Marine, fille de Jean-Marie


« S’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque. Ce n’est pas la France. (…) la France a été malmenée dans les esprits depuis des années» car «en réalité, on a appris à nos enfants qu’ils avaient toutes les raisons de la critiquer, de n’en voir peut-être que les aspects historiques les plus sombres. »

Il a suffit d’attendre, d’attendre un peu pour voir Marine Le Pen renier l’Histoire et cette reconnaissance il y a deux décennies de ce qui s’est réellement passé.

La rafle du Vel d’Hiv fut organisée, conçue et mise en œuvre par l’État français. Jacques Chirac en son temps avait rétabli la vérité et les responsabilités que l’ancien Mitterrand n’osait avouer.

Marine Le Pen rejoint la cohorte pétainiste.

Qui est surpris ? On retrouve l’influence des Chatillon et Loustau, mais aussi l’héritage paternel.

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38 réflexions sur “ Marine, fille de Jean-Marie ”

  1. Parce que chirac l ‘ a dit??? Reportez- vous à l ‘ époque, où était la France? en Angleterre, en Afrique, ou à Vichy.
    L’ Allemand commandait, qui n ‘ obéissait pas? Pas les juan, les jobards, les communistes qui avaient trahis l ‘ armée française après les accords russo allemand. ou était les thorez, les marchais, eux pas coupable car ils avaient déserté
    c’est vrai que les déserteurs n ‘ ont pas participé à la rafle. Combien de policiers, de gendarmes sont morts pour avoir aidé des juifs, combien de français sont morts aux cris de vive la France… et plus de 60 ans après vous crachez sur eux.
    Il y a quelque temps , sur ce même blog vous accusiez les juifs de massacrer des palestiniens
    Un peu de couleur sur vos fronts pour être un peu plus clowns
    Parce que marine l ‘ a dit!!! Le pcf a approuvé tous les massacres des russes, mais là, chut, le pire assassin dans les camps vietmin était un communiste français déserteur mais chut..

    1. Quand on est la présidente d’un parti fondé par des collabos de haute volée (aux côtés de quelques résistants tout de même) parmi lesquels un certain Victor Barthélemy, n° 2 du PPF avant de devenir plus tard celui du FN qu’il organisera sur le même modèle, dont le parti a, à l’époque, fourni des centaines de supplétifs à la police pour la rafle du Vél’ d’hiv’, on marche sur des œufs quand on parle de cette époque.

      1. Tous les partis ont eu un commencement. Tous les pays ont eu leur période noire. De quel droit un homme élu pour représenter la France provisoirement s’ arroge le droit de présenter des excuses pour des décisions d ‘anciens dirigeants.
        Aucune personne ne peut se remettre dans le contexte de cette période, aucune personne ne risque actuellement de finir dans un camps ou le dos au mur.
        De quel droit jugez vous un pays, toute une population,
        Ou étiez vous, ou étaient vos parents à cette période, ils combattaient les allemands, ils courbaient le dos, ils tentaient de se rendre auprès du général, ils collaboraient, ils étaient prisonniers……
        Chaque famille était en situation difficile
        Ce n ‘est pas ce que marine a dit qui vous gène, c ‘est parce que c’est marine qui l ‘ a dit .
        PS et puis dites, que marine soit la fille de son père, c ‘est la résurrection de La Palice

        1. Qui d’autre qu’une pseudo-patriote, adepte d’une histoire de France ripolinée, et sans cesse œuvrant à ripoliner son parti pouvait dire pareille incongruité ?
          Les partis ont sans doute tous une naissance, et tous leurs heures noires. Mais elle est à la tête d’un parti qui, né sous une mauvaise étoile, est, aujourd’hui encore, bourré de nazillons. Il n’y a pas si longtemps, elle se pavanait (innocemment ?) à un bal néo-nazi. Franz Schönhuber était un ami de la famille, avec lequel elle n’hésitait pas à se faire prendre en photo… Non, elle devrait éviter de nous présenter sa version révisionniste de l’histoire. Et surtout de jouer à la victime.

    2. allez dormir. J’avais bloqué vos 27 précédents commentaires. >Je ne sais pas pourquoi celui-ci est sorti du lot.

  2. Je suis toujours baba d’entendre des descendants-héritiers des cagoulards et de l’OAS se dédouaner des turpitudes de la collaboration en rejetant la fautes sur « les dirigeants de l’époque », eux dont le crédo était de mettre à bas la « gueuse » autrement dit, la République .

  3. Pas d’accord… L’interprétation de Marine Le Pen est justement gaulliste et anti-vichyste

    1. C’est curieux cette propension à séparer la France des Français, lorsque des évènements désagréables mettent en cause ce que d’aucuns considèrent comme l’unité nationale .
      Lorsque les miliciens de Darnand venaient frapper à la porte des juifs ou faisaient la chasse aux résistants, ils étaient bel et bien les représentants d’une France qu’on veut oublier . Sauf qu’on efface pas le passé comme un tableau noir, d’un coup d’éponge .

    2. Je souscris totalement à cette opinion !
      Et puis, quand même, plus de 70 ans ont passé…
      Et l’amitié franco-allemande, vous n’êtes pas d’accord, Juan ? L’hostilité aurait dû être maintenue et durer encore ???

  4. Hors sujet, mais pour Alain Bobards, qui ne « croit » pas aux sondages: extrait d’un article du Monde (réservé aux abonnés), qui clarifie les choses :

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    Dans cette période électorale, nous sommes submergés par les sondages d’opinion. Bien des fois dans le passé, ils ont été accusés de tous les maux. Ils ne nous inspirent pas confiance, même si nous les consultons avec avidité.

    Les instituts de sondage nous le rappellent sans cesse, mais nous ne les écoutons pas : il ne s’agit en aucun cas de prédictions, mais d’une photographie de l’état de la population à un instant donné.

    On nous le rappelle parfois, mais bien moins souvent : cette photographie est imprécise. En petites lettres, en bas de la page, on parle d’un intervalle de confiance, qui est en général de 2,5 % en plus ou en moins par rapport au chiffre annoncé. Les journalistes qui glosent sur l’augmentation de 0,5 % dans un sondage n’ont pas lu ces petites lettres. Ce genre d’information n’a aucun sens, tout simplement.

    On nous parle cependant de temps en temps de ces intervalles de confiance, en expliquant qu’il s’agit de probabilités et que le score du candidat en question sera dans cet intervalle avec 95 % de chances. Il faut se féliciter de ces précisions, trop rares dans les médias, même si… ce n’est pas tout à fait ça. La chose est un peu plus subtile.

    Lorsqu’un institut fait son enquête, le score d’un candidat est inconnu, certes, mais il n’est certainement pas aléatoire. Il est ce qu’il est, il est déterminé, on aimerait le connaître, mais il ne s’agit pas d’une variable aléatoire comme disent les mathématiciens. Ce qui est aléatoire, c’est l’échantillon choisi par l’institut, qui est sélectionné (plus ou moins) au hasard. Si on fait la même ­enquête, le même jour, en tirant au sort un autre échantillon, le résultat obtenu sera différent, même si le score (inconnu) du candidat est le même. L’aléa porte donc sur l’échantillon et non sur le score.

    Lorsqu’un institut publie un intervalle de confiance entre 20 % et 25 %, cela signifie qu’il estime que s’il recommençait le même sondage un grand nombre de fois de suite, avec la même méthode, le résultat publié serait compris entre 20 % et 25 % environ 95 fois sur 100. Ce n’est pas facile à expliquer, mais c’est pourtant la seule information que nous donnent ces sondages. C’est intéressant, mais ce n’est pas la même chose que de proclamer qu’il y a 95 chances sur 100 que le vrai score soit compris entre 20 % et 25 %.
    Faudrait-il interroger 100 000 personnes ?

    On aimerait plus de précision et diminuer ces 5 % qui séparent les deux extrémités de ce fameux intervalle de confiance. Pour cela, il suffirait d’utiliser des échantillons plus importants. On est toujours surpris par le fait qu’on n’interroge en général qu’un millier de personnes. Hélas, l’un des résultats les plus élémentaires de la théorie des probabilités ­affirme que pour diviser la précision par 10, et atteindre ainsi 0,5 %, il faudrait multiplier l’échantillon par 100, c’est-à-dire interroger 100 000 personnes, ce qui prend 100 fois plus de temps et coûte 100 fois plus cher. Voilà pourquoi on se contente de cette précision peu satisfaisante. On peut aussi faire ­remarquer que la précision d’une enquête dépend de la taille de l’échantillon, mais pas de la taille de la population totale. Un sondage sur 1 000 personnes donnera le même intervalle qu’il s’agisse de la France tout entière, de toute l’Europe ou de la ville de Lyon.

    1. Elie Arié,
      L’échantillon est établ sur un certain nombre de critères en proportion de la population en âge de voter. Ces critères sont principalement le sexe, tranche d’age, catégories sociaux-professionnelles, régions, habitats, niveau d’éducation, etc…
      Cen’est qu’à l’intérieur des listes de ces sous échantillons que le hazard intervient.
      Le principe directeur du sondage est d’être représentatif de l’ensemble mais avec des aléas statistiques plus quelques biais suivant la formultion des questions et la méthode d’enquête sur le terrain.
      Les résultats jugés aberrants peuvent être l’object de réajustages plus ou moins.

      La multiplication et répétition des sondages soit sur le même échantillon, soit sur de nouveaux interviewés a tendance à confirmer et préciser les évolutions. Le critère de volatilité des opinions dans cette élection semble extrémement important, d’où l’incertitude.
      Si 75 % des sondés préts à voter LePen ou Fillon sont sur de leur choix, les partisans de Hammon et surtout Macron (55 %) semblent les moins surs de leur vote.

      Enfin il y a un effet de dynamique, celui perçu trop tard pour être publié, de la baisse du PS et montée du FN est un cas d’école.

      Oui, il y a une dynamique des Insoumis et une fragilité certaine du choix Macron.
      c’est pas dans le Monde qu’ils vont l’admettre, d’où l’opportun brouillage sur la fiabilité des sondages.

      Heureusement je suis là pour vous décoder tout-ça….héhé !

      1. Merci pour ces explications sur les échantillons, mais je crois que tout le monde savait tout ça.

        Ce qui est nouveau pour moi, c’est le fait qu’avec 100 différents échantillons constitués avec les mêmes critères de représentativité, les résultats donnés seront en dehors de l’intervalle de confiance 5 fois sur 100 .

        Vous devriez lire le Monde et ses analyses sur l’impressionnante montée de Mélenchon.

        1. @Elie
          Ce n’est pas moi qui dis que les sondeurs sont déboussolés, c’est eux . Il faut dire qu’avec une marge d’erreur de plus ou moins 3% ( soit 6%potentiel ), il vaut mieux adopter un profil bas .

          1. Et puisque interroger 100 000 personnes donnerait un résultat plus précis ( selon l’article du Monde ), mais coûterait 100 fois plus cher, on peut se poser la question : pourquoi ne pas interroger 100 000 personnes moins souvent, mais avec une meilleure fiabilité, plutôt que ce concours de pronostics permanent qui fini par être gonflant et, de plus, décrédibilise les sondages ?

            1. Parce que je crois qu’il est intéressant de saisir les dynamiques en cours, évidentes en cas de multiples sondages ( montée de Mélenchon, chute de Hamon, etc.) que d’avoir des chiffres plus précis qui, de toutes façons, changeront d’ici l’élection.

          2. Mais non , ils ne sont pas paumés ! Avec une marge d’erreur de + ou – 6 %, ils peuvent affirmer que, si l’élection avait eu lieu le jour du sondage, Hamon n’aurait pas rejoint les 4 premiers; que Mélenchon et Fillon auraient pu dépasser les 2 premiers aux derniers sondages, mais pas aux sondages réalisés il y a un mois, etc.

            1. Rectificatif : avec une marge d’erreur de + ou – 3 %, en appliquant – 3 % à Le Pen et à Macron, et + 3 % à Mélenchon et à Fillon; on dit alors que « les fourchettes se chevauchent ».

              1. @Elie
                Vous voyez ! Vous même arrivez à vous mélanger les pinceaux , alors les malheureux sondeurs …!

                1. Bizarre, cette obsession anti-sondages…Vous croyez que ça n’a aucun intérêt de savoir, pour les sondages qui seront faits aujourd’hui, ce qu’auraient été les résultats de l’élection si elle avait eu lieu aujourd’hui , avec une marge d’erreur de 3 %, et une probabilité d’exactitude de 95 % ?

                  Sans les sondages, personne n’aurait su que Hamon aurait été loin des quatre premiers…et même qu’il aurait pu n’étre que sixième ! ( Hamon : 9 % -3 % = 6%; Dupont-Aignan: 3,5 % + 3 % = 6,5 %)

                  Évidemment, il s’agit de prophéties (bien que ce ne soient pas des prophéties!) auto-réalisatrices : beaucoup de gens qui auraient voté Hamon le 23 avril ne voteront pas pour lui, sachant qu’il aurait eu 95 % de probabilités de ne pas figurer dans les quatre premiers si l’élection avait eu lieu aujourd’hui.

                  1. @Elie
                    Dans votre démonstration, vous répondez à la question que vous me posez : quel est l’intérêt de savoir qu’Hamon serait loin des quatre premiers ? Ca n’intéresse que lui-même . Idem pour les autres . Par contre, pour le citoyen électeur, ça tourne au matraquage et ça fini par influencer les intentions de votes ; une sorte de formatage de l’électeur donc . Et, pour les gens comme moi ( et je ne crois pas être le seul ), ce petit jeu journalier des pronostics me soûle . Si je veux jouer, y a la Française des Jeux ou le PMU .

                    1. @Elie
                      Pendant qu’on y est : le Dauphiné Libéré interroge ses lecteurs par internet . La question du 9 avril 2017 : selon vous, Mélenchon peut-il être au second tour de la Présidentielle ? Réponse : oui à 54%, non à 46%, nb de réponses : 15 660 .
                      S’agissant d’un sondage par internet, on peut douter de sa fiabilité (plusieurs réponses par le même individu ) . Mais on peut douter tout autant des sondages de l’IFOP ou d’Opinion Way, lesquels sont, très souvent, contradictoires, bien qu’utilisant un panel similaire . Donc, moins de sondages et plus de fiabilité me feraient – peut-être – changer d’avis sur iceux .

                    2. Mais les positions des candidats, si l’élection avait eu lieu aujourd’hui, constitue une information réelle ( ayant 95 % de chances d’être exacte : ah, si toutes les informations que nous lisons avaient 95 % de chances d’être exactes !), je ne vois pas pourquoi on s’en priverait.

                      Quant au questionnaire en ligne du site d’un média, ils n’ont aucune signification et ne constituent pas un sondage : pas d’échantillon représentatif des Français, biais par le fait que les réponses ne sont que celles des lecteurs du Parisien (et qui ne seraient pas les mêmes si la même question avait été posée sur le site du Figaro ou sur celui de l’ Humanité) : tout questionnaire n’est pas un sondage !

  5. Oui il y a une dynamique des insoumis
    mais aussi une fragilité encore plus forte
    (et toute aussi certaine) pour le choix Mélenchon
    que pour le choix Macron.

    Décidément avec les sondages chacun voit
    midi à sa porte..

    Il y a aussi qu’à la fin les courbes de ceux ont
    une chance ont tendance à se resserrer
    de là à se croiser c’est une autre histoire.
    (Par exemple je pense que Sarkosy est un crétin
    de penser qu »avec un peu plus de temps il aurait
    pu battre Hollande, parce qu’il remontait à la fin)).

    D’autre part je pense que les primaires OUVERTES
    sont des pseudo élections tout à fait spéciales
    où les sondages ne peuvent
    donner que des indications très grossières.et qu’il
    ne faut pas les inclure ds des décomptes pour recherche
    de fiabilité de sondages.

    (Les résultats de primaire ouvertes aussi d’ailleurs
    donnent des « agencements très brinque ballant et
    regrettable (et trés vite regréttè par les votants souvent)
    et je pense que Montebourg par exemple est un super
    crétin de s’être pris pour une vedette politique
    avec ses 17 % ds une primaire ouverte..

  6. Apprenez à faire la distinction entre état et nation.
    Lisez l ‘article sur boulevard voltaire. Il est toujours intéressant de ne pas s’ emballer. Là, il est possible de voir la différence de valeur entre ce qu’ a dit marine, et les propos de macron accusant des français de crime contre l ‘ humanité
    Mais, puisque c ‘est macron qui le dit …

  7. Notez que marine , autant que son père pèsent leurs paroles.
    Ils savent le poids des mots.
    Pourquoi font-ils si peur à la classe politique, qui, c ‘est visible se fout complètement des français.. Pourquoi chaque parole , chaque phrase est aussitôt critiquée, menacée de tribunaux, pour finir en eau de boudin. Qu’ ont ils fait comme nuisance au pays? Qu’ ont fait les autres pour le pays? Pourquoi certaines idées sont reprises par d ‘autres partis mais ne sont pas critiquées par les médias
    Vous jugez sur des suppositions, sur un matraquage des médias, médias que vous sabrez sur ce même blog, auriez vous le courage de regarder réellement l ‘ état du pays, de vous poser la question pourquoi j ‘ai voté pour celui là? qu’ en a-t-il résulté et moi, si comme des millions j ‘avais voté en serions nous là ?

  8. Lancien

    On a la confirmation que M. Le pen est
    une Pétainiste.

    Et dire qu »elle prétend représenter l »avenir !!

    M. Le pen n’est même pas capable de faire
    la différence entre réalité incontestable reconnue et
    Repentance, notion complètement idiote pour
    un Etat.

    En fait M. Lepen calcule ses prises de position
    et accusations exprès douteuses pour pourrir l
    le débat ,comme Fillon par exemple, là où lui et elle
    sont très à l’aise, mais elle fait carrément ds le plus
    sordide encore..

    Bientôt elle va faire des jeux de mots dégueulasses
    comme son papa elle dira « c’était pour rigoler ».

    Par contre félicitation pour l »esprit de famille
    retrouvé de M. Le pen, on est très ému de voir
    qu’elle se rapproche de son papa !!.

  9. @ Juan

    Revenons au sujet, Marine Le Pen.

    Je vous conseille de lire la très intéressante interview de Chantal Mouffe, philosophe belge reconnue mondialement et déjà considérée comme la marraine de Podemos, et qui a influencé le candidat de La France insoumise dans ses orientations stratégiques.:

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/11/31001-20170411ARTFIG00090-entretien-exclusif-avec-chantal-mouffe-la-philosophe-qui-inspire-melenchon.php

    Extraits :

    « En outre, si on accepte l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à la globalisation néolibérale, on ne peut pas nourrir un discours qui s’adresse aux perdants de cette globalisation. C’est ce qui s’est produit dans la plupart des pays européens et qui explique la fracture entre gagnants et perdants de la globalisation. Cela a créé un terrain très favorable pour le populisme de droite qui prétend proposer une alternative et redonner une voix au peuple. C’est ainsi qu’ils ont réussi à s’approprier toute une série de demandes qui sont pour moi fondamentalement démocratiques. Il faut reconnaître l’importance de ces demandes. Je suis atterrée de voir en France l’effort de certains intellectuels pour essayer de prouver que Marine Le Pen est «fasciste» ou «antirépublicaine». Je ne suis pas d’accord avec ce genre de vocabulaire car il s’agit d’une manière d’éviter de comprendre ce qu’il y a de nouveau dans ce type de mouvement. Il est plus facile pour les partis sociaux-démocrates de dénoncer un prétendu retour des années 30 ou un racisme intrinsèque des catégories populaires que de se remettre en question. Il est important pour la gauche de faire une véritable analyse du succès des populismes de droite sans tomber dans une condamnation morale stérile et contre-productive.

    (…)

    « Dans Hégémonie et stratégie socialiste, nous développions également l’idée qu’un projet socialiste ne peut consister uniquement dans la défense des intérêts de la classe ouvrière. A côté de la demande de justice sociale légitime, il y a toute une série d’autres demandes démocratiques qui ont à voir avec des antagonismes qui ne sont pas situés au niveau de l’économie: la lutte contre le racisme et le sexisme notamment. Il est nécessaire d’articuler ces différentes demandes. C’est pourquoi nous proposons de reformuler l’idéal socialiste en termes de radicalisation de la démocratie. Il faut étendre l’idéal démocratique à toute une série de domaines qui avant n’étaient pas conçus comme étant politiques. Pour autant, il n’a jamais été question d’abandonner les classes populaires ou de troquer le social contre le sociétal.« 

  10. « Marine Le Pen rejoint la cohorte pétainiste. »

    Mais de quoi parlez-vous, à la fin ? Où voyez-vous une « cohorte pétainiste », aujourd’hui ? Vous devriez vous associer avec ce pauvre Gauche de Combat qui, lui, traque les nazis du matin au soir !

    Quand on pense qu’il y a encore des gens pour se moquer de Don Quichotte, sous prétexte qu’il chargeait les moulins à vent en les prenant pour des géants : visiblement, on a fait encore plus cocasse depuis…

    1. Faciliter une plus grande mobilité des salariés, quelle horreur ! Filoche ne va pas être content…

      1. ARIE

        Pour mieux apprécier le sel de votre bonne blague, nous devrions avoir à l’esprit dans le domaine particulier de l’emploi :

        – que Filoche est à la retraite, lui aussi, il ne devrait rien en avoir à battre de ceux qui luttent pour continuer de bosser.
        Il y a des inégalités même chez les retraités, entre ceux qui pensent à leurs petites fesses, et ceux qui pensent encore à la collectivité alors qu’ils n’y sont plus obligés.

        – que les thèses, rapports divers initiateurs à la réflexion et la mise en oeuvre de la loi travail, émanent de profs, chercheurs d’universités, économistes, dont les statuts salariaux indiquent très clairement qu’ils n’auront pas à participer à la dite rotation et aux pressions qui en découlent. (j’ai mis au pluriel mais ils ne sont pas si nombreux.).

        Et tant mieux, pour mieux réfléchir les tempêtes des autres, occasionnées par les « réformes nécessaires à la compétitivité » , il vaut mieux soi même être à l’abri.

        La vie de tous les jours, nous montre que les mecs à l’abri supportent très mal d’ailleurs qu’on remette en cause « leurs acquis » (mes excuses pour ce mot grossier qui fait peuple)…

        Au delà de ça, je reconnais avec vous, Monsieur le toubib, qu’il vaut mieux en rire..

  11. D’ailleurs Mesdames Messieurs, si on va au bout des lubies d’une bande d’allumés qui pensent que les lois diverses et variées empêchent la la mondialisation de s’exprimer totalement,

    On imagine mal, la densité législative de ces dernières années, la dimension à la verticale des dizaines de milliers de pages qu’occassionnent les « réformes salutaires pour le pays ».. dans nombre de domaines..

    Après le droit du travail, il faudrait simplifier celui de « l’action sociale et des familles » …….hé affreux : le Dalloz plus de 1800 pages

    Il faudrait demander à un groupe sous l’autorité d’un indépendant social comme Attali de nous pondre un rapport sur la libéralisation du droit social en France..avec la caution morale et indépendante d’un Badinter…..ça marche bien ça…

    Idem pour le code de l’énergie. Prenez le marché de l’électricité « interconnecte et libéralisé en europe »…. … glou glou, obligé de créer des principes de régulations à tour de bras, tenter de minimiser les prix négatifs.. (si si…) etc….
    Des députés « indépendants » comme François Brottes dont chacun verra qu’il a été président de commission à l’assemblée avant de devenir PDG de RTE… clap clap bravo

    et j’en passe….

    Et la refonte des régions sur un coin de table, l’application de la loi « Notre » sur le terrain….des bouffonneries à passer un repas à déconner à fond, entre potes…

    Marcher sur la tête a au moins un avantage, on peut rester droit dans ses godasses toutes neuves pendant un bon moment..

    Je m’égare ? pas du tout, je raconte l’immensité de la connerie (ou de la perversion) de l’époque libérale financière…

    Quand on veut vraiment se marrer, faut commencer par s’intéresser sérieusement. On ne lit pas ça dans les médias…

  12. « Ce n’est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s’exprime. »
    Je ne pense pas avoir insulté qui que ce soit dans mes commentaires.

    J’ exprime mon opinion. Il m ‘arrive de citer le site de certain média.
    Je viens de lire marianne 2 et je constate que des commentaires sont copiés….sans citer les sources!

    Lisez la première phrase, la discussion consiste donc à être un béni ouioui, si non c ‘est allez coucher, censure, mais enfin, pour qui vous prenez vous,
    Vous  » tenez » un blog hébergé par un journal, alors vous acceptez les discussions ou vous me censurez complètement en expliquant pourquoi. Il parait même que vous avez « bloqué » 27 de mes commentaires !! quand, ou

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