Du bon usage du parachutage

Il y a longtemps, très longtemps, quand j’étais gamin, mon paternel qui était alors à gauche m’avait expliqué que l’ancrage local pour des élections législatives est souvent réclamé par les bourgeois. Les notables locaux n’ont jamais aucun problème à désigner l’un des leurs, m’expliquait-il en substance. Les partis de gauche au contraire ont souvent eu besoin de parachuter leurs meilleurs éléments là où ils peuvent gagner, faute de disposer de forces localement ancrées fortes et surtout disponibles.

 

 

Ce rappel historique n’est plus d’actualité. La décentralisation a permis l’émergence d’une classe politique puissante et diversifiée. Partis communiste puis socialiste n’existent que par leurs ancrages locaux. Le PC a depuis longtemps disparu de la scène politique nationale. Il ne lui reste plus que l’ancrage local. Depuis sa déroute au scrutin présidentiel, le PS est en passe de subir la même destinée. Il s’accroche à ses bastions locaux, parfois avec le PCF, à défaut de convaincre nationalement.

Aussi la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la 4ème circonscription de Marseille fait-elle jaser, voire hurler. Les mêmes qui se taisaient sur les parachutages de ténors socialistes (voulez-vous la liste ?) ou se taisent aujourd’hui sur les parachutages de candidats macronistes braillent contre Mélenchon.

C’est cocasse.

On a presque oublié que Hollande fut un parachuté dans cette Corrèze qu’il a fait sienne sans y avoir aucune attache familiale. Que dire de François Fillon le Sarthois, bizarrement élu député de Paris ?

C’est cocasse.

 

 

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