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Le jour où j’ai voté blanc


Nous sommes le 21 avril 2017, quinze années après un autre 21 avril. Tous les sondages portent à croire que Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour de la Présidentielle.

Mais à la différence de son père quinze ans plus tôt, elle recueillerait quelque 30% des suffrages.

Ce 21 avril 2017, j’ai voté et j’attends les résultats.  Je n’aurais jamais imaginé m’abstenir de choisir à un suffrage de notre République.  Même quand l’offre politique est naze, il faut voter.  Ces élections présidentielles sont aussi le premier scrutin de ma fille ainée. Voter blanc quand elle accède au droit de vote, quelle ironie cynique…

En fait, le vote blanc a été assez facile. François Hollande a fait sa campagne à droite, surtout au centre-droit. Nous avions le choix entre Juppé ou Hollande. Il était assez clair que l’un ou l’autre serait qualifié pour le second tour puisque cette démocratie sclérosée par un régime monarchique anachronique ne laisse que peu de choix. Juppé ou Hollande ? Hollande ou Juppé ? Très franchement, je m’en fiche. Les deux options ne sont pas ignobles, mais elles ne sont pas les miennes.

Après avoir été qualifié par la primaire des Républicains, Juppé s’est permis une critique à peine larvée contre la déchéance de nationalité que Hollande fit voter par la moitié des députés socialistes et la totalité de la droite et de l’extrême droite pendant l’hiver 2015-2016.

J’ai relu Gramsci. L’homme a vécu 10 ans en prison en Italie, avant de mourir quelques jours après sa libération , et écrit quelques brillantes réflexions sur la domination culturelle dans une période historique qui dura 30 ans avec la montée des fascismes. On croit que la politique se gagne sur l’action, elle se gagne aussi sur les symboles.

Hollande a perdu les siens. Juppé a les mêmes mais lui n’a pas changé.

Ce 21 avril 2017, j’ai donc voté blanc, pour montrer un désaccord. Et rester fidèle à ce que j’écris depuis une décennie déjà sur mes blogs.

Ceci est un propos de fiction.

46 réflexions sur “ Le jour où j’ai voté blanc ”

    1. @Didier A. je m’en souviens. Mais Juppé n’est pas ma tasse de thé. Loin de là. Et vieillissant, il n’est plus le même qu’en 1995. On vieillit tous.

  1. Fiction? Peut-être pas. Ma fille aura – elle aussi- l’âge de voter, cette réflexion est aussi la mienne, je partage ta «fiction» …

    Se mettre à la pêche, autre idée.

  2. Et si on revenait à la raison, c’est-à-dire au débat ? Je serais beaucoup plus intéressé par une réponse sans anathème, argumentée avec intelligence, au papier de François Bazin :

    http://www.challenges.fr/politique/20151226.CHA3260/pourquoi-la-gauche-anti-hollande-fonce-dans-le-mur.html

    Le débat, c’est bien la première des valeurs qu’une partie de la gauche semble avoir laissée sur le bord du chemin, se contentant désormais de se gargariser de grands mots : « trahison », « dérive fasciste », « état policier »… Ce papier nous invite à un débat un brin plus constructif, et ce serait pas une mauvaise idée que d’y répondre.

    Ou bien la gauche a-t-elle aussi renoncé à débattre, débattre vraiment, sur le fond ?

    1. @Dedalus: je vais te répondre sur cet article qui fustige facilement la « gauche anti-hollandaise » (ça évite de parler des déçus, des trahis, des laissés-pour-compte).

      Effectivement, la déchéance de nationalité élargie aux binationaux nés en France dans la Constitution de la Vème République est « avant tout un symbole destiné à marquer la détermination de la Nation face aux agressions dont elle est l’objet ». C’est même exactement cela qui la rend ignoble.

      Nous devrions effectivement remonter aux sources de la république: la Révolution. Elle récusait aux esclavagistes le droit d’être Français (1848). La gauche ensuite s’est essayée à expliquer que la France était la République, et qu’elle ne pouvait exclure sur des critères de comportements ou de sang les pires d’entre nous.

      Dans cet article, François Bazin raconte un mensonge: « La déchéance, telle qu’elle est proposée par François Hollande, n’innove pas en créant deux catégories de Français ».

      Avec la réforme constitutionnelle de Hollabde, un radicalisé convaincu de terrorisme mais né Français et sans double nationalité restera Français. Mais un radicalisé convaincu de terrorisme mais né Français ET d’une autre nationalité de naissance ou d’adoption sera répudié de la République. J’appelle cela la double peine, et de la discrimination.

      C’est aussi conforter celles et ceux qui pensent que les « terroristes ne sont pas de chez nous ». C’est sans doute suivre le sens du vent, celui de la majorité. C’est pour moi suivre le déshonneur sans même l’efficacité.

      Sans doute était-il nécessaire de rompre définitivement avec la gauche. C’est chose faite. Le courage et l’honnêteté aurait été de la reconnaître.

      amitiés.

      1. Juan, je suis sur le fond d’accord avec toi – http://www.avoodware.com/dedaluspol/melenchon-quichotte-et-sancho-plenel/ – je prétends juste que l’invective et l’anathème ne peuvent tenir lieu d’arguments, que les arguments d’Hervé Bazin sont entendables, qu’il n’est pas chaque fois et sur chaque sujet nécessaire d’en appeler à l’ignominie, le déshonneur, la trahison et l’ultime rupture d’avec la gauche.

        Je pense que plutôt que de se réfugier 18 mois à l’avance dans un vote blanc de renoncement, nous ferions bien de nous demander enfin pourquoi cette conception de la gauche que nous avons est devenue si marginale, pourquoi nous ne savons plus nous faire entendre.

        Ne serait-ce pas, un peu, parce que nous préférerons trop souvent crier à l’infamie plutôt que de convaincre ceux qui ne la voient pas, l’infamie, et qui du coup se sentent agressés par nos cris effarouchés ?

        Est-ce que nous ne nous faisons pas un peu trop plaisir à exposer nos sentiments outrés, en oubliant qu’il devrait s’agir d’abord et surtout de convaincre ceux qui ne le sont pas (et ils sont très nombreux, même à gauche) ?

        Je pense moi que ce sont ces incessants cris d’une gauche outrée qui font du mal à la fauche. Plus que Hollande ou Valls, ou le PS, qui en réalité sont très précisément à la place où nous savons qu’ils ont toujours été.

        Amitiés aussi🙂

        1. La gauche morale a perdu tout crédit auprès du peuple en soutenant le néolibéralisme.
          Sans le progrès social, le libéralisme politique perd ses soutiens.
          Ca commence avec Delors et le tournant de la rigueur et ça se termine avec Valls et la déchéance de nationalité.
          Le libéralisme à l’état pur n’existe pas. Il lui faut soit la béquille de l’Etat social , soit celle de l’Etat sécuritaire.

        2. Si j’avais du temps à perdre, ferais une compilation de toutes les réactions outrées venant du PS (hiérarques, militants et sympathisants adorant psittacisme) pendant 5 ans de mandat Sarkozy… en réponse à ce que ces mêmes hiérarques mettent aujourd’hui en pratique…

          L’absence de bataille culturelle à gauche, jusque dans la promotion de ce principe républicain qu’est l’égalité, est reprochable à ceux qui ne l’ont pas mené étant largement majoritaire dans le camp qu’ils prétendaient alors représenter.

          Tenter de retourner cette absence contre la minorité, que le PS n’aura soutenu au mieux que du bout des lèvres avant de poignarder en promouvant une mesure proposée par LR et pour laquelle le FN pétitionnait, est d’une rare bassesse.

          Fort heureusement est fini ce temps où le bénéfice du doute pouvait encore servir les médiocres réclamant « vote utile » dont les convictions, pour peu qu’elles existent en dehors de quelque discours, changent en fonction des majorités à l’Assemblée.

          Les amarres ont été largués à dessein. Le capitaine n’a qu’à se passer une bouée autour de la taille avant de voir le pédalo couler.

    2. @ dedalus
      Nous reprochons à Hollande ce que nous aurions condamné chez Sarkozy…il s’agit d’aller au bout de nos convictions et de défendre nos idées.
      La déchéance de nationalité est pour moi un mauvais symbole…peut on même imaginer que cela en soit un…une façon de dire que la bi nationalité peut être un facteur aggravant….c’est le terrorisme qu’il faut juger et combattre…rien d’autre…ne nous trompons pas de cible…

  3. Non, il y a quand même une différence entre Juppé et Marine Le Pen, tout comme entre Hollande et Marine Le Pen : au deuxième tour, on ne peut pas les renvoyer dos à dos ( par contre, le vote blanc peut se défendre dans un 2 ème tour entre Juppé et Hollande.)

    1. Elie Arié
      La différence entre l’épicerie Le Pen et Hollande ?
      La première rêvait de déchéance de nationalité et d’état d’urgence policier depuis des lustres , Hollande fait de ce rêve une réalité .
      Alors pour le second tour en avril 2017 , la probabilité d’aller pêcher la truite au toc est donc extrêmement élevée , surtout que ce sera la pleine saison .

      1. @ l’arsène

        Je crois effectivement que cette modification constitutionnelle sur la déchéance de la nationalité aura été LA grande erreur (même en se plaçant du point de vue de Hollande) du quinquennat, celle où l’habileté politicienne se sera pris les pieds dans le tapis et se sera flinguée elle-même.

        Parce qu’enfin :

        -du point de vue de la lutte contre le terrorisme, tout le monde, même Valls, admet qu’elle est inutile;

        -du point de vue « symbolique », c’est raté: tout le monde la perçoit comme une simple manoeuvre destinée à embarrasser la droite – et le symbole devient alors celui de politiques prêts à tout utiliser, même le terrorisme, à des seules fins politiciennes;

        -le PS va maintenant passer son temps à se déchirer et à étaler ses désaccords en public, et, cette fois, bien au-delà des « frondeurs » – et cela va durer pendant des mois et des mois;

        -elle fera perdre beaucoup d’électeurs de gauche à Hollande, et ne lui fera pas gagner un seul électeur centriste, de droite ou FN.

        Alors : qu’est-ce qu’il reste ?

      1. @ Juan
        Oui bien sur…ma réflexion n’est pas claire et ne visez pas tant votre position (que je comprends) que le désarroi dans lequel me plonge cette histoire de déchéance de nationalité…

  4. Il est vrai qu’ entre juppé ou hollande, je préfère m ‘ en laver les mains en votant blanc!!
    Ils ont prouvé qu’ ils se foutaient pas mal de nous, ils ont prouvé leur incompétence, ils ont prouvé leurs mensonges, mais je veux les garder, tout en laissant le soin à d ‘autres de choisir pour moi.
    Il est bien entendu que sitôt l’ élection, je critiquerai l ‘élu.
    Un autre voit marine le pen qui dirigerait un état policier, car actuellement il est évident que l ‘ immigration massive, le saccages des banlieues, les attentats, les morts, les manifs interdites et pourtant faites, les destructions de voitures, les dégradations des roms, les camps de milliers de réfugiés sans papier est normal .
    Décidément, les sans dents n ‘ ont pas de mémoire non plus .

  5. Je préfère un mec de droite qui fait une politique de droite a un mec qui se prétend de gauche et qui fait une politique de droite.
    C’est con, mais je n’aime pas être pris pour un imbécile.

    1. Moi sans doute pareil, plus à gauche que Hollande au premier tour, ce qui n’est pas difficile à trouver, Mélenchon par exemple s’il se présente et pour le second tour ?

  6. J’aime bien le blanc, c’est virginal . Et donc parfait pour expédier dans les poubelles tous les vieux chevaux de retour
    Je serais vraiment curieux de voir la tête de nos polichinelles politiques si 40% des inscrits votaient blanc .

      1. Pourquoi pas ? Yen à marre de voir les mêmes depuis trente ans et plus nous vendre leur salade avariée
        Du sang neuf, que diable !

    1. « 1er tour : candidat Front de Gauche »

      Lequel ? Tel que c’est parti, il y a toutes les chances pour que le PC et le Parti de Gauche présentent chacun leur candidat (sans doute Chassagne et Mélenchon); le premier fera un peu moins de 2 %, Mélenchon(sans les électeurs PC) peut espérer les 5 %.

      1. Le PCF tout seul fera moins de 1% des voix.
        En fait, il ne se présentera pas.
        Selon les rumeurs, le Parti pourrait soutenir Nicolas Hulot. Non ce n’est pas une blague.

      2. Elie
        Si c’est celui pour lequel j’aurai désigné par mon vote OK, si même au 1er tour ça ne me convient pas ce sera blanc.

      3. et alors ? peu importe, on vote avant tout pour des idées, pas pour avoir une chance de voir son candidat parader à l’Elysée et mener une politique « d’à peu près » pour se cramponner au pouvoir.

  7. La bataille pour ou contre la déchéance n ‘ est que le résultat des dernières élections.
    Les uns font semblant de faire quelque chose, les autres se placent dans l ‘ opposition en espérant sauver ainsi leurs fesses à la présidentielle ( et après).
    Pourquoi tant de bruits et de blabla sur la déchéance de double nationalité, la vrai question devrait être pourquoi certains ont-ils une double nationalité, et est-il normal d ‘appartenir à 2 nations.
    Les gens aiment polémiquer sur le  » après ». Comme sur le FN qui ferait ceci, qui ferait cela, la déchéance pourrait s ‘appliquer à untel ensuite, puis à unetelle…. des madames soleil en herbe .
    Sachant que les conventions mondiales empêche la possibilité de rendre une personne apatride, pourquoi avoir si peur de cette possibilité.
    Savez vous que thorez a été déchu de la nationalité française quand il a déserté l ‘armée française pour se sauver en URSS.
    je vois la possibilité d ‘expulser des assassins revenant de Syrie et ayant une double nationalité, car à ce moment pourquoi ne vont-ils pas dans l’ autre pays?
    Croyez bien que nous aurons assez de soucis à nous faire avec le retour des » français » de naissance.

    1. Vos obsessions vous empêchent d’appréhender la réalité de la binationalité, qui est que la très grande majorité des binationaux le sont malgré eux, n’ayant jamais choisi de l’être, et que la plupart du temps ils se foutent éperdûment du second pays, pour peu qu’ils sachent qu’ils sont binationaux.

      Pourquoi y-a-t’il des binationaux ? Parce que certains pays ne permettent pas de renoncer à sa nationalité. Le Maroc est l’exemple le plus criant : il est impossible à un Marocain naturalisé Français de renoncer à la nationalité marocaine. Pire, le descendant né en France d’un Marocain naturalisé avant la naissance est lui aussi considéré comme Marocain par les autorités marocaines. Ce qui veut dire qu’un type, né en France de parents Français, n’ayant jamais mis le pied au Maroc, ne connaissant rien de ce pays et n’éprouvant aucun intérêt pour lui, n’en parlant pas la langue se retrouve Marocain parce qu’un, et ça peut être un seul, ascendant mort bien avant sa naissance l’était avant d’être naturalisé.

      La deuxième raison pour laquelle il y a des binationaux est que la France, et c’est tout à son honneur (c’était, parce qu’à l’évidence, c’est en train de changer), refuse d’établir une discrimination entre ceux qui veulent devenir Français, et donc ne naturalise pas en fonction de droits de la citoyenneté étrangers. C’est une question de souveraineté : la France décide de comment on devient Français, et ne le fait pas en fonction de lois étrangères, marocaines par exemple.

      Quant à savoir s’il est « normal » « d’appartenir » à deux nations, il n’y a justement pas de norme établie en la matière, juste des opinions, et c’est pareil pour l’appartenance, choix individuel.

    2. Thorez n’a pas été déchu de la nationalité française, il était « personnae non gratae » sur le territoire Français . C’est le gouvernement provisoire du Grand Charles qui a levé cette interdiction de séjour

  8. Hollande est-il encore présentable ?
    On peut en douter.

    Sa seule petite chance (d’être présentable)
    est de changer « Déchéance Nationale »
    en « Indignité Nationale »..

    Pas blanc mais Juppé qui n’est pas plus à droite
    que Hollande et qui est un gestionnaire plus sérieux
    que Hollande.

  9. « Les archives du Conseil d’État permettent d’établir qu’entre le 25 juillet 1939 et le 4 juin 1940, sept dossiers demandant la déchéance de nationalité de deux français d’origine et de cinq naturalisés ont été transmis par le ministère de la Justice à la Haute Assemblée qui n’accepte cette sanction que pour trois d’entre eux : un sieur L., né Allemand, naturalisé eu 1934 et condamné à cinq ans de détention et vingt ans d’interdiction de séjour par le tribunal militaire de Metz en 1937- et deux dirigeants communistes, André Marty et Maurice Thorez, incontestablement les deux plus célèbres déchus de la nationalité française pour cause d’indignité […] Par décret du 27 janvier 1940. André Marty est déchu de la nationalité française pour cause d’indignité. Le 17 février 1940. c’est le tour du nommé « Thorcz (Maurice) né le 28 avril 1900 à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) »: … La déchéance de nationalité pour indignité qui frappe Maurice Thorez est a priori plus défendable que celle d’André Marty. La déchéance de nationalité est en droit républicain « une mesure d’exclusion à base de condamnation pénale »- Thorez a été condamné. Marty pas. Reste que. dans l’un et l’autre cas, la sanction est d’abord politique et ne s’explique que par l’anticommunisme exacerbé qui marque la fin de la IIIe République. Ainsi que le fera remarquer une note de la Chancellerie en date du 22 décembre 1944 : « Aucune condamnation, qu’elle qu’en soit l’importance ou la gravité, ne permet, à elle seule, de déchoir de notre nationalité un Français d’origine. […] la condamnation pour désertion prononcée contre Maurice Thorez n’a été mentionnée qu’à titre d’indication et pour donner un plus grand poids à la thèse en

  10.  » Le jour où j’ai voté blanc………. »

    on avance, on avance….encore un an et demi de saloperies à attendre, je ne vais pas les citer de suite, c’est le nouvel an, mais elles arrivent car elles sont programmées ou viendront simplement dès que l’actualité l’aura décidé…

    donc encore un an et demi de saloperie et vous finirez par trouver que la meilleure solution est de ne pas cautionner du tout ce qui est décidé, non pas à paris mais à bruxelles et à berlin, pour l’économie et partout ailleurs pour tout le reste….

    c’est l’aléa qui décide aujourd’hui…

    tout cela conduit nos gouvernants à prendre les quelques décisions qui restent à leur portée pour les rendre martiales, alors qu’en réalité, ils sont à poil, démunis et contraints de légiférer par réaction, de subir des évènements, soumis aux diktats de la comm, du très court terme, de l’émotion, des sondages d’opinion prêt à porter et de la finance…

    oui je sais, ça en fait des partis qui ne présentent pas de candidat…

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