« Non ma fille cette période n’est pas si terrible »


Quand j’avais l’âge de mes racailles, j’entendais mes parents m’expliquer que les leurs avaient vécu deux guerres mondiales. Et franchement, à force de lire sur l’hécatombe de la première (surtout en France) et la Shoah de la seconde, je m’étais dit que j’étais né au bon moment, au bon endroit.

30 ans plus tard, mes racailles s’interrogent. Il y a une grande différence avec le monde d’avance, c’est le bruit. Le bruit des réseaux sociaux, de l’information instantanée, du buzz systématique. Le cerveau n’est plus reposé, il est connecté. Il s’est connecté. Bref, il me faut les rassurer plus qu’avant puisqu’il y a davantage de bruit qu’avant.

Certes, cette période a son lot de désolations, et de déceptions. Mais pas quand on est jeune. Je suis fatigué parfois de débats sans fin, entamés il y a des lustres et que je n’arrive pas à clore malgré l’âge.

92 réflexions sur “ « Non ma fille cette période n’est pas si terrible » ”

  1. Le problème est bien dans cette connexion permanente avec le monde entier. Tout savoir – vrai ou pas – n’entendre en premier titre que des rubriques nécrologiques, répétées en boucle sur tous les supports médiatiques, est plus qu’épuisant. Ça vous ronge. On est dans un monde inversé : aujourd’hui on sait quasi tout de ce qui se passe dans des pays même lointains, et rien de ce qui se passe dans le voisinage, et surtout pas les bonnes nouvelles.
    Il reste le bouton ON/OFF dont nous sommes maîtres. A nous d’en faire la bonne utilisation. Sauf que dans la rue, on ne peut pas marcher les yeux fermés pour éviter les Unes racoleuses des magazines vendeurs de drames et de désespoirs…

  2. Moi qui suis plus âgé, c’est mes parents qui ont traversé les deux guerres dans le milieu ouvrier et qui me racontaient leurs aventures, la vie a été bien plus agréable par la suite, bien qu’encore pas facile. Quant au temps présent, moi personnellement j’ai choisi de me « déconnecter » l’après-midi, lecture et écoute de poésie ou de musique, c’est facile, je suis à la retraite. Quant je restais toute la journée « branché » cela devenait stressant et m’empêcher de prendre du recul, sans compter les polémiques verbales rencontrées sur certains blogs inutiles et agaçantes. Bonne journée !

  3. « cette période n’est pas si terrible » »
    Oui , c’est vrai pour nous , européens .
    Aujourd’hui , l’hécatombe se situe ailleurs , l’occident exporte ça aussi , des pays détruits par NOS bombes depuis une bonne vingtaine d’années , des millions de morts , afghans , irakiens , libyens , syriens et des milliers de palestiniens morts dans l’indifférence générale pour oser demander l’indépendance .
    Alors oui , c’est vrai , chez nous c’était encore relativement calme jusqu’au 150 morts de 2015 .
    Mais pas sûr que ça nous réveille pour dire stop .

  4. Chaque génération a ses bons et ses mauvais moments.
    Heureusement les mauvais s ‘estompent car la vie est ainsi faite, les bons s ‘ enjolivent avec le temps.
    Combien de fois ai-je entendu  » de mon temps, c ‘était la belle époque » évoqué par des parents qui justement avaient vécu 2 guerres mondiales. En y repensant, je me dis que leur belle époque, travail à vie comme esclave, salaire de misère, pas de congé payés encore moins de sécurité sociale, pas de caisse de chômage, pas de retraite à part l ‘espoir d ‘être hébergé et nourri par des enfants, alors, pourquoi parler de belle époque… Peut être simplement le sentiment d ‘exister, de vivre en liberté, de faire confiance aux amis et voisins, de pouvoir compter sur la solidarité, la vrai, celle qui n ‘est pas dictée par un état rapace et voleur. L ‘époque ou l ‘ on ne donnait pas quelques pièces pour avoir une déduction d ‘ impôt, l’époque ou le  » vieux » avait la parole et sa place autour du feu, ‘ époque ou les gamins galopaient dans les rues sans risque, ou les filles se promenaient librement sans crainte pour leur sécurité, l ‘époque ou la galanterie était un sacerdoce et le respect une règle.
    Il apparaît que le dur labeur, le manque d ‘argent, une vie difficile n ‘amène pas forcément une mauvaise époque .

    1. J’adore ce genre de phrase bateau qui noie systématiquement le poisson: « Tout n’est pas tout blanc ou tout noir », « il y a des bons moments et des mauvais moments, voir : « chaque régénération à ses bons et ses mauvais moment… sauf pour ceux qui morflent vraiment et cela, depuis tout le temps, quoi ! Il y aussi : c’est mieux que si c’était pire qui vaut également son pesant de cacahuètes… PDR
      Imaginons un juif aisé pour qui tout allait bien en 39, qui se retrouve en camp de concentration et qui entend le capitaine du camp nazi lui sortir ce genre de bobard moqueur ressemblant un peu à cet humour nazi très particulier : « le travail rend libre » Que croyez-vous qu’il puisse en penser à ce moment même où il crève de faim ? quelle relativité !

        1. Tandis que pour toi çà ne serait pas du luxe. D’autant qu’on ne régénère que ce qui en a vraiment besoin et qui possède au moins l’outil de base à régénérer, à savoir un cerveau. Non laisse tomber. N »n disposant pas, tu ne peux pas comprendre…

      1. Il a pris exemple sur Sarkozy !!! Et je parie ( j’ai peut être tort) que même si le chômage ne baisse pas Hollande se représentera !!

  5. Pour la désolation on a les jungles du Nord de la France, les bidonvilles de l’Île-de-France, les taudis de chez moi ou les sept millions de chômeurs dont la moitié ne sont pas indemnisés. À moins que l’on préfère les 10 millions vivant en dessous du seuil de pauvreté ou les 11,5 millions de pas chauffés.

    […] cette période a son lot de désolations, et de déceptions. Mais pas quand on est jeune. » Ah bon ! Hier, chez moi, c’était une jeune fille sans famille qui vient d’avoir 18 ans et, en conséquence, a été virée par le Conseil général qui la prenait en charge. Elle fait la manche et dort dans un squat.

    1. Et ce couple de près de 70 ans surendettés dans les Landes qui s’est donné la mort récemment) après avoir été expulsés de leur domicile… Est-ce qu’ils y ont cru au changement c’est maintenant ?

        1. claudecarron

          si on commence à se mettre tous les accidents de parcours sur le blog, à mon avis il va falloir changer le titre du billet de JUAN

          parce que des histoires de ce type, j’en ai des listes complètes ; elles ne se terminent pas toutes comme la tienne mais dans l’ensemble c’est assez pénible.

          1. Je répondais à l’Arsène qui avait bien raison de dénoncer ce genre de misère ayant un peu trop tendance à se banaliser, tandis que pépère envisage de se représenter après avoir mépriser le peuple l’ayant élu.

            Si on en vient là, certaines réflexions que tu émets à répétition vis à vis de ce barjot qui se fait appeler lancien et qui a un cerveau de crevette ( donc condamné à la connerie lepéniste et de ce fait au commentaire totalement fermé) font aussi partie des « accidents de parcours » liés au lot de la misère humaine, mais là, apparemment on peut en mettre des tartines, même Juan apprécie, alors…

  6. j’explique à mes gosses qu’ils trouveront la période magnifique s’ils réussissent à faire abstraction de tout le reste…

    mes gosses n’utilisent que très peu internet, quasiment pas le téléphone portable sauf impératif professionnel ou pour appeler papa et maman; ils ne lisent pas les journaux et comme leur papa ne croient que ce qu’ils voient et vérifient, et surtout n’écoutent pas n’importe qui…

    des gosses souriants, déconneurs et qui ne votent ni l’un ni l’autre
    comme papa….

    l’amour ça rend intelligent…poil aux dents….

  7. dans l’ensemble, il vaut mieux trouver de quoi rire d’un rien à notre époque, sous peine de ne plus rire du tout

    il suffit de lire lire quelques blogs économiques et/ou politiques, et les vœux à peine secs, faut reconnaitre que ça démarre plein pot un peu partout en prédiction de catas…

    alors c’est sûr, vaut mieux expliquer aux gosses que ça pourrait être pire, ce qui est rigoureusement exact. Ca oblige quand même à prendre beaucoup de recul, à lire du confucius et du lao tseu matin, midi et soir, et à choisir de ne lire que les stats bidonnées que les états et les médias nous refilent de plus en plus à haute dose…

    Maintenant si en plus les parents cumulent le pognon, la santé, la force, la beauté et l’intelligence, alors il faut leur dire que la situation est franchement très bonne..

  8. ensuite il y a quand même des questions à se poser

    dernièrement, j’organise une formation dispensée par des spécialistes de la santé et sécurité au travail pour les équipes…c’est une.obligation de l’employeur qui permet de remettre un peu d’aplomb les pratiques qui se dévoient par habitude. Donc c’est bien.

    La formation d’une heure et demi, consistait à faire le tour d’horizon des problématiques hygiènes, santé, gestes set postures sécurité au travail..

    j’ai eu beau me raisonner, mais les conclusions tel que ça a été présenté sont à peu près les suivantes :
    – le travail est une maladie
    – les outillages thermiques devraient être blindés de partout et les outils coupants devraient être émoussés
    – faut faire gaffe à chaque mouvement de ne pas se péter un muscle, un tendon, se faire un tour de rein, une entorse,
    – faut éviter de respirer pour toute utilisation de produit qui n’est pas de l’eau
    – faut que les équipements soient silencieux au travail

    mais pas un mot sur :
    – l’accident de bite privé
    – les décibels des équipements des sonos des voitures, des casques sur les oreilles en repartant chez soi

    ………….

    bref, quand je pense que tout jeune (16 ans)je travaillais pendant les vacances pour m’acheter une mobylette, je travaillais en fonderie sur recommandation spéciale du pater qui voulait m’écoeurer pour que je fasse des études

    Il m’ a fallu entrer accroupi dans un four long de 8 mètres, éteint depuis deux jours (il y faisait 50 à 60° la premier jour), pour le détapisser des briques réfractaires avec mon pote arabe….(pour les âmes sensibles, je précise que les deux premiers jours, nous avons eu le droit de sortir quelques minutes toutes les demi heures pour boire)

    aujourd’hui les politiques veulent relancer l’apprentissage, c’est formidable, mais à 16 ans, on ne peut pas faire monter à un escabeau, faut une habilitation électrique pour changer une ampoule et faut éviter de lui faire prendre un outil qualifié de dangereux (et c’est assez vite qualifié comme tel…)

    que veux je dire ?

    je n’ai rien contre la sécurité, mais à force de foutre la trouille à tout le monde en permanence, on finit par avoir peur de notre peur…..

    voilà….

    1. Quand toi et tes cocos auront compris qu’ il n ‘y a pas de fausse gauche mais simplement un groupe d ‘arriérés qui ruine la France depuis des décennies, un grand pas en avant sera fait.
      Nous sommes dirigé par des socialistes, donc par la gauche, qui vient de vous trahir un peu plus en vous demandant de voter pour la droite, ce que vous avez fait.
      Ces mêmes escrocs qui vous font peur avec le FN mais qui font entrer des milliers de sans papier dans le pays. Ces escrocs qui osent parler de ce que serait l ‘ avenir si le FN passait mais qui vous commandent de ne pas faire d ‘amalgame avec les tueurs des attentats musulmans et la religion musulmane .
      Et tu te déclare avoir un cerveau, pas un neurone, rien, aucun micro poil de réflexion. Mais qu’y a-il d ‘étonnant chez un quémandeur perpétuel.

      1. lancien : saches vielle branche, que ledit quémandeur vient de vendre son 7000 ème ouvrage (FLAMBERGE SE REBIFFE, mis sur le marché le 3 novembre 2015) chez EDILIVRE. A 8%, çà me fait déjà plus de 20 000 euros de gains (et oui, me voilà « riche ») à recevoir et je vais donc avoir de nouveau la joie de payer des impôts à nos chers socialistes pour qu’ils en fassent du social, au lieu d’acheter des canons pour remplir les poches des affairistes. Je sais que tu vas être content pour moi et pour le social de notre pays qui en a bien besoin. ne me remercie pas de veiller à ta retraite, pour c’est normal…

        1. Dites donc, je sais bien qu’il doit y avoir sur ce blog des gens qui ignorent tout de l’édition en France, mais tout de même ! Qui, à votre avis, va croire aux chiffres extravagants que vous balancez sans la moindre vergogne et au mépris de toute vraisemblance ? 7000 exemplaires du roman d’un parfait inconnu ? Mais les éditeurs parisiens ayant pignon sur rue et bien distribués vont mettre un cierge à Notre-Dame quand, par exception, ils atteignent des ventes pareilles ! Or, vous, vous n’avez même pas d’éditeur (ce qui s’appelle un éditeur). Par conséquent, si vous parveniez à en vendre le dixième de ce que vous annoncez, ce serait déjà une espèce de miracle.

          1. Ne prenez pas votre cas de médiocre plumitif pour une généralité. Vous n’auriez donc pas réussi à vendre vos plaisanteries construites sur la base du « matuvu » littéraire, si j’en crois votre persiflage ? Va-t-il falloir que je vous faxe une copie du chèque ?

            1. Excellente idée ! Nous attendrons donc la copie du chèque, en effet. Mais pas de Photoshop, hein ? Je fais confiance à votre honnêteté d’homme de gauche…

              (Pour ce qui est de mes ventes, tous titres confondus, et de ce qu’elles m’ont rapporté, il vaut mieux que vous n’en sachiez rien : de nature envieuse comme je vous sens, ça vous ferait du mal.)

              1. J’exigerai, bien entendu de voir avant, ceux que vos 123000 ouvrages vendus vous ont sans doute permis de toucher de votre poussiéreux éditeur et cela, sans Photoshop non plus, bien sûr. C’est donc à vous de commencer, vu que çà fait 25 ans que çà dure.

                1. Vous êtes bien gentil, mais je ne vais tout de même pas vous fournir tous mes relevés de banque de 1990 à 2010 ! Quant aux sommes rapportées (que j’évalue, à la louche et en euros actuels, puisque vous aimez visiblement parler d’argent, à 900 000), il y a belle lurette qu’elles ne sont plus qu’un souvenir…

                  1. 900.000 euros ! Oui et bien pas la peine que je vous montre mon malheureux chèque de 20.000 euros quand il va arriver, alors… Ceci dit mon démarrage sur les chapeaux de roue me fait déjà plaisir et puis cette somme couronnant l’intérêt pour mon dernier polar, cette reconnaissance naissante, c’est déjà une belle récompense. J’en remercie déjà mes lecteurs. Après tout, même si la vente vient à ralentir. Je verrais çà avec le prochain déjà en route… « Le crime de la femme au manteau rouge ». oui je sais çà ne vaut votre sublime « En territoire ennemi » mais bon, je ne suis qu’un gagne petit pour qui la célébrité serait un plus.

  9. Stanislas: le commentaires ‘adresse à carron en réponse à ses idioties habituelles .
    Stanislas: là, c ‘est pour toi . En accord avec ton dernier post sur la sécurité . J’ai aussi travaillé dans le même type de four. Ce four réchauffait des tubes pour les réduire ensuite à un diamètre inférieur.
    D’ une hauteur entre voûte et sole d ‘ environ 50 cm, le lendemain de l ‘arrêt , les maçons enlevaient quelques jambons de la voûte( jambon, nom que nous donnions aux grosses briques accrochées servant de plafond) et je me pliait pour changer les têtes de longerons. une planche sur la sole pour y mettre les pieds qui s ‘ enflammait après quelques minutes…. et la chaleur qui te montait dans le nez. Mais c ‘ était ainsi, et personne ne s ‘ étonnait, c ‘était notre travail. J’avais 17 ans .

    1. LANCIEN

      le four dans lequel je suis entré était un four à centrifugation des tuyaux en fonte à l’horizontale, on ne pouvait que rester qu’ accroupi dedans ou à genou évidemment et plié. C’est vrai que pour buriner les briques du plafond demi circulaire, il fallait être souple…
      quand on a commencé le boulot, mon pote et moi, à la lumière d’une lampe et que je regardais la sortie 8 m plus loin je la voyais en forme de mobylette pour draguer les gonzesses sinon je me serais tiré de suite

      pas de boulot pas de mob….

      sauf que moi je suis resté à l’usine 1 mois complet seulement, ça a suffit pour comprendre la vie de mon père et travailler pour obtenir le bac..

      1. *voix de vieux*
        « et moi, quand j’avais quatre ans, je limais l’intérieur des tubes pour fabriquer des obus dans un camp en pologne, mais je ne me plains pas, il y avait pire… et je voyais la sortie en forme d’assiette de soupe. »

        Peut-être qu’on est un peu plus conscient des risques pro aujourd’hui, et que c’est un progrès.

    2. lancien : il faut absoluement éviter de travailler dans un four en marche, çà grille les neurones. Bon, apparemment c’est déjà trop tard. PDR.

      1. claudecarron

        ah merde, il m’en manque aussi alors. je ne me rends plus bien compte, je vis avec moi depuis si longtemps..

        1. Si tu le penses vraiment, çà va faire plaisir à ton interlocuteur préféré qui se nomme pompeusement lancien, de croire que tu partages sa façon de voire les choses… Attention, tout de même, de ne pas finir chez sa maîtresse par inadvertance. Tu ne serais pas le premier à qui çà arrive à force de vivre trop longtemps avec soi-même…

  10. Il faut comprendre que la période des trente glorieuses a été une période « anormale », qui n’a duré que trente ans, et qui n’a été possible que grâce aux besoins de reconstruction de l’après-guerre; et qu’on ne peut pas espérer une guerre mondiale tous les trente ans pour relancer l’emploi et la croissance.

    Et, qui plus est, que nous vivons actuellement une période radicale et inédite de changement du monde, avec la globalisation de l’économie, et que ce n’est pas un changement de la Constitution d’un pays comme la France ( la 6 ème République chère à Carron…) qui y changera quelque chose.

    1. LES TRENTE GLORIEUSES, une période anomale ? Çà c’est un constat d’ex MDC ayant (soit disant) voté MELENCHON en 2012… pas étonnant que le MCDC soit allé aussi loin. C’est cette courte période des MDC qui a été anomale…
      Les trente glorieuses sont nées du programmes du CNR signé par de Gaulle en 1943 et le CNR en vue de s’allier pour la Libération du pays. De Gaulle dû donc faire des concessions en 1945, telle que la création de la sécurité sociale gérée par Ambroise Croizat,

      Histoire d’Ambroise Croizat :
      Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger. Là, mûrissent les rêves du Conseil national de la Résistance et les grandes inventions sociales de la Libération. La sécurité sociale, bien sûr, dont Ambroise dessine les premières moutures dès la fin 1943.  » En finir avec la souffrance et l’angoisse du lendemain « , disait-il à la tribune le 14 mars 1944. Reste à bâtir l’idée. Le chantier commence en novembre 1945 quand il entre au ministère du Travail. 138 caisses de Sécurité sociale édifiées en deux ans par des anonymes d’usine après leur travail ou sur leurs congés payés,  » pour en terminer, selon les mots du ministre, avec l’indignité des vies dans l’angoisse de l’accident, de la maladie, ou des souffrances de l’enfance « . Mais là ne s’arrête pas l’héritage de celui que tous appellent déjà  » le ministre des travailleurs « .

        1. Et voilà le travail : Ambroise invente la Sécu (ce qui est faux, ou en tout cas très exagéré, mais ce n’est pas grave : on ne peut pas demandé à un gauchiste sous acide de connaître l’histoire) et, aussitôt, uniquement grâce à ça, trente ans de prospérité et de croissance s’abattent sur toute l’Europe !

          Trop fort, l’Ambroise…

          1. Désolé. j’ai chercher Didier Goux dans la distribution et bizarrement pas la queue d’un… Alors je vous écoute. Qui est « selon vous » l’inventeur de la sécu ? Et qui l’a mise en place ? Si je suis sous acide, vous marchez à quoi vous ? La pisse d’âne ?

            1. Il n’y a pas UN inventeur de la sécurité sociale, et le projet était déjà fortement dans l’air quand Croizat s’y est greffé, presque par hasard. Fouillez un peu Google (et des sites plus sérieux que votre lycée de province portant le nom de l’homme dont il fait le panégyrique…) et vous verrez : je ne vais pas vous mâcher le travail, non plus. D’autant que j’ai télé, là.

              1. Sacrée réponse ! C’est personne puisque c’est tout le monde. Vous ne appelez pas Chalamont par hasard. Retournez donc vous informer avec la télé…

              2. Le projet de Sécu était en l’air depuis 1920 : en effet, la France avait récupéré l’ Alsace-Moselle en 1918, qui en bénéficiaient déjà depuis près de 40 ans grâce à Bismarck , et il était difficile de dire à ces braves gens  » Vous avez de la chance : vous êtes redevenu Français : la Sécu, c’est fini ! »

                En 1920, fut nommé pour la première fois de l’ Histoire de France un ministre de la santé, un certain Jourdan, avec mission de réfléchir à la généralisation de la Sécu à toute la France; il s’est heurté au lobby médical, car c’est alors que fut créé le premier syndicat de médecins français, la CSMF, pour s’y opposer violemment.

                Pendant la guerre, c’est Pierre Laroque qui, au CNR, élabora le projet de la Sécu.

                Il avait proposé une Sécu à la Britannique, financé par l’impôt, et couvrant tous les résidents légaux en France, quelle que soit leur âge ou leur profession(ou leur absence de profession.)

                Mais il s’est heurté à l’opposition :

                -d’une part, des travailleurs indépendants, commerçants et artisans, qui s’imaginaient qu’ils pourraient toujours payer leurs soins médicaux ( la médecine ne coûtait pas cher, à l’époque), et qui ne bénéficiaient pas des indemnités salariales en cas d’arrêt de maladie, et ne voulaient donc pas cotiser pour les salariés; et dont la retraite était constituée par la vente de leur fonds de commerce;

                -d’autre part, des salariés bénéficiaires des régimes spéciaux de retraites, qui existaient depuis l’avant-guerre ( mines, chemins de fer, EDF, etc.) et qui craignaient ( à juste titre) qu’une Sécu universelle leur soit moins favorable.

                Et ainsi, fut voté, à la grande déception de Laroque, notre régime de Sécu, qui ne couvrait, au départ, que les seuls salariés; tout ce qui reste du projert Laroque, c’est son nom de « régime général »., bien qu’il ne l’était pas du tout.

                Ce n’est que très progressivement qu’il fut étendu aux autres professions, et il fallut attendre la création de la CMU en 2000 pour que tous les gens vivant régulièrement en France bénéficient de la Sécu…ce qui était le cas des Britanniques depuis 1945.

                1. Et à quelle date ledit LAROQUE (mis sur la touche sous Pétain parce qu’il était juif) a-t-il dirigé la sécu ? En 1951, à la mort d’Ambroise CROIZAT qui était très malade à la Libération pour avoir travaillé dur dès 13 ans et s’être fait torturer et enfermer en Algérie avec les fers aux pieds comme plusieurs autres communistes. C’est un homme malade rongé par la dysenterie qui fut libéré et qu’attela à l’ouvrage de cette oeuvre qui le passionnait depuis sa jeunesse où vit ses parents mourir prématurément faute de soins. Il devint ministre du travail et de la sécurité sociale de novembre 1945 à mai 1947. C’est avant de démissionner le 15 janvier 1946 que de Gaulle (Soucieux comme à son habitude de voir un gaulliste plutôt qu’on communiste, depuis la Libération où il avait dépêcher CHABAND à la préfecture de Paris pour prendre livraison de Von CHOLTITZ des mains du communiste Henry ROL-TANGUY qui venait de lui demander de se rendre) fit nommer à ce poste clé du moment le MRP (parti conservateur du général) PAUL BACON, à la mort de CROIZAT. Laroque n’étant qu’un des multiples technocrates à suivre la tendance du moment inspirée par le CNR (saloperie de trente glorieuses va !) et de Gaulle (que son fils nomme le créateur de la sécu, laors qu’il avait juste signer pour en 43 avec le CNR, pou reunir les forces combattantes) s’est bien employé à la démanteler dès 67 avec les ordonnances JEANNENEY, faisant éclater la gestion en trois parties après avoir fusionner les ministères : du travail et celui de la santé, dont la plus grosse part ira (bien sûr) au patronat… Depuis, çà n’en, finit plus de rétrécir.

                  Quand on met les dates précises c’est beaucoup plus parlant, hein herr ARIE ?

                  1. Aucun rapport avec ce que j’ai tenté (vainement) de vous expliquer…
                    (Pierre Laroque ne fut jamais ministre; il fut nommé Directeur Général de la Sécurité sociale le 5 octobre 1944)
                    On en reste là.

                    1. Ahahahah ! Forcément ! Entre un vague relais de supposées infos bourrées de « certitudes » approximatives volontairement non datées, et un décorticage en règle prouvant point par point que c’est bien Ambroise CROIZAT qui, en temps que ministre de la sécurité sociale et du travail, a bel et bien mis en place la sécurité sociale des trente glorieuses, il n’y a pas photo. Vous avez bien raison d’en rester là.

                    2. En tant que au lieu de  » en temps que » …

                      Partant de là, je suis sûr que si la 6e république arrive enfin à passer d’ici quelques années ou mois, vous aller arriver sur ce blogue la gueule enfarinée peu après pour nous dire que c’était dans l’air depuis que LEPEN en avait parlé, puis MONTEBOURG et enfin MELENCHON… Et de vous imaginer déjà en train de conclure que ce n’est pas une initiative de gauche et que vous-même aviez hésité (pourquoi pas ?) à vous lancer dans cette formidable aventure, en tant qu’éminent militant du MDC, dès les années 90… Salauds d’povs, tous des « résistants »

          2. @ Goux
            Non pas vous ! Des années d’admiration orthographique balayée en un participe passé qui aurait du être un infinitif…. » Admirer » …et ne cherchez pas chez moi, je fais tellement de fautes que ça en est banal 😀

              1. Vous si infaillible d’habitude ! Mince ! C’est fou ! On comprends que vous ayez du mal à vendre vos œuvres, malgré la préséance légendaire de vos classieux « éditeurs »… J e me gosse mais je ne devrais pas.

              2. Et dans l’immense confusion…à mon tour je me trompe  » demander » et non  » admirer » ….ça m’apprendra !!

    2. aux « besoins  » de reconstruction » ? Diantre ! Mais pourquoi donc ? Qui a commencer ce crique ? Le Front Populaire qui a osé faire peur au patronat qui s’est mis à adorer Hitler ? Imaginons que la 6e république passe et refasse peur à ce patronat arrogant afin qu’il recrache au bassinet les cadeaux somptueux et injustifiés que leur a fait HOLLANDE… Un nouvelle guerre en perspective venant d’Ukraine sous couvert d’espions américains attisant les choses pour créer une guerre avec la Russie ? Et à qui en reviendrait la faute selon votre façon de voir les choses ? A cette vilaine gauche ? Bien entendu !

  11. Pitié pour carron. Il se prend une déculottée sur la vente ( sic et re sic) de son plagiat de san antonio. Délit de mensonge
    Une deuxième fessée sur son pote ayant inventé la sécu
    Alors, pitié pour lui, ce n ‘est qu’ un communiste ancien gréviste à vie, on ne frappe par une bête à terre .

    1. Pauvre garçon. Sais-tu seulement ce que veux dire ce mot la denrée ? Et as-tu au moins lu une seule ligne d’un San Antonio pour sortir pareille connerie qu’un habitué saurait démasquer dès la première ligne.
      C’est gentil (Bien que tu n’en fasse pas vraiment exprès en ce sens) de me comparer à ce brave Dard (qui a eu aussi, en son temps, à subir des baveux dans ton genre, salut Fredo) mais ne crois-tu pas que son fils qui a repris le flambeau ne se serait pas déjà manifesté pour faire valoir ledit » plagia » en justice ? (surtout que je commence à être connu : 7000 ventes en à peine 3 mois…) ceci dit, ce serait une belle pub pour mes œuvrettes… Les cons çà ose tout… comme disait Audiard,, un autre créateur que j’adore et que je cite souvent…

      1. Je ne comprends pas votre côté « petits bras » : à tant faire que de délirer (ou de tenter de nous arnaquer), pourquoi vous être limité à 7000 ? Pourquoi pas 35 000 ? Ou 123 000 ? Ç’aurait été à peine moins crédible et vous auriez davantage épaté les jeunes filles.

        1. mais tout simplement parce que ce n’est pas encore le cas. Parce que vous pensez vraiment que ? Non je déconne. Je sais combien vous méprisez tout ce que ne vient pas de vous. Et vous les 123 000 c’est déjà fait ? Vite, par quelle oeuvre d’excellence à épater les vieux barbons, ce miracle ? PDR

            1. Des œuvres destinées aux fantômes ou une ouverture sur le marché ecclésiastique à bas prix, destinée à faciliter les masturbations paroissiales dans nos campagnes et vendues en ajout avec l’eau bénite ?

            2. http://www.lesbelleslettres.com/
              Un peu rococo l’éditeur, non ? Çà sent le vieux tapis rapiécé et la cire de meuble non ? Vous mettez-les patins quand vous y aller? Et vous auriez fait 123 000 ventes avec votre recueil de chroniques ? Avec cette écriture imbitable et aussi excitante qu’un cierge à nonne, çà devient sacrilège. Votre éditeur s’adonnerait-il à la magie pour multiplier les publiés avant de les muer en vendus ? Il restait donc plus de 123 000 neuneus en ce beau pays, tudieu !

              Moi ce n’est que EDILIVRE et avec ce nouveau polar, nous n’avons fait que 70000, pour l’instant… Je n’ai pas votre plume et vous n’avez pas mon humour… chacun ses tares…

              1. Vous voyez, vous y venez, aux 70 000 ! L’inconscient, c’est plus fort que toi, Terrien !

                Sinon, je vous rappelle que j’ai écrit et publié plus d’une centaine de romans, ces 25 dernières années. Loin de moi, évidemment, l’idée de m’en vanter, ni encore moins de les vanter, eux. C’est d’ailleurs ce qui nous différencie (entre autres).

                Quant à votre sens de l’humour, en effet, il m’a été épargné.

      2. Ben si tous tes fameux bouquins sont dans le style ( bien que tu n ‘en fasse oas vraiment exprès en ce sens) ,, no comprendo signor!
        Suive d ‘ un plagia… ( t )
        Exagéré par un je commence à être connu et vendre 7000 trucs sur 3 mois!!
        Que vient faire la denrée dans tout cela, tu bouffes de la soupe aux choux malgré ta production et tant de fric?
        Audiard te connaissait ma parole.

        1. lancien : Ce n’est évidemment pas de moi, c’est juste un exemple de plagia assumé venant du Québec, que je t’ai récupérer pour te clouer le bec.Tu veux vérifier ? Vas sur le site EDILIVRE et regarde l’extrait de : « FLAMBERGE REBIFFE) en début de livre et tu verras (enfin, j’espère) que çà n’a rien à voir a voir ce clin d’œil de nos cousins canadiens, ni avec un des multipless San Antonio que Frédéric DARD à au le génie de produire…

  12. je lis qu’il y en a qui se mettent leurs tirages de bouquins dans la tronche. J’ai écrit mes mémoires en un exemplaire.

    et j’en ai offert deux exemplaires…..

    non mais….

    1. il y an a qui parlent de leurs tirages de bouquins comme d’autres parlent de leur récurage de four. Chacun sa spécialité. pourquoi ? C’est hors sujet ?

  13. je ne veux pas foutre la merde mais j’observe que quelques uns des intervenants du blog gagnent pas mal de pognon…

      1. « Ont gagné », mon cher ! Le passé composé fait toute la différence. De plus, je vous ferai remarquer que la somme (900 000) peut paraître impressionnante comme ça, mais étalée sur 20 ans, ça ne fait jamais que 4000 euros par mois, c’est-à-dire de quoi vivre sans plus. Heureusement, j’avais aussi mon salaire de journaliste, sinon, je me demande encore comment je m’en serais sorti.

        1. c’est quand même pas dégueu….ça aide à garnir ses entrées de bonne charcuterie artisanale

          bravo quand même, ça vous place dans la classe moyenne supérieure, vous allez pouvoir voter PS 😀

          1. Andouille ! (Comme dirait Nicolas) Ce n’est pas parce que je gagne presque autant d’argent que Juan que je vais essayer de m’en disculper en votant à gauche.

            (Comment s’appelait ce blogueur (qui n’existe plus, je crois) qui avait fait, il y a trois ou quatre ans, un billet suintant d’autosatisfaction progressiste, dans lequel il expliquait que, vu tout le pognon qu’il gagnait, il aurait été logique qu’il vote à droite, et que, du coup, il était vraiment admirable de voter à gauche ?)

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