Je vote, tu votes, ils s’abstiennent 

Juan: « tu sais pour qui tu vas voter demain ? »

Olive: « non, mais je sais pour qui je ne voterai pas. Et je sais que je voterai. »

Juan: « c’est déjà cela »

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Dimanche, avec le Front de gauche

Je voterai sans plaisir pour la liste Front de gauche en Ile-de-France, au premier tour des élections régionales.

Avec détermination mais sans plaisir pour plusieurs raisons.

La première est que les échanges avec quelques sympathisants ou militants du FDG sur les réseaux sont devenus aussi désagréables, houleux, sans intérêt qu’avec d’autres sympathisants/militants d’autres partis de gauche comme de droite. Vous me direz que les cons et les intolérants sont partout, je vous répondrai que sans doute. Mais cela reste décevant. Devoir tweeter, Re-tweeter les mêmes jolies déclarations que certain(e)s qui m’expliquent par ailleurs que CRS=SS et Assad=Hollande est une expérience de pénitence.

La seconde est que le FDG est finalement presque aussi nul pour convaincre que le PS. La seule différence est que Mélenchon et quelques autres y racontent moins de conneries qu’Hollande et de nombreux autres. Mais sinon… nom de Dieu ! Quelqu’un pourrait-il réfléchir un peu ? Le sang des victimes du 13 novembre n’est pas sec que je lis les premiers tweets sur le danger de la dictature. Les victimes ne sont pas enterrées que l’on explique que l’état n’est pas d’urgence. Les manif sont interdites pour des raisons de sécurité mais certains braveront l’interdit moins de 2 semaines après les attentats puisqu’ils pensent que c’est leur « droit« . Ils ont raison. Mais qu’ils assument alors quand des flics leur tombent dessus. Il suffisait d’attendre, quelques jours, quelques semaines. Expliquer ensuite qu’on a attendu un peu avant de voir. Qu’on est surpris que l’état d’urgence prenne ses proportions durables.

Alors aurait on été audible. 

Mais là, c’est fichu. On a braillé dès la première minute de la première déclaration de Manuel Valls.

On a braillé, on a perdu.

La troisième raison est qu’une trop large fraction du FDG  est  prisonnière de ses postures. Mélenchon en est sorti à propos des attentats. Il a fustigé l’état d’urgence mais exprimé sa haine envers les barbares. J’attendais cela. Surtout quand d’autres à « la gauche de la gauche » me disaient qu’il fallait faire attention à l’islamophobie alors que nous n’avions pas séché nos larmes.  Le sens du timing de ces derniers (sic!), cette insistance obsessionnelle à parler répression policière, état d’urgence, islamophobie quand Daech attaque la France m’a semblé indécente. Mélenchon, lui, a trouvé l’équilibre, comme d’autres, n’en déplaise à ses critiques de droite au PS.

La quatrième raison est le syndrome gauchiste. J’en suis frappé parfois mais il me désespère quand je le vois chez les autres. Ce syndrome est simple: dégueuler ses convictions pures sur les cheveux de ses plus proches alliés dès le moindre désaccord. Le gauchiste ne veut pas réussir. L’échec n’est jamais de sa responsabilité.  J’ai mille fois davantage de respect pour un Tsipras malgré ses revirements que pour un Hollande qui n’a pas cherché ou un gauchiste qui ne cherchera jamais à réussir à appliquer ses idées.

Vous avez sans doute connu meilleur appel au vote. J’ai connu meilleure période.

Mais je voterai FDG, en Ile-de-France. Eric Coquerel, Clémentine Autain et Pierre Laurent.

Parce que ce n’est plus possible autrement.

Daech, Millénaristes ? 

Je suis allé lire, comme parfois, l’un des magazines officiels de DAECH, aka ISIS (Chers services secrets, ne me démasquez pas. Je cherche à comprendre. Je n’irai pas faire le djihad, je suis anti-curé).

L’édition de fin novembre de ce torchon se félicite des attentats de Paris du 13 novembre.

Le « journaliste » se félicite prématurément de la « Terreur sur Paris ». Il n’est visiblement pas venu à Paris, constaté de visu la foule dans les rues, les magasins, et dans les terrasses. Non, Paris n’a pas peur. Bien sûr certains ont peur. Nos politiques ont souvent peur. Nous avons l’état d’urgence, nous verrons à l’usage, dans quelques semaines, si la peur l’a emporté parmi nos dirigeants sur la raison.

Daech, comme hier les nazis, sont millénaristes en ce sens qu’ils semblent attendre avec sourire et délectation la fin de ce millénaire dans la mort du plus grand nombre.

Daech aime la mort comme nous aimons la vie, paraît-il. Très franchement, on s’en fiche un peu.

Dans ce magazine de Daech, on lit quelques critiques contre Al Qaida. Entre rivaux, on se comprend.

Daech est d’abord une entreprise de mort contre les musulmans.

 

 

Hollande=Assad ? WTF!

Hier soir, quelqu’un m’a dit que finalement Assad et Hollande n’étaient pas si différents.L’argument était que les deux avaient un « régime aux ordres ». Que finalement on ne savait pas si Assad était un dictateur.

J’ai mâché l’argument, puis lâché. Je n’ai même pas eu envie de rappeler que seule Marine Le Pen défendait ainsi inconditionnellement Assad.

Stupéfait.

J’essaye de maintenir, en général sans trop de difficulté, des relations courtoises et parfois très amicales avec des gens de droite et gauche eta d’ailleurs. Mais ce soir-là, je me suis souvenu de quelques lettres écrites pour soutenir des dissidents torturés par le régime de Bachar el Assad.

Ce soir-là, c’était sans doute trop.

Trop indécent.

 

« Bachar Al-Assad [le président de la Syrie] est un dirigeant autoritaire » mais pas un « barbare », a estimé Marine Le Pen, mercredi 4 novembre, sur La Chaîne parlementaire. La présidente du Front national a évoqué un « terme facile qui n’a aucun sens »« Aussi contestable soit-il, l’Etat tenu par Bachar Al-Assad est un Etat, et en cela, il protège de la barbarie de l’Etat islamique », a-t-elle ajouté. (source)