Complotistes


Il y a quelques semaines, Matignon lançait une campagne de prévention contre le complotisme.

La démarche est louable, il faut appuyer là où cela fait mal. Applaudissons donc.

 

Le complotisme existe depuis des lustres mais il nous assaille plus largement depuis que Internet est parmi nous. Il nous accule, il nous fatigue, il nous abime, il nous fait rire, il nous attriste. Il se loge dans l’esprit des faibles , des fragiles, des anxieux.

Après le 11 septembre 2001, nous avons été abreuvés de théories complotistes: la CIA ou le Mossad, ou les deux, organisateurs des attentats ? Thierry Meyssan et quelques autres horribles n’ont cessé de propager leur haine. Depuis, il y en a eu d’autres: sur la Libye, même sur les attentats contre Charlie, ou la guerre en Syrie on attend (ou pas) la suite.

Bref.

Le complotisme, ancêtre et successeur du révisionnisme, explique tout et tous, facilement, et sans souci, sans complexe, mais toujours avec une haine primaire.

 

43 réflexions sur “ Complotistes ”

  1. Voila un sujet intéressant.
    J’ai des exemples de complotismes. Quand vous écrivez que si le FN passe ,ce sera la misère, le fascisme, le retour au temps de Pétain, ( je ne cite que les plus gentils, c ‘est quoi?…. du complotisme!
    Mais en disant que cela se passe sur internet, là vous avez raison.

  2. c’est un vrai sujet, je me pose des questions depuis tout petit sur des théories dont rien ne dit qu’elles ne sont pas complotistes

    par exemple la pomme d’adam et ève, pose des questions sans réponse ; ça aurait mérité un minimum d’enquète, parce qu’on en chierait moins maintenant

    qui est derrière le serpent ?
    Qui a payé ève pour faire bouffer la pomme à adam ?

    le père noël, a t’il vraiment existé ou est ce une théorie du complot pour obliger les enfants à être sages toute l’année ?

    de toute façon, maintenant que les preuves ont été effacées….

  3. @Juan,
    le succès du « complotisme » comme moyen de dénigrement, ne doit pas faire oublier que les complots existent; je dirai même que c’est une des activités principales des services secrets; bien illustrée dans les mensonges de Bush et Blair ayant abouti à la guerre Irak 2.
    On peut rappeller aussi le complot ourdi par Victoria Nuland pour le coup d’état en Ukraine, sa conversation interceptée avec l’Ambassadeur US à Kiev : Yats est notre homme… coller ça ensemble…fuck the UE.
    au moins c’est simple, non ?

    @lancien:
    nan, dans le cas du FN et de ceux qui le critiquent, en exagérant ou pas, il s’agit d’un concensus absolument public

  4. Je ne suis pas du tout certain qu’il faille lier si fortement que vous le faites le complotisme avec la haine : ce me semble un peu « simplet ». Ce serait déjà plus juste de le rattacher à la bêtise, mais cela n’expliquerait encore pas tout du phénomène, car cela laisserait de côté ce qui doit en être le moteur principal, à savoir la peur qui saisit les humains devant l’incompréhensible, le fortuit, etc. Corollaire : notre besoin d’explications rassurantes, de cohérence. Simplement parce que les choses que l’on découvre prévues, pensées, organisées dans un but précis, deviennent tout de suite moins effrayantes.

    1. J’ajouterais que c’est un sujet délicat à traiter, pour la bonne raison qu’il en va du complotisme comme des boucs émissaires ou du snobisme : on repère très bien la maladie chez le voisin, mais en niant toujours farouchement en être soi-même infecté. Or, je crois que nous le sommes tous, à des degrés divers, et certains habitués de ce blog en offrent des exemples assez frappants.

  5. @ un spécial qui devrait distraire Elie Arié de sa soumission et Juan de son toc de communicant vertueux:

    Les Russes sont rapides
    Autour des stations de métro centrales, à Moscou, on dirait Alep après un raid aérien. Des ruines, des carcasses de bâtiments, des pelleteuses charriant les gravats. Ce n’est pas une attaque terroriste, c’est la démolition programmée de centaines de petites et plus grandes baraques édifiées en dépit des lois d’urbanisme, tout autour des stations de métro dans les années 90, quand la loi était élastique et facile à tourner avec du liquide. La plus grande, la Pyramide, au-dessus de la station Pouchkinskaïa, est tombée cette semaine. Les agents municipaux ont rapidement évacué les décombres, sous le regard incrédule des ex-propriétaires.
    Ils ont été surpris par l’offensive de la municipalité contre les bidonvilles illégaux ; certains ont continué à faire leurs petites affaires jusqu’à la dernière minute. Ils ont reçu un avis de démolition il y a quelques mois, mais ils ne s’attendaient pas à ce que le décret soit concrètement appliqué. Ils étaient persuadés qu’il serait invalidé à la dernière minute. Ce qui n’a pas eu lieu, et des centaines d’immeubles sont tombés en une nuit.
    Cruel rappel que les autorités russes peuvent agir, après tant de palabres creuses. Les Russes prennent leur temps pour seller leur monture, mais ensuite ils sont rapides comme la foudre, disait le chancelier Bismarck, citant un proverbe russe (il avait servi à la cour russe et s’y connaissait quelque peu). Bien des gouvernants et rebelles ne prenaient pas au sérieux les avertissements russes, se moquaient de leur lenteur pour les préparatifs, et ont souvent eu l’occasion de le regretter.
    Les Moscovites étaient enchantés de ces démolitions ; les structures étaient laides et bloquaient l’accès aux métros. Pire, ils rappelaient à tout le monde l’époque d’Eltsine, lorsqu’elles avaient poussé comme des champignons. Dépouillées de ces vestiges, les stations édifiées par les meilleurs architectes de l’ère stalinienne dans un style classique ont retrouvé belle allure.
    Peu de gens ont réfléchi à une raison supplémentaire, peu connue, pour cette rénovation soudaine. Les stations de métro avaient été doublées pour servir d’abris anti-aériens, pendant la guerre. Les baraques illégales auraient fait obstacle à cet usage. Après la démolition, des centaines de stations de métro ont été habilitées pour abriter la population civile en cas d’attaque.
    Au même moment, l’armée russe et l’armée de l’air ont entrepris des manœuvres soudaines dans le sud du pays. Les journaux télévisés ont couvert ces exercices avec délectation. La Russie espère encore que la paix prévaudra, mais les dirigeants préfèrent prévoir. Il y a un réel risque de conflagration, à partir de la guerre par procuration qui a lieu en Syrie.
    La cessation des hostilités
    Les Russes ont accepté la proposition russe de cessez-le-feu en Syrie (ou plutôt d’arrêt des hostilités). Ils avaient fait une proposition semblable quelques semaines plus tôt, c’est donc dans la ligne de leur analyse. Ils ont eu de grands succès en Syrie ; ils ont remporté une victoire inattendue et étourdissante avec très peu de pertes.
    Il s’agit d’une victoire au niveau de l’image autant que sur le plan militaire. La guerre était au point mort, au niveau international, quand la Russie est intervenue. Les US et l’UE ont déclenché une guerre sévère au niveau commercial, financier et diplomatique (ce qu’ils appellent « sanctions ») contre l’Ours ; celui-ci était isolé, à l’Ouest et au Sud. Le rouble s’effondrait, la société faisait grise mine et en voulait à Poutine de sa décision prudente de rester en retrait de la tourmente ukrainienne (se bornant à un soutien très limité aux séparatistes russes) au lieu de s’imposer, alors que la Russie avait été de toute façon condamnée à titre d’agresseur.
    L’intervention dans la guerre de Syrie avait suscité incrédulité et doutes. L’armée russe pouvait-elle gagner si loin de ses bases ? Leurs avions allaient-il vraiment décoller, et leurs tanks démarrer, ou bien se disloquer en masse, par suite des négligences de l’ère post-soviétique ? Dans le pays comme au-delà, des Cassandres prophétisaient la catastrophe, « le Vietnam », « l’Afghanistan » qui les attendaient, et spéculaient sur le nombre de cercueils à rapatrier. Mais ce ne fut qu’un chemin de roses, les militaires ont fait de superbes performances, avions, missiles et chars ont fait leurs preuves. Le régime de Bachar al Assad a été sauvé, les rebelles battent en retraite. Pour les Russes, la fin des hostilités permettrait la consolidation de leur victoire.
    Dans chaque guerre, quand un cessez-le-feu est accepté, il y a des voix pour réclamer « la guerre jusqu’à la victoire complète ». Je me souviens, quand j’étais un jeune soldat israélien dans la guerre de 1973, quand Kissinger a imposé le cessez-le-feu, les observateurs militaires étaient indignés de n’être pas autorisés à ratatiner la Troisième Armée égyptienne acculée sur la rive orientale du Canal de Suez. Combien d’entre nous auraient été tués si cette attaque avait eu lieu ?
    La guerre de Syrie n’est pas une exception. L’armée syrienne est au bord d’une victoire retentissante, d’après les experts militaires belliqueux ; les rebelles sont encerclés à Alep, leur accès vital à la Turquie a été coupé, c’est le moment d’en finir avec la menace et de débarrasser la Syrie des djihadistes. Mais l’élimination des poches ennemies peut être une opération très coûteuse en termes de vies humaines, surtout s’agissant d’un ennemi fanatique et solide dans ses retranchements. Les terribles attentats-suicide à Damas et à Homs ont prouvé que les rebelles sont aussi meurtriers que leurs prédécesseurs, la secte des Assassins. Seuls les Mongols de Genghis Khan avaient réussi à en venir à bout. Les Russes ont préféré négocier et envisager un gouvernement de coalition qui inclurait certains rebelles modérés, élargissant de la sorte le soutien à Assad.
    Les derniers jours avant le cessez-le-feu vont permettre à l’armée d’Assad de gagner du terrain dans la région d’Alep et de se retourner contre le front sud. Je m’attends à la reprise de Palmyre dans les prochains jours, prenez-le comme un tuyau que je vous donne.
    Pourtant, le cessez-le-feu s’est avéré être un but fuyant, dans cette étape. Les rebelles ont accepté avec hésitation une « cessation des hostilités », mais avec tant de pré-conditions que cela n’a plus de sens. Les forces gouvernementales n’avaient pas envie de déposer les armes non plus, tant que le vent de la victoire soufflait dans leurs voiles. Les Russes n’ont pas l’intention d’arrêter les opérations contre les « terroristes » ; les US étaient bien d’accord, mais qui sont les « terroristes » et qui sont les « modérés », voilà ce qu’il va falloir trancher dans les négociations.
    Le Conseil de Sécurité de l’Onu déclaré Daech et al Nosra (la branche syrienne d’al Quaida) « terroristes », mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il y a des centaines de petites organisations qui leur sont affiliées, depuis les Brigades Abdullah Azzam jusqu’à Jamaat Abu Banat (qui « opère dans les faubourgs des villes syriennes d’Alep et d’Idlib, rackettant et enlevant contre rançon, avec exécutions publiques des habitants syriens », selon la liste de terroristes de l’Onu. Va-t-il falloir les protéger au titre du cessez-le-feu ?
    Les rebelles « modérés » (soutenus par les Saoud) répondent oui. Ils veulent inclure les affiliés à Al Nosra dans les accords de cessez-le-feu, car sans al Nosra, ils seraient perdus. Ceci est inacceptable pour le gouvernement syrien et pour ses alliés russes. A reculons, les Américains ont essayé d’inclure al Nosra dans le schéma, au moins à Alep. On aura bientôt la solution du casse-tête, si elle existe.
    Le nettoyage des accès au métro à Moscou avait plus à voir avec un danger de guerre avec la Turquie. La Turquie est entrée en guerre, volontairement de façon limitée, en bombardant les Kurdes syriens. Les Russes se sont préparés à une confrontation armée avec la Turquie, mais seulement comme riposte dans le cas d’une invasion turque à grande échelle. Cette préparation militaire (qui inclut le transport d’armes lourdes, par voie aérienne, vers la base aérienne russe en Arménie) et la déclaration de l’Otan (qui dit que l’Otan ne suivra pas la Turquie si elle ouvre les hostilités) a aidé à affaiblir la détermination turque. Les Russes se sont adressés au Conseil de Sécurité pour demander la condamnation de la Turquie ; mais il s’agit d’une déclaration, et non pas d’une résolution, comme le voulaient les Russes.
    Cela a quand même refroidi les Turcs quelque peu, et il semble que leur envie d’envahir et de s’installer à Alep se soit évanouie. Les troupes saoudiennes ne se sont pas encore matérialisées, comme je l’annonçais dans mon article précédent.
    La guerre de Syrie est donc loin d’être finie, mais il y a de bonnes chances qu’au premier mars, des accords de cessez-le-feu se concrétisent. Si les rebelles saisissent l’occasion et entreprennent des négociations sérieuses pour un gouvernement de coalition, la paix est possible. S’ils arrivent à Genève avec leur vieux mantra « Assad doit partir », ils auront raté l’occasion. Même si (ce qui est très improbable) la Russie acceptait de sacrifier Assad pour la paix, elle n’en aurait pas les moyens. Assad est quelqu’un de solide et un dirigeant qui a un pouvoir réel. La Russie ne pourra pas le déposer. Assad est incontournable, qu’on le veuille ou non. A mon avis, c’est un bon dirigeant dans le présent contexte.
    Il y a deux changements importants : une vision plus réaliste du conflit syrien s’est frayé un chemin dans les médias mainstream américains. La publication de deux articles de Stephen Kinzer dans le Boston Globe, « Sur la Syrie, merci la Russie » et « En Syrie les médias nous égarent », premier évènement révolutionnaire d’envergure. Pour la première fois dans l’histoire, le lecteur des journaux américains a pu lire que « depuis trois ans, des militants violents règnent sur Alep. Leur gouvernement a commencé par une vague de répression. Ils ont affiché des avertissements aux résidents : ‘n’envoyez pas vos enfants à l’école. Si vous le faites, nous garderons les cartables et vous reprendrez les cadavres’. Ensuite ils ont détruit les usines, espérant que les ouvriers au chômage seraient bien obligés de s’enrôler. Ils ont emporté en camion les équipements pillés vers la Turquie, pour les vendre. » Kinzer est arrivé à la conclusion : « Nous aurions été une nation plus sûre, et aurions contribué à un monde plus stable, si nous avions suivi la politique étrangère russe d’autrefois », référence à l Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Certes le monde serait différent. Souhaitons que l’on puisse bientôt relier ces publications au nouveau style américain qui s’est fait jour lors des primaires en faveur de Trump et de Sanders.
    Le second changement d’envergure est la position claire d’Israël contre le cessez-le-feu, contre Assad, en faveur de Daech et d’al Nosra. Pendant longtemps cette position avait été masquée par les observateurs et politiciens israéliens. Israël a beaucoup apprécié que les Arabes s’entretuent. Maintenant que la fin de la guerre approche, Israël donne de la voix. Amos Harel, observateur militaire en vue, avec accès au haut commandement, l’a clarifié : « la guerre en Syrie a largement servi les intérêts israéliens. L’armée syrienne n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, grâce aux combats en cours. Et le Hezbollah, le principal adversaire d’Israël au nord, perd des douzaines de combattants tous les mois sur le champ de bataille. Israël a souhaité la victoire tranquillement aux deux camps et n’aurait pas été contre la poursuite de l’hécatombe pendant quelques années de plus, sans gagnant clair. » Maintenant, après l’intervention russe, Israël déclare ouvertement qu’une « victoire d’Assad serait funeste pour Israël », et appelle l’Occident a « envoyer une aide militaire réelle pour les rebelles sunnites les moins extrémistes. »
    Autrement dit, le bon plaisir d’Israël et du lobby israélien aux US est en franche contradiction avec la volonté du peuple, comme l’a dit en toute lucidité Stephen Kinzer. Vous pouvez vous laisser piloter par votre lobby israélien, ou avoir la paix et la sécurité, mais vous ne pouvez pas avoir les deux à la fois, c’est aussi simple que ça.
    Iisraël Adam Shamir
    Pour écrire à l’auteur : israel.shamir@gmail.com
    Publication originale sur the Unz Review

    1. Infliger un « copié/collé » aussi long, sur un blog où l’on n’est que visiteur, me semble relever d’une mauvaise éducation et d’un sans-gêne caractérisé. Et aussi inutile, puisque personne ou presque ne va perdre son temps à s’imposer votre épaisse tartine.

        1. j’ai vu cette semaine (ici ?) « dans une guerre la première victime est la vérité »
          t’as Kippouré Charles ? Ouille ! on a failli se bélliquer,.. nân j’arrivais trop tard (?) et ailleurs ..forcément (!) le début d’un autre truc.
          De toutes manières, trop sentimental pour faire un bon guerrier, aussi la conviction molle et lunatique, ..de camp comme de chemise

          pendant ce temps (lire ton papier) vous épargne une flopée de mes âneries ! ..je plaisante: vous n’y échapperez pas, héhé.. (merci Juan du sujet !)

  6. Le problème des complotistes est qu’ils ne sont pas à convaincre et se croient en général beaucoup plus malins que vous…..ils se protègent des « âneries » que vous allez énumérer pour les dissuader derrière un écran de supériorité…et plus vous en rajouter plus ça rajoute a leur propre conviction que pour dépenser tant d’énergie à les convaincre c’est qu’il y a bien qq chose à cacher !!!!!

  7. Le gouvernement fait bien de dénoncer le complotisme mais il ferait bien aussi de veiller à ce que certains seconds couteaux ne versent pas dans ces pratiques peu reluisantes. Ces associations créées récemment et prétendant représenter un mouvement citoyen ou la société civile alors qu’ils sont l’oeuvre de communicants et d’apparatchiks peu recommandables, c’est du complotisme.

  8. Le complotisme , c’est quand on voit des complots partout .
    L’angélisme , c’est quand on fait semblant d’ignorer que ceux qui nous gouvernent sont très souvent des comploteurs , j’entends par comploteur un politique qui prépare secrètement une action hostile .
    Les exemples sont si nombreux qu’il serait trop fastidieux de les énumérer .
    Mais la guerre d’Irak de Bush démontre qu’aux USA l’angélisme est quand même plus répandu que le complotisme .
    Car ils détiennent sûrement la palme du pays le plus comploteur .

  9. Je pense que , bien souvent, on prend pour du complotisme l’enfumage et le cynisme permanent des « communicants » , des affairistes et des politicards, alors qu’il ne s’agit que de leur raison d’être .

  10. Je vous trouve, sur ce sujet, d’un conformisme un peu neuneu, à faire finalement exactement où on vous dit de faire (votre lien entre complotisme et révisionnisme atteste d’une belle propension à reprendre ce qui ne sont que les mots d’ordre de vos maîtres).

    Le complotisme obsessionel est une maladie mentale, et les gens qui s’empressent de tout vouloir faire passer par ce filtre de lecture font à la longue un peu pitié et mal à la tête.

    Mais le complot fait aussi partie de l’Histoire; et il n’est nul besoin de remonter aux assassinats de J.César, d’Henri IV ou du Duc de Guise pour s’en convaincre.

    Question subsidiaire: pourquoi les services de comm du gouvernement ont fait appel à ce guignol de Kévin Razy, et à qui, à votre avis, ces campagnes de comm s’adressent-elles en priorité ?

  11. Le problème du complotisme est que c’est un discours construit sur le mode paranoïaque, et que tout argument tendant à prouver que c’est un délire sera retourné pour servir de preuve inverse (  » Mais il n’y a pas la moindre preuve de ce que vous avancez!  »  » Vous voyez bien que c’est un complot : toutes les preuves sont occultées ! »)

    Et que, comme le dit Charles Michels, il y a aussi de vrais complots.

  12. vrai que le net, ..hein, qu’x ennui multiplie,
    ouiz moulti farces le complot ! bien sûr une bonne dose de parano, du mytho sans limite, de la phobie en pagaille, le flippé du ciboulot pimente la provoc assaisonnée par sa modestie.

    Est-il politique ? il sera intox, manipulateur; qu’importe si tiré par les cheveux: qql profit dans le délit ? le tireur de ficelles,

    Est-il dans le futur ? alors uchronique.. sorte d’Utopie dans le Chronos (temps) l’Histoire futuriste, ..a qql charme: Paris dans une bouteille, le battement d’aile du papillon, ou autre chaos,

    le complotiste se justifie ? se justifierait-il.. quelle idée ! puisqu’il mystifie, de la famille mensonge,

    du complot célèbre: Dieu, bien sûr en pôle position, d’un autre côté nous avons tous! participé, malgré l’invention de l’électricité (mais en est-on certain ?)
    le paradis et qql Eldorado, les plus mignons, aussi une dynastie contemporaine: les Kim.. II, Sung, Jong

    à table ! (je vous laisse) ..me fendre d’une « prédiction » (ne pas confondre) : ce sujet finira probablement en chanson !

  13. Bizarre que les agriculteurs, qui sont des indépendants, n’arrêtent pas d’en appeler à l’Etat.
    Bizarre qu’ils aient laissé leurs coopératives se transformer en gros machins financiers…
    Qu’est-ce qu’ils attendent pour bananer leurs « syndicats » ?
    Ça fait plus de trente ans que les problèmes sont sur la table, il est largement temps de se prendre en mains, les gars !!!
    Hollande n’est qu’un bouc-émissaire, pas un coupable, ou alors loin d’être le plus coupable…

  14. Bizarre qu’ ils veulent tous avoir les tracteurs, les machines agricoles, les machines de traite automatique, les silos automatisés, ils ont des terres achetées et d ‘autres louées, n ‘ont pas d ‘ impôts foncier sur les hangars, ont le diésel moins cher, mais s ‘étonnent de devoir payer des crédits!! Tous déclarent un revenu de 400€ par mois!!
    Tous déclarent perdre de l ‘argent depuis des années.
    Ils ont des légumes, des fruits, sont en majorité chasseur, peuvent élever des volailles. Les éleveurs ont des primes pour partir en vacances et payer une personne pour garder leurs animaux.
    Une majorité a déjà visité plusieurs pays : canada, USA, Australie, Brésil
    Là ou je les approuvent est que sachant que tous les gouvernements, leurs donnent de l ‘argent sitôt demandé, ils en profitent.
    Ils se donnent le droit d ‘arrêter des camions et de les vider de leur chargement, d ‘entrer dans les GS et de jeter la marchandise des rayons. Ils n ‘ont pas l ‘ honnêteté de déclarer que la différence entre leur prix de vente et le prix dans les GS est causé par les intermèdiaires et surtout par les taxes
    Question : avez vous déjà réfléchi au nombre de jour de travail par an d ‘ un céréalier, libre de commencer sa journée quand il veut, pareil pour la terminer?

  15. Le temps du bon vieux paysan courbant le dos derrière sa charrue tirée par 1 cheval est mort depuis longtemps. Le temps de jeter les graines( comme disait l ‘autre) d ‘une ample main, d ‘abord en l ‘air, droit devant soi, vers la lumière, pour qu’elles en vivent un peu avant de choir en terre…terminé ce temps, tracteur climatisé, semoir automatique, moissonneuse ultra moderne, assurance dépannage des engins, les entreprises envoient leurs camions chercher le grain, appuyez sur un bouton, et il est chargé et pesé.

    1. La robotique électronique à propulsion électrique (non polluante et silencieuse est déjà en cours à petite échelle avec d’excellents résultats au niveau de la planification écologique (ne pas prendre plus à la nature que ce qu’elle peut produire) pour en terminer avec cette idiotie destructrice de production intensive et polluante mise en place par Chirac en 1977.

      Ce type de programme est une avancée technologique qui devrait aider le monde paysan à mieux vivre, à condition que le système des dirigeants de pays change et que l’humain en soit au cœur. C’est ce que prévoit Jean-Luc MELENCHON. Il faut aider les paysans à s’équiper pour le bien du pays, de leur profession, de la vie des animaux et de la nature. L’argent dégueule des places financières et des paradis fiscaux qui servent à créer de la dette. Il faut choisir le bon programment pour changer toutes ces vilaines habitudes et virer les larbins comme HOLLANDE aux ordres de la finance vampire et destructrice
      .

  16. lancien

    vous mêlez tout et faites des pataques.
    Le problème n’est pas dans l’agicuture mais dans l’élevage.

    Si pour l’Europe le progrés c’est l »automatisation
    absolue des animaux alors que l’Europe aille se
    faire foutre.

  17. Les communistes ne pas appeler à la grève serait miraculeux!
    Un seul a appelé à travailler, c ‘était thorez en 45, mais surtout pour se faire pardonner sa désertion.
    A l ‘EST RIEN DE NOUVEAU.

    1. Gérard FILOCHE est socialiste et inspecteur du travail retraité. L’appel à la grève est toujours le dernier recours. Tu aurais fais déjà grève, tu serais que c’est aussi coûteux pour les ouvriers que pour les patrons.

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