Dix jours après le Brexit, calmons-nous.


La couverture du Monde du weekend sur « la semaine folle qui a fait chanceler le Royaume-Uni » était-elle destinée à faire peur les euro-sceptiques ou simplement rendre compte de la réalité ?

#1. Il est vrai que la semaine fut folle: le camp vainqueur qui se dissout ou se contredit faute de plan structuré post-Brexit; le camp vaincu qui s’affaisse; la Bourse et la monnaie qui dévissent; les milieux économiques qui s’inquiètent, reportent ou annulent leurs investissements… Pouvait-on imaginer pire scenario ?

#2. On espère que certains des partisans de la sortie de l’UE réalisent (trop tard mais) réellement combien une sortie est chose ambitieuse, risquée, et qu’elle ne saurait se décider sur des arguments xénophobes ineptes et des promesses démesurées. Rarement dans l’histoire politique récente de nos démocraties occidentales avons nous assister à des aveux de mensonges aussi rapides et publics de la part des vainqueurs.

#3. L’autre couverture, de Marianne cette fois-ci, sur « la revanche des peuples » me semble pour le coup déplacée: qu’est-ce que le « peuple« , dont on rappellera qu’un gros tiers à peine à voter la sortie (vu l’abstention), a réellement gagné à ce stade du Brexit ? Rien, ou si peu.

#4. Mais pour autant, on ne saurait être dupes des descriptions apocalyptiques des conséquences du Brexit qui nous faites: évidemment qu’une sortie de l’UE est quelque chose de douloureux et complexe. Mais le vrai bilan du Brexit se fera dans quelques mois, quelques années. A froid et avec recul. Le reste n’est qu’agitation. Tout au plus pouvons observer l’agitation bienvenue d’une classe politique trop habituée à des scenarii pré-écrits et sans contradiction.

6 réflexions sur “ Dix jours après le Brexit, calmons-nous. ”

  1. Dire que le peuple n’a rien gagné « à ce stade du Brexit », alors que le dit Brexit n’est même pas encore amorcé, c’est tout de même un peu se moquer du monde ! Et puis, où avez-vous vu que la bourse de Londres avait « dévissé » ?

    Quant à la « xénophobie », c’est désormais un pont aux ânes qui n’impressionne plus personne, tant il est ressassé à tout propos – et principalement, comme ici, hors de propos.

  2. je suis personnellement resté très calme, du début à la fin, même pas une gorgée pour ça

    je ne garantis pas qu’il en sera de même quand la France en sera au même endroit ; ce qui n’est pas joué vu la bande de sprinteurs bien gentils, là haut dans les brumes des ministères et.qui courent si vite vers berlin quand la mère merckel fait les gros yeux…

    vive la France libre

    et je me réveille…..

  3. Tout ce qui est diffusé par les médias généralistes à ce sujet est à fuir d’urgence.
    Pendant ce temps on ne parle pas des banques italiennes qui vacillent et les Allemandes qui sont cafies d’actifs pourris.

    L’essentiel qui menace l’Europe n’est pas le brexit et le Brexit ne menace pas le RU.

    Mais il y en a toujours qui se serviront du Brexit pour dire que l’Europe s’est effondrée.

  4. La démocratique UE vue par un vieux con borné, rétrograde, extrémiste (gaucher et droitier) et sans dent

    Où l’on apprend qu’il existe un eurogroupe ; voici ce qu’on peut lire sur le sujet

    « bien qu’elle ne soit pas officiellement une institution de l’UE, elle est devenue l’un des principaux organismes décisionnels en matière de politique économique et monétaire.
    « Il ne s’agit pas d’une véritable institution de l’Union européenne, mais son rôle est fondamental dans la politique économique de la zone euro…………. » l’Eurogroupe est la vraie instance décisionnaire sur la monnaie unique. »

    « Depuis le 21 janvier 2013, le ministre de Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem est le Président de l’Eurogroupe (avec un mandat de 2 ans et demi). Il a pris la place du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, premier président de l’Eurogroupe (2005-2013)…….. »

    Vous avez bien lu, nos destins sont entre les mains d’un truc non officiel où un certain juncker a déjà offert ses compétences .….

    et dire qu’il y a des mauvaises langues qui reprochent au medef d’avoir pris le pouvoir en france. Ce dernier, comme l’eurogroupe, se soucie du destin économique du pays, mais je suis désolé de le dire, le medef, lui, a des statuts.

    L’UE démocratique, est une zone optimale qui a pour seul but d’organiser, de faciliter la circulation des capitaux, des marchandises et des personnes… …..Dans l’ordre décroissant d’intérêts.

  5. j’ai balancé une suite qui n’apparait pas momentanément, ???? j’ai fait deux fois la manip, il y a donc risque de doublon..

    JUAN si par hasard quelque chose n’a pas fonctionné, vous pouvez en éliminer une ou les deux si ça vous choque…

  6. c’est clair que la magnitude du « séÏsme brexit » n’est pas de nature à ébranler le pilier central de l’UE, l’ordo -libéralisme pour le dire clairement, Schaüble a d’ailleurs déjà placé ses contrefeux, ça ne bougera pas beaucoup d’ici aux prochaines élections…

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