La lutte des classes, ça existe.


Même à droite, très à droite, « ils » le reconnaissent.

Au sein d’un centre politique assez vaste, qui court du PS à l’UDi voire jusqu’à LR, certains s’imagine que le renard négocie avec les poules et poulets en bonne intelligence et parfaite harmonie. C’est la grande faiblesse, ou la véritable hypocrisie de ce centre-mou de considérer que de nier les rapports de forces.

C’est vrai et faux à la fois.

Les salariés sont souvent attachés à leur boite. J’ai plus de 20 ans de maison dans le privé. Chez le même employeur. Je connais quasiment tous les représentants du personnel. J’observe que les plus jeunes de mes collègues  (22-30 ans) se sentent plus libres, moins attachés, plus distants. Plus lucides peut-être.

Récemment, j’ai eu cette discussion éclairante avec l’un des délégués syndicaux. Je lui demandais pourquoi il ne partirait pas s’il en avait l’occasion. Il m’a répondu qu’après 20 ans de boîte, il considérait cette entreprise autant la sienne que celle du nouveau patron (on vient de changer d’actionnaire). Il n’a pas tort. Il a même franchement raison.

Contre la lutte des classes, on nous oppose souvent l’image du patron qui a créé sa boite. Le patron-entrepreneur-avec-peu-de-salariés-qu’il-traite-forcément-bien est le symbole porté aux nues par le MEDEF et ses dirigeants-salariés de multinationales.

Quelle hypocrisie.

Quand vous évoquez la lutte des classes, les patrons réels ou dans l’âme prennent inconsciemment peur. Ils s’imaginent la guerre, le conflit et le blocage. Il faut se calmer. Il suffit de clamer que la lutte des classes désigne un conflit entre des intérêts parfois qui se rejoignent, souvent irréconciliables.

Ce n’est ni grave, ni sale, ni détestable.

C’est la vie.

41 réflexions sur “ La lutte des classes, ça existe. ”

  1. Durant 42 ans de vie professionnelle, j’ai constaté une évolution des mentalités dans les boites, liée à cette notion de compétitivité et de rentabilité à tout crins qui a transformé le salarié en variable d’ajustement, sous la houlette de « managers » hors sol avec l’humain ; Nos politiques en sont, d’ailleurs, le reflet , les meilleurs exemples étant Valls et Macron

    1. Bonjour AB,
      je rebondi sur ces « managers hors sol », formule très heureuse:
      – Macron LeJeune qui marche vers le 198ème siècle social a été se faire financer ses joggings à la City
      – Valls qui vise tjrs 2022 est allé faire le beau auprès de Netanyaou, visé le soutien financier de l’AIPAC (America Israel Public Affair Comity)
      – Juppé Le Rejuvénilsé a viré neo conservateur durant sa pénitence au Canada et est aller chercher les sous à la meilleure source: WallStreet
      – on ne présente plus Sarko l’Amméricain.

      Tous sont dans la lutte des Places.
      mais nous autres piétaille on n’a que la lutte des classes et elle aussi est internationnale: Sanders, Corbynn, Podemos, etc…

      1. Salut ti suisse . L’expérience du terrain , y a que ça de vrai, disait le laboureur à ses enfants .

  2. je crois bien que nous avons dépassé la lutte des classes, nous en arrivons gentiment à la guerre des boutons.

  3. La lutte des classes est vitale et encore plus maintenant….c’est un besoin nécessaire d’être reconnu et respecté face au mépris d’une partie qui détient tous les pouvoirs ….

  4. Bien sûr que la lutte des classes existera toujours, mais il faut comprendre que la composition des classes a changé depuis le XIXème siècle : plus de la moitié des prolétaires sont propriétaires de leur logement (qui est un placement capitalistique qui se valorise avec le temps), les salariés américains dont la retraite par capitalisation est gérée par un fond de placement sont des spéculateurs capitalistes (ainsi que les fonctionnaires français qui confient leur épargne à la Préfon) etc.

    1. Comme d’hab, vous escamotez le creusement de l’écart profits/salaires depuis plus de trente ans . Ce creusement et le seuil de pauvreté de plus en plus élevé est une des principales raisons du retour en force de la lutte des classes que les communicants de tous poils avaient mis sous l’éteignoir . La preuve en est de la hargne du MEDEF et des libéraux ( socios ou pas ), devant les mouvements sociaux actuels .

    2.  » plus de la moitié des prolétaires sont propriétaires de leur logement (qui est un placement capitalistique qui se valorise avec le temps), »

      Ceux qui on dépassé 40 ans peut-être, mais pour la génération suivante, macache. Comment s’endetter sur trente ans, lorsque les cdi sont en voie d’extinction et que l’emploi pique du nez.

      Cela va prendre la même tournure que l »l’espérance de vie »

        1. Je serais curieuse de savoir comment les banques pourront remplacer les mois de crédits impayés pour cause de chômage, ou pour baisse de salaire et surendettement.

          Si vous avez des infos sur ce sujet, ça m’intéresse réellement.

            1. Elie Arié,
              l’imagination des banksters nous a donné les sub-primes, vous avez du en entendre parler
              et ce sont les contribuables qui paieront les préts bancaires et créances douteuses.

              Vos réponses du Tac au Tac sont Toc.

  5. La résidence principale du prolo qui serait un placement capitalistique … En fait, et durant 15 à 25 ans, c’est la banque qui est propriétaire, pas l’acquéreur
    Peu de fonctionnaires ont eu connaissance de la Préfon à sa naissance ( 1965 )
    Les salariés américains, tels ceux de Lhemann-Brothers se mordent les doigts d’avoir confié leur épargne à leur boite ( ce qui est le cas de la quasi totalité des épargnants américains, les fonds de placement tel Carlysle n’étant que des relais .

    1. « Peu de fonctionnaires ont eu connaissance de la Préfon à sa naissance ( 1965 ) »

      Moi, si (j’étais médecin hospitalier à mi-temps)…et ne le regrette pas, d’autant qu’en plus, les cotisations Prefon étaient déductibles de l’impôt sur le revenu, et qu’on pouvait racheter rétroactivement les années précédentes ( rachats également déductibles des impôts !)

      Vous avouerez qu’il y a quelque chose de paradoxal à ce que le seul fonds de pension français soit celui des fonctionnaires !

      1. @Elie
        La Préfon n’était pas connue des fonctionnaires pour la raison que les partenaires sociaux ne souhaitaient pas le développement de la retraite par capitalisation, laquelle remettait en cause la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle . Donc une diffusion confidentielle du produit .

    2. On ne peut juger un fonds de pension que sur le long terme: le Dow Jones (mais les fonds de pension placent aussi ses fonds à l’étranger : plus de la moitié des entreprises du CAC 40, par exemple…) a retrouvé sa valeur de 2008, et, sur le long terme (20 ou 30 ans), par rapport à l’évolution du montant des retraites par répartition, il n’y a pas photo.

      1. @Elie
        Votre argument, c’est celui des conseillers financiers . Les plans d’épargne retraite par capitalisation, c’est une loterie . Il suffit que l’année où vous souhaitez liquider votre plan, les valeurs en sicav et fonds communs constituants votre placement se bananent pour que votre belle complémentaire en prenne un coup .
        Peut-être le savez-vous, mais les fonds détenus par l’AGIRC et l’ARCO furent longtemps gérés par la Caisse des Dépots et placés sur des SICAV garanties par icelle . Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et ce sont les Assets managements des banques qui ont récupéré le pactole . Inutile de vous dire que les futurs retraités ont intéret à bruler des cierges .
        Hélène a raison : le développement des CDD, c’est la mort de la propriété individuelle, la vocation des banquiers n’étant pas de rester adjudicataires de biens qu’ils ont financé . Les assurances chômage existent mais elles sont limitées à la durée d’indemnisation UNEDIC .
        Bref, les propriétaires-bailleurs ont de beaux jours devant eux !

        1. Au fait : dans les retraites par capi, les cotisations sont déductibles des impôts, mais pas des pensions . La déduction fiscale devient pénalisante à la retraite, vous savez, ce moment où les parents doivent aider leurs mômes qui tirent la langue en CDD .

  6. Bien sûr que la lutte des classes existe, bien sûr qu’elle n’est pas prête à s’éteindre, et heureusement sinon ça voudrait dire que les plus fragilisés acceptent d’office d’être à la merci des plus nantis.

  7. encore faut-il remettre la lute des classes dans son contexte .
    Fini le temps des boites employant des milliers de travailleurs. Fini le temps ou Renault lançait la grève qui était suivie par d ‘autres. Fini le temps où des femmes d ‘ ouvriers prenaient la tête des cortèges. Il n ‘ y a plus de lutte de classe, il reste des luttes politiques, pour l ‘ influence des syndicats. L’ ouvrier du privé n ‘a plus les moyens de lutter.
    La seule lutte existant encore est celle de l’ injustice entre les différents régimes de retraite. A l ‘ origine, les avantages accordés aux fonctionnaires étaient compensé par le non droit à la grève. Les avantages se sont multiplié par des grèves bloquant le pays en prenant les gens en otages. Les gouvernements, eux mêmes formés de fonctionnaires ne voyant aucun problème à s ‘accorder ce que leurs collègues réclament.
    Pour le privé, il y a obligation de cotiser au régime général. Ce régime sert de tirelireà nos dirigeants. Soumis à la compensation, à la sur compensation, au paiement des retraites des fonctionaires, aux exonérations de cotisations accordées au patronat, aux lois sur le soins gratuits, etc, le cotisant voit sa retraite menacée ainsi que sa complémentaire, accompagné de l ‘ impossibilité de se faire soigner car les remboursements fondent comme neige au soleil.
    C’est là que devrait être la lute des classes . Certains partant à 50 ans, retraite du dernier mois de salaire, d ‘autres se voient avec leur retraite calculée sur la moyenne des 6 dernier mois bénéficier d ‘ un sur salaire de 75 %, des étrangers n ‘ayant pas cotisés le moindre centimes encaissent plus qu’ une veuve avec son minimum vital etc etc.. C’est là que doit être la lutte des classes

  8. Dans le Fonctionnariat il n’y a que les cadres qui pouvaient adhérer au Préfon. D’ailleurs la base des fonctionnaires l’ont vu au moment de leur départ à la retraite. Maintenant je crois que d’office ils sont adhérents.
    Mais je vais me renseigner auprès des fonctionnaires (les vrais)

    C’est vrai que nous sommes attachés à notre entreprise surtout lorsqu’on y travaille depuis une bonne trentaine d’années. En tout cas plus attachés que ces Directions qui sont nommées pour mettre des plans sociaux en place et qui s’en vont avec une clause « prime de départ » conséquente.
    Je l’ai vécu dans ma boîte et j’en ai vu défiler des DG, DRH et tutti quanti.

    Je crois plutôt que ce sont les fonctionnaires qui cotisent pour le privé et de partir à 75% des 6 derniers mois, ça ne leur fait qu’une retraite à 1200/1300€… pas de quoi pavoiser.

    Il n’y a pas que « les étrangers » qui touchent le minimum nos bons français fainéants qui n’ont jamais bossé de leur vie le touchent aussi.

    1. auroremathe.
      Les fonctionnaires n ‘ ont pas de caisse de retraite et encore moins de complémentaire. Loin de cotiser pour le privé donc.
      Chaque année la facture des salaires et retraites est compensé par un crédit spécial voté sur un compte bidon. Plusieurs milliards!!!
      Les fonctionnaires ayant travaillé dans les iles ont un sur salaire pouvant aller jusque 75 % de leur retraite..
      Notons aussi que les fonctionnaires ont refusé d ‘ incorporer leurs primes( nombreuses) dans leur déclaration. Pas soumises aux cotisations, donc pas comptabilisées dans la retraite.
      Un ouvrier du privé voit sa cotisation à la SS augmentée tous les 6 mois. Sans augmentation de salaire depuis plusieurs années, il cotise plus et en fin de carrière, sa retraite sera basée sur la moyenne de ses cotisations sur les 25 meilleurs années, le résultat divisé par 2.
      Sans retraite complémentaire ( caisse à laquelle il cotise depuis qu’ il travaille), après plus de 45 ans de carrière, il aurait moins de 1000 €!!!
      . Aucun ne part à 50 ans, la durée de sa carrière ne compte pas dans son âge de départ.
      Même après 40 années pleines de cotisation, il doit continuer jusque l ‘ âge fixé par l ‘ état.
      Pour les bons français fainéants, je suis entièrement d’ accord, ce n ‘est pas cela qui nous manquent. Surtout depuis que la nationalité se gagne facilement par le droit du sol.

    2. @Aurore
      Les fonctionnaires cotisent, en effet, à l’UNEDIC ( 1% de leur salaire, me semble-t-il ), pour le compte du privé puisqu’à priori, le fonctionnaire ne peut être licencié ( ça a changé depuis le passage de Sarko et de Fillion )

  9. quand je regarde autour de moi et si je suis l’actualité, je ne suis pas sûr du tout qu’il y ait lutte des classes parce qu’il n’en reste que deux : « la moyenne » et « l’élite »…

    par exemple, l’euro organisé par l’UEFA va bénéficier de cadeaux royaux sur les impôts et les taxes, quand l’état va payer plein pot des stades en PPP ça va coûter un bras au contribuable de la « classe moyenne » et pourtant nombre de citoyens smicards, jusqu’à 4 000 €/mois, vont regarder nombreux une grosse poignée de millionnaires sans se rendre compte qu’ils participent à leur enrichissement….idem pour regarder des tennismen français …habitant la suisse..etc…etc..

    c’est juste pour illustrer et c’est d’actualité

    la « classe moyenne » décidément pas rancunière du tout, va s’arracher la gueule, dans quelques mois, par blog interposé, pour choisir la prochaine équipe de serviteurs et de vendus politiques, qui va chercher les moyens de la rincer encore plus….

    C’est finalement là peut être que se situe la vraie lutte des classes, celle de l’assimilation et de la reconnaissance à une vaine et fumeuse alternative entre gauche et droite.

    La lutte ne concerne donc que la classe moyenne entre elle…

    en pologne on dit  » La vie c’est comme un oignon, plus on l’épluche et plus elle pue, et quand on a fini de l’éplucher on a les yeux plein de larmes ».

  10. la classe « élite » possède les médias, écrit les lois et a les moyens de payer cher les conseillers et politiciens pantouflards pour qu’ils leur servent la soupe…

    et la classe « moyenne » a le droit de vote et le reste….

    c’est pas gagné..

  11. donc lutte de 2 classes : 1% contre 99 % et le match est déjà gagné pour les 1er, parce que le 1% possède tous les outils de pouvoir nécessaires pour atomiser le 99% restant en les faisant se dresser les uns contre les autres, selon des intérêts ou/et des croyances forcément divergents…

    tout est bon comme dans le cochon ; (fonctionnaire vs privé – actif vs inactif – ….religion, nationalité, ennemi commun, etc…etc..)

    mais aussi lutte des places en période de pénurie. La lutte des places ne concerne que le 99 % de la classe moyenne. Le 1% lui organise dans la sérénité et le calme la situation des siens, il n’y a ni perdants, ni ratés dans le milieu ; que des cerveaux oppressés par les lois françaises…

    – lutte des places des diplômés :
    obtenir le meilleur diplôme, à crédit parfois, pour pouvoir espérer participer au grand combat de la créativité, la valeur ajoutée, de l’amélioration de la productivité, de la compétitivté de la france…
    accessoirement accéder à la richesse du créateur d’entreprise milliardaire…
    la France sort une chiée de diplômés chaque année, ils ont droit à des stages, des CDD en grande surface.mais aussi un vrai boulot en CDI. Les filières prisées : traders, financiers, fiscalistes, économiste libéral, politique, footballeur de haut niveau…….euh

    Le statut de CDI n’est plus trop aimé du 1%, trop de stress, de peine, de paperasse, mais que font les politiques pour les aider à simplifier ce détail….

    lutte des places des non diplômés :

    – actifs ; ils prennent ce qui reste grâce à la rotation du CDD….ça pousse un peu, mais celui qui est démerde de ses mains, de ses pieds peut réussir…..c’est assez rare mais ça existe…

    pas actifs : c’est facile, soit ils doivent remplir des monceaux de paperasses et d’inscriptions partout pour gratter 500 balles par mois ..avec vérification des services au cas où il leur prendrait l’envie de truander…pas de loi, ni d’iles..

    soit ils se barrent là où est le boulot pour eux…..c’est à dire dans le reste du monde émergent ou sous traitant de l’occident…

    bon allez je plaisante un peu…si on ne peut plus rigoler sur un blog, où va t’on ?

  12. Un fonctionnaire perçoit une pension équivalente à 75% de son dernier point d’indice, à la condition d’avoir atteint cette valeur depuis au moins six mois et d’avoir occuper un poste dans la fonction publique pendant 40 ans .
    Sachant que le point d’indice n’a ps évolué depuis plusieurs années maintenant, les fonctionnaires faisant valoir leurs droits à pension ont une perte de pouvoir d’achat d’entrée de jeux . en ce qui concerne les primes, dans le privé, elles sont incluses dans les cotisations mais pas dans la pension, celle-ci ayant un plafond revu, en principe, annuellement . Quand à la fable des « nombreuses  » primes des fonctionnaires, c’est une belle fumisterie; la piétaille n’en voit guère la couleur .
    Comme dans de nombreux cas, il y a des exceptions : les militaires, par exemple…!

    1. Cela donne l.impression que la lutte s’est deplacee chez certains ..le privé contre le public…..alors qu’ils sont tous dans le même bateau…que les fantasmes sur le public continuent …que les conditions de travail se sont autant dégradées dans le public que dans le privé….que les deux secteurs subissent les mêmes pressions: le privé serait une charge pour son employeur , le public pour le contribuable….quand va t on arrêter de lotomiser les gens ….quand vont ils se réveiller !ceux qui font fortune sur notre dos sont ailleurs ..
      et les gens risquent de comprendre bientot ce que la diminution du service public va leur coûter pendant que leurs impôts ne diminueront pas .

  13. Ce qu’on sait peu, au sujet de la Préfon, c’est qu’une personne travaillant dans le privé, peut cotiser à cette retraite par capi, à la condition que son conjoint soit fonctionnaire . Il y a des conditions mais c’est un fait .

  14. Mais pourquoi donc ces fonctionnairessi miséreux refusent de se mettre sur le régime général. Arrêtez avec la misère, pensez vous qu’ un ouvrier dispose d ‘ 1 jour de carence par semaine, que son chef lui donne l ‘autorisation d’ absence pour enfant malade, qu’ il a droit à une prime de logement, qu’il ne travaille jamais les dimanches et nuits, qu’il doit être sur  » le tas » moins de 35 heures, qu’il dispose de  » grandes vacances », de 15 jours par çi et par là.
    Soyons sérieux. Pensez vous que les gens du privé pourraient cumuler des jours d ‘absences sans motif ou sous prétexte de maladie que certains absents permanents sans être foutu dehors .

  15. Hors sujet ( quoique ) : Le « Canard enchainé » du 8 juin publie une liste de supers friqués qui ne paient pas l’ISF ou très peu par rapport à leur patrimoine . Que croyez vous qu’il arrivât , Michel Sapin, ci-devant ministre des finances, crie à la violation du secret fiscal, ce même Sapin qui a remis sur le tapis le contrôle des comptes bancaires des chômeurs .
    Ce gouvernement est totalement à la ramasse, tout comme le Parlement Européen qui a pondu un texte contre les lanceurs d’alertes informant de la corruption et des abus de la finance . Ce texte serait sorti plus tôt,  » Panama papers » serait resté enfouit dans les tiroirs de Bercy .

    1. alainbobards

      nombre de beaux penseurs te diront que l’ISF ne change rien, les sommes indiquent d’ailleurs 219 millions d’euros théorique par rapport à la liste, ce qui n’est effectivement pas grand chose..
      Mais au paragraphe suivant, les mêmes radotent à longueur d’années sur l’endettement de la France, sur ses dépenses publiques trop élevées, tous ces concepts qui finissent par rendre créatifs une poignée de savants fiscalistes pour l’introduction de taxes nouvelles, de TVA « sociale » à la destination exclusive de la classe « moyenne »

      PS; je viens de te sauver la mise en remettant ton hors sujet dans le propos du taulier….faut savoir s’entraider comme la classe du dessus..

  16. puisque juan parle d’entreprises, il est bon de connaitre la répartition française des catégories d’entreprises (source INSEE 2012)

    – les GE (grandes entreprises ou groupes) et les ETI ( entreprise de taille intermédiaire – moins de 5000 personnes)
    représentent 0.15% de la population totale des entreprises et emploient 50 % des salariés.

    ces deux catégories dans les secteurs non financiers, soit 5 000 entreprises dégagent 56 % de la valeur ajoutée …

    les GE et ETI possèdent 80 000 unités légales en France, soit 2.12% du nombre total d’entreprises…

    la population restante est composée de 138 000 PME (moins de 250 pers) et de 3.4 millions de micro entreprises

    les groupes principaux sont dans les secteurs d’activité de l’industrie, du commerce, transports hébergement et restauration, activités financières et constructions pour une partie moindre quand même (mais pas besoin d’être nombreux dans ce dernier domaine puisque les PPP et les autoroutes sont là pour fournir l’argent de poche)…

    le MEDEF en nombre d’adhérents, est donc aussi représentatif, qu’un œuf de Fabergé parmi les œufs de poule….

    1. après avoir fixé le tissu d’entreprise, il est bon de connaitre les 10 secteurs créateurs et destructeurs nets d’emplois.. (les chiffres vont à 2013 : source XERFI)

      créateurs d’emplois
      – action sociale – médico social (réseau associatif ou non marchand en majorité)
      – restauration
      – activités juridiques, conseils
      – activités pour la santé humaine
      – activités informatiques
      – les suivants sont liés au commerce de détail- spectacles – production d’énergie

      destructeurs d’emplois
      – construction
      – métallurgie
      – commerce de gros
      – industries automobile – plastique – bois papier – transports et entreposage et autres industries manufacturières (habillement textile cuir…

      Si on considère que les ETI et les groupes sont particulièrement représentés dans les filières industries, commerces-transport-restauration, construction, il est relativement possible d’en déduire quelques réflexions sur les tendances et perspectives produites par la mise en place de la loi travail .

      Depuis 2013, le secteur de l’énergie va pâlir avec la situation financière de la filière électrique dont ERDF , qui comme l’UMP, a changé de nom pour faire oublier son immense endettement. Il y a comme ça, des méthodes modernes immuables parmi l’élite.
      Evitons de parler du secteur de la finance qui va bien, à ce qu’on nous dit..

      Dans le cadre de la lutte des classes, le vocabulaire à son importance
      – Pour la classe moyenne on parle de « réforme structurelle, nécessité de modernité, de baisse des dépenses, gestion de la dette ,

      – pour l’élite on cause « réforme de la marque, effet de levier pour augmenter la dette, flexibilité….pour les autres ….., et très souvent complot dès que c’est vraiment cuit..…»

      à la classe moyenne, la lutte contre les maux,
      à l’élite, celle pour les mots…

  17. lutte des places :

    je ne voudrai pas foutre la merde..

    ratio (salaire moyen équipe de France) / (salaire moyen équipe de roumanie)

    résultat 2 – 1

    gaffe mesdames, messieurs ; si jamais un des aquacéphale de bruxelles se mettait à réfléchir, il pourrait se servir de l’issue de ce match pour démontrer l’efficience des politiques européenne de dévaluations internes des salaires sur les résultats et la compétitivité….

    et dans ce cas là, plus personne n’aurait envie de féliciter les joueurs français….

    à l’inverse, si peu qu’on réfléchisse, on pourrait s’interroger sur le nécessaire versement d’un salaire exubérant, sans tabou et sans limite, pour une soi meilleure efficacité de résultat…

    pour comprendre le libéralisme moderne, celui des « réformes », il faut bien posséder deux cerveaux : un pour expliquer l’inexplicable, et un autre pour expliquer l’inexplicable…

    si la France gagne, il va falloir que le gouvernement en tire les conséquences : les gros salaires participent à une meilleure compétitivité d’un pays..

    roulez jeunesse ……………

  18. devra t’on évoquer désormais la lutte des gradins si on en croit la phase de poule de l’euro marseillaise ?

    suite aux  » négociations » agitées entre européens russe et anglais voici ce que déclare un ponte de la police.; (source orange)

     » Pour le commissaire, Antoine Boutonnet, responsable de la lutte contre les hooligans en France, « il n’y a pas de constat d’échec » après les violents incidents survenus à Marseille en marge d’Angleterre-Russie mais « un problème de suralcoolisation ». –

    désormais, historiquement, en cas « d’objets volant bas identifiés » il faudra faire la différence entre « sursyndicalisation anxiogène « et « suralcoolisation tranquille.. »

    la série « ah les déconneurs » continue………

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