Le match qu’il fallait continuer


Vendredi soir, TF1 n’a pas interrompu la retransmission du match amical France-Allemagne alors que les attentats avaient débuté vers la mi-temps. L’hebdo Politis s’est fendu d’un billet rageur contre la chaîne au motif que cette dernière n’aurait fait cela que de pour l’audience et l’argent.

« Il n’y aura pas d’interviews d’après match, nous rendrons l’antenne tout de suite car il s’est produit des événements graves dans Paris. » C’est par ces mots que beaucoup de Français ont appris, vendredi soir, peu avant 23 heures, sur TF1, que quelque chose d’anormal venait d’arriver. (lire la suite)

Avec 80.000 personnes dans le stade, que fallait-il faire  ? Interrompre la retransmission sans interrompre le match lui-même n’aurait eu d’autres effets que de propager la panique parmi les spectateurs. Fort heureusement, la retransmission fut intégrale.

Il est peut-être utile, au passage, de préciser que ce n’est pas la chaîne qui décide de la poursuite ou de l’arrêt du match.

Ce n’est que vers 22H / 22H15 environ que les chaînes d’info ont commencé à relayer qu’il se passait. L’enjeu pour les forces de l’ordre, à Saint-Denis, était d’espérer que l’évacuation se déroule calmement.

Enfin, une dernière question: qui était pressé ce soir d’apprendre l’horreur du drame ?

Bref, c’est une  polémique mauvaise et déplacée.

 

 

15 réflexions sur “ Le match qu’il fallait continuer ”

  1. L’organisation de la sécurité autour du stade de France était d’une manière générale irréprochable. De plus il est vrai que l’arrêt de la diffusion du match aurait pu causer un mouvement de panique.

  2. « Interrompre la retransmission sans interrompre le match lui-même n’aurait eu d’autres effets que de propager la panique parmi les spectateurs. »

    Ben… non. Laisser se dérouler le match tout en interrompant la retransmission n’aurait évidemment provoqué aucune panique dans le stade, puisque le match aurait continué.

    Cela dit, la question relève du plus haut comique, et je regrette que Philippe Muray soit mort trop tôt pour assister à ce genre de « grave problème » ; lui qui terminait, en 2001, son petit livre, Chers Djihadistes… par ces mots : « Nous vous vaincrons car nous sommes les plus morts. »

    Samedi 14 novembre 2015, dès potron-minet, ventre rentré et menton mussolinien, Juan Sarkofrance proclame : « Nous sommes en guerre ! » (Il était temps qu’il s’en avise…)

    Dimanche 15 novembre 2015, Juan Sarkofrance se demande, le menton pris dans la main droite et l’oil sur l’horizon, si on a bien fait de laisser jouer le match…

    Comment voudriez-vous que je n’éclate pas de rire, après ça ?

      1. Mais je ne suis pas tranquille ! Et, même, j’étais déjà déjà très intranquille (pour parler comme Pessoa) bien avant que vous vous avisiez de déclarer la guerre comme vous l’avez fait hier.

        Ce n’est pas la situation qui me fait rire (il y faudrait une sacrée dose d’optimisme ou d’inconscience) : c’est vous.

          1. C’est toujours les Allemands qui gagnent, et c’est justice : ils ont de plus beaux uniformes, ils aident les vieilles Parisiennes à monter leurs cabas au troisième étage quand ils séjournent à Paris de façon prolongée, ils parlent la langue de Goethe couramment, ils passent des alliances avec les autorités musulmanes dès qu’il s’agit de gazer les Juifs, leur dette nationale est aussi légère qu’un pucelage de première communiante, ils jouent Beethoven comme personne et ils vont nous niquer à la prochaine.

    1. C’est sûr, qu’ils ont bien réagi ! Ils avaient payé pour les droits de retransmission, ils ont retransmis. Je trouve tout de même étonnant, cette « panne de cerveau » collective qui vous conduit à exprimer une sorte de reconnaissance sanglotante à une chaîne de télévision que, d’ordinaire, vous vomissez tous les matins, et qui s’est en l’occurrence comportée comme il était attendu qu’elle le fît.

  3. Les jeux du cirque avec sa petite monarchie administrative!

    Le Président en personne avec sa clique de Ministres pour faire les beaux à la grande communion populaire. 5,7 millions de blaireaux devant le poste motivé de voir la composition de l’équipe de France à l’oeuvre sans les duellistes de la « sex tape » à la mode.

    Quel intérêt de se poser la question d’interrompre le match qui aurait eu pour résultat de créer un mouvement de panique d’une foule de 80 000 personnes?

    Il existe certainement des sujets autrement lus intéressant comme par exemple?

    http://www.itele.fr/france/video/xavier-raufer-cette-politique-est-en-train-de-tourner-a-la-tragedie-143635

  4. Encore des polémiques inutiles.
    La sécurité était forte autour du stade car hollande y assistait.
    TF1 n ‘a pas pouvoir pour arrêter le match.
    La télé était- elle informée sur les attentats? je ne pense pas que pendant le match on se soit rendu compte de l ‘ importance de l ‘ événement.
    Avec le nombre de téléphone présant dans le stade il aurait été impensable que personne ne soit prévenu.

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