Le mythe du licenciement difficile


Les contraintes légales posées au licenciement des salariés « stables » seraient la cause réelle, première et sérieuse du niveau élevé de chômage dans le pays.

L’argument, patronal, est repris sous toutes ses formes possibles par François Hollande (depuis 2013), Manuel Valls (depuis toujours), et Emmanuel Macron (encore le weekend dernier dans les colonnes du JDD). Le ministre de l’Economie expliquait ainsi : « Notre système est inadapté: il a été conçu pour ceux qui travaillent en CDI dans un grand groupe, mais seulement 13% des embauches se font en CDI. Le reste, c’est une hyperprécarité […] Pour répondre à cette situation, notre projet est que tout le monde puisse accéder à un CDI. »

Bizarrement, il est très difficile de trouver des statistiques simples et complètes sur le nombre de fin de CDI chaque année en France.

Environ 85% des salariés en France sont en CDI (CDI du privé ou titulaires et contractuels en CDI de la fonction publique).

Quand on lit le dernier bulletin de la DARES sur le nombre d’inscrits à Pôle Emploi, on découvre quelques indices sur l’ampleur du phénomène: en janvier 2016, Pôle Emploi a relevé 13000 « licenciements économiques« , 38.000 « autres licenciements » (pour faute, etc) et … 228 000 autres cas dans lesquels se cachent les ruptures conventionnelles de CDI. Dans un autre bulletin, la DARES nous informe que ces dernières représentent 26.000 licenciements.

Au total, on comptabilise 360.000 ruptures conventionnelles de CDI en 2015. Ajoutez-y environ 200.000 licenciements économiques, et voici donc un demi-million de CDI rompus par an.

Difficile, hein ?

 

#lol

 

 

62 réflexions sur “ Le mythe du licenciement difficile ”

  1. Et puis même. Il suffit de voir comment a évolué le marché de l’emploi depuis que le petit jeu socialiste a commencé en baissant progressivement le froc ouvrier dans un mois disant social. Si ces gens-là avaient eu raison, le chômage aurait été jugulé depuis longtemps, mais non; au contraire il progresse et on applique les mêmes méthodes depuis 30 ans. C’est à se demander si on ne se moquerait pas du monde, comme pour la fameuse dette créée de toute pièce par ceux qui s’en servent pour se gaver encore. C’est comme si on disait en médecine : « il faut gaver le cancer pour qu’il,en meurt et libère enfin le malade… » au lieu de le priver de ce qui le nourri.

  2. Faudra nous expliquer comment on réglera le chômage en créant plus d chômeurs…..à part créer un cycle infernal !
    Et dire que les patrons ont peur d’embaucher parce qu’ils auraient des difficultés à débaucher est fallacieux.
    Nos politiques sont hors sol…il suffit d’entendre les propos de Macron qui n’a même pas vu que depuis les années 90 la vie des salariés a changé….

      1. @ claude
        Cela s’appelle la  » modernisation » ou comment nous prendre pour des nouilles….

    1. Sylvie
      Ce discours je l’entends depuis fort longtemps il a commencé dans les années 90. On ne comprenais pas non plus
      Et la « magistrale démonstration » de Elie me conforte bien qu’il n’a jamais eu affaire avec des tauliers

      1. @ aurore
        Non, Élie ne doit pas connaitre ( tant mieux pour lui….)
        Mon mari a connu quatre licenciements le premier en 96….le dernier en 2002…..dont l’un pour faute fabriquée de toute pièce et c’est d’après ce que nous avons compris plus fréquent qu’on ne le croit….alors si cette loi est une loi de  » modernisation » mon mari a été  » moderne » avant l’heure 😀

        1. Sylvie
          Et alors il est allé aux prud’hommes ?
          Mon mari également a connu ça mais lui c’était à la suite d’accidents du travail et à chaque fois retour en formation. Il a fini par trouver collaborateur d’archi…qui en savait bien plus que ses patrons.
          Bref !!! tout ceci me gave grave et ces ronds de cuir qui la ramènent … Bon à quand la Révolution ???

          1. @ aurore Pour le licenciement pour faute ( fabriquée) les prud’hommes lui ont conseillé de prendre un avocat parce qu’ils pensaient que ça prendrait trop de temps….certes c plus rapide son licenciement a été requalifié au bout de qq mois; mais combien de personnes n’ont pas les moyens de faire l’avance de l’avocat, combien de personnes découragées par avance n’engagent aucune poursuite parce que pour se défendre il faut également avoir des preuves solides car certains collègues ( la plupart d’ailleurs ) refusent de témoigner ( on ne peut leur en vouloir). Sans compter que vous n’avez jamais la certitude de gagner….et que vous prenez un sacré coup au moral quand vous apprenez qui sont à l’origine de cette mascarade dont des collègues qui vous souriez le matin même….depuis je ne vais plus voir de film évoquant le sujet…trop de souvenirs!

    2. Ce n’est pas NOTRE opinion qui compte mais celle des patrons susceptibles d’embaucher…
      Prenez votre bâton de pèlerin et allez les convaincre !

  3. L’idée repose sur deux principes, qui, en eux-mêmes, ne sont pas contestables :

    1- Pour lutter contre le chômage, seules les entreprises, et personne d’autre, peuvent créer des emplois,

    2- Une entreprise n’embauche pas pour faire plaisir aux gens et ne licencie pas pour les emmerder : elle embauche ou licencie en fonction de ses besoins, c’est-à-dire de ses commandes, et de sa possibilité de remplacer des salariés par des machines, plus rentables.

    Ceci étant, je ne sais pas s’il a été prouvé que la difficulté à licencier constitue un frein à l’embauche.

    1. C’est ça : on remplace le salarié par une machine et, comme le salarié n’en a plus,( de salaire ), il ne consomme pas et vous vous retrouvez avec une machine soit-disant rentable mais dont le produit vous reste sur les bras .
      Ca , c’est du raisonnement d’économiste !

      1. @ alain bobards

        Bon, nous revoilà aux canuts de Lyon qui cassaient les machines à tisser Jacquard…

        1. Expliquez-moi, puisqu’on remplace le salarié par une machine soit disant plus rentable, comment le salarié remplacé peut acquérir un bien fabriqué par cette fameuse machine, si il n’a plus de revenu salarial , sauf à ce que le salarié, devenu chômeur soit à la charge de la collectivité, ce qui est, trop souvent, le cas .
          Et que sont devenus les canuts lyonnais, hein ?

          1. Et que sont devenus les conducteurs de diligences, les maréchaux-ferrants, les employés des relais de poste, etc. lorsque le chemin de fer est apparu ? Je ne sais pas, mais le chemin de fer a créé bien plus d’emplois qu’il n’en a supprimés.

            1. Mais la théorie de Schumpeter ne fonctionne plus avec l’informatique.
              Kodack, du temps de sa gloire, c’était 120 000 salariés en interne et des développeurs photos dans toutes les galeries marchandes. Le tout pour une valorisation boursière de quelques milliards.

              Vous prenez snapshat, c’est 200 employés et ça mobilise autant de capitaux que Kodack.

              Avant, avec un milliard de capitaux d’immobilisé, vous aviez un groupe de 120 000 emplois, maintenant une start up de 200 personnes.

              La destruction créatrice, ça ne marche plus.

    2. @Elie Arié
      1 – La fonction publique peut aussi embaucher. Et sinon, on peut aussi dire que les femmes doivent rester à la maison .. ou pour faire moins provoc, dire que les vieux (>60 ans par exemple) restent à la maison. Reste à financer la mesure. Je ne dis pas que c’est facile.

      2- Si on prend notre ministre de l’économie, il bande comme un fou sur les starts ups internet. Or, une start up internet, elle a un projet sur le papier qui a l’air génial, et lève des fonds sans savoir si elle va réussir à vendre. Il suffit de prendre le portail Ifrance crée par le type de meetic, le site n’a jamais généré un seul centime de revenu, et il a été revendu à ce gogo de Meissier pour des dizaines de millions de Francs. Bref, sans carnet de commande, juste sur des promesses, vous pouvez monter une boite… qui marchera ou pas. Et si elle ne marche pas, vous fermez la boite et licenciement économique pour tout le monde. Pas besoin de changer les lois…

      Bref,je conteste vos idées incontestables.

      1. @ Piotr

        Mais non : depuis le début de l’histoire de l’humanité, celle-ci cherche à remplacer l’effort humain par la machine.

        Jusqu’à présent, ce remplacement a créé plus d’emplois qu’il n’en a détruits (même si ce n’était pas pour les mêmes gens.)

        La question posée actuellement est de savoir si, à l’échelle mondiale (celle de l’économie actuelle), le rythme n’est pas trop rapide, et ne détruit pas plus d’emplois qu’il n’en créé; c’est la théorie de l’américain Jeremy Rifkin, mais tout le monde est loin d’être d’accord avec lu, loin de là.i.

        S’il s’avérait qu’il avait raison, la solution ne consisterait certainement pas à revenir aux poinçonneurs du métro et à la diligence au lieu du chemin de fer, ni à supprimer l’informatique, mais à remettre en question le mode de distribution des richesses dont trop de gens seraient exclus du système productif…c’est-à-dire, tout simplement, à remettre en cause le salariat.

    3. Elie
      Avant un CDI voulait dire CDI
      Sauf que maintenant tout contrat de travail est considéré « comme jetable », donc votre « magistrale démonstration » ne vaut rien et si vous ne touchez pas le problème – ou si vous n’êtes pas concerné- vous pourrez dire ce que vous voulez, ce sera toujours de la roupie de sansonnet .

      1. @ Aurore

        « Avant un CDI voulait dire CDI »

        Oui, le I de CDI signifie « indéterminée », et non pas « définitif ».

        1. @Elie
          Vous confondez, depuis longtemps, l’économie virtuelle et l’économie réelle .
          Quand à la notion de CDI, je vous suggère la lecture du Code du travail . C’est moins simpliste que votre affirmation .

  4. Un énarque haut fonctionnaire ( Hollande ), un politicien professionnel (Valls ), un carnet d’adresse sur pattes ( Macron ), ce sont ces gens qui viennent vous raconter que le Code du travail est un frein à l’emploi . A pleurer !
    Pour qu’une entreprise crée des emplois, il faut qu’il y ai une demande . Pour qu’il y ai un demande, il faut des revenus . Pour avoir des revenus, il faut travailler . Pour consommer et donc, créer la demande, il faut des salaires décents et des emplois pérennes . Tout le reste, c’est de la foutaise et c’est sûrement pas avec une politique de l’offre tel qu’elle est pratiquée depuis trente ans qu’on arrivera à quelque chose, sinon, ce serait réglé depuis longtemps .

    1. @Alain Bobards
      On se heurte à deux conceptions de l’économie.
      Certains économistes sont convaincus d’une politique de l’offre.

      Vous vous promenez dans la rue, vous passez devant une boulangerie, vous voyez un gros gâteau appétissant. Alors que vous n’aviez pas prévu cet achat, vous vous retrouvez à manger une charlotte aux framboises.

      Et donc certains pensent que l’offre crée la demande… si vous n’étiez pas passer devant la vitrine, vous n’auriez rien acheté et donc l’économie ne tourne pas. C’est la fameuse loi de Say « L’offre crée sa propre demande ».

      Vous écrivez l’inverse.

      La vérité est surement un peu des deux versions…. L’économie n’est justement pas une science donc en fait, on ne sait pas comment ça marche.

      1. @Piotr
        Si je n’ai pas le rond pour acheter le gros gateau, je me contenterais de baver devant la vitrine . Comme quoi, l’offre …!

        1. Çà me rappelle cet excellent article d’un gars qui avait chargé un caddie jusqu’à la gueule dans un magasin Carrefour, en se faisant plaisir sans compter pendant une demi heure, puis l’a laissé plein au pied de la caisse.

          La pub de Carrefour c’était « positivez! » Il les avait pris au mot, jusqu’à la caisse… C’est bien la politique de pépère et de son changement c’est maintenant… A propos de carrefour, il dans une vilaine impasse le gars… A votre avis ? Il va accélérer ? Oh ! Oui, j’aimerai tant…

        2. Combien de centaines de millions de voitures,de smartphones, de tablettes, etc., achetés en Chine depuis 10 ans ? Vous oubliez que nous sommes dans une économie mondialisée…Et même en France, à condition que le taux de chômage qui ne dépasse pas trop les 10 % ?

          1. Ce qui explique que le surcroît éventuel de demande profite surtout aux importations, creusant le déficit commercial.
            Et comme nous n’avons pas la maîtrise de notre taux de change…
            Je vous laisse écrire la suite !

            1. Pas besoin d’écrire la suite, il suffit de l’observer.C’est pourquoi la relance de l’économie par la relance du pouvoir d’achat ne fonctionne plus en économie mondialisée en France : elle créera des emplois, bien sûr…mais dans les pays à main d’œuvre bon marché.

  5. J’ai deux anecdotes savoureuses sur le sujet de la flexibilité.

    1/ J’assistais le mois dernier, en tant que chef de projet, à un entretien entre mon chef et un prestataire. Le mec détaille son parcours et on voit que le type change souvent d’employeurs. Mon patron lui demande pourquoi il bouge sans arrêt ? Le type ne se démonte pas et dit qu’il a une famille à nourrir et donc il va chez le plus offrant. Au final, le type malgré des recommandations de collègues ayant bossé avec lui et nous le décrivant comme performant, ne sera pas retenu car … trop flexible. On a besoin d’un mec sur un projet de 2 ans, mon boss ne veut pas d’une girouette qui potentiellement va lui claquer dans les doigts.

    2/ quand j’étais jeune, j’étais aussi prestataire informatique, je passe un entretien chez un client. Le chef de projet se tourne vers son chef de service « on fait quoi si Piotr ne fait pas l’affaire ? ». Le super chef me balance « on le jette, des comme lui, y en a plein la rue ». Super ambiance !
    Je bosse… mais j’aspire à mieux, et je démissionne après 6 mois. Là, j’entends partir le plus tôt possible, je m’engage à finir un truc mais pas davantage. Et là, étrangement, le superchef ne voulait plus que je parte. Il ira jusqu’à me menacer en disant que le monde de l’informatique était petit et ma trahison faisait mauvais effet. Hélas, j’étais jeune et timide et je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui rappeler sa phrase à mon embauche.

    Bref, la flexibilité, les patrons aiment bien mais dans un seul sens… quand l’employé est flexible, ça ne va vraiment pas.

    1. Oui c’est comme les politicards avec les référendums. Il faut que çà aille dans le sens qu’ils ont décidé qu’il devait aller, sinon on recommence. Il est temps que çà change.

    2. +++
      On ne demande pas à l’employé d’être flexible on lui demande d’être docile….

    3. Des tas d’informaticiens choisissent d’être free-lance et ne se font embaucher que pour une mission précise à effectuer dans un délai précis.

      1. Elie
        Informaticiens ( secteur vaste)…en free lance ou en portage salarial….comme quoi la sécurité a du bon …..

  6. Je disais, donc (mon comm n’étant pas passé),
    Soyons patients et attendons les fruits du grand projet de l’internationale financière: d’ici un gros quart de siècle, les futurs gouverneurs musulmans du « département Europe » renverront les femmes à la maison et une partie de la question de l’accès à l’emploi sera réglée. Emploi qui sera réservé aux futurs mâles européens qui seront payés à peine un peu plus que des enfants bangladais.

  7. licencier n’est pas un problème en soi, avec les solutions modernes de la rupture, c’est presque un plaisir…le problème c’est que parfois faut raquer….et là c’est toujours trop….mais peut importe, le problème n’est pas là..

    c’est vrai que le licenciement peut créer un gros frein à l’embauche si vous avez à faire à un boss sensible ou trop imaginatif. Il n’y a pas d’étude officielle, c’est de l’expérience de terrain qui s’exprime en direct et sans transition….

    prenons un exemple simple. Vous achetez La glace à la fraise qui vous fait vraiment plaisir, et au moment de la première relèche, une horrible pensée vous traverse l’esprit : elle va bientôt être finie…

    à ce moment là, tout s’écroule…

    eh ben messieurs dames, c’est exactement là que se situe le frein à l’embauche…

    En recrutant une charge sociale de qualité,( forcément puisque c’est vous qui le choisissez), c’est cette l’horrible pensée que vous allez devoir mettre dehors un jour ce futur boulet. qui cause le trouble psychologique medefesque du freinage en accélérant…

    et puis quoi, une télé a plusieurs chaines, vous pouvez zapper parce que la gueule de l’animateur ou trice (parité oblige) ne vous revient pas, alors pourquoi cela ne serait ce pas possible en milieu de travail..?

  8. Juste une petite question, là, comme ça, au passage, histoire de:
    Augmenter les salaires, super idée… et comment vous faites?
    Oui, on peut décider de mettre le SMIC à 2000 € net, là, tout de suite, pas de problème, cool. ..
    Mais les charges inhérentes, salariales ET patronales augmenteront itou et (roulement de tambour), le coût de l’emploi en France sera toujours le plus élevé d’Europe (du monde). Donc, et assez logiquement, par effet de levier élémentaire, les prix des produits augmenteront en conséquence, du moins, pour les entreprises ne subissant pas de concurrence internationale, les autres se contenteront de fermer.
    Donc, être payé 500€ de plus, mais payer sa baguette 2€, pas sûr que ce soit un bon plan.

    Mais heureusement, il reste la manne anti chômage universelle: embaucher des fonctionnaires, c’est pas comme si l’état endetté jusqu’au cou ne pouvait pas creuser, encore un peu plus, le déficit.

    Et puis, 40 ans qu’on utilise ce système, ce serait trop bête de changer maintenant. .. Ça marche si bien. ..ou pas.

  9. en réalité le grand hiatus que nous vivons est issu de cette soi disant pensée d’un certain tchuruck qui rêvait « d’ usines sans ouvriers »

    personne n’avait rien compris à l’époque

    Des lustres après, la bande de pieds nickelés, valls/macron/hollande/Gattaz, successeurs des ex bananiers, n’ont de cesse de restituer enfin la vérité historique du cri primal en mettant au point d’une manière absolument brillante, le concept « des ouvriers sans usines »

    bravo les artistes…

  10. Peut être que si nous avions des dirigeants en qui nous aurions confiance, qui ne pondraient pas de nouvelles taxes, de nouveaux impôts, de nouveaux textes de lois incompréhensibles, toutes les semaines,le patronat pourrait embaucher.
    Peut être que si l ‘ état n ‘était pas aussi dépensier en créant de la dette, soumettait ses fonctionnaires au même régime de retraite que les ouvriers du privé, si les mandats d ‘élus n ‘étaient pas si nombreux, trop de députés, de sénateurs, de  » conseils » divers, de  » commissions divers », de ministres et de secrétaires d ‘ état avec leurs cliques de larbins plus ou moins utile, le pays pourrait envisager son avenir autrement.
    Mais avec des  » SI »?

  11. Monsieur Philippe DURON, membre du PARTI SOCIALISTE
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    Monsieur Philippe Duron est un bon exemple .
    Il doit être épuisé le pauvre , car c’est inhumain d’imposer autant de travail … à un seul homme !

    Il est à la fois :
    – Député du Calvados,
    – Membre de la commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire à l’Assemblée Nationale,
    – Président du groupe d’amitié avec la Macédoine,
    – Membre du groupe d’études Cheval à l’Assemblée Nationale,
    – Membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie,
    – Maire de Caen, En charge du développement de la ville de Caen,
    – Président du conseil de surveillance du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen,
    – Président de la Conférence des Villes de l’Arc Atlantique,
    – Président du conseil d’administration de Normandie Aménagement,
    – Président de Caen Presqu’île,
    – Membre d’honneur du conseil d’administration de l’École d’Ingénierie et travaux de la Construction de Caen,
    – Représentant de l’association de gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson,
    – Administrateur du Comité pour l’Organisation des Manifestations Touristiques et Économiques de Caen,
    – Président de la Société d’Économie Mixte : Gestion du Mémorial de la Bataille de Normandie,
    – Vice-Président de l’Union Amicale des Maires du Calvados,
    – Membre du Bureau de l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF)
    – Président de l’Agglomération Caen-la-Mer,
    – Administrateur de l’Assemblée des Communautés de France,
    – Président de Caen Métropole,
    – Membre de droit du Conseil national du Parti Socialiste,
    – Co-Président de l’association Transport Développement Intermodalité
    – Vice-Président de la Conférence de réseaux Transfrontaliers et Interrégionaux de Villes (CECICN),
    – Membre de l’association Avenir Transport,
    – Membre du collège « collectivités territoriales » au Conseil d’Administration de l’Institut des Hautes Études de Développement et d’Aménagement des territoires en Europe,
    – Administrateur de l’Association Relais des Sciences,
    – Administrateur de l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France,
    – Membre du bureau de l’Institut de la Gestion Délégué Environnement ..

    Monsieur « les Présidents », Monsieur le Maire,

    La République, bonne mère, vous a autorisé donc à cumuler 28 titres, dont 4 mandats nationaux et 24 fonctions aussi diverses que considérables.

    Les journalistes, mauvais esprits, vous ont consacré, au terme d’une longue et méticuleuse enquête menée par Le Parisien, «premier cumulard de France ».

    Il faut dire qu’à ce niveau de performance, vous êtes mieux qu’un cumulard : vous êtes, comme le dit très joliment ma dentiste, avec laquelle je commente régulièrement la chose publique, un «accumulard » !
    Mon avis perso :
    Il faut le décorer et se poser la question, si lui peut faire tout cela, pourquoi faut-il 610.000 mandats d ‘élus, 61.000 ( mais qui travailleraient vaiment ) serait suffisant .

  12. ah quand y a du mythe.. qql idéal ou utopie, folklore et poésie, ..peut-on choisir ? alors ‘un cliché’,
    un qui colle, ..qu’importe si je manie l’arcane du stakhanovisme catégorie amateur débutant,
    voilà: c’est vachement difficile de virer un bonhomme en France. Un p’tit corollaire: l’embauche sévère (austère)

    Certes des ‘astuces’, Stan en livrait qqls unes l’autre jour (ruse ou combine, si j’ai bien compris*) le fric ne compte pas: on pourrait s’acheter un bureau Ovale, même s’y faire virer promptement !
    Tout dépend du pays (Usa) même si de saison, comparer reste fastidieux, ainsi le caddie (cc) passe la caisse à l’aise: tout à crédit.

    Ca dépend de ce que l’on veut (*) moulti option: écoute & concerte, dossier réunion, pinaille & synthèse, papotons le temps de la réflexion, ou son contraire.. exécution molle ou la réalisation lunatique ? dit ainsi fait mesquin mais n’empêche pas les raisons de couiner, car qué ‘changement’ ? avant un roquet maintenant une chèvre (est-ce inquiétant ?!)

  13. ti suisse

    pas besoin d’astuce, juste se souvenir des bonnes blagues quand on nous les offre.

    elle est bonne celle qui consiste à affirmer que ce sont les difficultés du code du travail et du licenciement, en particulier, qui sont à la source des problèmes actuels de l’emploi…..

    les boutiques adhérentes du medef qui sont destructrices nettes d’emploi depuis 20 ans, n’ont pas eu besoin d’être rassurées pour en arriver à ce résultat….
    quand on sait que ces PDG si sensibles pour leurs nerfs à l’embauche sont entourés de spécialistes et d’experts capables de contourner n’importe quelles lois sociales ou fiscales, ils sont moins regardants sur les sommes astronomiques à verser au titre d’honoraires à côté de celles qu’il faut donner après un prud’homme pour jeter un pékin…

    le plus drôle, c’est qu’on connait même nombre de cas où les matériels et outillages ont quitté leurs usines plus vite que les personnels qui venaient pourtant de bonne heure le lendemain matin.

    et ça fonctionne, j’espère que le medef a obtenu des prix sur les paquets de mouchoirs, bien que ce soit l’état qui les paie…
    et vas y que je te chiale à droite….hop une TEPA, ça chiale à gauche et hop un CICE et un pacte…

    ah putain les pleureuses ; et tout le monde croit que ces gars là prennent des risques pour la collectivité..

    pendant que des manants lacère des liquettes, le beau linge industriel, commercial et financier, lui lacère des codes du travail et fiscal…….à chacun ses colères…..

    et tout le monde croit qu’après le jetage de masse, c’est le marketing individuel du lâcher de pékin qui sauvera la France…

    1. hello Stan, ..comme dit Depardiou, mais rien à voir ? « les grandes surfaces c’est bien que pour acheter du PQ » alors des mouchoirs..
      aussi je voulais rebondir sur « ni usine ni ouvrier » ..queski reste ?! pas moyen d’y faire un ricochet, la pierre coule,

  14. Pendant que la gauche se regarde le nombril voilà ce qui se passait hier et le pire est à venir… Vive la France !?

  15. Le mythe des licenciements difficiles, en réalité les licenciements se doivent d ‘ être difficiles.
    Une entreprise qui a des commandes gardent ses ouvriers spécialisés et d ‘autres chargés des travaux ne nécessitant pas des compétences spéciales. Les actionnaires ne cherchent pas à licencier .
    Les CDI sont en réalité depuis des années, du travail temporaire.
    Les patrons embauchent des CDI sans s’ adresser aux boites intérim.
    Il y a mieux: les périodes d ‘essais et mêmes de stages. Certains patrons  » oublient » de les rémunérer un peu.
    Il y a les emplois exonérés de cotisations sociales pendant un certain temps. Le temps écoulé, l ’employé est licencié la plupart des cas, la grande perdante est la sécu que l ‘état  » oubliera » de compenser .
    Et enfin nous avons tous les crapulocrates de la politique accrochés à leurs privilèges, paradant à l ‘arrière de leurs voitures de fonction, se disant obligé d ‘ obéir aux non élus par le peuple de Bruxelles pour s ‘exonérer de toutes responsabilités. Mais alors, à quoi servent -ils ? là est la vrai question !

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