La mauvaise semaine de Donald Trump


Aux Etats-Unis aussi, la séquence du renouveau déraille.

Trump n’est pas Macron, loin s’en faut. Mais les deux incarnent cette nouvelle séquence politique de ras-le-bol qui frappe nombre de démocraties occidentales. Trump est si outrancier que sa dégringolade impressionne.

La semaine dernière, son nouveau directeur de la communication a dézingué dans la presse le chef de cabinet (« Reince est un putain de schizophrène paranoïaque, un paranoïaque« ), qui a été débarqué deux jours plus tard, et le conseiller ultra-réactionnaire Steve Banon.

Peu de temps auparavant, le président avait expliqué combien il n’appréciait plus son ministre de la Justice (Attorney Général), qu’il avait pourtant choisi…

Cette même semaine, le projet de loi d’abrogation de l’ObamaCare a été rejeté par un Sénat pourtant à majorité républicaine grâce à trois défections du « GOP« : le vétéran de guerre John McCain, rescapé d’un cancer du cerveau, et deux sénatrices Lisa Murkowski and Susan Collins , ont dit non à cette aberration.

 

Entre ces deux évènements, Trump a fanfaronné devant des policiers où il a fustigé les méfaits d’un gang impuni et encouragé les violences policières.

Belle semaine…

 

Ce déraillement grandeur nature d’une présidence amatrice, violente, stupide n’est pas une grande surprise.

C’en est presque gênant.

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10 réflexions sur “ La mauvaise semaine de Donald Trump ”

  1. Si les USA arrivaient à planquer leur président comme les français, on ne verrait pas de différence

    Trump jette ses recrutements comme à la télé dans « le maillon faible, » Macron en meurt d’envie mais il a ces fameuses voix dans les oreillettes…..

    Alors il doit se contenter de pipis de chat. Affreux…

  2. LREM c’est comme la SNCF, quand ça marche plus ça marche plus…
    Allez savoir pourquoi !…

    ***

  3. Le nouveau directeur de la communication a été viré, à la demande du nouveau « chief of staff », après à peine dix jours de fonction. On dirait, finalement, qu’à la Maison Blanche se joue une nouvelle version de The Apprentice, le show de Donald Trump, vu que les départs se suivent. Et bien que Scaramucci (dit The Mooch, et dont le nom évoque impérativement Scaramouche, « the little skirmisher ») ne s’appelle pas Jack, mais Anthony, cette chanson, que je vous offre en deux versions, me semble appropriée :

  4. L acharnement contre l’obamacare fait froid dans le dos…
    peut être y a t il des choses à revoir, à améliorer…mais là il s agit d’autre chose…

    1. L’acharnement contre l’Obamacare (c’est le nom qu’ont donné les Républicains à l’Affordable Care Act, ACA) a d’autant moins de sens (à moins qu’il ne prenne tout son sens) si l’on garde à l’esprit qu’à la base, c’est un programme sorti tout droit d’un « think tank » républicain, et qui fut d’abord mis en œuvre avec succès par le gouverneur républicain Mitt Romney dans l’état du Massachussetts. Les Démocrates, qui tenaient à résoudre le problème de l’assurance santé, après l’échec de « l’Hillarycare », qui allait beaucoup plus loin et fut tué dans l’œuf par les Républicains et pas mal de Démocrates inféodés aux assureurs privés, ont décidé de généraliser ce programme républicain, auquel, du coup, les Républicains se sont opposés avec rage (on en a vu voter contre leurs propres amendements parce que les Démocrates les avaient acceptés).

      L’Obamacare est une usine à gaz, grâce notamment aux Républicains qui n’ont eu de cesse d’y ajouter des exemptions, des restrictions lorsqu’il a été discuté et voté. Il est perfectible, mais toute amélioration irait à l’encontre de l’idéologie républicaine. Les Républicains n’ont pas d’autre plan que de l’abolir, et toutes leurs propositions de lois n’ont jusqu’ici eu d’autre but que de se rapprocher de la situation ante-Obamacare.

      Les Républicains avaient fait serment, avant même l’investiture d’Obama, de faire tout pour que sa présidence soit un échec, et ils ont pratiqué l’obstruction comme jamais. Maintenant qu’ils sont au pouvoir, il semble que leur seul programme, outre réduire les impôts, en particulier des plus riches, et réduire le rôle de l’État (sauf en ce qui concerne les mœurs, et en particulier les femmes — avortement, contraception, etc.), soit de détruire tout ce qu’ils n’ont pu empêcher Obama de faire : accord sur le nucléaire iranien, accord de Paris, Obamacare, mise en place de réserve naturelles, de parcs nationaux, etc.. Ils s’en prennent même aux programmes soutenus par Michelle Obama pour la santé des enfants, la nutrition, l’éducation des jeunes filles…

      Trump, qui semble nourrir une haine personnelle contre Obama (qui avait fait de l’humour à ses dépends, il est vrai, et Trump est connu pour sa susceptibilité et sa rancune), est un des plus acharnés à faire de la présidence d’Obama une présidence nulle.

      1. Zap Pow,

        Vous résumez assez bien l’Obamacare et ses limites.

        Mais ce que je réfute c’est la glorification faite par Juan de la volte-face de l’archi-conservateur républicain MacCain.
        Fondamentalement opposé à l’Obamacare, c’est sa haine inextinguible contre la Russie et donc contre le timide rapprochement Trump-Putin , et in finae contre Trump qui lui fait voter contre.

        Aveuglement qu’il pousse avec Tous les Républicains, associés aux Démocrates à voter à la chambre comme au Sénat les nouvelles sanctions anti-Russes, ( plus anti-Iran, anti Korée du Nord).

        Ceci en dépit des mises en garde de Juncker, Merkel et Macron entre autres, qui réfutent en choeur l’application extra-territoriale surtout concernant les coopérations sur les projets avancés de gazoducs provenant de Russie.

        Là, c’est les choses sérieuses.
        parce que entre nous l’Obamacarre je m’en fout énormément.

  5. « McCain n’est pas un héros, qui lui ne se fait pas prendre »
    tu l’as dit, bouffi !

    Je vous épargne qql § de franche rigolade que me procure les délires abrutis en gnl,
    et moquerie sur le reclus, taulard couard ou en rétention, ces capturés sans bouée (excepté le kamikazé ?!)
    Ni équipé d’un anti-dérision-proof (une rareté)
    je vends un parachute, amorti (mais) peut encore servir.

    McCain, ..me souviens du prétendant Républicain (2008) qui, respectueux (autre rareté) de son rival Obama, refréna l’élan de ses partisans aux propos nauséeux (banalité)
    Rien de politique; en effet.

    Politique.
    Perso basic clampin, ou cochon, veau, buse, brèle, chèvre et fromage, avec! bien évidemment un tempérament ou tendance: rouquin, chauve, vieux, jeune, homo…
    aussi je sais depuis fort-longtemps que ni la gauche ni la droite n’ont le monopole ni du cœur ni du pognon.
    / « vas’y divise ! ..ainsi le bétail bien parqué »

    Pour dire,
    j’agrée le commentaire d’Elie: « les Français [ou autres -voyons large, au système binaire (et) à l’esprit bipolaire] ne supportent plus ce genre d’idioties et de « chasses gardées » d’un clan »

    Trump, et républicains (nos socialo? LR?) sont podium !

    J’illustre,
    dans mon bled, -qui n’a rien d’exceptionnel, alors plein de bleds je suppose (et x Nations démocrates ..gnâgnâ) qui à chaque votation et changement d’édile (/6 ans)
    = vire, bazarde, poubellise, les 3-gros massifs de verdure décoratifs devant la gare.
    Je n’y ai jamais vu un arbre dépasser le mètre 80 !!
    (ou) de citer Pénélope, la meuf d’Ulysse, qui toutes les nuits détricote sa tapisserie,
    « faire et défaire c’est tjs travailler »
    Qu’importe ! Pas grave ! ..cé nous qu-on paie et produit !!

    Moralité (qué calor !) : le vaniteux gaspilleur flambeur a (tjs) besoin de sponsors. Votons pour lui !

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