Zweig

La période n’est pas si grave, vraiment ?


C’est une interrogation qui traverse sans doute chaque parent qui voit ses enfants grandir et appréhender l’âge adulte. Se réfugier dans le passé pour comprendre et relativiser est parfois la seule défense, misérable, qui nous reste.

A fur et mesure de l’accumulation de mauvaises nouvelles, de profondes déceptions, de doutes sur l’avenir, il faut se replonger dans l’Histoire, celle avec un grand H, pour comprendre d’où l’on vient, ce que d’autres ont vécu avant nous. J’ai déjà mentionné ici quelques excellentes émissions qui revisitent le passé, en mode radiophonique à l’heure où le monde est passé à la « vidéo« : Affaires Sensibles, La Marche de l’Histoire ou quelques autres permettent d’éclairer le présent, de sortir de l’excitation politicienne.

Il y a longtemps, mes parents n’étaient pas nés. La France sortait d’une boucherie, avant de tomber dans une autre. Victorieuse dans la première, collaboratrice de l’Immonde dans la seconde, la France a ensuite connu trente glorieuses où l’Abbé Pierre s’indignait contre les morts de froid, la droite gaulliste s’abimait avec le SAC et la gauche communiste dans ses compromissions staliniennes.

La montée du nazisme a provoqué des suicides avant de se révéler la boucherie que l’on connait. La chaîne ARTE  a récemment diffusé un film sur Stefan Zweig. L’écrivain autrichien, qui avait fui le nazisme, s’est donné la mort, avec son épouse, en 1942, au Brésil où il avait trouvé refuge. D’autres écrivains juifs comme lui n’ont pas supporté le désespoir que la période qu’ils traversaient avait provoqué en eux. Aujourd’hui, ailleurs dans le monde, des populations vivent pareil cauchemars, une souffrance certainement suffisante pour qualifier la période d’exécrable.

L’Europe est toujours épargnée de ces malheurs, n’en déplaisent aux pisse-froids du moment et aux inquiets de la vie. Les pessimistes n’ont pas toujours raison, c’est le message que j’aimerai que mes enfants conservent alors qu’ils s’apprêtent à faire une sacrée traversée.

 

53 réflexions sur “ La période n’est pas si grave, vraiment ? ”

  1. « Aujourd’hui, ailleurs dans le monde, des populations vivent pareil cauchemars, une souffrance certainement suffisante pour qualifier la période d’exécrable. L’Europe est toujours épargnée de ces malheurs […]

    Juan,

    Tu manques de prudence. En Europe même, combien vivent dans la détresse totale ? Si tu vas consulter les documents de la fondation Abbé Pierre, d’ATD Quart-Monde, du Secours catholique ou populaire, tu vas découvrir tout un continent que tu ignores.

    Moi, je t’aime bien même si nous ne sommes pas toujours d’accord. Et il ne me viendrait pas à l’idée de te faire un quelconque procès. Mais tu n’imagines même pas ce que tes mots maladroits peuvent générer de rancœur ou de douleur chez ceux qui vivent au jour le jour et constatent qu’on ne reconnaît pas que leur existence est si difficile.

    1. ok, tu as raison, mes propos sont maladroits. Mais comment comparer la douleur ? Au nombre de gens touchés ou à l’intensité de la douleur ? je n’ai pas la réponse.

  2. De plus en plus de sdf ne trouvent pas de place dans les foyers….alors oui, je suis pessimiste …

  3. Juan, la crainte pour l’avenir de vos enfants est celle que tout parent normalement constitué, ressent dans la période actuelle.

    En 1974, je ne voulais pas un autre enfant, justement à cause de cet avenir que l’on pressentait déjà.

    Un dirigeant de la société où je travaillais m’a expliqué que les humains avaient depuis des millénaires, réussi à passer des époques bien plus dures, et qu’il n’y avait aucune raison que cela s’arrête, « ça fait partie de la vie » ; ça ne les empêchait pas de rire ou de pleurer comme nous.

    Ca fait également partie de la vie des parents que de s’inquiéter pour leurs enfants, mais ça ne fait pas partie de la vie de leurs enfants qui ont la leur à mener comme ils le souhaitent ou comme ils le peuvent.

    Les aider oui, mais ne pas les envahir de pensées négatives et lâcher prise … savoir couper le cordon.

    Pour le reste, je crois que vous n’appréhendez pas bien la souffrance de certaines populations au sein de l’Europe, pour laquelle il est inutile de rechercher des comparaisons avec l’histoire.

    Et c’est justement parce que je n’en fais pas partie que je la perçois bien. Il est inutile de se voiler la face, la peur n’efface pas le danger.

  4. Le nazisme, encore le nazisme, le nazisme jusqu’à plus soif, le nazisme en tant que mantra : il y a des aveuglements qui en arrivent, par leur persistance butée, à décourager même le troll le mieux disposé…

    (Cela dit, il y a tout de même dans ce texte assez « ado » une phrase admirable… que je m’empresse de vous piquer !)

  5. « L’Europe est toujours épargnée de ces malheurs »
    Non Juan , même en Europe , à moins de trois heures d’avion , en Grèce .
    L’espérance de vie diminue , le nombre de suicides et la mortalité infantile explosent , les salaires et retraites sont en chute libre , des maladies anciennes réapparaissent …etc..
    Et tout ça sous les applaudissements de Juncker , Draghi , Merkel et Hollande .
    Pas mieux qu’en 1968 quand les chars soviétiques entraient dans Prague .
    Mais chut , nous , on ne risque rien , pas vrai ?

  6. La période est toujours aussi grave, mais nous sommes majoritairement dans une bulle de « bien être » artificielle, va-t-elle éclater ?

  7. En Grèce, le populo tire la langue,. Au Portugal, les citoyens viennent de virer la droite parce qu’ils en avaient marre d’être pressurés ( illico, la chère UE les a menacé d’une arrivée de la troika si la politique économique du pays changeait ) . Le taux de chômage en Espagne ne baisse pas . En France, il y a 3,5millions de chômeurs et 5millions de citoyens sous le seuil de pauvreté, En Allemagne, comme en Grande-Bretagne, les chiffres du chômage sont faussés par les petits boulots payés avec un lance-pierre . En matière de conflit, on n’entend plus parler de l’Ukraine, ce qui ne veut pas dire que la vie y est devenu un long fleuve tranquille .
    Bien sûr, on ne peut comparer avec les deux guerres mondiales, mais la situation en Europe est loin d’être rose, ce qui n’est pas près de s’arranger avec des politiques sans imagination ni volonté et qui courent après l’évènement .

    1. Au Portugal, c’est un président de la République de droite qui a été élu hier au suffrage universel – mais ce n’est pas le chef de l’exécutif; les législatives ont porté au pouvoir un PS , arrivé après la droite, qui mène une politique hollandiste ( poursuite du plan de la troïka et des remboursements de la dette, mais légère augmentation du SMIC) , mais avec le soutien du PC et de la gauche radicale.

      1. @Elie
        Les mesures du gouvernement Portugais vont, quand même, plus loin qu’une simple augmentation du SMIC, d’où le retour de la Troïka bruxelloise et son exigence de ramener le déficit du Portugal à 2,6% du PIB . Rien ne dit que les citoyens Portugais accepteront ça sans, broncher .

  8. J’oubliais les Polonais qui se jouent  » le retour de Pilsudski  » et les Hongrois, celui du régent Horty, sous le regard courroucé d’une UE qui n’en peut mais !
    Pfffut !

  9. Stefan Zweig était adulé au Brésil (il y a eu droit à des funérailles nationales), et tout à fait à l’abri; si on lit ses dernières lettres, on s’aperçoit qu’il ne s’est pas suicidé par peur du nazisme (après l’ URSS, les Etats-Unis venaient d’entrer en guerre), mais parce que , ayant déjà du, après la première guerre, s’adapter difficilement à un changement du monde et à la disparition de de la Vienne d’avant 1914 , il ne se sentait pas le courage de s’adapter à un deuxième , ni de supporter sa vieillesse.

    1. @Elie
      La Vienne d’avant 1914 n’était pas spécialement sympathique avec les juifs . Zweig s’est suicidé en 1942 . A ce moment, rien ne présumait de l’effondrement du régime nazi . On peut penser que Zweig ne croyait pas pouvoir revenir en Autriche, à ce moment là .
      Au fait, ce sont bien des nazis autrichiens qui ont assassiné le chancelier Dollfuss en 1934, un an après l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne .

      1. Pour mémoire, au moment du suicide de Zweig, les Japonais avaient coulé une partie de la flotte américaine du Pacifique et étaient sur le pont de prendre Hong-Kong, Singapour et les Philippines . Les Allemands, après un coup d’arrêt devant Moscou, avaient repris leur avance en Russie .

      2. @ Alain bobards

        Oui, c’est vrai, il y avait un fort antisémitisme dans la Vienne d’avant 1914; il n’en reste pas moins que le monde de Zweig étai celui de ses potes Freud, Schindler, etc., et d’une Europe où l’on voyageait sans passeport (il n’y avait pas encore de « migrants »…)

    1. méfions nous quand même, parce que les acharnés d’Europe (même avec un système aussi minable qu’actuellement), voudraient profiter de cette grande pagaille due au problème des immigrés pour décider les états à se défaire de leur souveraineté,

      de sorte que la « commission » règlerait d’elle-même et sans contestation possible, les quotas par pays …. vive la démocratie, vive la liberté !!!

      sûr qu’avec de telles considérations, les grands Bretons vont sauter de joie🙂

      1. Vous essayez de vous rassurer herr docteur ? Le ticket pour Madrid ou Davos, (voir Staat où sont déjà planqués Johnny et Delon) est déjà pris ?…

  10.  » n’en déplaisent aux pisse-froids du moment…..

    je ne me sens pas du tout concerné, j’ai la preuve. l’autre matin, de très bonne heure, je me suis arrêté sur un parking. La glace a fondu immédiatement….

    en revanche JUAN, » pour les inquiets de la vie », reconnaissez tout de même que c’est vous qui disiez après les attentats, que nous étions en guerre….

    je suis heureux que vous vous sentiez mieux aujourd’hui, vous m’avez inquiété un moment

    dernier point … » L’Europe est toujours épargnée de ces malheurs… »

    certes encore aujourd’hui, mais s’il ne vous apparait pas, même un peu, que la bande d’intégristes de la commission et son environnement à intérêts privés, nous emmènent dans le mur, il va vous falloir mieux regarder…

    pour tout dire entre nous, je pense même que les bruxellois et quelques tarés teutons au plus haut niveau sont un nouveau modèle de fachos non encore répertoriés par tous ceux qui cherchent des correspondances avec l’histoire…..
    si les épisodes grecs n’interpellent pas, du coup c’est moi qui vais m’inquiéter fortement à propos de la vision de mes concitoyens…

  11. Voici le genre de réponses (alambiquées) qu’on risque d’avoir quand on interroge un représentant des patrons sur l’affaire des mois de prison requis contre les ouvriers de Goodyear :

    1. claudecarron
      comment alambiquées..? mais la plupart de ses réponses sont aussi claires que celles de Gattaz quand il a donné le chiffre d’un million d’emplois par le CICE..

      faut juste pas réfléchir, ni pendant, ni après…c’est tout.

  12. Les pessimistes n ‘ ont pas toujours raison!!
    Et les optimistes si? optimisme su la ligne maginot, on irait pendre notre linge sur la ligne siegfried
    Optimisme sur la puissance de l ‘armée et les discours des politiques qui refusaient de regarder la vérité.
    2 guerres mondiales basées sur l ‘ optimisme
    Après chaque guerre il faut trouver un coupable, pour l ‘ une ce fut Pétain. Grace à lui, des responsables politiques se sont dédouané auprès des citoyens, il faut toujours charger la mule .
    L’europe a été épargné, pas tant que cela, les pays de l ‘ Est sous le joug de l ‘URSS, l ‘Allemagne coupée en morceaux,
    A l ‘ ouest la France, avec l ‘Indochine, l ‘Algérie, les combats dans les pays d ‘Afrique, puis le Kosovo, le Liban, l ‘ Irak, l ‘Afghanistan et encore les pays d ‘Afrique…. Mais la guerre était exporté, ce qui la rendait plus propre .
    L’ avenir de nos enfants, nul ne le sait, il sera ce que nous en avons fait et eux seuls nous jugerons

  13. ça fait longtemps que la période est difficile, tout le 20ième et ce début de 21ième a été difficile. Bien sûr on nous dit qu’il y a eu les « 30 glorieuses », mais moi qui est vécu dans le milieu ouvrier dans ces années là (je suis baby-boomer), je peux vous dire qu’elles n’étaient pas si glorieuses que ça entre alcoolisme et mal-bouffe; le monde était moins complexe mais pas si mirobolant que ce que l’on nous décrit, juste peut être un peu plus fraternel.

    1. Je suis entièrement d’accord avec toi Harpo. J’ai commencé à bosser en usine, à 14 ans en 1965, soit 20 ans après le début de cette fameuse ère qu’on nous disait glorieuse et dix anxs avants afin programmée pour éviter que les ouvriers ne s’habituent à tant de largesse. Mon patron roulait en voiture de sport italienne balaise (même en ce moment sa ligne futuriste reste perceptible) et moi j’étais payé à 1,13 F de l’heure, à remplir des bidons. Il n’y avait qu’à observer son regard méprisant quand il entrait dans la cour en terre battue avec son bolide en nous éclaboussant, pour savoir combien nous étions « glorieux » à ses yeux… 68 fut un bel intermède.

      1. moi j’ai bénéficié un peu de l' »ascenseur social », qui était moins en panne à l’époque, j’ai réussi à acquérir une licence de maths, j’ai vécu aussi 68 de l’intérieur de la classe ouvrière, j’avais 18 ans, joyeux moment, je me souviens aussi de mon père effectuant ses « glorieux » 3×8 dans la sidérurgie.

        1. Des moments de bonheur ouvrier furtifs dans un océan de misère et de combats quotidiens en forme de survie… J’aimerai bien revoir un mai 68 là en 2016 et en mieux.

          1. Avec le recul, mai 68 apparaît comme un mouvement libertaire, prélude au libéralisme économique et à l’individualisme de notre époque ( moyennant quelques concessions salariales qui furent bouffées par l »inflation en moins de deux ans): il n’y a qu’à voir comment les leaders se sont bien recasés dans l’économie dérégulée d’aujourd’hui…Il n’y aura pas de nouveau mai 68, parce que notre époque n’en a vraiment plus besoin.
            Mais, un demi-siècle plus tard, certains continuent à rêver, chaque année, d’un nouveau mai 68 et d’une « rentrée chaude »…

            1. On peut peut-être envisager aussi une rentrée froide et déterminée dans l’application du changement en profondeur, çà ne me dérange pas. qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…

  14. Harpo: les trente glorieuses ont été subi par le milieu ouvrier essentiellement. Beaucoup d ‘ heures de travail, peu de congé. Les semaines de 56 h étaient fréquentes. Mais après les années de guerre et d ‘occupation, les gens retrouvaient l ‘ardeur et la fierté de travailler.
    Les grèves nombreuses, preuve que tout n ‘était pas le paradis, voyaient le patronat lâcher quelques sous, en continuant de s ‘ enrichir sans vergogne. Les communistes ( thorez et Cie ) trop heureux de ne pas avoir été fusillé, poussaient à se retrousser les manches.
    Des gouvernements qui se  » culbutaient » pour voir revenir les mêmes.
    Les salaires avaient été augmenté, mais le coût de la vie augmentait 3 fois plus vite. Le milieu ouvrier n ‘ a jamais connu les trente glorieuses que sur le papier .

  15. Le pire est devant nous.
    Nous sommes 7,4 milliards sur une planète complètement saccagée.
    A priori nous serons 10 milliards en 2050 donc demain.

    Sans une prise de conscience planétaire, je ne vois pas comment nous allons nous en sortir ou tout au moins nos enfants de l’an 2000.

    Pourtant, je reste optimiste le contraire est bien trop triste.

  16. 7 milliards d’humains : Avec la distribution d’OGM sur les pays du tiers et du quart monde et les pollutions des pays industrialisés amenuisant inéluctablement les capacités de reproduction humaine, la courbe devrait rapidement s’inverser…

    1. Donc tu es pour les OGM si cela permet d’infléchir la démographie et sauver la planète par ricochet😉🙂😎

      1. Non je suis contre ces saloperies et contre le surpeuplement, mais il est cocasse de penser que les dingueries des organisateurs de profits à tout crin vont produire le revers de la médaille par un dépeuplement de la planète à cause de leurs cochonneries à profits. De même que je suis contre l’épuisement inconsidéré de ressources de la planète, contrairement à ceux qui encouragent ce genre de programme, comme le pape (croissez multipliez), les barbus, les militaires et les milliardaires voyant l’occasion de faire des profits dans chaque vie, chaque guerre en produisant toujours plus de misère et de pollution (OGM inclus). Un contrôle raisonné des naissances pour une répartition intelligente des richesses et une solidarité planétaire,voilà ce qu’il nous faut sans tarder..

      1. @ Elie
        Tout espoir n’est pas perdu : il parait que l’espérance de vie régresse, pas de beaucoup, mais elle régresse .

        1. Là c’est « grâce » à nos gentils libéraux de la finance : travailler plus et plus longtemps sans pouvoi toucher de retraite et gagner moins donc en se nourrissant dificilement et mal, tout en se soignant de plus plus mal, C’est la martingale qui vaut tous les OGM…

      2. Je suis, effectivement, assez intéressé par le malthusianisme qui pourrait être solution à nos malheurs et peut-être même à notre disparition programmée si çà continue ainsi encore un siècle. Même PROUDHON s’y est intéressé en 1849. N’oublions pas que MALTHUS était un économiste britannique plutôt pragmatique qui s’était contenté de faire des travaux d’anticipation et de préconiser certains préceptes d’abstinence à mettre en place cette régulation incontournable. Lequel n’aurait d’ailleurs sans doute pas manqué de faire le rapprochement entre l’arrivée des OGM en 1973 (consommés par millions de tonnes à l’échelle mondiale depuis), la découverte (récente) de la diminution des spermatozoïdes des mammifères (pollution et OGM) et donc la diminution rapide des naissances, s’il avait été contemporain de notre siècle de dingueries. Au 19e siècle c’était déjà souhaitable malgré les guerres et les épidémies, le comble c’est qu’avec ces produits pourris, ce scénario semble s’imposer par voie de conséquence… Quel progrès !

  17. Les prévisions de démographie ont été faites avant l ‘ accueil de 2 millions de réfugiés en UE. La démographie de l ‘Afrique va baisser, celle de l ‘UE va bondir.
    Il est un peu étrange de faire appel à l ‘ immigration massive pour compenser la chute de naissance en UE alors que pendant ce temps, pilules, préservatifs, IVG sont distribué ou fait à grande échelle.
    A croire que nous sommes dans les cinquante pas glorieuses.

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