La tristesse, la vie, la mort.


J’ai plus d’une fois ressenti ce sentiment incontrôlé. Une immense tristesse qui pourtant renforce mon corps et mon esprit.

Une tristesse qui chez d’autres affaiblit, fragilise pour plus tard ou pour longtemps.

Une tristesse incontrôlable que j’ai cessé de contrôler car elle renforce une certaine rage de poursuivre et de tenir.

Une tristesse éprouvée devant des drames qui frappent des inconnus mais des causes connues, comme ces attentats de Charlie ou de novembre dernier.

Une tristesse devant des horreurs de dévastation comme en Syrie où les bourreaux de Daech pensent effrayer.

Une tristesse devant une extrême misère reconnue en France mais sans solution.

Une immense tristesse quand la vieillesse emporte une grand-mère si proche qui renforce ton envie de survie à travers tes propres enfants.

Bref, soyons braves.

29 réflexions sur “ La tristesse, la vie, la mort. ”

  1. Je partage votre tristesse Juan et je sais que même préparé à la disparition inéluctable de ceux que l’on aime, il est presque impossible de se résigner. Pensez souvent à elle ce sera la meilleure façon de la faire « vivre » encore.

  2. Un seul être vous manque et le monde est à refaire… Il faut se dire que rien n’est jamais complètement terminé. Un vide laissé par cette personne ? Mets donc un magnéto en route et laisse tourner durant la nuit. Tu auras sûrement des surprises…

  3. Ma fille, au décès de sa grand-mère « La Petite mémé », comme on l’appelait dans la famille, a décidé d’écrire le livre de sa vie. Ainsi, en la faisant revivre au travers de ce livre, s’est-elle aperçu que cette mémé avait été bébé, enfant, adolescente, jeune femme, épouse, mère, grand-mère. Qu’elle avait vécu une génération trop tôt, femme de tête et de caractère, en avance sur son temps, aimant ses enfants, ses descendants…
    Il lui restait une soeur chez laquelle ma fille est allée chercher des souvenirs, on a ri, on a pleuré, on a ri à nouveau… On a regardé encore et encore des photos, vu les ressemblances avec untel ou une telle, à se demander si ce n’est pas ça l’éternité… C’est vrai, on cherche celui qui est parti parmi les suivants. A vous de continuer à la voir parmi les vôtres comme un message de sa part.

  4. On est simplement triste devant notre impuissance à changer les choses.
    Triste de voir la misère gagner du terrain alors que d ‘autres affichent leurs fortunes.
    Triste de voir les mouroirs où l ‘ on se débarrasse des « vieux » devenus encombrant.
    Triste de voir la France avoir perdu toute influence et estime dans le monde, et de voir un fantôme de président courir de gauche à droite pour des commémorations.
    Triste de voir le monde se précipiter vers sa destruction et les peuples applaudir. N’ayez aucune crainte pour notre planète, elle est là depuis des milliards d ‘années et sera encore là dans des milliards d ‘années. Pour l ‘ être dit humain, combien de temps lui reste-il à exister
    .

  5. Juan
    Je te comprends. Le temps vient petit à petit à te faire reprendre courage (d’ailleurs il faut que tu l’ai pour tes enfants, même s’ils sont grands) et ensemble vous vous remémorerez les bons moments passés …. et ce sera plus « léger ». Bises

  6. Oui la tristesse peut être une force, elle nous leste. C’est difficile à expliquer, mais très fort.
    Plein de pensées pour vous.

  7. Sortant d’un gros épisode dépressif ( mais on n’en sort jamais complètement, on n’est jamais plus tout à fait le même après), je me demande si ce qu’on appelle dépression n’est pas simplement de la lucidité.

    1. Personnellement, après le décès de ma mère, j’ai eu cette phase où il fallait que tout aille vite, comme pour sortir au plus vite de cette épreuve. Mais un an après, j’ai eu une période sans sommeil, où j’étais épuisée, je disais le contraire de ce que je pensais, et contredisais des personnes alors que j’étais du même avis. J’étais dans un mal être pas possible à en étouffer. J’ai présenté des excuses pour ce comportement que moi-même je ne comprenais pas, d’autant que j’en avais conscience (c’était bien là le pire). Le temps a passé, mais j’avoue que j’ai toujours une certaine honte à rencontrer ces personnes que j’ai « houspillés ».
      Pour moi, la dépression est plus un moment incontrôlable dans sa vie, même si, pour certains, il est possible d’en être lucide.

      1. @ Solanden

        Comment savoir si ce moment incontrôlable de sa vie, celui où « on dit le contraire de ce qu’on pense », n’est pas justement celui où on dit ce qu’on pense réellement ?

        1. Non, non ! Moi c’était vraiment le contraire de ce je pensais et de mon ressenti. J’avais l’impression que quelqu’un m’envahissait, et me faisait parler à sa place. Une véritable horreur.

          1. Oui, mais ce « quelqu’un qui vous envahissait « , ce ne pouvait être qu’une part de vous-même: qui d’autre ?

            1. Dans ces moments là, je me sentais un peu comme au fond d’un puits. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas comment j’ai être aussi « pisse-vinaigre » avec quelqu’un. C’est inouï de dire le contraire absolu de ce que l’on pense. J’ose espérer ne jamais plus avoir à faire face à un tel ressenti.

  8. Pour vous consoler un peu. Voici une lettre envoyée au fisc.
    Monsieur l’agent du Trésor Public
    Mon colis a pu vous étonner au départ.
    Alors voilà quelques explications.
    Je vous joins à cette lettre une photocopie de l’article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l’état ».
    Vous noterez que, dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l’Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 €, des escabeaux 2300 € et des marteaux 550 € pièce.
    > Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 3750 € la pièce.
    Vous devant la somme exacte de 13816 € pour l’année fiscale qui s’achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 14000 €.
    Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes œuvres ou bien à utiliser les 184 euros restants pour que notre Président de la République puisse compléter sa boite à outils.
    > Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n’hésitez pas, à l’avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l’état.

    Un contribuable heureux.

  9. D’un autre côté, les soirs où un proche meurt sont à peu près les seuls où on peut picoler autant qu’on veut sans que sa femme ne vienne faire chier avec son cancer du foie et sa morale à deux balles : ce n’est pas à négliger.

  10. Tristesse, chagrin, nostalgie, sont des ressentis qui restent difficiles à maîtriser, mais se laisser aller un peu, permet souvent de retrouver l’entrain qui, à son tour permet, d’avancer, et peu à peu, à nouveau, de sourire, puis de rire. D’autant plus que l’être cher, qui subitement nous quitte, reste toujours dans nos cœurs.
    Un temps pour tout, y compris pour pleurer.

    Quant aux aléas de cette société, j’ose croire que l’homme finira par trouver la voie « d’un monde meilleur et plus éclairé ».

    Une pensée pour toi Juan.

  11. Tristesse lorsqu’on perd un être cher .
    Fureur devant les saloperies et les violences qu’un petit nombre font subir à tous les autres .
    Condoléances, Juan !

  12. Personnellement ma mère est morte en 82, et mon père en 84, j’avais 34 ans, mon fils est né juste un mois après, une grande partie de mon univers familial a disparu, je n’ai revu depuis qu’une petite partie de ma famille d’origine ouvrière, mais la vie a continuée, différente.

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