Pas vu à la télé, ni lu dans la presse.


C’est un sujet difficile.

Jean-Luc Mélenchon invite et discute avec un autre Jean-Luc, Romero de son vrai nom. JL Romero a fait de la mort choisie un combat. L’euthanasie clive, mais semble majoritaire dans les sondages.

« La moindre des choses, c’est de finir comme on veut. »

La phrase est de Jean Mercier, jugé pour avoir aidé sa femme à mourir. Et cité dans le reportage qui introduit l’émission.

Ce dialogue sur la fin de vie, quelques semaines après l’adoption d’une loi incomplète. « Quand on sait qu’on va mourir, on profite mieux de la vie, et des autres », explique en substance Romero. Si l’on oublie quelques instants les délires transhumanistes de la secte Google (chez qui certains espèrent encore transvaser ou reproduire l’esprit humain dans une machine éternelle), choisir sa mort est sans doute le plus grand accomplissement du destin.

« Y penser, c’est certainement mieux vivre. »

J’ai perdu ma seconde grand-mère il y a peu. Je sais qu’elle y pensait.  Elle est morte dans son lit, à la maison.

Ecouter Jean-Luc dialoguer avec Jean-Luc a quelque chose de rafraichissant, même sur un pareil sujet. Pour une raison assez simple, le sujet transcende les clivages, révèle les hommes dans la façon dont ils l’abordent.

Romero a été classé « à droite » , avant de rejoindre le PS plus récemment, Mélenchon souvent caricaturé à gauche. Mais pourvoir discuter de ces sujets sans heurts ni violence ni caricature, cela repose, apaise, et soulage.

Merci à eux.

 

 

 

17 réflexions sur “ Pas vu à la télé, ni lu dans la presse. ”

  1. J’ai suivi ce débat lors du passage de J-L ROMERO dans ce coin de liberté et j’ai apprécié la qualité de l’homme (un des seuls qui trouvait grâce à mes yeux à droite, quand il était au RPR et à l’époque où je me demandais ce qu’il foutait dans cette crèmerie) et du débat entre les deux Jean-Luc, d’accord sur l’ensemble des différents points constatés. Un bon moment politique.

  2. Pas vu à la télé et dans la presse ? Pas étonnant ! Un débat intelligent, ça ne fait pas vendre du papier, ça ridiculise un peu plus les « Hé, ho  » du P.S et ça ne fait pas grimper le taux d’audience et les parts de marché .
    Mais c’est rafraichissant et instructif pour le citoyen qui en a marre de la soupe habituelle servie par les grands médias .

  3. alors moi, la mort, ça me fait le même effet que le chômage pour un politique….je passe

  4. ai-je la berlue ?! un Ump bifurque Ps.. un spécimen ! près pour le bocal (et formol) Bienvenue dans l’autre monde,
    ..ne suis pas très gentil, mais il me reste peu de temps -à vivre (comme tout le monde; sauf stats téléologiques, accostant le grand congélo) alors libérer qql rancune avant qu’elle retourne givrer dans sa glace,

    billet-sujet léger, accessible -ni devrait être politique, l’affaire privée précède le fait de société, et égal pour tous, pas de jaloux: une fatalité partagée, ..tsoin-tsoin,
    ‘sauf-que’.. racketté de son vivant, spiritualité comprise (ttc) « tu obéiras » à ta culture, son processus telle la souffrance (‘faut souffrir’ dit la notice judéo machin; ni la seule !) punition récompense: la marche à suivre.

    Autorité Suprême (très) gourmande: pour l’Eternité te veut à ses côtés (certains avec un bouquet de nubiles ?)
    La mort ? ..le moyen de transport, (ni pause café) même le suicide est haram ! et Calvin c’est mieux ?
    sinon qql relief de morale.. même ton âme! Lui appartient !
    on n’échappe pas, ne se soustrait pas à son Créateur
    ..telle la ‘tite brebis, j’m’égare vite..

    (et-si) ma mort est plus belle que ma vie (mes nuits plus belles que vos jours ?) malgré ces tentatives (initiatives? circulaire européenne?) vous n’aurez pas ma mort (ni à crédit)
    un créneau, pour le coup fatal (?) ça doit se trouver,

    mourir à la case.. oui luxe, dans ce monde de gadjo (égoïste)

    °°°° °°°
    Omar Batawil, 18 ans, athée, assassiné (Yémen) :

    http://www.courrierinternational.com/article/yemen-forte-emotion-apres-lassassinat-dun-blogueur-pour-atheisme?utm_campaign=&utm_medium=email&utm_source=Courrier+international+au+quotidien

    « nous écrirons jusqu’à détruire ces histoires à dormir debout dans vos têtes, qui rendent nos vies invivables et détruisent nos pays. […] Nous écrirons jusqu’à ce que nous puissions tous vivre en paix, dans l’amour et en liberté.”
    en Iran aussi (et ailleurs; jeunes) ‘bcp’ en ont marre des flics à cheveux et wouala aqu’bare,

    la vie, ..et la fin de journée d’un combattant, Daesh, mars 2016 (pieds nickelés, ni suicidaire? étrange sa sortie, accès; Vice news)

    la dignité (l’instinct) se fait donc tjs courser, molesté par le clivage ?! (le sectaire) comme une pathologie, un virus,
    – « appuie sur le piston Maurice » ..qu’on en finisse
    (accordé au fœtus, car lui est silencieux..?)

  5. La mort est la seule chose ( pour l’ instant) commune à tous.
    La science a fait d’ énormes progrès, et la durée de vie est sans cesse allongée. Depuis quelques années, des personnes prétendent gérer la mort. Au même titre que des femmes prétendants gérer le corps d’ autres femmes, des humains veulent disposer librement du droit d’ abréger la vie. Certains, devant la souffrance de proches, décident eux mêmes d’intervenir et ont le courage d’ affronter la justice.
    D’ autres préfèrent donner la mort par intermèdiaires et avec excuse de la loi. Pire, c’est un médecin qui, contre toutes étiques et serment le fait.
    Demain ce sera quoi? La mort autorisée d’ un bossu, d’ une personne arrivant à 100 ans, car chaque loi a toujours ses  » alinéas », ses modifications, ses projets cachés.

    1. Oui mais la, on parle d’autre chose et sûrement pas de l’avenir de Melenchon…..mais d’un dialogue infiniment intéressant, menée par deux personnes dont je respecte le combat ( même à droite j’appréciais la sensibilité de Romero).

      1. Ah, mais je ne doute pas de son avenir sur Facebook ! Mais en politique, par contre…

  6. Pour en revenir au sujet, juste quelques remarquesz concrètes sur l’euthanasie :

    Ce débat philosophique et moral ne peut être tranché que par l’ensemble de la société, mais doit prendre en compte d’un certain nombre d’éléments dont certains sont trop souvent oubliés :

    • La frontière était autrefois nette entre euthanasie active (par injection de produits mortels) et euthanasie passive (par abstention d’acharnement thérapeutique); aujourd’hui, la loi Léonetti permet d’administrer des produits à doses mortelles lorsqu’ils peuvent soulager (notamment contre la douleur, mais pas seulement) les malades incurables;

    • La législation condamne souvent le professionnel de santé participant à une euthanasie active ou passive, au titre, selon les cas, d’homicide volontaire, de complicité d’homicide volontaire, ou de non – assistance de personne en danger.

    Cette législation n’est évidemment et heureusement pas respectée, en pratique courante, dans tous les cas où elle devrait être appliquée.

    Le Conseil National d’ Ethique a proposé de créer la notion juridique « d’exception d’euthanasie », excuse absolutoire qui permettrait de rendre l’acte d’euthanasie possible dans certains cas, sans rien changer aux textes actuels, en modifiant simplement la procédure ;

    • Si la situation à laquelle on pense le plus souvent est celle des personnes souhaitant volontairement mourir dans la dignité, pour lesquelles le droit à l’euthanasie est défendu par l’ADMD ( Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), le problème se pose très souvent dans des cas de figure très différents : par exemple, la décision de réanimer ou non un nouveau – né atteint d’une anomalie ou d’une souffrance cérébrale majeure et irréversible.

    • La pire des solutions consisterait à s’en remettre, comme cela arrive parfois, à la décision d’un médecin, variable selon ses conceptions philosophiques, religieuses et morales personnelles, après, éventuellement, un débat avec une ou deux personnes de la famille ; si une telle décision devait être prise, ce ne devrait être qu’après une série de longues discussions avec le malade (s’il est conscient), le plus grand nombre possible de ses proches, et l’ensemble du personnel soignant qui s’en occupe, médical et paramédical (notamment infirmier), engageant ainsi ouvertement la responsabilité de tous ;

    • Le plus grand risque, à mon avis, serait celui de la légalisation de l’euthanasie pour des raisons non avouées d’économies budgétaires. Les progrès des soins palliatifs permettent, aujourd’hui, dans de nombreux cas, d’assurer la mort dans la dignité et sans souffrance ; autrefois organisés en unités ou services hospitaliers, ils sont aujourd’hui confiés à des équipes, qui peuvent se déplacer dans les différents services ou à domicile, notamment dans le cadre d’une hospitalisation à domicile ; mais ces équipes, associant des soignants de disciplines diverses, coûtent cher, et nos sociétés sont contraintes à tenter de réduire les dépenses de soins…

  7. EA. C’est bien ce qui me fait peur dans une loi sur ce sujet délicat.
    Trop de lois sont contournées ou simplement détournées pour confier l’ euthanasie à des décisions d’ hommes politiques.
    Nous savons pertinemment que les politiques feront une loi suivant le nombre de voix pouvant leurs faire gagner les élections.
    Il est normal de condamner une personne donnant la mort, mais le sursis s’ ajoute à la condamnation.
    L excuse des soins et de leurs coût élevés est vrai, malheureusement dans le même temps, des étrangers viennent se faire soigner gratuitement, se déplaçant en avion et repartant de même. Je ne parlerai pas du président d’ un pays voisin endetté de plusieurs milliards qu’ il ne payera jamais

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