« Il avait 8 femmes »

Dans l’épisode 3 de la série The State, une femme vendue avec sa fille de 12 ans à un djihadiste européen célibataire explique son sort précédent. Elle vivait dans un harem.

Le dijahiste qui l’écoute l’a sauvé au marché d’un sort plus terrible encore. Sa fillette était négociée, il a choisi d’acheter les deux.

Cette série est une descente aux enfers, un reportage parmi les barbares ou l’on se surprend à compatir avec les moins affreux.

Parmi ces djihadistes, il y a aussi des femmes qui se réjouissent d’abord de retrouver d’autres femmes engagées dans cette guerre « sainte ». Puis l’une d’entre elles surprend son fils jouer au foot avec la tête d’un prisonnier décapité.

The State est une série éprouvante.

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Chanson du dimanche: les gens aident les gens.

Ceci est la Catalogne

Mon pseudo a des origines.

Catalanes.

Dans la démarche vers l’indépendance, les Catalans sont restés pacifiques. Ils ont tendu la main. Ils n’ont reçu que des coups jusqu’à la repression policière ces dernières semaines et la déclaration hallucinante du premier ministre Rajoy vendredi 27 octobre 2017.

L’Espagne a connu une guerre civile, puis une dictature, puis le terrorisme indépendantiste basque. La situation actuelle est donc devenue gravissime.

Les autres pays européens, dont la France au premier chef, ont une réaction déraisonnable et indigne. Au lieu de proposer leur médiation, ils ont affiché leur soutien inconditionnel à Rajoy.

L’Histoire jugera.

 

Quand il faut comprendre la députée Obono

L’excellent magazine numérique, et pas cher, Les Jours, a entamé une nouvelle série d’articles sur la députée Danièle Obono.

Danièle Obono n’a pas de chance: elle est noire, elle est jeune, elle est insoumise. Trois paramètres suffisants pour que des hordes s’attardent, s’acharnent sur elle. Dans un tout autre registre, une France rance s’était choisi Christiane Taubira comme point de focalisation.

« Femme noire de 37 ans, issue des mouvements d’extrême gauche, Danièle Obono ne ressemble pas aux députés que la France a l’habitude de voir ».

Danièle Obono est devenue l’obsession de tout ce que compte la France médiatique et furibarde de racistes, d’anxieux et autres stressés. Certains ont ressorti sa signature il y a 5 ans d’un appel du sinistre PIR. J’attends un témoignage de quand elle avait 10 ans.

Pour une certaine droite et l’extrême droite, Danièle Obono est jugée complice de Daech, d’Al Qaida et de tout ce que compte l’islamisme terroriste. L’accusation est immonde, mais elle est réelle.

Elle est diffamatoire.

C’est n’importe quoi.

Pour celles et ceux qui ne comprennent pas, qui aimeraient comprendre, ce reportage – deux articles déjà – sont déjà suffisants.

 

18 heures, Assemblée nationale, salle de réunion de La France insoumise

Danièle Obono s’extirpe du débat pour une réunion de travail avec des militants associatifs sur les techniques d’immobilisation utilisées par les forces de l’ordre. Son idée est d’élaborer une proposition de loi de La France insoumise interdisant certaines de ces techniques. Le collectif Vies volées se bat contre les violences policières. Certains de ses membres ont perdu un proche, comme Ramata Dieng, présente à la réunion, dont le frère Lamine a été tué il y a dix ans au cours d’une interpellation. « On n’a pas d’illusions, on dit qu’on se bat “pour la vérité” et “la justice”, mais on se heurte à la raison d’État qui fait que la justice ne condamne pas la police », dit l’une. « Il y a une dimension raciste : la plupart des victimes sont des Noirs et des Arabes », dit un autre. Qui poursuit : « Votre présence à l’Assemblée est une brèche ouverte, vous concentrez la haine des autres, vous êtes un relais pour nous. Cette brèche, c’est ce qu’il nous fallait, et on va l’exploiter. On va faire pression auprès de tous les députés. Les élus, ils ont toujours peur de perdre leur circo. » (lire la suite)

 

 

Quand Jupiter rencontre un dictateur

Puisque Sarkozy expliquait que « sa » République serait irréprochable contre les dictatures, il fallu bien rappeler cette hypocrisie indécente quand il recevait en grandes pompes Assad, Khadafi ou Poutine.

Quand Hollande expliquait qu’il n’allait pas déclarer la guerre à toutes les dictatures du monde, il fallait bien défendre quand il recevait des dictateurs à l’Elysée.

Quand Macron et ses supporteurs ont accusé le Vénézuela des pires maux (ça ne mange pas de pain car avant que la France ait géopolitiquement besoin du Venezuela, il va se passer du temps, hein ?), il faut donc lui rappeler ses grandiloquentes déclarations à chaque fois qu’il reçoit en grandes pompes un dictateur. Après Poutine à Versailles, voici le président d’Egypte, un gars qui a fait torturé et condamné 550 homosexuels depuis son coup d’Etat en 2014.

Le gars dînait hier à l’Elysée. On nous a promis que Macron lui parlerait « droits des humains ».

On est rassuré.

#uberlol.

 

Nous osons à peine ce conseil à Jupiter et ses soutiens: calmez-vous. Ressaisissez-vous. Réfléchissez un peu. EZvitez de donner des leçons que votre mentor ne saura tenir.

Les députés de la République en marche vont-ils enfin s’affranchir ?

Ils ont été élus sur la base d’un malentendu historique. Mais vont-ils enfin s’affranchir d’un programme dont ils ne connaissent pas tous les détails puisqu’ils n’ont pas été dévoilés avant l’élection ?

Une poignée de députés LREM viennent justement de franchir le pas, tout est possible. François Ruffin à l’Assemblée les appelle si régulièrement à se manifester.

« Nous, députés de La République en marche, demandons une interdiction de la commercialisation du glyphosate et de son utilisation le plus rapidement possible. Nous estimons que ce produit nocif, aujourd’hui largement utilisé, doit être abandonné. La France votera contre le renouvellement de son utilisation pour dix ans et nous nous félicitons de la position responsable de notre pays. » (Lire la suite)

Ces 54 députés (sur plus de 300) se réveillent puisque l’interdiction du glyphosate ne semblent pas acquise. Les intentions de Jupiter ne sont pas connues. Elles sont mêmes troublantes. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, recommande un maintien du produit pendant encore sept ans.

Il y a urgence, la Commission européenne s’apprête à réautoriser l’utilisation de cet herbicide.

Début octobre, le Monde a révélé que la multinationale Monsanto avait rémunéré des chercheurs pour produire des résultats favorables à ce produit cancérigène.