Le 10 août, il y a 225 ans


La chute des Tuileries, la royauté tombe, enfin. Mais à quel prix ? Relater les horreurs d’un changement de régime sert souvent à défendre le statu-quo, fut-il tout aussi horrible. Mais même si les parallèles historiques sont toujours dangereux, il faut se rappeler d’où l’on vient. Cette Révolution française, qui a duré une décennie, s’est abîmé dans l’Empire, avant de déboucher, non sans quelques interruptions ni secousses sanglantes, dans la démocratie, est un moment qui ne se renouvellera évidemment pas das ces formes-ci. Mais elle marque un peuple assurément, en ce qu’elle montre que tout est politiquement possible.

Il y a quelques années, Max Gallo, décédé il y a quelques semaines, publiait un récit réussi mais très/trop « à hauteur d’hommes » de la Révolution française. On y percevait mal le sens historique du moment, mais l’on comprenait très bien les souffrances humaines que cette époque a imposé à celles et ceux qui l’ont vécue.

Voici quelques extraits sur cette journée du 10 août.

L’officier de la garde nationale qui protège le roi prend le citoyen par la main, le présente à Louis XVI :

« Sire, voilà un galant homme qui ne vous fera pas de mal. »

« Je n’en ai pas peur », répond Louis.

Le citoyen tend la main :

« Touchez là, vous aurez pris la main d’un brave homme, mais je n’entends pas que votre garce de femme aille avec vous à l’Assemblée, nous n’avons pas besoin de cette putain. » (…)

« Il est à peine passé dix heures et demie.

Les portes du château sont forcées.

Les insurgés se précipitent dans les Tuileries. Les gardes nationaux crient : « Vive la nation ! », rallient les sans-culottes et les fédérés. On interpelle les Suisses. Le patriote Westermann, ancien hussard alsacien, proche de Danton, leur lance en allemand :

« Rendez-vous à la nation. »

Quelques-uns hésitent, sautent par les fenêtres, d’autres répondent qu’ils ne veulent pas se déshonorer. Leurs officiers s’inquiètent. Les insurgés au bas de l’escalier s’impatientent, commencent à insulter ces « gilets rouges ». Des débardeurs armés de crocs en harponnent certains par leur fourniment, les tirent à eux.

Puis un coup de feu, et les salves de part et d’autre. Les Suisses qui s’élancent chassent les insurgés des cours, s’emparent des canons.

« J’ai vu les Suisses, dit un grenadier de la section du Théâtre- Français, François Marie Neveu, peintre, ami de David, tant qu’ils ont été maîtres de la Cour royale, faire jusqu’à six décharges à bout portant sur mes frères d’armes amoncelés derrière un tombereau, ils faisaient sauter la cervelle de mes concitoyens à bout portant. »

Il y a déjà une centaine de morts.

Les fédérés marseillais et brestois contre-attaquent, refoulent les Suisses, dont certains se regroupent près de l’Assemblée.

« Les portes sont forcées, crie un officier de la garde nationale. Il y a des citoyens qui sont près d’être égorgés. A quoi sert ce sang versé ? »

Louis écrit au colonel suisse :

« Le roi ordonne aux Suisses de poser à l’instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes. »

Tous ne peuvent être prévenus. Ils se battront jusqu’à épuisement de leurs munitions. Et ceux-là comme ceux qui cessent le feu sont égorgés. (…)

« Pillage des Tuileries, saccage. Vols, et on tue les voleurs à coups de sabre et de pique, dans les rues et places proches du château..

« Quelle atroce barbarie ! » s’indigne le libraire patriote Ruault. Il a vu passer au fil de l’épée soixante Suisses qui s’étaient rendus et qu’on avait conduits à l’Hôtel de Ville.

« Et depuis quand égorge-t-on de sang-froid, en Europe, des prisonniers de guerre ? » interroge-t-il.

« Je fus forcé de voir le massacre dans la petite cour intérieure de l’Hôtel de Ville aux pieds mêmes de l’effigie de Louis XVI.

« On les dépouillait nus, on les perçait puis on les tirait par les pieds, et on chargeait leurs corps morts dans des tombereaux… Mais, ô comble de l’horreur ! J’ai vu des cannibales qui chargeaient ces cadavres les mutiler dans leurs parties secrètes et leur don ner en ricanant des petits soufflets sur les joues et sur les fesses.»

 

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56 réflexions sur « Le 10 août, il y a 225 ans »

  1. Il y a 225 ans, l’humanité était moins civilisée qu’aujourd’hui Rien à voir.

    Si le roi de l’époque et sa femme avaient eu paris match comme support pour le montrer sur les plages nudistes, les sans culottes auraient compris qu’il s’intéressait à leur cause..

    1. Bien vu Stanislas, de même, que les citoyen(ne)s sont en mesure depuis longtemps de voter les lois via internet cf.Estonie, avec le bémol dont je vous ai parlé ; Microsoft et Bill Gates, évitant ainsi la diarrhée législative permanente, depuis 1958, de la 5ème r.M.B.f.jacobine.

      Ceci peut être levé car il existe des O.S.LIBRES

      & que l’Europe devrait avoir son propre internet !

      1. Vous avez quelque chose contre les serruriers ? Auriez vous préféré que je dise que Loulou avait perdu la Boussole ?

  2. Mon commentaire sur l’article précédent est toujours en attente de modération depuis 8 h du mat. Autrement dit non publié, censuré. Dans ces conditions les abrutis verbeux de ton espèce je les encule et je me désabonne pauvre con . J’ai pas de temps à perdre avec des gros cons petites bites.

  3. Horribles événements. La Révolution n’est pas une suite d’anecdotes mais un bloc. Durant les semaines qui précèdent le 10 août, l’opinion publique a été chauffé à blanc avec la révélation du fameux Manifeste de Brunswick: « La ville de Paris et tous ses habitants sans distinction sont tenus de se soumettre sur le champ et sans délai au roi, de mettre ce prince en pleine et entière liberté, et de lui assurer, ainsi qu’à toutes les personnes royales, l’inviolabilité et le respect auxquels le droit de la nature et des gens oblige les sujets envers les souverains…
    Leurs Majestés impériale et royale rendant personnellement responsables de tous les événements sur leurs têtes, pour être jugés militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l’Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité, et de la Garde nationale de Paris… déclarent … que si le château des Tuileries est forcé ou insulté, que s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs Majestés, le roi, la reine et la famille royale, elles en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale, et les révoltés coupables d’attentats aux supplices qu’ils auront mérités. »
    Du 10 août au 6 septembre, les « laissés-pour compte » viennent réclamer dans l’horreur leur part, pour eux la révolution n’avait pas commencée, estimant que les bourgeois et surtout l’aristocratie faisaient bombance sur leurs dos.

    1. Le manifeste de Brunswick était une sottise sans nom. Seulement, il émanait du petit milieu des émigré et a été rédigé et diffusé non seulement en dehors de toute intervention de Louis XVI, mais également malgré le net désaccord de son représentant, Mallet du Pan.

      1. Diffusé par Fersen avec l’accord de la reine. Mais ce manifeste n’est pas la seule source du mécontentement de la populace qui venait après une série de faits: le Roi refusait de signer des lois, la Législative refusait de prendre en compte les nombreuses pétitions des sections, la fuite de Varennes, le massacre du 17 juillet 1791…

        1. La populace (ou du moins sa frange la plus excitée et braillarde) était parfaitement bien manipulée par les jacobins, les ancêtres de nos communistes. Quant à votre « massacre » du Champ-de-Mars (provoqué par le lynchage de deux malheureux par la foule en surchauffe), il fit au maximum deux dizaines de morts.

          1. C’est Gracchus Babeuf qui serait surpris qu’on mette les jacobins sur le même plan que les communistes .

              1. Et donc, pas jacobin, mon bon ! Quand aux escrocs et faussaires, un certain Philippe le Bel en est un bon exemple !

                1. De l’art de noyer le poisson en mélangeant tout et n’importe quoi : je n’en attendais pas moins vous.

                  Par contre, je ne vois pas ce qui empêcherait d’assimiler les jacobins à des communistes : même haine de la liberté, même science pour supprimer tous leurs opposants de manière violente, même facilité à ruiner un pays, même goût pour la terreur, etc.

                    1. Vous n’êtes peut-être pas communiste, mais vous avez parfaitement assimilé leur langage, celui qui veut qu’un anticommuniste soit forcément « primaire », et qu’il puisse y avoir un autre communisme que celui de la tyrannie bolchévique (citez donc des exemples convaincants, au lieu de manier l’ironie lourde…).

                      Bref, même sans être encarté, vous semblez être un bon petit soldat.

    2. @ Robert Spire, c’est un assez proche de ce qui se passe avec UN€ »représentation »tronquée…,depuis 1958.

      « NOTAB£€$…,c.s.p.+… »de rien, dont les…
      « assises »électorale dépassent guère les…
      25 % D’1 CORPS électoral possiblement

      tronqué, de 47,5 millions de votant(e)s

      cf.I.N.E.D., où d’après les chiffres, IL

      devrait être de 52 à 54 millions.

  4. la révolution c’est beau et sombre à la fois …gardons l’esprit lucide et critique …il est difficile d’imaginer le manque d’information de l’époque…la manipulation aisée sur des personnes extrêmement vulnérables et pourtant mues par des revendications légitimes …difficile de ne pas imaginer que bien des barbaries auraient pu être évitées…que la haine s’est propagée comme une traînée de poudre …
    La révolution sonne comme une victoire mais finalement en arriver là est un échec cinglant …L’histoire se reproduit différemment espérons que les gens s’en souviennent …

    1. didiergoux,
      Dans votre post de 18:11, vous mélangez tout en amalgamant jacobins, communistes ( en général ) et bolchéviks.
      C’est faire bien peu de cas de nombre de militants de base du PCF plus ou moins leurrés par leurs dirigeants mais, sincères dans leurs espoirs et leur rêve d’égalité et de fraternité.
      En les amalgamant, vous caricaturez le meilleur comme le pire tous assimilés à des sanguinaires assoifés de terreur et tutti quanti.
      Malgré les erreurs et fautes irréfragables d’un passé encore récent, souffrez que ces militants de terrain ne soient plus aussi sectaires que jadis.
      Mes amis communistes sincères sont plus respectables que vous l’êtes en regard de l’histoire qui les a, en quelque sorte, faits…non sans douleurs…
      Prise à la lettre, votre allusion au  » petit soldat  » m’est insuportable. J’ai  » fait  » l’AFN contraint et forcé et, je peux me targuer d’avoir été et d’être resté pacifiste sans que l’on vienne me donner des  » leçons  » de bienséance morale par qui que ce soit venant d’un primaire comme d’un évolué !

      1. Que les militants de base aient été ou soient sincères n’a strictement aucune importance ni le moindre intérêt, dans la mesure où ils ne comptent pas : ils fournissent simplement, le moment venu, la piétaille dont leurs chefs ont besoin pour réaliser leurs visées destructrices et mortifères. Chose qu’Yves Montand résumait parfaitement bien, au début des années quatre-vingt : « Nous avons été cons et dangereux. » Donc, à tout prendre, je préférerai toujours un démocrate hypocrite à un communiste sincère : la liberté et la prospérité ont beaucoup moins à craindre de lui.

        Le pis est qu’on nous refait la même entourloupe aujourd’hui avec les musulmans, dont, nous assure-t-on, l’immense majorité serait pacifique et douce comme l’agnelet. Le problème , là encore, est que seule la minorité violente a une réelle importance. Et les capacités, le moment venu, d’entraîner la masse des autres à sa suite, au besoin par la contrainte et la violence.

      2. Lionel Péneau

        Il y a quelques décennies, le système politique se représentait par un segment de droite sur une bande de papier. Au milieu de ce segment, un trait qui représentait le centre, et aux bords du segment, les extrêmes.
        Les sensibilités de droite et de gauche se différenciaient quelque peu par l’intermédiaire de politiques économiques distinctes

        Les différents traités de l’UE ont rendu les états totalement dépendants de leurs directives et recommandations. Il a quand même fallu essayer d’entretenir les différences politiques grâce à les leurres émotionnels sociétaux, L’alternative est une vieille technique commerciale qui permet d’obtenir un positionnement de votre client.
        Peu importe qu’il faille des lunettes à gros verres pour voir les différences de politique économique…

        On a alors les « modérés » toujours démocrates, au milieu du segment et les extrèmes droite et gauche restent bien sûr sur les bords. Il a fallu tout de même les montrer du doigt de plus en plus pour cacher la course à la casse des institutions et des modèles sociaux..

        En 2017, une troupe de cerveaux brillants a eu l’idée géniale de plier la feuille en deux.
        Depuis mai/juin Il y a donc un centre et des extrêmes. Vous l’aurez compris, les extrêmes se superposant dorénavant, ils se ressemblent. CQFD

        L’astuce d’une simplicité biblique est donc de désigner l’extrémiste pour être un modéré estampillé.
        C’est très pratique :

        Exemple d’interpellation de modéré :  » Va donc hé mélenchoniste/communiste/extrémiste/FN !!

        Plus besoin d’explication ni d’argument, il a tout dit, il a raison sans avoir besoin d’expliquer, tout est dans le Figaro, l’Express, le Monde…

        Et le mélenchoniste/communiste/FN/extrémiste est obligé de ramer pour expliquer sans cesse que le mec de la classe moyenne à moins de 4000 balles par mois, sans biens mobiliers, va se faire braquer son porte monnaie, son droit du travail, ses éventuelles prestations sociales au profit insatiable de quelques uns..

        1. Stanislas,
          Il y a des quidams méprisants qui préfèrent défendre l’idée mortifère que  » la liberté  » des prospères s’érige aux dépens des pauvres considérés comme responsables de leur état et donc méritant leur sort… alors que les nantis seraient naturellement l’élite sociale, en quelque sorte, la continuation de l’ancien monde s’estimant issu de droit divin.
          De fait les  » modérés  » tels que vous les nommez sont des conservateurs attachés consciemment ou pas à leurs privilèges de classe.
          Cette idéologie, théorisée par les libéraux, voit son expression illustrée par la phrase de Jupiter :  » Dans une gare, on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien  »…

          http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/x5s5h43_et-si-emmanuel-macron-se-prenait-pour-le-roi-soleil_news

    2. Salut Sylvie, oui, c’est la raison pour laquelle nous sommes
      en république.

      Problèmes : c’est lorsque celle-ci n’est pas contrôlée par

      les citoyen(ne)s, €T que nous €N prenons pour 5 ANS…

      FERM€$ cf.5ème r.M.B.f.,avec des »médias »à LA CON.

      Enfin, certains ont fait quelques mais 1° ils sont peu
      nombreux 2° Audience faible dans CE/€ »p.a.f. »…!
      plutôt MERDIQU€, si vous me pardonnez l’expression

      CAR, c’est bribes d’infos,désinformation, voir INTOX
      qui PRIME/€.

  5. (vu dans un jeux/concours de blagues par des canadiens -no meuf, reçut sur Facebook)
    « comment s’appelle 10 prostituées qui se chamaillent ? »
    – une dispute (hahah)
    Voilà pour l’annive.

    Mais aussi, du 3 au 13 (août) les fêtes de Genève !
    Suisse maintenant; surtout depuis Waterloo.
    D’ailleurs au bord du lac, face Mt Blanc, -super spot, chouette quartier ! un p’tit Brunswick dort, paisible, pas comme papa et pépé, tombés sous les coups (pan!) de l’armée Napoléonienne.
    Le suisse, pas seul belliqueux, ..mais si la paie est bonne,
    vrai que le mythe ‘fédérateur’ est foireux, sinon original !
    « pas-bouger fiston.. tu ferais tomber la pomme ! ».
    Ensuite tout pareil: celte, gaulois, Jules, les baffes de voisinage, celle du religieux, ..puis neutre !
    Bonnarde reconversion (et) retournement de réputation,
    cadeau de résilience: la Croix Rouge.

    Le Liban de l’Occident ! sans Beyrouth ? si, Genève !
    mais il y a longtemps, ..Savoie, Bernois, Bourguignons.

    Une vrai réserve ! et bien gardée (50 sommets de 4 000m) l’arrière boutique à porté de main, retenue (ou discrétion) oui une empreinte, l’estampille archéo socio économico politique, témoin des temps d’Avant, Et présent (côté brillant; trébuchant)
    Zen, pas emmerdé, ..y s’fait pas chier le suisse !
    Pourtant Genève c’est 49 % d’étrangers, sans compter les illégaux ni les employés internationaux (!)
    192 nationalités: le plus grand pot-pourri du Monde !

    c’était le sujet ?! avec sa dose prévisible, le programme:

    https://www.fetesdegeneve.ch/2017/fr/programme

  6. Il y a 227 ans et chacun en parle comme si il y était.
    Comment se mettre dans l ( idée ce que vivait le peuple à cette époque. Il était bien malheureux pour se mettre dans cette rage.
    Le peuple voulait du pain simplement. Le pain était l ‘ aliment de base. Pendant ce temps, la cour menait joyeuse vie et bombance.
    La misère et la faim entraine la colère certains l ‘ on bien compris, c ‘est à cela que servent les aides sociales.
    L’ estomac rempli, la télé, le téléphone dernier cri si possible et le calme règne.

    1. lancien

       » L’ estomac rempli, la télé, le téléphone dernier cri si possible et le calme règne……..

      Tu as oublié le maillot de Neymar à 140 balles (1 balle = 1 euro)

      1. D’ailleurs @ Stan…on reconnaît à l’école les enfants d’assistés ….ils porteront tous le maillot de Neymar…hihi…
        Pauvre lancien il devrait soigner ses obsessions !!

        1. SYLVIE

          Je déconne un peu avec parce que parfois je me demande s’il n’est pas dans la provoc pour emmerder JUAN

          Sinon il n’y a rien à faire, il lit bien ce qui lui fait plaisir et le comprend comme il veut…

          Ce n’est pas le seul, loin de là, à focaliser et à s’exciter sur la redistribution sociale, ou colonne de la dépense publique qui repart quasi intégralement en consommation et en impôt…
          alors que la colonne recette est asséchée outrageusement pour ne servir qu’à quelques uns, depuis des décennies. sans que ça gêne grand monde.. (les chiffres font état de 60 à 80 milliards par an, manquant au budget)..

          J’avoue ne pas comprendre…

    2. Le peuple français n’était plus dans la misère, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (enfin, si compare avec le siècle d’avant…). Quant à la faim dont vous parlez, elle existe surtout dans la propagande républicaine du XIXe siècle. Du reste, les révolutions ne se produisent jamais dans les situations de grande misère, mais au contraire dans les période où la situation s’améliore sensiblement.

      De toute façon, la révolution française (comme toutes les autres d’ailleurs) n’a nullement été faite par le peuple, conservateur presque par essence, mais par ses « élites ».

  7. à Stanislas, à Lancien,

    C’est seulement pour prendre un exemple, j’ai lu
    « … prévoyant «un nouvel épisode +dégagiste+ dans la conscience populaire …».
    http://www.liberation.fr/france/2017/08/06/la-hollandisation-de-macron-est-commencee-estime-melenchon-lfi_1588445

    M. Mélenchon n’est pas le seul à utiliser cette formule, mais que signifie «la conscience populaire » ? Il prédirait ceci pour les comportements de députés à l’Assemblée, une « … individualisation des comportements de ce groupe est inéluctable …». On pourrait prévoir ou déjà constater la même chose pour -les- consciences populaires, celles d’individus.
    C’est comme lorsque je lis grand public récepteur  dont l’attention serait théoriquement captée par des individus grands émetteurs, ça me surprend. Des journalistes ou des écrivains, penseurs, intellectuels, pensent aussi que c’est leur rôle de produire des changements dans la société prise en bloc, tels des Jean-Paul Sartre.
    Et parfois les mêmes de s’étonner des baisses de vente des journaux politiques, des progrès de l’abstention, en dénonçant le culte de l’ego à notre époque :-))

    1. LAURE CP

      Pas trop en phase avec la déclaration de Mélenchon, un sondage qui chute n’est pas non plus une prise de conscience, populaire ou non.

      Sur le seul aspect de la casse du droit du travail, je me demande même si une masse suffisante de gens, sur les 19 millions de salariés du privé, ont pris conscience que leur avenir professionnel allait être bousculé pour une bonne partie d’entre eux.

      Le morpion a bénéficié d’un concours de circonstance organisé, les gens sentent peut être qu’il se passe quelque chose, mais pour autant, je ne suis pas sûr que ça jouera dans le sens du groupe des insoumis, même structuré en France.

      Le programme « insoumis » nécessiterait d’être porté par une majorité solide. Elle n’existe pas, nous sommes à une époque où l’individualisme prime sur tout le reste. La division, le repli corporatiste, l’intérêt individuel et la compromission sont nécessaires à la survie du système.

      S’il y avait conscience populaire, les gens auraient déjà compris que la France est une puissance qui peut parfaitement se reprendre en main et faire pression sur l’UE…

      1. « S’il y avait conscience populaire, les gens auraient déjà compris que la France est une puissance qui peut parfaitement se reprendre en main et faire pression sur l’UE… »

        On croirait entendre Marine Le Pen. Normalement, entre Lancien et vous, ça devrait finir par un mariage… Embrassons-nous, Folleville…

        1. didiergoux

          Vous venez de me confirmer que vous n’aviez aucune conscience, mais ça je le savais déjà ; ensuite que vous êtes de ceux qui décidez qui est extrémiste ou pas, ce qui fait de vous, de facto un modéré implicite..

          Je vous croyais néanmoins un peu plus rigoureux sur le raisonnement. Ce qu’on peut se tromper tout de même..

          1. Voilà, vous avez tout compris : contrairement à vous, je n’ai aucune conscience. (Conscience de quoi ? À chacun d’en décider, je suppose…)

            1. didiergoux

               » Conscience de quoi ? À chacun d’en décider, je suppose…)  »

              Ne vous fatiguez pas les méninges,je vous ai « positionné » avec la même facilité que vous et vous venez d’en prendre conscience..

              Facile non ?

              1. Stanislas, soit vous êtes un con, soit vous vous le faites exprès, car votre « post » ne veut rien dire.

                D’autre part, le verbe « positionner » n’existe pas, même entre guillemets.

      2. à Stanislas,

        « (…) nous sommes à une époque où l’individualisme prime sur tout le reste (…) ».

        Didier Goux est un brin taquin, et à mon avis, c’est stimulant. Il vous cite du Labiche comme il parle parfois de descendre aux catacombes d’un cœur léger plutôt que de recourir à la violence, sur son blog (si j’ai compris). Mon commentaire n’est pas hors sujet, ainsi, respect à Juan S.
        L’individualiste n’est pas obligatoirement un égoïste à la puissance n, n’ayant aucun conscience de son environnement, ou un être ramenant tout à lui, obsédé par lui-même et par son image, par la reconnaissance des autres, etc., comme je l’ai écrit auparavant dans un de mes commentaires ici.
        Mieux dit que je ne saurai le faire, encore une fois :
        « (…) L’individualisme est aussi la tendance à affirmer son indépendance, son autonomie par rapport aux autres et aux groupes. Exemple : un esprit d’individualisme.
        Synonyme : indépendance.
        Utilisé de manière péjorative comme synonyme d’égoïsme, le terme individualisme pointe la tendance à s’affranchir de tout devoir de solidarité, à ne vivre que pour soi, à être égoïste. (…) »
        http://www.toupie.org/Dictionnaire/Individualisme.htm

  8. De-fait: ça ne me regarde pas; ni doué dans et par le jugement sans oublier une compréhension généralement handicapée, ici particulièrement.
    Oui-mais j’use, moi aussi, ce blog. Ni excuse.
    J’hésite entre trier-éliminer et garder-comprendre, ..ça fait bcp ! surtout pour un branleur (hélas curieux tolérant)
    Didier est rien, pas assez, trop ? dur ou mou ?

    Même pas pressé ! ..sinon de filer au Bollywood, le resto Paki du quartier (« j’arrive chérie ! »)
    Plus tard, j’aurais qql vacherie à formuler sur le-doctrinaire, et un exemple contraire d’une expérience communiste, ..qui se fera bouffer par un gros cochon (no surprise; chronique)

    et Vive les mariés !
    niña Gulaï (turque) et biquet Miguel (portugais)
    était-ce ‘inattendu’ ?

  9. Stanis et la 75. Inutile d’ essayer de vous monter vexant de votre part, rien ne peut me toucher .
    LA 75 défend avec beaucoup de vigueur les aides sociales pour ne pas en profiter.
    Stanis. éloigné de tes compteurs et du cice, tu tentes vainement de t ‘accrocher aux divers commentaires en voulant te monter caustique, c ‘est petit et triste, un sans envergure . Tu t ‘arroges même le droit d’ appeler  » morpion » le président d ‘ un pays qui a adopté tes parents et ou tu ne profites même pas de ton droit de vote.
    Commenter ce qui c ‘est passé il y a 225 ans alors que vous ne savez pas ce qui se passe actuellement dans mon pays
    Vous aimez parler de collabos pendant la guerre, vous êtes les collabos de ce siècle. Faire semblant d ‘ignorer que le pays est envahi, car il est en cours d ‘ invasion, un envahisseur étant une personne entrant dans un pays sans aucun droit, donner un titre de migrant alors que seul le titre de clandestin est valable, et pire, le nier.
    Vous accusez le gouvernement d ‘être responsable des attentats, des morts et blessés, vous partagez cette responsabilité.
    Demain vos enfants vous jugeront et ce sera sévère . Vous leurs direz  » je ne savais pas », ce ne sera qu’ un mensonge de plus dans votre vie .

    1. LANCIEN

       » le président d ‘ un pays qui a adopté tes parents et ou tu ne profites même pas de ton droit de vote….

      C’était dans les années 1920, donc le morpion n’était pas né, et mes GRANDS parents ont travaillé laborieusement (agriculture, mines et métallurgie) pour le pays qui les a accueilli…Ils ne doivent rien à personne. Les descendants de ma génération, dont je suis, ont fait l’armée, sont et ou ont été élus dans ce pays, et ont eux aussi travaillé sans compter.

      A ce niveau d’ailleurs, je précise que je m’insurge avec vigueur contre les privatisations et les ventes des biens publics, par respect pour les anciens qui les ont payé par l’impôt..

      S’il étaient arrivés aujourd’hui, ils seraient accepté de la même manière puisque ressortissants de l’UE. Mais peut être qu’un mec comme toi s’empresserait de les remettre dans un bus avec une bombe dedans…

      Si tu lisais, ce qui ne semble pas être le cas, tu saurais que j’ai voté Mélenchon et rien d’autre puisque tout le reste m’aurais amené à scier une branche sur laquelle je suis assis. J’ai donc voté, fait un choix marqué.

      Enfin je ne m’accroche pas aux commentaires, mais je fais part de ce que je sais, ce que j’ai appris et chiffré sur mes centres d’intérêt. et quand je ne sais pas, je ferme ma gueule et je lis les autres…
      Que les 40 milliards du CICE jeté par les fenêtres à quelques intérêts privés, ne te préoccupe pas plus que ça, est quelques peu bizarre puisque tu es à 400 balles près pour des prestations sociales que tu trouves indues.

      Je le répète, l’hôte est Monsieur JUAN, je squatte, certes mais aux dernières nouvelles, c’est avec son accord.
      Il sait ce qu’il faut faire pour m’arrêter. ce qu’il a fait pour toi à plusieurs reprises, sans aucun résultat.

      1. LANCIEN fin.

        J’ai oublié que mes grands parents étaient catholiques fervents et anti communistes primaires ce qui s’expliquait par le fait que l’essentiel des familles était resté au pays ; ce qui ne les empêchaient pas de mettre en valeur les idées de partage et de fraternité..

        Ce que je ne supporte pas moi, leur descendant, c’est qu’une bande de petites frappes qu’on appelle, « président » ou « gouvernement », revende la France en morceaux, portent des dossiers publics qu’ils font monnayer très cher ensuite à des groupes privés qui leur renvoient l’ascenseur…

        Je le répète, le respect, comme le mépris est toujours réciproque, mutuel sous peine d’en rester à des échanges injustes…

        Macron est dans le mépris « les qui ne sont rien » dont je suis, ne lui doit aucun respect, mais chacun fait ce qu’il veut..
        Et quand je lis ici et là les surnoms, je suis un des plus poli avec mon  » morpion » signifie en argot  » petit garçon, enfant, môme, mioche.  »
        Ce qu’il est..

    2. Mon pauvre l ancien…
      chez moi on dit … ».la sécu et les aides sociales sont un privilège …quand on n’en a pas besoin »….je n’ai jamais oublié ces mots qui reflètent le respect envers tceux qui ont besoin d’être aidés …et qui ont droit à ces aides ….et j’aime cette France de la solidarité …

  10. Les révolutionnaires pensaient que l’égalité des libertés amènerait la fraternité. Le 10 août 1792 marque la fin de ce rêve. La lutte des classes va s’installer pour un bon moment.

  11. Stanis, des anti communiste qui vote mélenchon!!!
    Pour JUan, il lui suffit de me censurer, toi tu lasses par tes laïus.
    Je n ‘ insulte personne, je donne mes opinions et tant pis si cela ne vous plait pas..
    Je ne joue pas les bonnes âmes, les faux cul béni oui oui.
    Trop de solidarité payée par les ouvriers, trop d ‘aides données à des envahisseurs. qui n ‘ ont aucune envie de travailler, trop de quartiers infréquentables et j ‘en passe.
    Si trouver cela abusif, me classe comme raciste, si ça peut vous faire plaisir
    Beaucoup aiment cette France de la solidarité, surtout ceux qui en profitent ou n ‘ y participent pas .

    1. LANCIEN

      1 ° Monsieur JUAN accepte qui il veut, sans même parler de censure, il est chez lui. C’est valable pour moi…J’ai choisi ce blog depuis de longues années, sur M2 d’abord et les coulisses ensuite..

      2° Mes laïus sont longs, certes, mais on ne peut pas remettre en cause une propagande psychotique du libéralisme financier sans un minimum de chiffres ou d’explications Et personne n’est obligé de les lire.
      J’abuse peut être de son espace, j’en ai conscience et je l’en remercie. Si je savais faire tourner un blog personnel, je le ferais car je suis un handicapé de l’informatique, et j’ai plein de choses à dire..

      3° Il est étonnant qu’un trerme argotique vous astiques les yeux alors que la grossièreté de la propagande en vigueur ne vous fait ni chaud ni froid. C’est vrai qu’il faut savoir la reconnaitre.

      A chacun de se positionner comme il veut par rapport à l’information et la recherche de la réalité, Je passe des heures et des heures à lire les chiffres de l’INSEE, de la DARES, de la DREES, les rapports des douanes etc….et je ressens comme une injure personnelle à l’intelligence, les pratiques et la propagande insensée d’un ramassis de petites frappes au plus haut niveau. C’est tout.

      On peut être grossier avec de jolies phrases, l’emploi du subjonctif et en mentant effrontément.

    2.  » Stanis, des anti communiste qui vote mélenchon!!!

      Je n’ai pas une grande culture politique mais je ne vois dans le programme de Mélenchon quoi que ce soit qui se rapporte de près ou de loin à du communisme.
      La base de son programme prend appui sur l’existant libéral financier en recomposant avec certains points salutaires de redistribution ou de rééquilibrage des recettes et des dépenses..
      .
      L’amalgame est d’autant plus farce à mes yeux que les communistes chinois ont une quinzaine de milliardaires au comité central, qu’un ex communiste a été président de la commission européenne sans que ça gêne…que deux ex français ont soutenu Marcon….et j’en passe pour ne pas être trop long.

      Les financiers de haut vol reconnaissent eux mêmes que nous sommes entré dans un monde inconnu avec des taux d’intérêts à zéro et l’injonction massive de fausse monnaie des banques centrales, fausse monnaie qui part à 95 % dans les circuits financiers de la spéculation.

      Au moment où les libéraux financiers reconnaissent qu’il n’y a aucune référence historique, tout le monde se met à toute force de se raccrocher des amalgames avec des positionnements politiques historiques.
      Avec le programme de Mélenchon, je suis simplement en phase avec la synthèse économique que je me fais du monde dans lequel je vis. Je te laisse à la stratégie politique.

  12. « Parler de liberté d’expression n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre »
    George Orwell

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