Médine, loin des clichés


Je suis tombé par hasard sur cette interview de Médine, ponctuée de reportages (voir celui sur Amina, jeune boxeuse havraise coachée par Medine). Elle vaut le coup d’être écoutée sur la longueur.

Je ne suis pas fan, loin de là, de ce rap-là, mais l’entretien, qui provoquera indifférence et/ou railleries de certain(e)s, mérite le détour. Il révèle la personnalité d’un gars qui s’interroge, qui reconnait que sa chanson Jihad d’il y a une décennie n’a aucune chance d’exister aujourd’hui car elle choque trop.

Caroline Fourest s’est vautrée quand elle expliquait que Medine appelle à la guerre. Et en même temps, le garçon s’amusait à faire des quenelles. On dirait qu’il a une fascination a marcher plus ou moins droit sur le fil rouge de nos excitations.

« Si j’ai un mode de vie, ce mode de vie est pour moi. J’espère de ne pas les imposer. »

Lâchez-vous.

« Je fais peur aux fainéants ».

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14 réflexions sur « Médine, loin des clichés »

      1. Goux vient sur chaque article de ce blog pour la « contre-pignole à deux mains »…. depuis le temps vous devez avoir de sacrées ampoules aux mains! Malheureusement, elles n’ont aucune chance d’éclairer votre lanterne.

  1. Trois commentaires depuis hier, dont deux de votre serviteur ? On dirait qu’il n’inspire pas grand monde, votre jihadiste rappeur. M’avait l’air pourtant bien sympathique, ce garçon… et pas hypocrite du tout, avec ça…

  2. ..pas encore bien rassemblé, je croyais que le clip précédent l’interview, Était le sujet !
    ça (m’) allait bien, .. »Dogman », et en 25 secondes.

    Bref, il n’a pas l’air méchant, qu’importe la limite de ma patience, ..au bout d’un certain temps elle s’emballe, alors flashe toute seule (tel un auto portrait intérieur) ou elle aussi feignante ? ..s’arrêtait sur une question de pilosité, ainsi celle d’Angela Davis (barbue ?? je l’ignorais)

    Quoi dire, à part « comme d’hab », ..on a le choix !
    Médine, St Trop, Bruay-la-Bussière ou St-Pol-sur-Ternoise,
    faites vos jeux !
    A ceux qui aiment les balades dans le désert (pareil) je leur déconseille le Sahara (dommage!) vers Reggane ou Tamanrasset il y a un paquet de gens, ..musulmans, mécréants (!) noirs, arabes.. qui cherchent déjà leur chemin !
    Si seulement UN avait une carte d’identité qui tienne la route (héhé) on enverrait l’hélico.
    Ce n’est pas le cas (ni) rien m’empêchant de retourner à mon activité juillettiste, aussi la reconduire en août (hein)
    Alléééz, bonne journée,

  3. Je ne connais pas bien le rap …le texte y est lus important que pour d’autres musiques …
    Kerry James a écrit des choses très dures sur la république et il y a ce rap la plus poétique que je préfère ….

  4. Au cas où vous ne puissiez pas le lire (abonnés)…le voici

    On ne nous parle que des dépenses publiques, et jamais des recettes. Autant faire oublier qu’elles fondent vertigineusement depuis 20 ou 30 ans…

    Jean Gadrey Professeur honoraire d’économie à l’Université Lille 1

    L’assistanat des riches nous coûte un « pognon de dingue » !
    20/06/2018

    L’aide sociale et les minima sociaux coûtent environ 70 milliards d’euros par an aux finances publiques, soit 3 % du produit intérieur brut (PIB). Ces prestations contribuent de façon décisive à réduire la pauvreté et les inégalités.

    Face à cela, le coût de « l’assistance aux plus riches » pourrait être de l’ordre de 150 milliards d’euros par an hors fraude et évasion fiscales, et de l’ordre de 250 à 300 milliards au moins en incluant ces deux derniers coûts, comme le développait un billet de blog récent. Avec comme impact certain un creusement des inégalités et en particulier un enrichissement devenu indécent des très riches : les 500 individus les plus riches gagnent en moyenne 1 670 fois plus que la moyenne des plus pauvres. Je précise : 1 670 fois plus, après impôts.

    On peut retenir trois grands postes de « cadeaux » aux plus riches. Chacun d’eux a été développé et amplifié par étapes depuis le milieu des années 1980. C’est aussi depuis ce moment que les inégalités, qui avaient nettement reculé depuis 1900 et au cours des « Trente Glorieuses », ont repris une tendance à la hausse. Cette dernière s’est certes avérée moins forte qu’aux Etats-Unis, mais elle est néanmoins nette, comme l’indique entre autres constats l’évolution de la part du revenu des ménages « accaparée » par les 1 % les plus riches :

    Niches fiscales et niches sociales
    Le premier des principaux postes de « coûts de l’assistance aux riches » est constitué des niches fiscales et des « niches sociales » (réductions ou exonérations de cotisations sociales). Certaines répondent à des objectifs d’intérêt général, comme les réductions d’impôt pour les dons aux associations ou pour des travaux d’isolation. D’autres bénéficient avant tout aux personnes plus riches et ne peuvent pas être considérées comme justes. D’autres vont aux entreprises, comme des crédits d’impôt ou des exonérations de cotisations sociales. Ces dernières sont le plus souvent défendues au nom de l’intérêt général (l’investissement, l’emploi, etc.) mais quand elles remplissent mal, ou pas du tout, ces missions, elles ne font que grossir les bénéfices non réinvestis et les dividendes et, in fine, c’est principalement dans la poche des riches qu’on les retrouve.

    Un rapport parlementaire de 2010 estimait que les « niches » accordées depuis 2000 représentaient un total de 100 à 120 milliards d’euros de pertes de recettes fiscales à la fin de cette décennie. Si on y ajoute les gros morceaux ajoutés en 2014, lec d’impôt compétitivité emploi (Cice) et le pacte dit de responsabilité, on doit approcher les 150 milliards d’euros de niches fiscales.

    Il faut y ajouter les « niches sociales », estimées par Le Monde à 52 milliards de coût pour la Sécu. Si on estime, en étant « modestes », que la moitié des quelque 200 milliards de niches fiscales et sociales relève de l’intérêt général, le reste est du cadeau sans contrepartie.

    Une fiscalité de plus en plus douce
    Le deuxième gros poste correspond à la forte baisse de la fiscalité des plus riches et des entreprises depuis une trentaine d’années. On peut estimer à 50 milliards d’euros au moins le cadeau fiscal accordé aux riches, par rapport aux taux, seuils et tranches qui existaient encore au milieu des années 1980, pour l’impôt sur le revenu et pour l’impôt sur les sociétés, et par rapport aux normes de 2000 pour l’impôt sur les successions et donations.

    A ce stade, le montant atteint 150 milliards d’euros de coûts publics de l’assistance aux riches, plus de deux fois les aides sociales destinées aux plus pauvres et précaires. Mais il reste une troisième rubrique, qui concerne l’évasion fiscale et la fraude fiscales, qu’il semble légitime d’assimiler à des « cadeaux » aux plus riches dans la mesure où il est certain que des politiques publiques déterminées pourraient mettre fin à – ou réduire dans de fortes proportions – ce que certain.e.s militant.e.s nomment « du vol en bande organisée ».

    …………………..

    Emmanuel Macron prétend qu’il n’y a pas d’argent magique, mais il semble bien que la magie opère quand il s’agit d’argent allant vers le haut.

    https://www.alternatives-economiques.fr/jean-gadrey/lassistanat-riches-coute-un-pognon-de-dingue/00085130

  5. Stan, ces 40 ans de baisses des cotisations patronales nous ont été vendu, en permanence, par les politiciens de tous bords comme la solution pour faire baisser le chômage…. Résultat en 40 ans le nombre de chômeurs à triplé.

    1. Robert

      Et ce n’est pas fini, comme le MEDEF/CAC/AFB loge dans les appartements privés de l’Elysée, ce n’est pas terminé.

      Je suggère à chacun de prendre connaissance la nouvelle esbroufe de loi fourre tout à propos du projet de loi PACTE. Tout un tas de fausses bonnes solutions, de mesures bidons pour la » croissance des PME », dont on a rebat les oreilles depuis plus de 20 ans..

      Tout ça pour planquer la véritable raison inavouable, la vente des parts d’état des entreprises publiques, pour soi disant constituer un fond « d’innovation de rupture » de 10 milliards….

      Comme si les 6 milliards annuels de CIR (crédit impôt recherche) qui partent en fumée, ne suffisaient pas (le seul rapport sénatorial qui en faisait état a été enterré consciencieusement.)

    2. D’ailleurs si ces exonerations et autres niches étaient ce qu’elles prétendent être, elles iraient prioritairement aux petites entreprises et aux artisans …ce qui visiblement n’est pas le cas…

  6. Pour vous amuser. Un copier/coller

    Campagnol 397 Les nouveaux arrivants appellent au meurtre en toute impunité

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