Chanson du dimanche: comme un avion sans ailes

Cette chanson m’évoque la période…

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Attentats de janvier: les messages du commanditaire

C’est un article stupéfiant que le Monde  a publié hier. Un point sur les messages SMS envoyés par un mystérieux commanditaire basé à l’étranger adressés aux auteurs des attentats de janvier à Paris, de Charlie Hebdo au supermarché Hypercaher.

Coulibaly y a livré son « testament« .

« Je voudrais pour elle qu’elle ne se retrouve pas seule qu’elle est une bonne situation financiere qu’elle ne soit pas dellaiser. Surtout qu’elle apprenne l’arabe, le Coran et la science religieuse. Veillez a se quel aye bien religieusement. Le plus important c’est le dine [la religion en arabe] et la foi et pour sa elle a besoin d’etre accompagné. Qu’Allah vous assiste. »

Ces messages sont aussi triviaux que dans une série d’espionnage. Aussi bêtes de haine et d’aveuglement prétendument religieux que dans un film de série B.

Que la réalité signe la fiction n’a pas fini de me surprendre.

Ronald Reagan, une faillite oubliée ?

Ronald Reagan s’est élire une première fois gouverneur de Californie en 1969, puis réélire triomphalement les années suivantes jusqu’à son élection à la Présidence en 1980. Il a été élu à la Maison Blanche il y a exactement 35 ans, le 4 novembre 1980.

Une récente émission de l’excellente « La marche de l’Histoire« ,  sur France inter, revient sur cette icône des néo-conservateurs occidentaux. Reagan a incarné cette période, la progression du néo-conservatisme, ce mélange d’anti-étatisme quasi-libertarien, de droite chrétienne morale, de gonflette diplomatique.

« « Vous et moi avons rendez-vous avec le destin ». Ainsi parlait Ronald Reagan. C’était pendant la présidentielle de 1964. Il soutenait la campagne très droitière du sénateur républicain Goldwater, qui échoua mais dont il avait senti qu’elle pouvait annoncer l’installation durable d’un courant conservateur. Il suffisait de convaincre suffisamment d’électeurs que les élites, installées, alanguies, indifférentes au peuple, ne défendaient plus l’exception américaine. Et une fois cette brèche ouverte, de s’y engouffrer en tenant un discours qui combinait l’offensive contre les perversités de l’Etat et la défense des valeurs morales pures du pays réel. »

On a oublié combien Reagan a été une faillite intégrale, et sur tous les sujets. Il a financé une guerre contre le communisme avec l’argent du narco-trafic; il a fait fonctionner la planche à billets au poids d’endetter les Etats-Unis à des niveaux irrécupérables (33% du PIB en 1980; 55% en 1990); il a ruiné l’Amérique. Il a cassé le Welfare State.

Reagan a pourtant inspiré les neo-conservateurs européens, jusqu’en France et Nicolas Sarkozy. On a les modèles que l’on peut.

Comment Valls traite les réfugiés.

Contrairement à mediapart, le Monde, Libé, France Inter et bien sûr le Figaro, je me refuse à parler de « migrants« .  Ce sont des réfugiés.

A Nîmes, un juge des libertés a justement libéré 46 réfugiés que le gouvernement s’apprêtait à éparpiller dans le pays dans quelques Centres de rétention pour les décourager de poursuivre leur chemin vers le Royaume Uni via Calais.

« Le Syndicat de la magistrature réclame instamment que cessent ces opérations de dispersion qui, en les impliquant dans des procédures d’éloignement engagées à des fins manifestement détournées, instrumentalisent les juges des libertés et de la détention.
Il exhorte le gouvernement à adopter la voie plus responsable et
respectueuse de l’Etat de droit consistant à assumer en actes son obligation de pourvoir aux besoins élémentaires des migrants qu’il empêche de circuler librement. »

Il y a bien sûr le devoir humanitaire, si promptement rappelé par certains. Il y a aussi la simple nécessité de laisser passer ces réfugiés vers le Royaume Uni puisque c’est un paradis paraît-il.

Je ne sais très franchement quoi écrire.

Il suffisait juste de les accueillir.

Ils ne veulent même pas rester.

Chanson du dimanche: ABC par les Pentatonix

Brillant.