« Mondialisation de l’indifférence »

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Le pape François a parlé de la « mondialisation de l’indifférence », dans une homélie en 2013, à propos des réfugiés. Le voici qui rencontre Macron. Justement, il aurait été temps de répéter son appel à davantage de tolérance à notre jeune monarque qui vient se montrer devant les photographes et journalistes au Vatican. Cela aurait pu être la seule utilité de ce périple. Il n’en fut rien, juste un petit rappel papal à la considération envers les pauvres.

A force de planer haut dans le ciel, le pape ne sert plus à grand chose.

Le Vatican semble inspirer Emmanuel Macron, voire lui porter chance. Nous sommes en 2015. Le chef de l’État n’est encore que le jeune prodige du gouvernement mais caresse secrètement l’idée de briguer la présidentielle. Pour les fêtes de fin d’année, le sémillant ministre de l’Économie s’offre une parenthèse spirituelle à Rome avec son épouse, Brigitte. Le 24 au soir, trois jours après son anniversaire, Emmanuel Macron assiste, à titre privé, à la messe de la Nativité dans la basilique Saint-Pierre. Source: La Vie

En face, Macron fatigue.

1. Il est fatiguant de le voir nier ce qui paraît une évidence. Il a besoin de ces visites symboliques pour fracturer la droite conservatrice jusqu’au bout. On a compris la démarche. Il l’a dément, sans rire: « Je ne crois pas en l’existence d’un électorat catholique ou musulman. Il n’y a pas de religion politique ».

 

2. Il nous impose ces génuflexions devant une autorité religieuse. C’est pénible. Ce n’est pas la République. Le lien avec l’Eglise a été coupée en 1905. Cette tradition de chanoine est absurde, grotesque.  Et quid des autres religions alors ? Un aimable twittos l’a rappelé: ni Pompidou, ni Mitterrand ni Hollande ne sont allés claquer la bise du pape pour récupérer ce quolifichet catholique.

3. Le silence de certains camarades laïcards si prompts à hurler quand l’Islam nous emmerde est surprenant. Ben alors mesdames, messieurs ? Y a plus personne quand le jeune Jupiter va se faire la croix en public au nom de la République ?

 

 

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Chanson du dimanche: la Thune

Ces « Marcheurs » déçus contre la verticalité autocratique de Jupiter.

Petite interview, à leur demande, de deux macronistes déçus par François Ruffin.

Réjouissante.

Puis Ruffin est revenu dessus, en commission des lois. L’inquiétude se fait jour sur l’autocratisme de Macron dans un régime déjà monarchique par ailleurs. Les vrais libéraux devraient s’en inquiéter. Bizarrement, il y a un gros silence dans les rangs. Comme quoi, l’autocratisme est souvent toléré quand il sert une politique de classe.

Gloire, déchéances et débat d’idées sur le racisme Outre-Atlantique

Pour quiconque s’intéresse avec bienveillance à ce qui se passe chez nous cousins d’Amérique, les remous qui agitent la communauté afro-américaine sont stupéfiants.

L’une des icônes du rap « bling bling » – Kayne West – sombre semaines après semaines. Son soutien à Donald Trump était déjà cocasse, surtout après les déclarations complaisantes du clown de la Maison Blanche à l’égard des néo-nazis et suprémacistes blancs après les évènements de Charlottesville en août 2017. Qu’importe, Kayne West poursuit et affiche encore et toujours son soutien.

Puis, il y a quelques semaines, le voici qui part en vrille, en quasi-direct, dans l’une des salles de rédactions du media à « gossips hollywoodiens », TMZ. Patatras ! Le voici qui justifie l’esclavage en expliquant que ce dernier doit être une « forme de choix » puisqu’il a tant durer en Amérique.

 

 

Tout n’est pas perdu. K. West souffre et s’abime, il représente de moins en moins, sauf à rester objet de curiosité pour sites à ragots.

A l’inverse, l’artiste Donald Glover est sur la pente ascendante d’une notoriété et un soft power mérité. Et le couple J-Zay et Beyonce, récemment rappelé à notre souvenir par l’ami Bembelly, continue de raconter l’Amérique telle qu’elle est.

 

L’appel du 18 juin

C’était il y a 78 ans.

 

Mais aujourd’hui, c’est surtout la première épreuve du Bac pour quelque 800 000 élèves, dont la moitié attendent toujours une affectation post-bac qui leur convienne ou une affectation tout court.

Merci patron, merci Macron.

Chanson du dimanche: gasoline