Pourquoi Ruffin veut convaincre certains député(e)s En Marche

Et voilà.

 

Il y a aussi bien d’autres choses – le plan social à l’Assemblée, le cordon Elysée/Assemblée, la non-démocratie, le parrain Bigard, et, surtout … les vaccins (9ème minute) !

 

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Ciel d’un jour #71

Jupiter, il te reste 28 jours

Camarade président, il te reste 28 jours pour rattraper l’émission de #CashInvestigation de France 2 diffusée le 26 septembre sur la souffrance et la pénibilité au travail dans deux fleurons du pays.

Il est rare de relater la vie au travail. RARE DANS LES MEDIAS. Quelques journaux s’y collent, comme Les Jours (souvent), Mediapart (un peu).

Cette émission fut un choc.

La démonstration d’un grand retour en arrière.

Mon seul regret, Muriel Penicaud fut épargnée dans sa langue de bois en fin d’émission.

« Les chiffres sont alarmants : un quart des salariés va travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirme avoir fait un burn-out et 43 % ressentent des douleurs à cause de leur métier. Derrière le succès de certaines grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management ravageuses. Lidl, enseigne majeure de la grande distribution, est sortie du hard-discount en bouleversant le fonctionnement des magasins comme des entrepôts. A quel prix ? Enquête chez Free, auprès des salariés employés dans les centres d’appels, les «ouvriers du XXIe siècle», selon Xavier Niel, son dirigeant. »

cash

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Macron en Europe contre Jupiter en France

Macron parle à la Sorbonne de l’Europe, cela fait chic, jeune et moderne.

En France, Jupiter fait passer une loi « révolutionnaire » sur le code du Travail sans débat parlementaire sur la dite loi. A la Sorbonne, Macron promet de « rendre au peuple » l’Europe, il veut un « contrôle démocratique. » Il propose même de « refonder le projet européen par et avec le peuple ».

Ne riez pas.

Quand Macron parle de la crise migratoire, il dit des choses justes. Quand Jupiter traite de la crise migratoire, on a envie de le licencier et de le virer.

« La crise migratoire est un défi durable. Nous manquons d’efficacité comme d’humanité. »

Macron veut « une taxe sur les transactions financières » en Europe. En France, Jupiter supprime la taxe sur les transactions financières de Hollande, la taxe sur les salaires pour attirer les banques.

 

Emmanuel Macron a fait à la Sorbonne un show pour la galerie médiatique. Gloire à celles et ceux qui l’ont cru. Que les autres reprennent rapidement une activité normale.

Ce Brexit qui se décale

La semaine dernière à Florence, la première ministre britannique a révélé quelque chose: le Brexit sera repoussé de 2 ans. Initialement prévu en 2019, nous voici partis pour 2021 … si les partenaires européens du Royaume Uni l’acceptent.

Je suis Européen, et par ailleurs hostile au Brexit. J’aimais savoir nos voisins britanniques avec nous. Le Brexit a été proposé par les plus conservateurs, sur fond de relents racistes et xénophobes avec un Parti Travailliste malheureusement inaudible qui avait du mal à défendre une Europe austéritaire (et on le comprend). Mieux, les leaders du camp du Brexit se sont ensuite défaussés comme  s’ils étaient effrayés des conséquences de leur victoire.

Theresa May, on l’oublie trop souvent, était contre le Brexit mais elle a accepté de succéder à cet abruti de David Cameron qui avait proposé ce référendum « Pour ou Contre l’UE » pour de basses convenances personnelles. Par pragmatisme et arrivisme, elle a décidé de reprendre ce flambeau là. Elle réalise comme d’autres la catastrophe annoncée. Elle cherche à gagner du temps.

Je suis Européen mais l’Union européenne nous fatigue. Une brillante consœur a expliqué il y a quelque temps comment le pillage européen que l’Allemagne dirigée par Mme Merkel depuis 16 ans et pour encore quelques temps nous asphyxie; et combien la « dé-démocratisation » de l’Europe qui décourage les citoyens est à l’œuvre. Angela Merkel réélue et nous voici repartie pour une mauvaise séquence. Merkel a ce talent, très bien décrit par le magazine Society il y a peu, de chiper les quelques thèses de ses adversaires (sortir du nucléaire, accueillir un million de migrants, etc) pour mieux assurer sa propre survie politique.

Le 20 septembre, mauvais anniversaire, les 25 ans du traité de Maastricht. Ils n’étaient pas nombreux pour souffler les bougies. Même Jupiter, si prompt à déclamer des discours grandiloquents comme s’il se croyait au théâtre, n’a rien dit, rien fait, rien mentionné.

Alors, me direz-vous, si cette UE est si ratée, si mauvaise, pourquoi donc désapprouver le Breixit ? Pour deux raisons. Le Breixit est d’abord un projet anti-européen par définition. Sa finalité est la sortie de l’Europe. Notre finalité est différente, elle vise plus de justice. L’Europe pourrait être un moyen. Deuxièmement,  la sortie de l’UE est une option, une possibilité, un risque à prendre si un rapport de force politique échoue à faire réorienter la politique européenne. Pendant la campagne présidentielle, cette dernière proposition, explicitée dans le programme l’Avenir en Commun, a été caricaturée à souhaits.

 

« Transformation », vous avez dit transformation ?

Dans la novlangue macroniste, il y a un terme, nouveau, qui m’a frappé.

« Transformation« , c’est ainsi que Jupiter et son premier Philippe ont choisi de désigner leur « contre-révolution« .

 

En 2012, Sanofi, dirigé par le mentor de Macron, a lancé son plan « Transforming« , quelques centaines de suppressions de postes à la clés. Le terme Transformation est en fait en vogue dans les grandes entreprises.

Cap Gemini en a fait un métier.

Un mot vient de faire une apparition soudaine dans le vocabulaire des entreprises, qui l’inscrivent dans leur agenda comme une urgente priorité : la « transformation « . Par un mécanisme de diffusion implicite, il s’impose à tous comme une alternative au « changement », soulignant ainsi l’impérieuse nécessité de passer à une tout autre profondeur de remise en question des fonctionnements traditionnels. La machine parfois s’emballe, amenant à nommer dans l’urgence un « directeur de la transformation » sans préciser davantage ce qu’il s’agit de transformer. D’autres préfèrent sommer le DRH de s’emparer de l’affaire et de la mener à bon port.
(Source: Les Echos, septembre 2016)