Cette somme de polémiques inutiles


Ils ne gouvernent pas. Ils en sont loin. Et pourtant, les députés de la France insoumise continuent d’attirer les polémiques sorties de nulle part.

Il y a eu celle de « Méluche qui agresse les maths ».

Allo ?

 

Il y a eu aussi cette polémique sur Danièle Obono, jeune députée FI, noire, accusée de traitrise à la nationale par une émission surréaliste parce qu’elle a signé … une pétition de soutien à un rappeur censuré.  La fachosphère se régale. Jean-Michel Aphatie, qui a depuis longtemps remplacer l’investigation politique par le commentaires des tweets, renchérit.

« Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes,

Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes »

Oui, dans ces cas-là, ces moments-là, nique la France. Mais la question n’est pas celle du soutien aux paroles de ce rappeur, ni même à son message. Qu’importe, il fallait que la polémique  tombe sur la députée Obono, et pas sur d’autres signataires plus blancs (Noël Mamère, Eva Joly, Olivier Besancenot ou Clémentine Autain). Il fallait que la polémique sorte maintenant, et pas il y a 5 ans quand la pétition a été signée.

 

Camarade, rassure-toi, la France insoumise n’est pas le danger. Accorde un peu d’attention à celles et ceux qui, soumis, ont les commandes du pays.

 

 

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48 réflexions sur “ Cette somme de polémiques inutiles ”

  1. Je vais faire mon positif pour une fois en disant que je trouve que c’est plutôt bon signe.

    D’abord il faut peut être rappeler que le morpion n’a qu’une majorité de façade, celle de la presse et des télés. Ca ne tiendra pas longtemps et tout le monde le sait.

    En face, en contre pouvoir que reste t’il ? Personne puisque tout le monde est d’accord sur tout,

    Il faut quand même prendre en compte que des carrières politiques célèbres sont restées embourbées après la pelle du 18 juin.
    Les soumis ont pris pour cible les insoumis..Un exemple au hasard pour illustrer : Valls trouve Mélenchon dangereux….
    Pour rester dans la course, il faut parfois trouver le ton qu’il sied…

    Même le FN ne sert plus à rien, il n’a jamais été prévu qu’il soutienne les salariés dans la rue, il leur chante des berceuses ; ce n’est pas pareil..

    Tous les mordus de politique savent compter, le 2eme tour de la présidentielle était une formalité, au 1er tour Mélenchon avait 1 million de voix de moins que Macron dont personne ne connaissait le contenu du programme.

    On avance, le programme macroneux, beaucoup vont le prendre comme une gifle dans la tronche, ça va faire réfléchir. Il faut donc descendre Mélenchon comme un vulgaire cégétiste tout de suite…

    Confucius disait « en politique, tout est bon, comme dans le cochon »

  2. « Chercheuse en anthropologie sociale », rien que ça ! Plus modestement, dans Wikimachin, on nous dit que la dame est bibliothécaire, ce qui a au moins le mérite d’être un vrai métier. On nous y signale aussi qu’elle prépare un doctorat en sciences politiques au “Centre d’étude des mondes africains”… depuis 2003 ! Après 14 ans de travail, il devrait être soigné, le diplôme, non ? En voilà une qui semble bien partie pour ne pas travailler plus dans sa vie que J.-L. Mélenchon lui-même, ce qui n’est pas peu dire.

  3. Finalement, dix huit députés FI fichent la trouille aux gens de LREM, aux eurobéats et aux grands médias .
    Je trouve ça réjouissant . Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon…!

  4. Tous ces journalistes et politiques de la pensée unique ont un logiciel intégré : tout leur appartient, seule leur parole venue d’ailleurs est vérité, l’idée même d’opposition représente un crime de lèse majesté.

    Ils prennent la couleur de ceux qui les commandent.

    Un monde de robots.

      1. Elie
        Nom d’un chien !
        Faire un article sur le libéralisme et ne le laisser lire qu’à condition de payer, quelle drôle de philosophie 🤣🤣🤣

        Bon, donc d’après vous, il y a 17 députés ayant une pensée unique et 560 qui sont dans l’opposition, ayant des courants divers et variés qui n’hésiteront pas à s’opposer à l’exécutif, si ce dernier vient à contre carrer leurs idéologies.

        Pas de doute … ça va tanguer … dans le lit d’Elie quand il est en plein rêve 🤔

        1. « … il y a 17 députés ayant une pensée unique et 560 qui sont dans l’opposition………….

          sympa celle là…

        2. Le voilà :: pensée « unique » , vraiment ? C’est l’expression favorite de ceux qui ne pensent jamais…
          _________________

          L’élection de Macron a relancé le débat sur le « néolibéralisme ». Mais de quoi s’agit-il exactement? Est-ce un programme économique ou un projet de société? Les réponses du philosophe Serge Audier.

          L’OBS. Commençons l’histoire à son origine: de quand date le mot «libéralisme»?
          Il prend forme au début du XIXe siècle, en Espagne, dans les milieux qui prônent un gouvernement constitutionnel et la libération vis-à-vis de la domination napoléonienne, et en France, pour désigner notamment les positions de Benjamin Constant et Germaine de Staël, en opposition là aussi à l’Empire. En simplifiant, «libéralisme» finira par désigner le rejet de l’absolutisme et la défense de la liberté dans trois domaines principaux: les libertés juridico-politiques, avec les garanties des droits de l’individu et un gouvernement parlementaire constitutionnel; la liberté religieuse, en défendant la tolérance et la liberté de conscience; et enfin le libéralisme économique, c’est-à-dire le droit de propriété privée et le marché.

          Cette volonté de faire de la liberté un programme politique a-t-elle été préparée par les penseurs des Lumières?

          Certains font remonter le libéralisme bien avant, à l’Ecole de Salamanque, au XVIe siècle, d’autres aux pré-Lumières du XVIIe siècle. Deux grands thèmes s’entremêlent. D’une part, l’idée que les individus ont des droits naturels. Dès 1690, dans son «Traité du gouvernement civil», John Locke estime que l’individu détient des droits fondamentaux qui doivent être protégés de l’arbitraire du monarque. Parmi ces droits, il range la propriété privée, fruit du travail de chacun.
          Le deuxième paradigme relève de ce que l’on appellera plus tard «l’utilitarisme»: le postulat que l’homme est un être rationnel et égoïste, qui cherche à maximiser son intérêt. La satisfaction mutuelle des intérêts est censée produire harmonie et prospérité. Si Adam Smith n’était pas un théoricien utilitariste, il a marqué l’esprit du temps par la formulation canonique dans «la Richesse des nations» (1776): «Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.»
          Et encore, Smith ne partageait pas la vision cynique d’autres précurseurs du libéralisme économique. Le moyen de transformation de l’intérêt individuel en prospérité collective, c’est pour lui le marché, même s’il attribuait à l’Etat un rôle important. Il y a, dit-il, la main «visible» de l’Etat et la «main invisible» du marché.

          Le libéralisme politique est-il, depuis son origine, indissociable du libéralisme économique?

          Le libéralisme procède de la conviction que la politique et la société doivent se fonder sur la liberté, avec ces deux volets plus ou moins valorisés: droits individuels et logique utilitariste. Mais leur articulation et leurs conséquences n’ont cessé d’être en discussion, même chez les inspirateurs du libéralisme. Le contemporain de Smith et théoricien de la «société civile», l’Ecossais Adam Ferguson, s’inquiétait de voir le capitalisme industriel couper en deux l’humanité, avec d’un côté, une masse ouvrière abrutie par le travail, et de l’autre, une élite monopolisant le savoir et la direction de la société.
          A partir des années 1830, Alexis de Tocqueville, pourtant favorable au capitalisme et hostile au socialisme, redoutait l’atomisation de la société en individus repliés sur leur sphère privée, sur leur «business». Pour lui, la société commerciale, mais aussi l’industrie, pouvaient menacer la liberté politique et la démocratie. Les apologistes contemporains du néolibéralisme, qui aiment citer Tocqueville, omettent ces passages.
          ..
          Et le mot «néolibéralisme», quand apparaît-il?

          Dans les années 1930. A l’époque, beaucoup de gens considèrent que le libéralisme est responsable du krach de 1929, mais aussi de la crise des démocraties parlementaires. Il y a un sentiment d’impuissance et la «fin du libéralisme» est claironnée par plusieurs courants de pensée dont le fascisme et le nazisme. Pour y répondre, des penseurs européens, tel Louis Rougier, esquissent un «néo-libéralisme», qui diffère en partie du sens habituel d’aujourd’hui, puisqu’il admet les fautes du libéralisme antérieur, et propose des correctifs, y compris sociaux, en assignant un rôle clé à l’Etat. Le terme va ressurgir durant les années 1950, pour désigner l’Allemagne du chancelier Ludwig Erhard, qui instaure l’économie sociale de marché: traumatisés par l’étatisme totalitaire du nazisme, les Allemands voient eux aussi dans le marché concurrentiel la clé de «la prospérité pour tous» et d’une certaine redistribution.
          Mais c’est dans les années 1970, et sans lien direct avec ces premières occurrences, que le mot «néolibéralisme» prend son sens actuel, pour désigner les politiques économiques des Chicago Boys de Pinochet, puis les offensives de Reagan et Thatcher. Cette fois, le terme est le plus souvent péjoratif et désigne un intégrisme économique, un «ultra-libéralisme».

          Justement, d’où vient ce préfixe «néo»?

          Dans les années 1930, le «néo-libéralisme» est probablement une réponse au «néo-socialisme» promu par Marcel Déat pour réviser le marxisme. Dans les années 1970, l’affaire est moins claire. Le «néo-» exprime chez certains le souhait de relever le défi du concept de «nouvelle gauche», en vogue dans la gauche contestataire. Et puis, le mot libéralisme ayant été capté par la gauche américaine, il fallait autre chose. Du reste, Milton Friedman préférait parler de «libéralisme classique». D’autres ont forgé le mot «libertarisme», plus anti-étatiste encore. Ce n’est que récemment que «néolibéralisme» désigne à nouveau, pour certains, le libéralisme à l’allemande – l’ordo-libéralisme – considéré comme le logiciel de l’Europe de la concurrence «libre et non faussée».

          Comment peut-on définir le néolibéralisme de Reagan et Thatcher?

          Le projet néolibéral obéit à la conviction que le marché est le meilleur moyen d’organiser les activités humaines. Ce qui implique la libéralisation du commerce, les privatisations, la dérégulation du marché du travail et l’extension de la concurrence à des secteurs jusqu’alors organisés autrement, comme la santé. L’idéologie néolibérale comporte donc une dimension anti-étatiste, même si l’Etat peut jouer un rôle dans la construction de logiques concurrentielles.
          Observons toutefois que la transformation des administrations publiques selon des logiques concurrentielles de marché ne fut pas toujours théorisée par les néolibéraux, même les plus extrémistes. Par exemple, si l’Autrichien Ludwig von Mises n’aimait pas les bureaucraties, il concédait qu’elles ne pouvaient être gérées selon des mécanismes de marché. La transformation des administrations en «agences» relève d’une histoire du management public qui a sa propre histoire idéologique.

          Anti-étatiste, le néolibéralisme n’en fait pas moins un usage musclé des pouvoirs d’Etat..
          .
          Derrière l’idéologie, il y a la réalité. Thatcher et Reagan ont bataillé pour prendre le contrôle de l’Etat, avant d’en faire un usage très centralisé et conflictuel. On se souvient de la grève des mineurs en Grande-Bretagne ou du conflit de Reagan avec les aiguilleurs du ciel. Le néolibéralisme a beau affirmer sa croyance en l’ordre spontané de la société, il n’hésite pas à mettre au pas celle-ci de façon autoritaire. Pour imposer des logiques de marché, pour offrir de nouveaux marchés aux entreprises, il faut casser des syndicats, les résistances locales, les contre-pouvoirs.

          Une autre innovation du néolibéralisme est sa volonté à faire de tous les individus des «entrepreneurs».

          Il s’agit de construire une société où chacun pourrait sans cesse innover, se réaliser en créant de nouveaux produits ou en saisissant des opportunités. Mais, là encore, la réalité est plus complexe, notamment parce que le retrait de l’Etat a pour effet de mettre hors jeu tout une partie de la population, selon des logiques d’exclusion.

          Au fondement du néolibéralisme, il y a l’idée que l’être humain est nécessairement intéressé, qu’il cherche toujours à augmenter son profit… N’est-ce pas une conception réductrice de l’homme?

          Certainement, mais méfions-nous des caricatures. On affirme parfois que, pour le néolibéralisme, l’être humain ne doit être qu’égoïsme et calcul intéressé. C’est ce que suggèrent par exemple Pierre Dardot et Christian Laval, qui y voient le ferment d’une sorte de nouveau totalitarisme de la performance. Je nuancerais… Les néolibéraux savent bien que l’homme peut être altruiste et coopérateur, voire non conformiste. Ainsi Mises voyait dans le marché une «coopération sociale» et considérait que seule une société libérale permettait des «modes de vie» choisis et l’éclosion de génies comme Van Gogh.
          Reste que beaucoup estiment que, pour gouverner la société et produire la prospérité, il est plus efficace d’agir sur la dimension intéressée – dans les années 1970, l’Américain Gary Becker mobilisera la grille utilitaire jusque pour le choix du mariage! Ajoutons que tous les libéraux ne s’appuient pas sur cette même vision de l’homme pour justifier le marché. Ainsi, pour Friedrich Hayek, philosophe et économiste d’origine autrichienne, si le marché est nécessaire, c’est parce que les individus n’ont qu’une connaissance limitée et partielle de la réalité.

          Par son nom, le néolibéralisme revendique l’idéal de liberté. Pourtant, on voit qu’il prospère sous des régimes autoritaires, comme la Chine, la Turquie ou la Russie. Comment comprendre cette contradiction?

          Sur cet enjeu crucial, il y a un récit rose et un récit noir. Le premier veut que le capitalisme – et bien sûr le libéralisme de «free market» – soit indissociable de la liberté politique et de la démocratie. C’est la thèse chère à Milton Friedman dans «Capitalisme et liberté». Ce qui est faux. Prenons le suffrage universel: les classes possédantes l’ont souvent combattu, craignant que le vote ouvrier ne menace la propriété privée. Même Constant y a été hostile, et bien plus encore François Guizot. Mais bientôt des libéraux comme Tocqueville accepteront la démocratie, non sans méfiance. Il n’y a pas d’harmonie préétablie entre le libéralisme -a fortiori le néolibéralisme – et la démocratie.

          Et le récit noir ?

          C’est celui qui dit que l’apologie du marché est inséparable d’un geste antidémocratique radical. Il est vrai que les exemples ne manquent pas. Dans «la Route de la servitude» (1944), Friedrich Hayek explique que la démocratie n’est pas une fin en soi et que certains régimes autocratiques protègent mieux les libertés spirituelles et intellectuelles. Traumatisé par le nazisme, Hayek était hanté par ce qu’il appelait la démocratie «illimitée» et lui préférait encore un régime autoritaire limité par la loi. En 1962, il envoie son livre «la Constitution de la liberté» à Salazar, avec un mot suggérant que le dictateur portugais pourra y trouver une inspiration contre les «abus de la démocratie».
          L’Histoire confirme que l’implantation des logiques de marché peut s’appuyer sur des régimes autoritaires. Exemplaire est le «laboratoire» chilien. La junte qui a renversé Allende en septembre 1973 n’était pas néo-libérale. Cependant, dès les années 1950, des disciples de Friedman s’étaient installés à l’Université catholique de Santiago. Avec la dictature, ces Chicago Boys ont vu l’occasion rêvée de concrétiser leur programme. Et ce, avec la bénédiction explicite de Hayek. Plus prudent, Friedman s’est borné à dire qu’il n’aimait pas les dictatures, mais était ravi de les voir adopter ses conseils!

          Mais ce récit noir, lui aussi, doit être nuancé…

          Tout à fait. Dans les pays industrialisés où elle a eu lieu, la révolution néolibérale n’a pas été imposée de force, mais a bénéficié au contraire d’un soutien démocratique. Reagan aux Etats-Unis, Thatcher en Grande-Bretagne et bien d’autres encore ont été élus et réélus, parce qu’une majorité d’électeurs ont pensé qu’ils pourraient tirer leurs pays de l’ornière. Il y avait alors le sentiment que l’Etat-providence asphyxiait l’économie et qu’il fallait donner un bol d’air à l’initiative individuelle. Aujourd’hui, les néolibéraux parient davantage sur la contrainte soi-disant objective des marchés financiers et des normes, ou alors sur une relance du populisme autoritaire.
          Pour ses défenseurs, le néolibéralisme est le jumeau inséparable du libéralisme politique et serait même un rempart contre les tentations autoritaires, sécuritaires ou nationalistes. Vous semblez donc plus sceptique.
          Le néolibéralisme peut d’autant moins être un rempart que ses politiques provoquent des dégâts sociaux considérables, qui incitent souvent les dirigeants politiques – néolibéraux ou pas! – à vouloir ressouder le corps social par des réaffirmations autoritaires ou identitaires. On pourrait même déceler un lien entre la guerre sociale nécessaire à l’instauration d’une politique néolibérale et les dérives autoritaires actuelles.
           
          Néanmoins, là encore, il faut se garder de simplifier et l’histoire a montré que le néolibéralisme est compatible avec plusieurs types de régimes. Dans les pays que vous avez cités, les dérives autoritaires renvoient aussi à un long passé politique et au contexte chaotique d’une mondialisation qui n’est pas seulement économique. A vrai dire, je ne crois pas qu’il existe une relation univoque entre le néolibéralisme et la préservation des libertés politiques. Même si nous assistons aujourd’hui à un durcissement préoccupant.
          Propos recueillis par Eric Aeschimann

          1. Elie
            « Le voilà :: pensée « unique » , vraiment ? C’est l’expression favorite de ceux qui ne pensent jamais… »

            Je vais vous prendre au mot.
            Ne pensant jamais, je ne suis donc pas sensée comprendre le bréviaire du parfait petit liberal que vous avez collé.
            Inutile que je le lise.
            Je laisse cela aux « de droite et de gauche mais ni de droite ni de gauche, constructifs de la pensée unique,mot qu’il ne comprennent pas parce qu’eux ils pensent … la même chose, mais bon …🤒😴😴😴

      2. Monsieur le toubib

        J’ai bien tout lu le philosophe à propos de l’histoire du « néolibéralisme » intéressante, cette réflexion provoque chez moi deux remarques :

        1° Le philosophe retrace son histoire à travers quelques auteurs et des grands personnages de l’histoire, mais Il reste dans un passé qui n’a plus rien à voir avec le virage récent des crises des années 2000 et plus près de nous 2008.

        Si je prends appui sur sa démonstration, nous ne sommes plus dans le « néolibéralisme à la papa » mais dans un post néolibéralisme que j’appelle « libéralisme financier », car jamais il ne fait intervenir l’énorme furoncle de la finance qui fausse les relations des différents acteurs économiques. Je peux citer quelques exemples si nécessaires pour illustrer mon propos.

        2° L’état est toujours présent dans les formes de libéralisme « néo », « ultra » et même sa déviance dernière « financière ».
        Il l’est par la formule désormais célèbre « privatisation des bénéfices et mutualisation des pertes » qui ne date pas d’hier non plus. Les libéraux dégénérés, veulent diluer l’état quand tout va bien mais pas trop non plus parce qu’il faut un assureur en dernier lieu pour éponger les pertes de leurs excès.

        L’état n’est plus un partenaire, mais un sous traitant des groupes internationaux privés.
        Plus particulièrement en Europe, l’état est même devenu une province d’une structure supra nationale dirigée par une junte technocratique non élue. On s’y retrouve un peu à cet endroit avec la démonstration du philosophe.

        Le rôle de l’état consiste aujourd’hui principalement :
        – à nettoyer les dégâts des excès de la mondialisation financière et commerciale en répartissant les restes budgétaires entre tous les concitoyens/consomm’acteurs/contribuables (vous remarquerez le que tout commence par con)

        – à légiférer pour optimiser les résultats financiers des groupes internationaux qui répondent essentiellement aux chantages à l’emploi, devenu LE mode de gouvernance

        – à privatiser, revendre, des pans entiers des biens communs acquis par l’impôt des générations précédentes qui sont tous morts (encore des morts non respectés par le vote..)

        1. Il faudrait y ajourter aujourd’hui, l’intervention d’un 3eme acteur « indépendant » poil aux dents. Les banques centrales.

          Les banques centrales qui rachètent à tour de bras les titres pourris des excès passées et présents de la finance et ceux issus de l’endettement colossal du secteur privé dont personne ne parle jamais.

          Endettement du secteur privé essentiellement constitué des entreprises financières et non financières, qui profitent des taux exceptionnellement bas, pour s’endetter encore plus. (et accessoirement des ménages)

          Nous ne vivons plus le « néolibéralisme » mais le « postnéolibéralisme  » où la propriété publique devient privée…

  5. Dites quand même arrêtez de nous faire rire avec Mélenchon, que représente-il Pour une fois soyez sérieux.
    Grace aux conneries des socialistes il faut dire qu’avec un hollande les socialos avaient peu de chance d’être présent au deuxième tour
    La droite plutôt gauche et torpillée des le départ avec un fillon ou un juppé restait plus grand monde en lice.
    Se déclarer insoumis a fait un feu de paille.
    Le jeu des coalitions a fait le reste nous héritons Macron

    1. LANCIEN

       » arrêtez de nous faire rire avec Mélenchon, que représente-il …..

      Justement, c’est à se gratter la tête, parce qu il fait les unes des médias depuis sa défaite au 1er tour des présidentielles.

      Les journalistes n’ont plus rien à écrire, ils attendent le bombardement législatif massif du morpion sur les salariés français

      1. « il fait les unes des médias depuis sa défaite au 1er tour des présidentielles. »

        Coluche aussi faisait la une, en son temps, même sans avoir réussi à se présenter à la présidentielle.

        D’ailleurs, la seule fois où, par hasard, j’ai vu à la télévision un bout de spectacle électoral de Mélenchon, j’ai aussitôt pensé à Coluche.

  6. Les députés mélenchonistes viennent tous à l’ Assemblée sans cravate :si ce n’est pas être de gauche, ça….

  7. On a dit aux députés LERM : « élisez Ferrand président du groupe  » . Ils l’ont fait !
    On a dit aux députés LERM :  » élisez De Rugy au perchoir  » . Ils l’ont fait comme un seul homme .
    Les godillots du petit marquis sont en état de…marche .
    Et il y en a qui vanne sur l’absence de cravate des députés FI .

    1. …auxquels on a dit : »élisez Mélnchon président du groupe« …et ce fut la révolte générale chez ces penseurs à l’esprit si libre !

      1. @Elie
        A vous aussi, la FI vous flanque la trouille ? Parce que je ne vois que cette explication à votre participation au Mélenchon bashing actuel . C’est décevant, très décevant, mon bon doc …!

  8. Elie Arié a tendance à me « pomper l’air » mais là sa réponse m’a bien fait rire ! Certains ne l’ont pas volée.

    1. Moi, ce qui me fout les boules, ce sont les macroniens béats ! Ceux là se reconnaitront !

      1. Elire président de groupe un gars qui a une enquête préliminaire au fesses, même le Modem n’a pas oser . Elire président de l’Assemblée un gus qui, après s’être promener chez EELV, s’est rallié au P.S , puis à LREM après avoir été balayé aux primaires de la « gauche » , démontre que les convictions sont à géométrie plus que variable chez les godillots du petit marquis ..

  9. Bah, pendant que Mélenchon est sous bracelet électronique médiatique, le cirage pour le morpion continue à être livré par camions complets dans les rédactions.
    Ca brille tellement que parfois des mises au point sont nécessaires…

    Je relève en passant pour Madame Estelle, que Macron s’est vu affublé du surnom de « new boy »

    Définition de boy::
    – Nom donné dans les colonies aux valets, aux domestiques.
    – (Anglicisme) Jeune danseur de revue.
    – Jeune garçon anglais.

    Une honte pour les deux premières allusions, pour la dernière, je constate que Bruxelles vient lire les commentaires de cet excellent blog de Monsieur JUAN..

    http://mobile.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/conseil-europeen-la-macronmania-a-bruxelles_2251365.html#xtor=CS1-747&xtref=acc_dir

  10. il fait la une……depuis sa défaite….. comme quoi la défaite mène à la reconnaissance du perdant
    Maintenant il joue le caÏd de son groupe. Si il est aussi présent qu’ à Bruxelles il ne gènera pas beaucoup. Et étrangement, un oubli de votre part, ce qui ne me surprend guère, Mélenchon serait mis en examen pour mensonge et autre babiole ;va -t -il répondre à la convocation?
    Et le jobards fiers de 11 députés de plus que le FN pov’ mec le FN a monté tes cosaques sont en chute libre une race en voie de disparition. Après avoir fait tant de mal à l’ ouvrier et au pays pas trop tôt.

    1. LANCIEN

       » Mélenchon serait mis en examen pour mensonge et autre babiole ;va -t -il répondre à la convocation?

      j’espère que tu ne vas pas trembler d’indignation, s’il ne répond pas.
      Ta copineMarine a dû t’habituer à la pratique avec des verbes au présent ou au passé, pas au conditionnel..

      1. Bof ! Traité un banquier de « menteur », c’est juste un pléonasme, pas une diffamation !

    2. Pour la jobardise, t’es un pro et je ne t’arrive pas à la semelle !

  11. C’est l’occasion ou jamais de remarquer que notre société moderne du spectacle et du numérique fait émerger des métiers anciens comme celui de cireurs de pompes.

  12. @Stanislas…..ce n’était pas un « soutien » mais j’ai apprécié son trait d’humour et de plus sur ce cas précis il avait raison ! il faut parfois être beau joueur même si c’est la partie adverse qui marque le point.

    1. Madame

      j’avais bien compris que le toubib vous emmerde….heu vous pompe l’air …si j’ai employé le mot soutien c’est parce que n’avais pas d’autres mots sous la main (sous le doigt qui tape sur la touche du clavier) au moment où j’ai écrit.

      Sinon le toubib a toujours raison, y compris en dehors de ce point précis qui a suscité chez vous cet élan de vos zygomatiques, unis pour l’occasion dans un même mouvement d’exaltation..

  13. Faut il que les idees de Melenchon soient dangereuses pour que le moindre de ses murmures soit analysé, disséqué….
    Quant à cette polémique sur le port de la cravate…elle est franchement ridicule de la part de ceux qui se disent reformistes, modernes etc….la virulence d’Aurore Bergé à ce sujet présage de l’attitude qu’ils auront chez Lrem à chaque petite contrariété !!!
    Sinon il parait que le moral des francais n’a jamais ete aussi haut….alléluia….Macron notre sauveur hihi
    Tiens y en a une qui garde la tête froide face à ce concert de louange c’est Natacha Polony …que j’apprecie moins pour ses idees que je ne partage pas toujours mais pour son style et la qualite de ses ecrits …ca n’a pas l’air de lui
    porter chance !

    1. SYLVIE

      Je reconnais aussi que c’est gênant, au moment même où en retraite j’envisage sérieusement d »en porter une.

      La bourgeoisie parisienne qui lance ce mauvais procès ne peut pas percevoir le fait que le non port de cravate c’est une économie pour le budget habillement dans le cadre d’une future baisse massive des salaires moyens. L’initiative de Mélenchon est dans l’air du temps pour les petits budgets.
      Accessoirement je me demande si ce n’est pas un coup monté en sous main par des macronistes

      http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/l_entourage_d_emmanuel_macron_s_inquiete_des_vetements_de_luxe_portes_par_brigitte_macron_388051

      1. Stan
        Quand on dit vouloir liberer la femme , on libere aussi l’homme de ce genre de carcan.,,les propos virulents d’Aurore Bergé evoquant une insulte sont choquants….qu’aurions nous dit si une femme avait ete critiquée pour sa robe trop ci ou trop ça….
        Ce gouvernement qui se veut reformisme devrait aller faire un petit tour dans les entreprises qui marchent et qui ont compris que l’habit ne fait pas le moine !
        Que je sache les FI ne sont pas venus en « marcel » !!!!

        1. SYLVIE

          Vous ne devriez pas vous énerver pour ces détails. le jeu en cours est en prévision de la rentrée de septembre, il s’agit pour les aboyeurs de crique de préparer l’opinion publique à considérer Mélenchon comme des voyous en vue de la rentrée

          « Une cravate propre attire inévitablement les aliments. » (Loi de Murphy

          Le même Murphy qui a dit « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal. »

  14. @Stanislas…j’ai le rire facile, vous avez de l’humour vous aussi ! cela dit « exaltation » est un peu disproportionné ?!

  15. « je refuse d’applaudir F de Rugy » (ce type, opportuniste) dit Mélenchon.
    Il fait bien comme il veut.
    D’ailleurs ce geste nécessite de frapper la main gauche contre sa copine (?) de droite.
    Qui l’inventa ? aucune idée (déjà les romains, etc.)

    Choix vestimentaire ? Assemblée ou autre, ne pas me demander ! je suis un ultra libéré !

  16. Et dans ce contexte de pseudo crise , mille fois instrumentalisé pour saquer le salarié et l’assisté….on apprend que la fortune des plus riches n’a cessé d’augmenter en 20 ans !
    L’argent ne reconnait que ses maitres !

  17. La polémique de Mélenchon ne portait pas du tout sur les maths, mais visait un « matheux » – un mec au louque rapin du XIXe (pas arrondissement, siècle) vaguement prix noble de maths ou équivalent – à qui il voulait apprendre ce qu’était un contrat de travail. Et cette polémique c’est le grand IMPRECATOR, tout seul, qui l’a lancée. Sa grande spécialité ! et après il crie à l’acharnement de la presse et se dit « meurtri », ben voyons.
    Rien à voir donc avec l’acharnement raciste dont a été victime Mme Obono relayée par une bande d’imbéciles qui se baptisent eux-mêmes « grandes gueules ».
    Ce qui n’empêche pas que Mme Obono a pu dire des çonneries – mais en anglais – sur l’attentat contre Charlie Hebdo – http://www.deblog-notes.com/2017/06/obono.html – pas pire que celles de Todd ou Onfray, certes, mais qu’on peut critiquer.

    PS Merci à Ti-suisse pour m’avor fait découvrir ce blog.

    1. Cheers 🙂

      (comment te le traduire.. sachant ton faible anglais, au contraire de l’arabe ou espagnol.. qql chose comme: ‘encouragement, félicitation, bonne continuation’)

  18. Il me semble qu’il y a quelques années, un député fraichement élu s’était pointé en bleu de travail lors de la séance d’ouverture de session de la nouvelle Assemblée . Mais il avait une cravate sur sa liquette, ce qui, évidemment, change tout !

  19. Aussi d’après mon-calcul (un je suis) alors un seul esprit; sauf la nuit, en mode hors contrôle, ni me contrarie.

    Banal proprio de 2 hémisphères, ..développe-je qql désordre ?
    ces cons en harmonie ! ..me dispensent de vaines polémiques.
    Est-ce grave ? dois-je me plaindre ? ..à qui ?!

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