11 novembre, la République ?


L’armistice d’abord. La fin d’une boucherie.
En 1943, alors que l’on savait que l’Axe perdrait mais qu’il était encore dominant, et qu’en France, le gouvernement pétainiste avait déjà livré tout ce qu’il pouvait de Juifs français ou étrangers avec une célérité qui surpris même les nazis,

En 1943, donc, quelque part dans l’Ain, à Oyonnax, des résistants défilaient le 11 novembre 1943 , envers et contre tout.

27 réflexions sur “ 11 novembre, la République ? ”

  1. Prendre prétexte du 11 novembre 1918 pour instruire une mille et unième fois le procès de Pétain (à coups de vérités très « arrangées », qui plus est), il fallait oser !

    J’ai hâte de voir comment vous allez réussir la même entourloupe quand ce sera l’anniversaire du couronnement de Charlemagne ou de la bataille de Bouvines…

    1. pas d’accord; qu’importe le.s choix de Juan, pertinence, réflexion, écho (etc.) je ne vois pas de procès..
      quand bien même /je zappe audace et manœuvre, alors Philippe P aussi Charles d G son rival & challenger: nous les touchons du doigt.. certes tout mourru, le bilan & inventaire fait, refait, mais tout frais contemporain,
      ..je n’ose dire: ils respirent encore, en tous cas peinent à quitter la scène tant certains s’en réclament (appellent à l’aide ?!) ou serait-ce l’inanité, la mollesse ambiante tout en regret de qql époque.. héroïque pour les uns (tralala) méprisable pour les autres (tsoin tsoin)

      aussi, pourrait-on calculer la nostalgie -d’un peuple, ses idées et solutions, ..en remontant les siècles ?

    2. Pour le « DidierGoux« .
      Faut être vraiment « très con et viscéralement facho » pour de pareilles approximations dans le seul but défendre Pétain, celui a trahi et vendu la France à l’Allemagne Nazi de Hitler

      De quoi refaire les stocks de goudron et des plumes.

      1. Il a été bien aidé par des généraux comme Huntzinger, chef de la 2eme armée et aussi Weygand, dont le souci majeur en juin 1940 était que les Allemands lui laisse suffisament de troupes « pour maintenir l’ordre »

      1. Il me semblait que la chose était claire : prendre prétexte du 11 novembre 1918 pour s’en prendre au Patin de 25 ans plus tard me paraissait savoureux tant c’était absurde ou, si l’on veut, d’une mauvaise fois si naïve qu’elle en devient presque attendrissante ; mais apparemment, ça n’amuse que moi.

        (Cela n’ayant évidemment rien à voir avec une quelconque défense du Pétein de 1940, contrairement à ce que semble penser certain imbécile vindicatif.)

  2. J’ai plutôt l’impression de vivre en novembre 2015 avec une furieuse envie de regarder l’avenir plutôt que le contraire.

  3. Oublier les erreurs du passé c’est être condamné à les revivre. L’avenir se construisant sur les perspectives laissées après réflexion (ou non) il convient de bien confronter les deux périodes avant de décider du chemin à prendre et par les temps qui courent çà pue vraiment les années trente… L’avenir n’est jamais que l’hypothèse d’une prolongation d’aujourd’hui ayant succédé au « passé » et jusque là çà ne va pas trop fort. Ce n’est plus Pétain qui est jugé, mais ses conneries prêtes à resurgir à tous moments.

    1. Pétain, Maréchal nous voilà! Grandeur et décadence. Héros de la Grande Guerre… fossoyeur de la France durant la seconde. C’est vrai que la crise finacière de 2008 fait le pendant de la crise de 29. Les années folles, les années trente… mais ne commémore-t-on pas le 11 novembre 1918? Mais pourquoi cette Grande guerre. Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine! Problème d’éducation qui sait!?

      1. Jaurès avait tout fait pour essayer d’empêcher cette boucherie annoncée et il fut traité de la pire façon par ceux-là même qui avaient déjà tacitement armé la main de Vilain, tout en envoyant la jeunesse se faire massacrer la fleur au fusil… quelle foutaise. Combien reste-il de Pétain qui s’ignorent en 2015 ? Ceux qui ont voté HOLLANDE pensaient-ils qu’il aurait pu être ce va-t-en-guerre dévoué à la Finance (les affairistes arrivent même avant les généraux,maintenant) et sont-ils prêts à recommencer ?

        1. Ben quand je vois aux infos télévisés que des enfants chantent la Marseillaise devant des monuments aux morts avec des réponses toutes faites. Cela me désole. Le devoir de mémoire sur la Grande Guerre mériterait un peu plus de perspective sur le contexte historique de la IIIème République, des ambitions européennes sur le monde… M’enfin. Le 11 novembre aujourd’hui serait celui de ces adolescents courageux et téméraires en cette année de misère noire de 1943… Pourquoi? Pour nous faire peur, peut-être?

  4. Deux choses : le 11 novembre 1918, l’armistice fut signé à 5h20 , sa prise d’effet intervenant à 11 heures, au prétexte du délais nécessaire pour en aviser les commandants d’unités . Inutile de préciser qu’entre 5 heures et 11 heures, un certain nombre de braves types se sont faits trucider, d’un camp comme de l’autre . Ensuite, ce jugement sur les généraux alliés de 14/18 :  » ils étaient, pour la plupart, du type lourd et sot, avec les nerfs plus solides que les idées  » Signé Winston Churchill, qui devait savoir de quoi il parlait .

  5. En hommage à nos braves poilus dont mes deux grands pères (Jules Carron et Auguste Rollet), voici un extrait de mon denier pousse au crime : FLAMBERGE SE REBIFFE (ben, quoi ? Ce n’est pas parce que je ne paye pas que je vais m’emmerder (Coluche) :

    André, Pierre-Désiré, Louis, Eugène de la MIRANDE, alias Dédé la Science pour les intimes et ses alter égaux poètes de la langue verte – que Charles – l’oncle de FLAMBERGE- avait côtoyé dans les tranchées, en même temps que la vilaine faucheuse qui venait les narguer chaque matin sur le parapet – Dédé, donc, était allongé-là de tout son long, fier comme un pape canonisé, sapé comme un prince sans palais et médaillé tel un général russe mué en étagère à breloques. Paisible, il paraissait plutôt serein dans ce cercueil en chêne où il semblait dormir du sommeil du juste. Il faut dire aussi qu’il avait bien caché son jeu, le bougre. Cette pauvre dépouille devenue impassible, décorée, pouponnée et tirée à quatre épingles, estampillée d’un blase à rallonge portant particule, n’avait rien à voir avec cette espèce d’anar rigolard attifé en gentleman-farmer qui fuyait les honneurs et les médailles. Il y avait donc eu deux André, un fils de pharmaciens bien rangé, sûr de lui et croyant en l’homme autant qu’en l’avenir – avant que la grande guerre ne se charge de lui faire perdre ses illusions et son sourire – et l’autre, devenu Dédé la science, un homme désabusé, ne croyant plus en rien, ni en personne, depuis ce bain d’horreurs forcé sentant la poudre, la charogne et le sang. Un vilain scénario qui en avait détruits physiquement et moralement tant d’autres, également. La fleur avait fané et le fusil, rouillé…

    Et puis alors: ”Dédé la Science”, tu parles d’un sobriquet à la gomme. Quoique, tout bien pesé, c’était tout de même du haut en couleur, qui lui correspondait bien! Ce curieux substantif sentant la vapeur d’éprouvette et la tubulure alambiquée, lui venait d’ailleurs de ses copains anars, du temps où il s’activait dans le boyau pour rejoindre les tranchées reliant ses copains poilus les uns aux autres. C’était comme un surnom taillé sur mesure et tout en déférence, qui servait surtout à reconnaître la noble intelligence de cet ex polytechnicien chargé de gérer leur secrétariat, de leurs secrets et petites misères plus ou moins passagères, voir de trouver les mots les plus justes pour rabibocher leurs amours ! Ce gentil « blasounet » affectif, mais assez peu ordinaire, ne pouvait venir que d’un lieu ne sortant justement pas de l’ordinaire. Çà pour le coup, ce n’était pas plus neutre que le fameux no man’s land, cette bande de terre n’appartenant à personne et pour laquelle se battaient des hommes déshumanisés.

    Merci d’avoir daigné lire et merde aux pisses froid, na !

    1. à nos grands pères, grands oncles (Marcel Delucinges)

      on ne disait pas ‘la République’ en ce temps là (ni j’étais né) mais ‘la Paix’, ou la non-guerre,
      à cause d’un archiduc, héritier d’un gros destin (dont on ne saura rien) contrarié par un serbe énervé,
      ..la spirale en épingle ascendante: « faut en découdre ! »
      ..alliances bidules (ne pas) perdre la face: être ridicule -combien de litres de sang ? ça se calcule, ..very macabre, désolé..
      qui-a commencé (et) les certitudes en barres,
      la plus con: « on revient pour Noël ! »

      à nos pères à nos oncles et toutes nos femmes,
      oui c’est (du) passé /pour ce qu’on en fait ! oublié ou recommencé.. certes les noms, les armes, les prétextes changent,

      en-tous-cas: bien content de n’avoir pas connu « ça » !
      un maigre ‘merci’ à proposer, ..ni stérile (!)
      si « se souvenir » c’est « respecter ».. j’en suis !

      bien sûr qu’on daigne ! accepter & consentir,
      tant pis si qql sensibilité, caractère, ..à la peine,

  6. L’Histoire est remplie de falsifications.

    Tout le monde croit que l’assassin de l’Archi-Duc était « anarchiste » puisque tout le monde le dit. Et bien non! c’était un nationaliste, musulman de surcroit comme qui dirait un islamiste. C’est dingue!

      1. Je fais un peu dans la provoc. Tout est dit et n’importe quoi sur lui. C’est vrai il est chrétien orthodoxe… Alors héros, terroriste, martyr, patriote, serbe, bosniaque, nationaliste, arnachiste, athée, juif ou musulman c’est selon… Cela illustre que les manuels d’histoire prennent plusieurs versions parfois contraires. Pour en revenir à notre 11 novembre, c’est, un armistice, une victoire, une défaite, une humiliation, une commémoration, un mythe glorieux… ??? On n’en finira jamais de voir les choses par le petit bout de la lorgnette.

        1. Le dernier jour d’une boucherie me semble assez correspondre ( en attendant la suivante ) ;

          1. Une boucherie!? on dirait que les allemands ne magent pas la même viande. A chacun son panthéon dans les faits historiques, Là-bas pas de commémoration et encore moins de jour férié. On dirait de la mémoire sélective.

        2. ouais, ..ma lorgnette, dont je maitrise notice et usage, vu (!) qu’un œil suffit et tient dans la main: pragmatique (!)

          et même du toboggan ! ..gamin, vu que (un autre) des monuments aux morts y en a plein !
          tous les villages du pays: sa commémoration en marbre & stuc, ..en effet certains se dissipent dans du parking,
          aussi disserter sur la mémoire qui s’efface, ..normal,
          Qui a perdu ? on connait l’histoire n’est-ce pas,
          pareil: qql analogie -et ses modif’ ..doctrine, (au) courant,

          le puzzle Austro Hongrois, cendres Ottomanes, Oustachis, Tito, Croate (catho) Serbe (ortho) Bosniaque (muslim) aussi un peu de Bulgare dans le coin ou Macédonien, ..et tu comptes jusqu’à 3,
          les (gros) arbitres -carrément les appeler ‘joueurs’- habituels, ..se crament bien (aussi) les doigts..

          sans les mythes on serait Quoi ?
          /vu que (le dernier; après je vais manger) certains sont vachement plus envahissants,
          tiens, puisqu’on parle de l’oubli et de la mort, cette déf’: « la mort c’est quand plus personne ne pense à toi »

          1. Célébrer le 11 novembre c’est bien célébrer la victoire de la France contre l’Allemagne. C’est de la franchouillardise pour faire chanter la marseillaise à des enfants à qui l’on devrait apprendre l’histoire et les multiples causes qui ont entraîné le monde dans la guerre. Pour défendre les intérêts de quelques puissants de la finance, de l’industrie… en Europe et dans les colonies. Sans compter, les beaux discours républicains, la propagande anti-allemande depuis 1870, la manipulation des instituteurs pour dresser les la jeunesses et en faire de la chair à canon… Si je parle de l’assassin de l’Archiduc à Sarajevo… Pourquoi en fait-on un anarchiste dans les manuels d’histoire? Pour moi le 11 novembre, c’est pareil. On nous donne une version officiel et va jouer. Une victoire contre les allemands, c’est tout ce que l’on retient et quelle victoire! « on n’a gagné » que de la connerie tout ça!

  7. Ecoutez le son des tambours, écoutez les raisonneurs tentant de se mettre en valeur. Des tambours creux.
    Le 11 novembre c ‘est le souvenir de la fin de la guerre. C’est le souvenir des milliers d ‘ êtres humains disparus. C’est la commémoration d ‘une plaie, du sacrifice de millions d’ hommes donnant leurs vies.pour que leur pays reste libre. Le sacrifice que les descendants de ces gens recommenceront 21 ans plus tard.
    Ce n ‘est pas une fête, c ‘est une commémoration.
    Il est bon de se souvenir avant de raconter n ‘ importe quoi, que ce sont les hommes politiques qui ont décidé après 1918 de se réfugier peureusement derrière des fortifications que les allemands ont contourné sans problème. Ce sont les politiques qui ont coupé les crédits de l ‘armée la cantonnant dans la défensive. Ce sont les militaires qui meurent sur le front.
    Ce sont les politiques qui ont évacués la capitale laissant le soin aux militaires de se  » débrouiller » avec les allemands. Enfin, ce sont les politiques qui désignent les chefs d ‘armée et qu’ils les choisissaient plus par copinage que par capacité.

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