Contre la bienveillance à l’encontre d’Yves Michaud


C’est un ouvrage simple, passionnant, et détestable parfois.

Yves Michaud dresse un portrait du pays, un diagnostic que je pourrai faire mien presque ligne à ligne des cinq fractures qui traversent la France et peut-être l’Europe ou l’Occident: il évoque la fracture générationnelle (« les anciennes générations défendent leurs acquis sociaux alors que les jeunes voudraient renverser la table »), la fracture entre populations dites de souche et population d’origine immigrée, la fracture entre riches et pauvres, la fracture éducative (« celle qui passe les individus qui sont formés et ceux qui ne le sont pas« ), la fracture « entre cux qui sont à l’abri de l’insécurité et ceux qui la vivent au quotidien« , et la fracture « entre personnes à statut protégé et celles exposées à la précarité. » Michaud dépeint aussi très bien l’asphyxie démocratique: même s’il se trompe sur le nombre d’inscrits, 90% et non 60%, on ne peut que le rejoindre dans ses constats d’un paysage politique à bout de souffle où le pouvoir est trusté par une minorité grâce au scrutin majoritaire. Il a tout aussi raison de la politique de l’émotion, dont abusent nos gouvernants d’hier ou d’aujourd’hui.

Yves Michaud défend une intolérance totale à l’encontre des croyants qui placeraient leur religion au-dessus de la République. Il désigne nommément l’islam puisque le catholicisme a été « discipliné » par la République. Je pourrai admettre que la religion, quand elle se manifeste encore dans des formes violentes voire terroristes, mérite coups et blessures jusqu’à sa discipline dans notre espace laïc.

Il s’en est expliqué à plusieurs reprises quand son livre est sorti voici quelques mois.

 

Mais Yves Michaud se perd, il me perd quand il agite, comme d’autres furibards, le spectre de l’inversion, de la submersion migratoire. Il se perd encore davantage quand il défend qu’il faut se durcir les conditions d’acquisition de la nationalité  (avec apprentissage obligatoire de nos principes, et serment à la majorité) jusqu’à écrire: « la violation de ce serment entrainerait pour les mononationaux comme pour les binationaux la déchéance de la nationalité. » Il se perd quand il amalgame Le Pen et Mélenchon, et néglige un fait essentiel, évident, et rageant: notre régime politique et médiatique est à bout de souffle démocratique. Il ne représente rien de majoritaire dans ce pays pour des raisons auto-protectrices évidentes.

Sa conclusion est éloquente, et détestable dans le monde où nous vivons.

« L’obsession de la bienveillance et du soin nous fait aborder avec compassion les plaintes, toutes les plaintes, et, en ce sens, valide et renforce toutes les revendications populistes les plus démagogiques – puisque ce sont à chaque fois des victimes qui parlent et qu’il faut écouter: victimes du capitalisme, victimes de la mondialisation, victimes de la technologie, victimes de la concurrence, victimes de la classe politique, victimes de leurs échecs scolaires, et finalement victimes d’elles-mêmes. Dès lors que l’on parle de victimes, il ya aussi des agresseurs; et comme ces agresseurs sont dissimulés par le fameux « système », non seulement la démogagie mais aussi le conspirationnisme peuvent se donner libre cours ».

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33 réflexions sur “ Contre la bienveillance à l’encontre d’Yves Michaud ”

  1. Les anciennes générations ne défendent pas « leurs » acquis sociaux mais  » les » acquis sociaux….il ne faut pas oublier le chemin qu’il a fallu parcourir…notre vie n’a pas été un long fleuve tranquille, nos débuts n’ont pas été faciles non plus…
    Mais que certains jeunes se « rassurent » nous ne sommes pas éternels et laisserons la place à ceux qui veulent tout brader !!!!

    1. « Les anciennes générations ne défendent pas « leurs » acquis sociaux mais » les » acquis sociaux »

      Non, il n’existe pas d’acquis sociaux définitifs, rien n’est jamais acquis à vie; certains acquis sont possibles dans certaines circonstances et n’ont plus aucune justification dans d’autres ( la retraite à 55 ans des régimes spéciaux, etc.)

      1. C’est vrai Elie…je voulais juste nous extraire de cet égoïsme dont on nous afflige…comme si nous étions hors du temps, hors de toutes réflexions…

    2. « notre vie n’a pas été un long fleuve tranquille, nos débuts n’ont pas été faciles non plus… »

      Vous voulez plaisanter, je suppose ? Aucune génération depuis la nuit des temps n’a eu une vie aussi facile et opulente que la vôtre et la mienne.

      Et, en effet, cette notion d’«acquis sociaux» ne correspond à rien. Du reste, quand on y pense, c’est assez curieux de voir des progressistes, des gens qui rendent d’habitude un culte frénétique au dieu Changement, de les voir s’accrocher à ces vieilleries et refuser que rien ne bouge jamais…

  2. « les anciennes générations défendent leurs acquis sociaux alors que les jeunes voudraient renverser la table ») »

    Ainsi donc, les jeunes se positionneraient en faveur des emplois Kleenex, des bas salaires, de la suppression de l’assurance maladie publique, de l’abolition de la retraite sec.soc, des congés payés, de la réglementation des conditions de travail ….

    On se demande où ils vont trouver de tels argument !

    1. @ Hélène
      cette bizarre impression tout à coup d’avoir toujours été vieux et privilégiés….oui bizarre la façon statique de juger notre société de la part d’un philosophe qui apres tout fait bien partie de ce systeme qu’il juge trop bienveillant…comme si nous n’avions participe à rien comme st tout à coup nous ne pouvions n’être qu’une charge…
      Il faut rappeler que ma génération n’a pas été épargnée …et que même si elle l’avait été cela n’a rien d’indécent et que la vie ne résume pas à des sacrifices…et c’est ce que tous nos politiques nous prévoit pour bien nous faire accepter le pire…
      Notre société est malade d’autre chose mais y réfléchir serait déjà un début de modestie que ne possède aucun de nos politiques !

      1. Sylvie
        Il ne faut absolument pas prendre pour argent comptant tout les arguments evoqués par les « milieux autorisés ».

        Qui sont ces « jeunes » tantôt cités pour être de vilains loubards, tantôt cités pour être ceux qui veulent « casser la baraque » en faveur du libéralisme.

        Rien d’autre que des mots livrés dans le pack du bon petit libéral.
        Des jeunes vous en connaissez, j’en connais, et aucun d’entre eux est assez masochiste pour choisir la corde pour se pendre.

        Ils sont bien plus avertis et sceptiques que nous ne l’étions, bien plus proches de leurs familles et donc de leurs aînés que nous ne l’étions.
        N’ayez aucune mauvaise impression car culpabiliser les gens est le but recherché.
        Ne donnez plus de grain à moudre à ce beau monde, et je vous propose d’écouter Onfray, qui, même si on est pas d’accord avec toutes ses analyses, réapprend aux gens à marcher la tête en haut et les pieds en bas.
        🙂

        1. Entièrement d’accord, je m’étonne toujours de ce qu’on fait soit disant dire aux autres…histoire d’appuyer ses arguments..
          Onfray fait partie de ceux qui recentre les choses.

          1. Et pour les fautes d’orthographe qui sont chez moi de plus en plus nombreuses…ça ne fait pourtant pas partie de mes « acquis » …😩

        2. « Ils sont bien plus avertis et sceptiques que nous ne l’étions, bien plus proches de leurs familles et donc de leurs aînés que nous ne l’étions. »

          Toujours cette vieille illusion (que je soupçonne d’être entachée d’une certaine démagogie, d’ailleurs), qui se répète de génération en génération. Alors que, bien entendu, les jeunes d’aujourd’hui sont aussi cons et aveugles que nous le fûmes et ils s’arrangeront pour laisser à leurs propres enfants un monde encore pire que celui que nous leur léguons (et pourtant, nous avons fait des efforts remarquable, dans le genre « marchons tous ensemble en aveugles vers l’abîme »…).

          1. Apprenez à lire avant d’aboyer.
            Je parle des jeunes que nous connaissons, pas des vôtres.

            1. Ben non; tous les jeunes que je connais parmi mes petits-enfants et leurs amis, âgés de la vingtaine, garçons ou filles, ont une peur panique du « même travail au même endroit toute leur vie », et ne pensent qu’à changer souvent de métier, aller travailler dans des pays étrangers, etc.À ces âges-là, on ne pense ni Sécu (la maladie, ça n’arrive qu’aux autres), ni retraites avant même d’avoir commencé à faire quelque chose.
              Je plains les autres, ils sont mal barrés dans la vie..

              1. Enfin des gens satisfaits de leur époque …
                Ce monde est fait sur mesure pour eux 😀

                Avec ça, l’horizon du quinquennat est dégagé :

                – la génération des avantages acquis est sur le départ et ne gênera plus grand monde,
                – celle des Uber arrive pour aider le futur président à opérer les réformes en deux coups de cuillers à pot, il va sans dire que ce sera du velours.

                Reste donc à connaître la proportion de cette catégorie de Français, pour savoir si cette phrase « alors que les jeunes voudraient renverser la table » relève de l’incantation ou de la réalité.

          2. Didier Goux

            De l’abîme :
            « (…) On dit beaucoup de mal de l’ennui mais c’est une expérience métaphysique précieuse, qui fait percevoir un temps qui ne se confond plus avec ce qu’il contient. « S’ennuyer, c’est chiquer du temps pur », disait Emil Cioran. (…) »
            http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/article/2015/05/15/etienne-klein-notre-facon-de-confondre-temps-et-vitesse-en-dit-long-sur-notre-rapport-a-la-modernite_4634014_4598196.html

            Les scientifiques n’ont pas tous éliminé la métaphysique. J’en connais deux qui fuient parfois le divertissement, d’eux-mêmes, de leurs conditions d’êtres souvent dits finissants, etc., pendant un moment, volontairement.
            Vous écrivez sur votre blog, dans le journal,
            «( …) Mais même cette ambition minuscule reste une vanité, car il est bien rare que l’on impressionne qui que ce soit avec un livre, à moins qu’il ne vous pousse jusqu’aux plateaux de télévision, et encore.( …) »

            Une suggestion à mettre éventuellement dans « les poubelles de l’Univers » : un humain, s’étant retiré en lui-même un long moment selon des témoins, alors que cela lui a semblé n’être qu’une seconde, s’aperçoit que son esprit n’a pas d’âge, n’est pas dépendant du temps censé passer. En l’extériorisant, il s’aperçoit aussi que la plupart le prennent pour un fou, mais pas tous ni toutes. Je ne saurai pas l’écrire, n’ayant aucun talent d’écriture, mais cela m’aurait plu de savoir le faire.

  3. « Il se perd encore davantage quand il défend qu’il faut se durcir les conditions d’acquisition de la nationalité (avec apprentissage obligatoire de nos principes, et serment à la majorité)  »

    Sur ce point, il a raison: c’est ainsi que se passent les naturalisations aux Etats-Unis : vérification de la connaissance de la langue française et de la connaissance des principes de la Constitution, et cérémonie assez solennelle de prestation de serment: la naturalisation n’est pas un simple document administratif qu’on reçoit par la poste et qui donne quelques droits supplémentaires par rapport au simple titre de séjour.

    « la violation de ce serment entrainerait pour les mononationaux comme pour les binationaux la déchéance de la nationalité. »/i>

    Sur ce point, il se trompe: une fois naturalisé, on est Français à part entière; avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Français de naissance;; seul le régime de Pétain a procédé à des dénaturalisations.

    1. Ce qui garantit, au passage, qu’il y ait quelques Américains qui connaissent les principes constitutionnels, la plupart d’entre eux n’en ayant qu’une notion assez vague, souvent limitée au 1er et surtout au 2e amendement.

    2. Ce n’est pas parce que les divers gouvernements de Vichy ont réussi à faire deux ou trois choses bien qu’il faudrait s’interdire de les refaire…

    3. Sur ce point, il se trompe: une fois naturalisé, on est Français à part entière; avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Français de naissance;;
      Faux, on prend les mêmes droits, pas forcément les mêmes devoirs.
      Les bi nationaux en sont la preuve.

  4.  » il évoque la fracture générationnelle (« les anciennes générations défendent leurs acquis sociaux alors que les jeunes voudraient renverser la table »), ……….

    il est allé faire son enquète chez macron ? chez les LR ?

    il y a moins de 3 ans, des enquètes montraient très clairement que parmi les jeunes de 18 à 30 ans, 73% d’entre eux aimeraient devenir fonctionnaires s’il en avaient l’occasion et la possibilité. Nombre de jeunes se positionnent dans la territoriale…

    d’où je suis, je peux vous dire que nombre de personnes jeunes et moins jeunes, en emplois précaires, en intérim ou sans emploi rêvent d’en avoir un qui DURE

    depuis le début des années 2000, la plupart des créateurs d’entreprises y pensent par dépit et parce qu’ils n’ont pas d’autres choix. Le nombre de ceux qui créent par envie, par choix est assez infime . D’ailleurs à ce propos, il suffit de regarder les stats de l’autoentreprenariat, pour s’apercevoir que le salaire moyen est de 500 € en moyenne pour les 50 % de boites qui déclarent un CA positif…

    la fausse idée est que si les jeunes veulent renverser la table c’est probablement parce qu’ils aimeraient avoir leur part de certitudes, de pouvoir penser à des projets de jeunes sans se prendre des refus des banques pour cause d’emplois précaires etc…

    et ils resteraient moins longtemps chez papa et maman…..

    1. «  des enquètes montraient très clairement que parmi les jeunes de 18 à 30 ans, 73% d’entre eux aimeraient devenir fonctionnaires »

      C’est terrifiant, parce que fonctionnaire, ce n’est pas une profession, mais un statut !

      1. Elie Arié,
        Il me suffit de relire ce que M. Chevènement, plutôt cartésien, disait dans certains textes sur une idéologie de la peur, pour comprendre le souhait éventuel d’un statut moins risqué. Là, c’était a priori une enquête sur des souhaits, avec « aimeraient ».

        « (…) Il a tout aussi raison de la politique de l’émotion, dont abusent nos gouvernants d’hier ou d’aujourd’hui. (…) » dans la chronique.

        Ailleurs, je peux lire que M. Michaud aurait dit :
        … « L’homme de notre temps ne pleure pas, il pleurniche » …
        http://www.nonfiction.fr/article-8378-nation___contre_la_bienveillance_dyves_michaud.htm

        Selon quels chiffres, quelles statistiques, etc., et sur quel panel se baser pour définir ainsi l’homme de notre temps : Homo lamentus comme une étiquette en plus si je traduis correctement ? Certains, hommes ou femmes, ne font a priori pas partie de notre temps, toujours selon mon observation et selon cette formule. En paraphrasant un texte d’un scientifique et philosophe des sciences dures de notre époque, nous baignons peut-être dans un océan de préjugés ( peut-être est un ajout de ma part).
        J’arrête là,
        bonne fin de journée à tous.

  5. Je découvre votre « compte-rendu ». J’aimerais bien savoir si vous avez la queue du début d’un argument pour me réfuter à part vos affirmations dogmatiques….

    1. Je crois que oui, pour deux raisons. Premièrement, à aucun moment vous ne vous interrogez sur l’efficacité de ce que vous prônez. Cela vous semble logique, sans conséquence, et efficace, d’expliquer que cesser intégralement d’être bienveillant serait une solution. Une solution pour qui ? Pour quoi ? Comment ? Avec quels effets secondaires ? Cet argument, le votre, me fait penser aux habituels « yakafokon » qui peuplent les plateaux. Deuxièmement, vous donnez raison à ceux-là même auxquels vous vous opposez de prime abord, ces égarés qui cherchent à nous détruire. Vous tombez dans le piège comme un taureau dans le chiffon rouge d’une sale corrida.

      Vos constats sont pourtant simples et exemplaires. Mais la suite, désolé, je n’ai pas pu.

  6. toubib

    ne faites pas votre précis pour une fois, les jeunes aspirent à des situations stables si vous le préférez comme ça…

    bon, je constate que vous êtes en pleine forme…

    1. Si, lorsqu’on est jeune, on aspire d’abord à la stabilité, et ensuite seulement à telle ou telle profession, c’est qu’on est déjà vieux.
      Et à quel âge aspire-t-on au risque, alors ?

      1. ARIE

        le risque ? de quoi parlez vous ? à quelle intensité ? pour qui ?

        chacun doit bien avoir une notion du risque qui lui appartient, et rapport à ce que j’ai vu dans ma petite vie à côté de la vôtre, j’ai le sentiment que cette notion est très différente, d’un individu à l’autre, d’un lieu sur la terre à un autre..

        l y a des exemples phares bien connus de la prise de risque…

        la notion de risque vu par un banquier ou d’un trader chef, arrosés par la BCE, et qui malgré tout finissent par se faire rembourser leurs conneries par les citoyens

        la prise de risque d’un conseiller en or des entrepreneurs , comme minc, qui coule la seule boite qu’il ait eu à gérer,

        et le fameux messier, qui a pris des risques phénoménaux pour péter une boite, et qui finit par devenir conseiller en entreprise…

        notre sarko national qui prend le risque de se présenter à la présidentielle grâce à des évènementiels prestigieux, qui met la seule assoss de France en état de faillite judiciaire, mais heureusement l’assoss, elle, a pris le risque de ne pas couler…

        les sœurs tatin, qui prennent le risque de faire une tarte, risque qui tombe à plat et qui devient un best seller mondial..

        hollande qui prend le risque de crier à l’inversion de la courbe du chômage, qui met tout en œuvre pour tordre les statistiques, mais « pas de bol », la courbe, elle, prend le risque de lui désobéir..

        quelle peut être la notion de risque pour un cul de jatte qui doit traverser une rue à grande circulation, ou celle du jeune cascadeur qui ne souhaite que remettre sa vie au pot régulièrement…

        et puis il y a la prise de risque de cet universitaire chercheur, fonctionnaire à vie, prix nobel d’économie, qui lutte de toute ses forces pour éliminer la concurrence des économistes alternatifs dans son périmètre. Cet universitaire explique doctement au smicard qui ne souhaite que prendre le risque d’élever décemment ses gosses, que son PDG à qui on va attribuer une retraite chapeau à vie, va prendre le risque de lui jouer la flexibilité de son emploi pour éviter les fortes émotions à son licenciement….

        ou cette prise de risque de la vie des autres, vue par Laurence parisot, née avec une cuillère en or dans la bouche, qui déclare « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette
        loi ? »
        Laurence parisot, dont le réflexe de survie a voulu qu’elle tente de tordre les statuts du fameux medef pour se maintenir au poste de présidente coûte que coûte dès que l’heure a sonné…

        beau sujet de philosophie toubib que la notion du risque,.. peut être un jour fera t’il l’objet d’un livre par un philosophe comme BHL qui a pris le risque de parler de botul…

        bon allez je vais prendre mes risques de vieux pour la journée…

  7. comme dit Hélène et Sylvie /c’est quoi Voda « l’identité » ? enfin je comprends le mot et qql fonction (« vos papiers !) t’inquiète pas, je ne suis pas dans le mode ‘polémique’ (rarement)
    Sûrement autres urgences.. maigrissent avec le temps.

    Ouiz, Nous avions ! xx opportunités et même d’y accéder en auto stop.. même nos habitudes alimentaires ont changé,

    (62 piges, mes gamins vont super bien; comment ‘ai-je fait’ ? -vu mon bilan ‘branleur’ mais opportuniste.. aucune idée)
    je suppose que le môme développe qql ‘résilience’ naturelle (?) je ne suis pas certain qu’Aristote soit d’accord,
    d’un autre côté il n’est plus là,
    mais (chic!) y en a d’autres..

    bref, et le redire:
    – j’aime le-jeune / la new génération,
    – ma confiance, mon affection,
    – sa différence (chouette !)
    ..aussi con qu’on l’était (est-ce un concours ?? et qu’importe: « de circonstance »)
    dans un ‘paysage’ différent ! donc,
    cf. Darwin /ou autre ‘adaptation’

    résultat.. je suis (plutôt) happy,

    un-bémol: je vois -ni le seul, que la ‘fracture’ riche-pauvre (pour faire court) s’est amplifiée,
    mon opinion: c’est dégueulasse (!)

    ps, j’ai voté qqls années, surtout à cause de Ségolène R (quelle classe etc. aussi pour mon pays, ..gnâgnâ)
    ..faire une pose; retourner à la vie manouche: moins emmerdée, moins de mauvaises odeurs sous le nez..
    (et) plus facil à contenter !
    Français = un luxe !
    ou alors Libanais..

  8. Bonsoir,
    Je vous lis depuis pas de temps quand je veux prendre la température, je voyage.
    Ce que vous dites est juste et je le pense à 1000%, mais voilà, j’ai rencontré et discuté avec la génération des 30 balais, ayant vécu dans les villes et cités, français de « souche » pas racistes, allez y faite cette démarche, on est mal après.
    Fred

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