Rewind 2017 ? Vraiment ?

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Oublier 2017 ? Pas forcément.

Chacun(e) fait son bilan. Chacun(e) y va de ses souvenirs d’une année comme une autre. La France insoumise, avec tous ses défauts de jeunesse, ses erreurs de parcours, reste mon seul bon souvenir politique de cette année.

Il ne s’agit pas d’être « fan » de Mélenchon, ni même vrauchiste. Il s’agissait cette année de comprendre où pouvait (et peut encore) s’incarner la défense du plus grand nombre. Le jeu médiatique a fait du mal, certes, mais il ne faut pas dévier de la trajectoire.

Quand Mélenchon n’a pas appelé à voter Macron contre Le Pen, le jeu médiatique a été fort. Le Pen était déjà défaite. J’ai attendu la veille pour poster un bulletin contre l’Immonde. C’est un réflexe. J’ai du mal à ne pas voter. Le soir même, Jupiter a ignoré ce vote comme quelques millions d’autres. 2017 reste un tournant. Je m’abstiendrai la prochaine fois. Je me suis abstenu aux législatives. Ce fut un déclic. Quand le système te propose de voter bleu ou bleu, pourquoi se déplacer ?

Ce crépuscule de la démocratie française s’est vu, massif, tout au long de cette année. L’abstention fut massive, l’indifférence fut massive. Il y eut même quelques esprits faibles pour penser que notre désintérêt valait adhésion à Macron… La tâche est ardue pour les insoumis, qu’ils soient de la France insoumise ou d’ailleurs. 2017 a fait comprendre à quelques-un(e)s que la France d’en haut, un groupe numériquement fragile, impose sa loi au-delà des clivages politiques.

Chanson du dimanche: bonne année !

Quand Macron prend la pose chez nous.

Le simple tweet de voeux de Jupiter la veille de Noël est à l’image d’une présidence à nouveau ultra-personnalisée, et autocentrée sur un monarque qui fait autant attention à soigner sa légende que son action.

 

Macron

Tout dans ce cliché est artificiel, sauf l’arrogance et le bonheur du couple. Ce cliché est presque pris de loin, comme si nous surprenions un moment intime de bonheur du couple avec son chien. Tout est faux. Les deux font semblant de ne pas poser, mais cette spontanéité est évidemment fausse; on devine les vêtements de deux huissiers à gauche et à droite alors que le cliché voudrait nous faire croire que le couple est seul. Le photographe s’est placé au centre le cour, au milieu des nécessaire militaires et autres forces de sécurité.

Bref.

 

Sommes-nous si immature pour laisser ces « idoles » s’autoriser des poses sur le perron de l’Elysée, c’est-à-dire chez nous ?

 

 

Joyeux Noël, vraiment ?

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Chanson du réveillon, « ces gens-là »