Le message de Bernie Sanders


Le New York Times a publié une large tribune de Bernie Sanders ce 11 novembre (*).

Le candidat déchu à la primaire par des manipulations et des magouilles du Parti Démocrate a fait une campagne loyale pour Hillary Clinton. Et le voici qui répète ce que nous avons tous, sauf peut-être quelques-un(e)s aveuglé(e)s, fini par comprendre.

« President-elect Trump is right: The American people want change. But what kind of change will he be offering them? Will he have the courage to stand up to the most powerful people in this country who are responsible for the economic pain that so many working families feel, or will he turn the anger of the majority against minorities, immigrants, the poor and the helpless? »

Sanders, que quelques journaux français ont voulu caricaturer comme se ralliant à Trump, tient un propos sans équivoque: « there is no compromise on racism, bigotry, xenophobia and sexism. We will fight it in all its forms, whenever and wherever it re-emerges. »

Mais Sanders explique autre chose, le besoin de refonder le Parti Démocrate, d’ouvrir les portes du parti contre Wall Street, l’industrie pharmaceutique, les compagnies d’assurances, et les multinationales de l’énergie.  Sanders est optimiste, sacrément optimiste. Un article de l’excellent THE ATLANTIC, signalé par un aimable Twittos, ne dit pas autre chose. Le Parti Démocrate s’est fondu dans un « système » dont il n’a vu ni les erreurs, ni le ressentiment qu’il suscitait.

« In 1974, young liberals did not perceive financial power as a threat, having grown up in a world where banks and big business were largely kept under control. »

Il fait ce constat, évident: les Etats-Unis sont le pays le plus riche que l’histoire de l’Humanité ait connu. Pourquoi ne peuvent-ils pas être optimistes ?

« We must open the doors of the party to welcome in the idealism and energy of young people and all Americans who are fighting for economic, social, racial and environmental justice. »

Ouvrir les portes ? C’est sans doute le seul conseil que l’on peut donner au Parti Démocrate.

 

 

 

(*) Merci à Dagrouik pour le partage.

 

6 réflexions sur “ Le message de Bernie Sanders ”

  1. Une analyse toute simple mais parfaite du vote Trump par Dominique Méda.

    « Les victimes de la globalisation, ceux qui ont perdu leur emploi ou se trouvent dans des zones de relégation seraient-ils autant tentés par le discours de Marine Le Pen si la gauche avait continué à défendre l’égalité, l’augmentation des salaires, le développement de l’Etat-providence, la coopération, la réduction du temps de travail, le partage ? »

    http://bit.ly/2etnpKm

    1. C’est là qu’ est l ‘erreur.
      Marine monte car la droite comme la gauche n ‘ ont pas défendus la France. Le français vit dans ses us et coutumes, est fiers du passé, de son histoire. Est fiers d ‘ être un pays d ‘accueil.
      Le français est râleur mais généreux, il est capable d ‘accepter des changements mais pas imposés.
      Le français se dresse contre l ‘ islam car l ‘ islam ne veut pas se chercher une place dans le pays, mais veut imposer ses coutumes et croyance. La France, par son président a son armée luttant sur plusieurs fronts… contre l ‘ islam, dans le même temps le président accepte que des millions de musulmans sous divers prétextes envahissent le pays, sans papier, sans autorisation, mais se donnant le droit de réclamer et de manifester!!
      En résumé: le français veut rester maître en son pays, veut garder ses traditions,veut que ses enfants continuent de manger des repas variés dans les cantines, veut que ses représentants soient fiers de ce qui a fait la France et arrêtent de ramper en présentant les excuses du passé. Assez des larbins politicards ridiculisant le pays dans le monde .

      Cela est valable dans tous les pays, voila pourquoi les pitres sont chassés.

  2. Jean-Luc Hees, dans le HufPost, à propos du discours « anti-élites » dont on accable aujourd’hui Clinton, mais qui peut s’appliquer à cette nouvelle mode d' »anti-élitisme » et d’apologie de la médiocrité qui sévit partout, ne traduit que la jalousie des frustrés, et sur laquelle surfent les politiques les plus démagogues ( Le Pen contre l' »établissement », Bruno Le Maire qui veut fermer l’ ENA dont il est issu, etc.) :

    « Il fut un temps, pas si éloigné d’ailleurs, où figurer parmi les fameuses « élites » ne ressemblait pas à une tache sur un casier judiciaire. L’ambition consistant à compter parmi les élites était encouragée par les parents lorsqu’ils imaginaient l’avenir de leurs enfants. (…). Faire partie de l’élite peut aussi permettre de contribuer au bien commun. Je peux trouver en une minute tout un tas de synonymes qui ne prêtent pas à l’indignation et au rejet de la communauté des hommes: distingué, éminent, supérieur, hors du commun. (…) Demandons-nous maintenant ce que deviendraient nos sociétés développées si elles refusaient de recourir aux services des meilleurs? « 

    1. Elie Arié

      Nous en avons discuté à maintes reprises sur Internet, élitisme c’est comme égalitarisme, je pourrais y mettre presque tout et son contraire. Il faudrait déjà pouvoir se mettre d’accord sur « meilleur-élite » et en quoi, dans quel domaine … . Quelqu’un peut être élite en soudure industrielle ou en informatique, par exemple.
      M. Aphatie parle des « élites », de l’ »opinion » ou de l’ »esprit français » en disant que les candidats, intuitivement « … savent que l’opinion publique attend de la grandiloquence …» (vers la fin de cette vidéo, et si j’ai entendu correctement) :
      http://replay.publicsenat.fr/vod/on-va-plus-loin/sonia-mabrouk/218458

      Stéphane Trano :
      « (…) Si vous suivez ce que l’on appelle le « mainstream » aux Etats-Unis, c’est à dire l’opinion dominante, forgée et entretenue par les médias de masse mais également des niches très activistes, vous obtenez une vision stupéfiante de l’actuelle élection présidentielle américaine (…) »
      http://www.marianne.net/obj-washington/quand-journalisme-prend-les-lecteurs-100240861.html
      Le titre est tout de même « Quand le journalisme prend les lecteurs pour des… ».
      Je ne dirai pas ça comme ça, mais l’opinion publique unique, uniforme, attendrait-elle de la grandiloquence ou du rêve comme un seul homme ? M. Aphatie me semble être d’accord avec des clichés assez négatifs pour ne pas dire autre chose, et me paraît adhérer à ce qu’il dit regretter. En tentant d’être pragmatique, sérieuse, je demanderai de prouver ce savoir intuitif ou autre, voire de prouver la possibilité de le prouver.

  3. le NY Times.. peut-être les Super riches le lisent,
    le Monde.. une autre lecture (foto/billet précédent)

    le monde, la mondialisation (hein.. déjà qu’avec l’Europe) je comprends, ni difficil, qql dégât et laissé pour compte.
    Une grande partie de la population (la majorité; ici et là) disons occidentale, n’en veut pas. Niet. Point.
    Je comprends l’optimisme de B Sanders (merci pour ‘The Atlantic’) ainsi ceux désirant un retour en arrière.. en reviendront,

    (par ex) le retour à l’argentique ne me dérange pas (foto, studio, labo, imprimerie..) même de vendre qql matos, ..valant plus qu’un saladier, mais plus un clou,
    aussi le charbon: chaud! économique, etc.

    On peut rêver; et garder qql dignité, ..celle-là envolée !
    (alors) de se vautrer dans une pléiade d’anti, de miso et de phobie (disons la haine) et pourquoi faire ??
    Qu’est-ce qu’on y-gagne ??!
    2 peigne-culs virés par 3 peigne-culs.. le programme: « aérer le paysage », ..désolé de no-comprendo:
    y-reste un ?! ..se supporte qu’exclusif et à l’étroit ??
    (par ex) le KKK, après x pendaisons de x nègres, était-il plus riche ? plus vaillant, moins con ou moins stérile ?? ..ah bon,
    /pour la consanguinité j’ai pas les stat ni une bonne impression (z’avez vu le p’tit Trump ? j’espère qu’il passe l’hiver)

    so, nous avons d’un côté le nationalisme (blanc) de l’autre la pensée unique (noire) ou le manichéen en 1-leçon.
    Mon Bled = 1, le Monde = 0,
    Attend !! ..cé pas encore la mi-temps (dirait Bernie)

    l’économie.. je vous laisse le-financier: trop de crème & d’amandes ! (ni l’envie de me noyer dans la mare à faux cul, ..dis-je pour masquer qql inaptitude ? ce que réfute mon banquier commissionné.. allez comprendre)

    sinon un peu d’Histoire.. les rois fainéants (« ne foutent rien ») légitimement (!) bousculés par le maire du palais, Charles Martel (et déjà une poulette concurrente, Beuark!)
    Ah v’là un Ardennais et volontaire ! qui boute le Sarrazin (merci mec) surtout ses pillards & brigands.
    Les autres s’installent, et délectent la région avec plein de ‘Moraud’, paisibles descendants des Maures,

    c’était la politique de mon lundi,
    ..pas sûr que ça « s’arrange » 😉
    (mais) vous aimez les surprises, n’est-ce pas..

  4. « Brice Couturier : «Donald Trump a mis une claque au Parti des médias»

    « Entre les élites supposées et les classes moyennes et populaires, ce n’est plus un fossé, c’est un abîme qui s’est creusé.
    Pourquoi? Parce que, d’une manière générale, dans nos démocraties, le monde que décrit la sphère politico-médiatique n’est pas celui dans lequel ont l’impression de vivre la majorité des gens.
    Alors, forcément, ça les énerve. Et ils ont de plus en plus tendance à voter contre ce que leur recommande le prêchi-prêcha médiatique  »

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/11/31001-20161111ARTFIG00209-brice-couturier-donald-trump-a-mis-une-claque-au-parti-des-medias.php

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