21 avril, le véritable anniversaire.

Il parait que rien n’est joué.

Vraiment ?

C’est possible.

Si Mélenchon mobilise paisiblement mais fermement la gauche, alors l’abstention sera plus faible. Et Marine Le Pen, dont les scores en volumes de voix stagnent ou régressent depuis 2012, pourrait donc trouver la qualification pour le second tour plus difficile.

 

Mais le 21 avril, c’est l’anniversaire d’un camarade de blogage.  On s’est un peu éloigné depuis que je cherche à contriber à l’agitrop numérique de JLM 2017. Mais nulle part est écrit qu’on a besoin de partager les mêmes idées pour s’apprécier.

Happy 50 Nicolas !

Publicités

10 millions d’euros pour Sarko, Chirac et Giscard

Enervant, n’est-ce-pas ?

Quelque 9,6 millions d’euros par an. C’est ce que coûte à l’Etat les trois anciens présidents de la république, selon une nouvelle évaluation du député PS René Dosière. « La réponse à ma question écrite au ministère de l’Intérieur sur le coût de la sécurité, longtemps attendue (pendant 17 mois!), permet d’ajuster les calculs que j’avais effectués le 27 janvier 2015 et qui s’élevaient à 6,2 millions », a écrit jeudi sur son blog ce scrutateur des dépenses de l’Etat. (lire la suite)

Il y a pire. Nicolas Sarkozy coute même plus cher que Chirac. Un million de plus par an, rien que cela.

Un gars qui sillonne le monde pour faire des conférences rémunérées par des Etats étrangers ou des institutions financières mérite-t-il un pareil soutien de l’Etat ?

 

Cessez de publier vos tweets sur Facebook

Y en a marre, hein ?

C’est Nicolas J qui m’a signalé combien c’était agaçant. J’ai pris l’habitude de déverser sur FB tout ce que je tweete. Puis de lire les interactions.

« Lançons une pétition pour que Juan Sarkofrance arrête de publier ses tweets dans Facebook. »

Nicolas a raison, et la chose a donc été corrigée. C’est terminé. J’ai déconnecté le lien twitter/FB.

Facebook est (re)devenu une plateforme de partage. Elle est moins hystérique que Twitter. Plus intrusive aussi. FB est comme Google l’un de ces nouveaux monopoles de l’espionnage post-moderne de nos données personnelles.

Bref.

 

Nuit Debout, la sale polémique

Il fallait s’y attendre. La persistance de ces états généraux du débat démocratique chaque nuit dans quelques villes de France agace, stupéfie, interroge.

Donc forcément, il y a des critiques « de travers », celles qui attaquent « à côté ». Non pas sur le fonds , mais sur la forme: la composition sociologique des participants. Sans surprise, on retrouve l’habituelle accusation fournie par Emmanuel Todd contre les #JeSuisCharlie: NuitDebout serait un mouvement blanc et bobo, rien de plus. Des étudiants, des « intellectuels précaires », et des retraités. La France du XXIème siècle a-t-elle besoin de cette exigence d’un mouvement « pur » c’est-à-dire représentatif de toutes les franges du pays ? Pourquoi faudrait-il regretter qu’un mouvement sans parti, sans leader, qui cherche à dialoguer en dehors des lignes imposées par le cercle médiatico-politique habituel parvienne ainsi à mobiliser jour après jour ?

En banlieue, un autre mouvement cherche la jonction.

« Les Nuits debout se multiplient dans les banlieues d’Île-de-France. Mais la convergence des luttes n’a pas encore abouti entre Parisiens et habitants des quartiers populaires. Pour rétablir la confiance, il faut que les jeunes de la place de la République aillent soutenir les habitants des cités, estiment plusieurs militants des quartiers populaires. » (lire la suite)

Ensuite, il y a eu l’expulsion d’Alain Finkielkraut de la place de la République. L’intellectuel porte-drapeau de la droite réac de notre monde moderne a été « refusé« . Pour certains, c’est un scandale. Pour celles et ceux les plus volontaires à exclure, ignorer, refuser la parole dissidente dans leurs enceintes médiatiques habituelles, que l’un de leurs symboles soit ainsi exclu était quelque chose de scandaleux et de stressant.

finky

J’ai été ravi que Finkielkraut soit expulsé. J’ai détesté cependant les conditions dans lesquelles il a été expulsé. On l’entend trop souvent. On n’a pas besoin, au moins pour quelques mois, de l’entendre davantage.

La douleur de l’anti-hollandisme

Il nous a fait gagner, il y a bientôt quatre ans. On était content, satisfait. On croyait avoir voté pour une synthèse d’opposition. Hollande était élu, et chacun de ses électeurs projetait en lui des motifs de satisfaction personnelle.

Quatre ans plus tard, jeudi dernier, je n’ai pas tenu plus de quelques dizaines de minutes devant Hollande sur France 2. Je suis tombé sur ce fichu moment où il justifiait le fondement de son revirement, le Pacte irresponsable. Quelques dizaines de milliards d’euros de baisses de charges et d’impôts pour quelques dizaines de milliers d’emplois créés. Un gâchis en plus d’une injustice, une aberration idéologique.

J’ai mis 30 heures à regarder l’émission, par bout et en replay. Une épreuve. Hollande est un gars estimable. Le voir ainsi souffrir m’a fait du mal.

J’ai surtout pensé aux camarades qui tentaient de relayer quelques mots de soutiens sur les réseaux sociaux. Je ne pense pas aux trolls, je pense à celles et ceux avec qui on a fait la campagne de 2012. On va se retrouver de part et d’autre de la prochaine. Vous dans un camp, moi dans un autre. Vous défendrez le bilan d’un homme au sommet du pouvoir qui a raté beaucoup de choses mais dont le principal reproche que nous lui ferons est ailleurs: il n’a même pas essayé d’appliquer ce pourquoi il avait été élu. Il a tourné casaque, il nous a abimé.

Hollande mérite de perdre, lourdement, définitivement.

Mais ce constat n’est pas une rancune, ni même un énervement contre quelques dizaines d’amis restés fidèles à ce socialiste-là.

C’était le message du weekend. Celles et ceux qui se reconnaitront sauront qu’il est sincère.

Chanson du dimanche: le cinéma