant 80.000 postes d’enseignants, en supprimant la formation des enseignants, on n’a aucune leçon à donner, estime la ministre au micro de RTL. Quand on s’est échiné comme l’a fait Nicolas Sarkozy à supprimer la préscolarisation des enfants avant trois ans, quand on a réduit la scolarité en primaire d’une demi-journée, quasiment sans crier gare, alors même que c’est en primaire qu’on apprend à lire, à écrire et à compter, les fameux fondamentaux qu’il s’évertue maintenant à soit-disant défendre… Non, Nicolas Sarkozy, mais pas plus ses amis de la droite qui ont soutenu l’ensemble de cette politique, que je sache, n’ont aucune leçon à nous donner ».

  20. Bien. C’est assez long comme commentaire, mais à un moment, ça mérite. Si vous voulez vraiment en savoir plus sur la réforme, voici un site très riche, encore en construction et qui sera prochainement mis à jour. Non, je n’en fait pas partie. http://www.reformeducollege.fr/

    « De tous ceux qui s’esbaudissent, s’énervent, ou éructent contre la réforme du collège de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, combien ont encore des enfants au collège ? » => Bonne question. Et d’ailleurs, soyons plus clairs : je suggère que, parmi les profs (qui ont tout de même été les premiers à s’opposer à certains aspects de la réforme), seuls ceux qui ont des enfants en âge d’aller au collège aient droit à la parole. Les autres n’y connaissent rien, c’est évident.

    « Combien peuvent ancrer dans la réalité d’un quotidien ? »=> Pas les profs, on l’a montré ci-dessus.

    « (…) Le terrain, je l’ai à la maison, comme d’autres nombreux parents. » => Ce qui vous donne toute qualification pour juger de l’opportunité d’introduire plus d’interdisciplinarité ou de favoriser l’apprentissage du théorème de Thalès en construisant des cabanes (exemple du ministère pour les EPI), là aussi, c’est évident. Puisque vos enfants sont parfaitement représentatifs de l’ensemble de la communauté des élèves en France. Tout à fait.

    « J’ai lu dans Marianne, qui héberge encore mon blog principal, des critiques en tous genres contre cette réforme de quelques lignes. L’hebdo a même publié une analyse d’une « journaliste essayiste » pour justifier que la ministre s’était trompée dans quelques statistiques. « => C’est vrai que c’est mesquin. Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas ses dossiers (ni les chiffres de départ, ni les conséquences que ses décisions vont avoir) qu’on ne peut rien imposer.

    « Je vois beaucoup de mâles, blancs, bourgeois s’exclamer contre cette réforme. » => Serait-ce donc que les opposants à la réforme sont sexistes, racistes et anti-pauvre ? Allons, vous êtes si proche, n’ayez pas peur des mots…

    « J’ai même entendu des critiques si nauséabondes (…) » => Certes, les arguments de certains opposants font plus pour que contre la réforme, mais ils sont loin d’être la majorité et vous arrêter à ceux-là ne vous permettra certes pas de comprendre pourquoi on s’oppose.

    « Je suis donc allé la lire, sans passer par la case « arguments (bien) prémâchés » de l’équipe du ministère. Il y avait un texte officiel. Ensuite, comme je n’y trouvais pas tout, j’ai dû lire les arguments du ministère. Je ne trouvais cette histoire d’enseignement de l’islam. » => Il y a deux réformes : la réforme du collège et celle des programmes. Pour entendre parler de l’islam, il faut aller voir les propositions de programme, pas le texte de la réforme. http://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/04/3/Programme_C4_adopte_412043.pdf

    « J’ai lu ici ou là que la réforme allait tuer l’apprentissage de l’allemand. En fait, il n’en est rien. Les classes que mes deux enfants ont suivies (…) n’existeront plus dans un an. » => Ces mêmes classes qui ont permis de maintenir l’enseignement de l’allemand. On n’interdit pas l’allemand, on détruit les conditions de son efficacité et de son attractivité. Dans 3 ans, il sera alors facile de déplorer le manque d’effectifs pour fermer ces filières, alors qu’aujourd’hui elles fonctionnent parfaitement. Toutes les infos ici : http://adeaf.net/spip.php?article103

    « Au lieu de quoi, on va enseigner l’anglais plus tôt, (…) » => La LV1 au CP. Vous ajoutez des heures (bon, en réalité, les élèves étaient déjà censés avoir une sensibilisation au CP) de langue étrangère au CP. Ne serait-il pas plus utile de réserver ces heures au français ? Une grosse partie des difficultés des élèves dans toutes les matières viennent d’un manque de maitrise du français. A un moment, on peut peut-être arrêter de charger la barque du primaire, non ? Près de 40% des écoliers passent au collège avec des difficultés (plus ou moins grandes) en français, ça vient peut-être de quelque part.

    « et la seconde langue plus tôt aussi. » => à 2h30 par semaine. Et encore, parce que la levée de boucliers a été telle quand ils ont annoncé la LV2 à 2h/ semaine, qu’ils n’ont pu que faire cette minime concession. Mais 2h30 par semaine, c’est insuffisant pour un apprentissage efficace. Demandez à n’importe quel spécialiste d’apprentissage des langues. Avancez la LV2 en 5e à 3h par semaine et vous verrez déjà un certain nombre de profs de langue en moins dans la rue mardi…

    « Qui peut penser que c’est une mauvaise chose ? « => Bah, l’écrasante majorité des profs de langue. Pas étonnant, la plupart d’entre eux n’a pas d’enfant en âge d’être au collège. Ils n’y connaissent rien.

    « On nous a proposé le latin ou le grec. Nous avons refusé. On s’est dit qu’avec l’allemand, nos enfants seraient suffisamment bien dotés, et déjà placés dans des classes plus sérieuses que la moyenne du collège public moyen auquel nous étions rattachés. Il n’en fut rien, mais je n’ai pas regretté. » => Vous aviez donc utilisé cette section dans l’optique de la détourner de son but, et vous admettez vous-même que cette section était bien moins élitiste que ce que vous pensiez… Vous n’êtes pas le seul à le dire : l’IGEN a fait un rapport à ce sujet en décembre (oui oui, il y a moins de 6 mois, rapport sur lequel s’assoit la réforme…) http://cache.media.education.gouv.fr/file/2014/08/1/2014-083_bilangues_et_SELO_412081.pdf Je vous conseille en particulier la lecture de la page 16 et de la page 37. Cela étant, ce n’est pas parce que vous vous êtes servi de cette section dans un but utilitariste que c’est le cas de tous. Il devient lassant voire insultant d’entendre sans cesse prétendre que ces filières ne sont choisies que pour « être dans une bonne classe ». La grande majorité des élèves la choisissent parce que cela les intéresse. Si cela croise les intentions de leurs parents, tant mieux, mais le goût des élèves passe bien souvent avant.

    « Le latin fut une épreuve personnelle. Et choisir une langue supplémentaire dans le seul espoir de garantir une place de qualité dans l’enseignement public n’a rien à voir avec l’intérêt éducatif du latin. « => Et comme vos enfants sont vos clones et que l’enseignement du latin n’a absolument pas changé depuis votre époque, vous avez eu bien raison : ils s’y seraient ennuyés comme des rats morts. Comme en plus, tout le monde s’accorde à dire que découvrir une langue différente, les mythes grecs et la civilisation romaine, à part pour se construire une pseudo culture, ça ne sert à rien, on est d’accord : si en plus c’est pour se retrouver dans une classe normale, c’est quand même trop cher payé !

    « Donc il est très bien de le rendre encore plus optionnel. « => Et oui, puisque vous, ça ne vous intéresse pas, pas la peine de le proposer aux autres.

    « Je n’ai pas entendu de critiques sur ce que la réforme ne contenait pas, par exemple renforcer l’enseignement du chinois. C’est pas comme si les Chinois étaient nombreux, hein? » => Hum… En fait, vous n’avez pas compris que cette réforme ne rajoutera rien, c’est ça ? Le but, c’est quand même de faire des économies (vous enlevez le latin : les profs de Lettres Classiques sont libérés pour faire du français, vous enlevez les bilangues et les euros, ça demande moins de profs de langue, etc). Les opposants essaient juste de sauver ce qu’ils pensent encore pouvoir l’être. Evidemment qu’il serait souhaitable d’augmenter l’offre des langues à faible diffusion (russe, arabe, chinois, italien…), c’est juste totalement irréaliste à l’heure actuelle. Là, au ministère, ils sont déjà dégoutés d’avoir dû passer la LV2 de 2h à 2h30 par semaine, ça fait moins d’économies…

    « Les quinqua/sexta blancs bourgeois qui couinent pour le maintien du latin et du grec en option de 6ème devraient avouer leur motivation profonde, ou reconnaître leur ignorance crasse de la réalité du terrain. » => Euh… En fait, vous ne l’avez pas lue, la réforme, c’est ça ? Parce qu’aujourd’hui déjà, le latin, ça commence en 5e. Belle connaissance de la réalité du terrain, effectivement. Sinon, vous pouvez préciser pour la motivation profonde des quinqua/sexta ? Pouvoir écraser tous ces salauds de pauvres de leur éclatante culture latine, c’est ça ? Ou s’assurer que leurs petits-enfants ne seront pas dans la même classe que tous ces Mohammed, Moussa et Fatima (puisqu’on la leur interdira, à ces petits pauvres pas blancs)? Mais vous venez de dire vous-même que les élèves de ces sections étaient mélangés avec les autres. Je ne comprends plus. Ou alors, vos arguments sont du vent. Ah ben non, c’est pas possible : vous avez des enfants au collège, vous savez de quoi vous parlez.

    « J’ai lu cette réaction d’Alain Minc, conseiller millionnaire de l’ancien Sarkozy qui assimilait la France à sa propre situation personnelle. » => Ce que vous n’oseriez jamais faire, nous l’avons vu plus haut.

    « (…) Alain Minc instruit le procès ô combien misogyne et raciste d’une ministre trop femme et trop « pas française puisque s’appelant Najat ». » => Les guillemets viennent de qui ? De vous ou de Minc ? Quand on parle au nom du monde intellectuel français, on est misogyne et raciste ? Vous pensez que si son prédécesseur était resté assez longtemps à son poste pour présenter cette réforme (oui, ne nous leurrons pas, NVB n’a rien à voir avec cette réforme si ce n’est qu’elle est en poste au moment où il faut la défendre, Hamon ou Peillon auraient présenté la même chose), personne ne l’aurait accusé d’une « grande méconnaissance de ce qu’est la société française, car en France, on n’insulte pas le monde intellectuel. » ? Rappelons que c’est elle qui a parlé des « pseudo-intellectuels »…

    « La ministre a fait une grosse bêtise, plus grave que tout le reste. Elle a dit que les enfants s’ennuient au collège. » => Et d’ailleurs, pour cela, elle se base sur une étude portant sur 689 élèves du primaire et du collège (c’est dire si c’est représentatif).On ne prétendra évidemment pas que le collège soit un parc d’attraction permanent, mais d’après cette étude (http://www.afev.fr/communication/JRES/2012/Afev_JRES2012_Barometre_VF.pdf ), pour peu représentative qu’elle soit, 22% s’y ennuient souvent ou tout le temps, et 78% de jamais à quelquefois. On préfèrerait évidemment 100%, mais pour les 22% en question, souvent en ennui car en échec, la réforme va être catastrophique. Travailler en interdisciplinaire, c’est très intéressant quand on maitrise les pré-requis, tout ce qu’il faut déjà comprendre. Là, on peut vraiment approfondir les choses et être tiré vers le haut. Sion ne les maitrise pas, on est encore plus perdu. Voir par exemple ici
    : http://www.slate.fr/story/101073/ecole-debat-interdisciplinarite

    « Mais la réalité est que nos enfants sont submergés d’information connectée en permanence. Que les profs suffoquent devant cette réalité quand ils la perçoivent. » => Sincèrement, je ne comprends pas ce que vous voulez dire par là. Que les profs sont réfractaires à internet ou qu’il est inadmissible que les enfants se voient confisquer leur smartphone quand ils le consultent en cours ?

    « Que l’Education nationale soit débordée, est une évidence. » => Qu’une réforme soit souhaitable, oui. Peut-être pourrions-nous cependant réfléchir à cette réforme plutôt que de vouloir appliquer à toute force la première qui passe. On pourrait aussi tirer des leçons de ce qui se passe ailleurs : le Canada vient de reconnaitre que leur réforme, introduisant l’interdisciplinarité en masse, était un échec : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/02/05022015Article635587161256499771.aspx . Mais sans doute les Canadiens n’ont-ils pas d’enfants au collège non plus, ils n’y connaissent rien.

    « Sauf pour quelques Quinqua/Sexta blancs bourgeois hors sol et sans enfants. » => Vous avez eu des problèmes personnels avec des quinquas/sexta blancs bourgeois récemment ou dans votre enfance ? Une agression ? Un différend… ? Parce que ça tourne à l’obsession, tout de même. Ou alors, vous venez juste de vous rendre compte que le paysage médiatique français largement dominé par les quinquagénaires et sexagénaires blancs et bourgeois. Mais pas seulement à propos de la réforme du collège, sur tous les sujets. Le foot, la politique étrangère, l’économie solidaire, les médias… Partout, tout le temps. Ça ne veut pas dire que ce sont les seuls à maitriser le sujet, loin de là, mais ce sont eux que l’on entend. Si ça vous choque, vous êtes mûr pour aller militer au sein du collectif La Barbe http://www.labarbelabarbe.org/La_Barbe/Accueil.html (pas évident qu’ils acceptent les hommes, cependant)

    « Reste cette histoire d’islam. » => Ce n’est pas une histoire, c’était déjà au programme et depuis plus de 20 ans d’après mes propres souvenirs de collège. Il est effectivement regrettable que n’importe qui ne maitrisant pas le sujet élève la voix à ce propos, mais vous savez ce que c’est, on ne peut pas museler tout le monde.

    « Je serai ravi que mes enfants apprennent de quoi l’islam en retourne à l’école, par des profs de la République, plutôt qu’ailleurs. » => A priori, ils l’ont fait. Merci l’Education Nationale. Comme quoi, il y a aussi des choses bien.

    « (…) Merci madame la ministre. (pour le reste, sortez de ce gouvernement assez vite). » => Tout à fait. En prenant vos deux réformes avec vous, si possible. On est d’accord pour faire des choses, mais arrivé à ce niveau, il vaut mieux repartir d’une page blanche.

    1. Eh bien, pour une fois, voilà du commentaire qui ne parle pas pour ne rien dire en faisant de grands moulinets avantageux avec les bras ! Chapeau bas.

      1. didiergoux

        pas assez pour avoir une place aux modernoeuds, …

        mais je ne veux pas faire mon jaloux

    2. Fred est un sexta (pourquoi sexta, d’aileurs, et pas sexa ?) génaire (qui dit génaire dit gêneur) blanc, bourgeois, et sans enfants. Qui vit très loin d’un collège. D’extrême-droite aussi, sans aucun doute.

  21. Expliquez moi pourquoi mes 2 filles profs ont leurs enfants dans le privé? Expliquez moi l ‘ intérêt d ‘apprendre l ‘ islam?
    Expliquez moi pourquoi des enfants sont largués dés le départ car parlant à peine le français et ne parlant qu ‘une autre langue chez eux.
    Demandez plutôt à NVB pourquoi ses parents ont immigrés en France au lieu de rester dans un pays musulman.
    Posez vous la question pourquoi certaines religions ne s ‘intégreront jamais dans d ‘autres pays. Si une religion est bonne, elle s ‘ intègre facilement, le contraire est aussi valable.
    Bouleverser l ‘EN en permanence n ‘a amené que la pagaille, le classement de nos élèves dégringole, et vous pensez qu ‘il se relèvera en supprimant le grec, le latin ou en incorporant l ‘ islam
    Formons des générations capables de se forger et de suivre un avenir, pour les futurs imams laissons la religion s ‘en occuper..

    1. Najat Vallaud -Belkacem a du sang, non seulement Marocain, mais aussi Algérien et…Espagnol par ses grand-mères .
      Elle est arrivée en France à l’age de 5 ans, dans le cadre du regroupement familial et a fait toutes ses études en France, avec une réussite certaine et la religion n’y était pour rien . Son père était ouvrier du batiment et s’est, très certainement, donner beaucoup de mal pour l’éducation de sa fille .
      Il existe des français pur sucre qui n’en font pas autant pour leurs mômes

      1. Alain
        C’est typiquement une attitude « immigrée ». J’en parle tranquillement car je suis issue de cette immigration.(née en Tunisie de parents siciliens). Lorsque nous sommes arrivés en France, nos parents nous ont fait la leçon: politesse et surtout respect pour le pays qui nous accueille. Je pense que mes frères et soeurs et moi avons tenus ces engagements.. surtout à une époque où c’était « les ritals » qui trinquaient

  22. Les politiques suivies depuis des années ont fait perdre leur latin à un grand nombre de nos concitoyens .
    Il est temps de se mettre à l’espéranto ( arf, arf ! )

  23. Pourquoi ne pas admettre que tous les collèges n’ont pas les mêmes besoins, et repartir sur l’idée de gauche « donner plus à ceux qui ont moins »?
    Par exemple, il paraît qu’il y a des collèges où l’on propose deux LV1 (ou même 3?) Eh bien, là, pas besoin de classe bilangue.
    Mais là où il n’y a qu’une LV1, on garde les classes bilangues afin d’offrir un choix.
    Les classes euro? Là où la plupart des élèves font des voyages en Europe, ce n’est peut-être pas nécessaire. Là où c’est lié à un projet ou où les élèves sont principalement de classes défavorisées ou moyennes ET/OU situées dans une zone rurale ou enclavée (économiquement ou géographiquement), il faut les conserver.
    Personnellement, je suis 100% pour l’interdisciplinarité, à condition que les enseignants aient des heures pour préparer les projets que cela suppose, parce que l’interdisciplinarité par des profs tous seuls dans leur coin est un non sens, et en plus improvisé n’importe comment c’est la catastrophe garantie. Mais si découvrir Thalès en construisant qqch (cabane, ou autre), donc en utilisant maths et techno comme on le fait quand on est ingénieur, cela me paraît sensé. On apprend beaucoup mieux en « testant ».

    Pour les langues: garantir un renforcement des horaires semble évident. Actuellement en anglais c’est 4H en 6e, 3h de LV1 et LV2 pour les plus grands jusqu’en 2e, et ensuite 2H30 en 1e et Terminale (donc, 2H30 c’est juste pour entretenir ce qui a été acquis, pas pour acquérir.) On ne peut pas commencer une langue avec 2H30 par semaine. Garantir 4h en 6e, 3h ensuite serait une bonne idée. Mais s’il y a des collèges où ils préfèrent avoir 2H30X2 et libérer 1H pour faire du dédoublement de classe, pourquoi pas?

    1. Pourquoi ne pas remettre en place les ZEP et surtout les RASED, les renforcer, qui faisaient un bon travail avec le peu de moyens disposés ? Nombre d’élèves ont pu poursuivre. Pourquoi avoir abandonné « l’école de la 2ème chance » ? Là également il y a eu des résultats assez astisfaisants qui ont permis à des élèves d’aller plus loin

  24. Je vais me résumer: Nous sommes en France.JE suis un français, je connais et j ‘ai travaillé avec beaucoup d ‘ immigrés ou de descendants d ‘ immigrés, jamais je n’en ai entendu 1 réclamer pour sa religion.
    Nous nous connaissions et nous respections. Pendant le ramadan, nous savions que Ali ou Mohamed faisaient jeûne, et leurs évitions au maximum les travaux trop lourds. Jamais de critique, chacun est libre de ses pensées.
    Depuis certains gouvernements, depuis le flot d ‘argent venant des pays du pétrole, les véreux de la politique se sont courbés, oublié le pays, place à leurs porte feuilles. Toutes réclamations, toutes exigences sont aussitôt satisfaites.
    Ma France , tu l ‘aimes, tu l ‘adoptes ou tu fous le camps, voila le discours que nos politicards devraient tenir, ils en sont bien loin.
    Tu trouve des lois anormales et anti laïcs, tu es raciste.
    Tu es obligé de faire entrer dans ton gouvernement, des gens issues des minorités, de l ‘ immigration etc , non pas parce qu ‘ils sont adaptées au pays, non pas parce qu’ ils sont capables, mais pour faire bien.
    Au dernière nouvelle, l ‘ éducation nationale française est faite pour apprendre à lire et à écrire en FRANCAIS,à apprendre l ‘ histoire d ‘ un pays formé sur les bases de la chrétienté.

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