5 raisons d’aimer, ou pas, les réseaux sociaux.


Pourquoi participe-t-on aux réseaux sociaux ? On a l’éclosion, l’essor puis la (pseudo) chute des blogs politiques, l’irruption de ces « échanges » et publications sur les réseaux sociaux fut fascinante et déstabilisante. En premier lieu, de quels réseaux parle-t-on ?

Quand on parle d’hystérisation du « débat » public, voire de la disparition du débat public, Twitter, davantage que Facebook, est désigné plus généreusement à la vindicte. Twitter ne permettait initialement que 140 caractères pour s’exprimer (maintenant 280), d’où l’impression d’un raccourcissement de l’expression. Twitter est aussi moins exigeant que Facebook sur les identités. Twitter permet les saillies d’humeur, Twitter permet de masquer, bloquer, dénoncer. Twitter est un gigantesque bistrot. Twitter est caricatural. Twitter vous enferme dans vos followers.

Alors reposons la question: mais pourquoi participe-t-on aux réseaux sociaux ?

S’agissant de Twitter, je vois plusieurs plaisirs et davantage d’interrogations. L’une des dernières émissions de La Grande Table, sur France Culture, permet aussi d’y voir plus clair. Olivia Gesbert  recevait Laurence de Cock (« Les éditocrates 2. Le cauchemar continue« ) et Marylin Maeso (« Les conspirateurs du silence« ).

LdC

Voici mes 5 raisons:

    1. Parce que les réseaux sociaux permettent de diffuser ses messages. Ils aident à faire valoir des « contre-voix ». L’historienne, et Twittos, Laurence de Cock appelle cela de « l’éducation populaire ». Ce rôle publicitaire est flagrant. Sur Twitter, avec 5 ou 10 000 followers, le nombre de contacts d’un tweet atteint rapidement les 1000 ou 3000 vues. Dans le monde physique, ce serait impossible. Les réseaux sociaux permettent de contrer les argumentaires officiels, déloger la mauvaise foi, débusquer « live » les éléments de langage.
    2. Parce que les réseaux sociaux sont des sources d’information. Corollaire du point précédent, ils agissent comme des medias sans contrôle, parfois à l’excès. Grâce à eux, nous apprenons autre chose que ce que les médias dominants proposent. En ces temps de concentration capitalistique, c’est heureux.
    3. Parce qu’ils permettent de structurer une expression – réfléchie ou pas, construite ou pas. Parfois concise, comme sur Twitter, et c’est un exercice de style.
    4. Parce que les réseaux sociaux permettent d’être a-social. C’est l’un des côtés obscurs, le plus visible, le plus désagréable, celui qui décourage régulièrement. Twitter permet de cracher son venin. C’est souvent détestable. Je ne connais pas un Twittos de mes connaissances qui n’ait cédé un jour, un instant à ce travers. J’ai fait la même erreur.
    5. Parce que les réseaux sociaux sont … sociaux. C’est bête à dire, c’est trivial, mais c’est leur première réalité: on y rencontre des gens, on y développe des relations. On s’y séduit, on s’y engueule, on y rigole. Ce sont des lieux de vie.

 

Publicités

37 réflexions sur « 5 raisons d’aimer, ou pas, les réseaux sociaux. »

  1. Pour parler comme votre monsieur Ruffin, les remarques sur les réseaux sociaux, « c’est pas moi qui aurais pas dû les faire ».

    Sinon, je trouve très bien que tous les analphabètes de France et d’ailleurs disposent désormais d’une ou deux bauges dans quoi s’ébattre sans complexe.

  2. A propos de « remarques », Mr Goux, vous en faites tellement et des tordues que vous méritez (avec Lancien) de figurer dans le livre des retors.

    1. Mille pardons : j’oubliais que, M. Ruffin étant le plus magnifique espoir de toute la gauche sectaire, il était malvenu de brocarder son parler petit nègre…

    2. ouais,
      je sent comme un Goux amer.
      mais ça c’est grandeur et misère de l’Ermite en son palais

  3. Si un jour ça me dit, j’irai faire le con sur les réseaux sociaux. A 140 caractères, on doit pouvoir larguer des vaseuses comme des bouses dans un pré et se lâcher genre « Marron est un essecro » ; c’est court, c’est propre, c’est significatif et il n’y a pas besoin de dico pour vérifier l’orthographe. le pied quoi…!!

    Mais je n’y tiens pas, je préfère rester très correct sur un blog privé tenu par mon gourou préféré que je rêve de rencontrer un jour pour un autographe…

  4. Comme si les réseaux sociaux n’étaient pas le lieu de prédilection des terroristes islamistes, des néonazis, des propagateurs de fausses informations et des harceleurs en tous genres…

    1. ..et l’écriture inclusive, Elie ? je vois deux noms masculins y échappant, ..à moins bien sûr de la considérer comme un mortel péril pour la mangue !

  5. C’est très bien analysé, Juan. Il manque peut-être l’addiction. On peut être aspiré.e par un réseau « incessant » comme twitter.
    Twitter n’est plus si cool question anonymat. On te demande maintenant un numéro de iphone même si tu ne twittes pas avec un iphone. Prétendument pour pouvoir t’envoyer un sms alors que tw a déjà ton adresse email. Mais si tu essaies d’introduire un numéro de fixe qui, pourtant, capte aussi les sms (le mien, du moins), Twitterle refuse.
    Donc je me sépare de ce réseau qui, de toute manière, est trop absorbant.
    Le temps sur les blogs est plus relax, on n’est pas pris dans le tourbillon.

  6. Les réseaux sociaux sont les poisons du siècle
    Se donner l’ illusion d’ avoir  » des amis », de participer à un jeu, en fait ils vous éloignent des réalités et vous isolent, votre seul  » ami » est en réalité un morceau de plastic.
    Allez ou vous voulez, salle d’ attente, cinéma, théâtre, magasin, trottoir, regardez ces gens s’ activer sur leur clavier, dans les restos, le téléphone près de l’ assiette, le pouce en attente……les réseaux sociaux détruisent le social.

  7. Pourtant Président, ministres, etc…sont beaucoup sur les réseaux  » sociaux »….mais ce n’est que de la com….ils n’y apprennent rien ! La

    1. Sylvie

      Effectivement, les politiques, les écrivains, les éditorialistes, les acteurs ont une nécessité professionnelle d’attirer l’attention sur eux, er les réseaux sont une obligation pour eux (Trump est un de ceux qui les utilisent le mieux ). Rien à voir avec le citoyen lambda solitaire qui cherche à se faire des « amis » et se retrouve encore plus isolé dans son addiction, au lieu de sortir un peu et d’essayer de rencontrer des gens.

  8. A l’heure du numérique, bien peu d’internautes laissent une empreinte cérébrale, mais beaucoup d’empreintes digitales.😋

  9. Sylvie75
    Beaucoup de politiques hommes et femmes devraient pourtant les éviter. Les écrits restent, les fautes d’ orthographes aussi.
    Les conneries encore plus.

  10. Loin de moi l’idée de foutre la merde mais j’ai appris par hasard que l’équipe de France était qualifiée pour les demi finale.

    Sur le terrain, contre l’Uruguay, l’équipe de France avait rassemblé 8,54 millions de salaires brut mensuel sur la surface du terrain.

    Cela équivaut à la présence de 5 633 SMIC bruts mensuels..

    ou 2 082 cadres commerciaux..au salaire moyen de 4100 € brut mensuel

    ou 205 emplois CICE brut mensuels réellement crées ou sauvegardés…

    Moralités :

    Il vaut mieux 11 joueurs réelles que 205 fantômes.

    Si on avait mis les 5633 smicards sur le terrain, même complétement nuls, on avait une chance de gagner quand même..

      1. TITE PLUME

        non non, je vous en prie, restez assise…

        je voulais juste faire savoir que pour gagner sur le champ de l’emploi, on pouvait signer 5 622 contrats CDD de chantiers au smic, de trois heures (douche comprise) pour une victoire garantie ( ça faisait 511 joueurs au marquage par uruguayen…..du gâteau)..

        Pour bien mettre en valeur une escroquerie toute bête faire savoir que Marron se goure avec le CICE en croyant que 205 fantômes pour une même enveloppe salariale pouvaient gagner en demi finale..

        1. Stan Il faut sponsoriser le chômage comme le football…😀
          Imaginez la pub de  » l.ami du petit déjeuner » …où on verrait le chômeur requinqué après l’avoir absorbé et content de se rendre chez pôle emploi …ou la pub de baskets qui une fois chaussées dynamiseraient le chômeur qui se précipiterait pour chercher un emploi…ou encore une chorale de chômeurs dans un hall d’attente chez pôle emploi chantant les vertus d’un chewing-gum permettant de garder l’haleine fraîche pour se présenter chez un employeur ! Non mais faudrait qu’ils y pensent …le nombre de chômeurs augmentant il y a un « pognon dingue  » à se faire …

          1. SYLVIE

            Si on voulait rendre service à ceux qui sont en manque momentané de travail, on ne devrait plus dire » chômeur », c’est un mot devenu négatif.. Il faut donc changer ce qualificatif et en trouver un plus positif comme « chercheur de solution  » ou « transiteur professionnel » ou…

            Quand ‘UMP a eu trop de casseroles au cul à planquer, ils ont trouvé LR, quand le FN a été en difficulté, il a changé de nom..

            Pour planquer que ERDF était une filiale à 100 de EDF, ils l’ont appelé ENEDIS pour faire plus « en concurrence »…

            Les esboufes Vivendi, planquées en Véolia, Crédit lyonnais en LCL, France télécom en Orange..

            Et le larbin Marron qui lance « en marche » pour faire les poches de la classe moyenne….

            Il y a du boulot de création à faire collectivement pour contrer la comm des escrocs au pouvoir.. bordel…

            1. @ Stanislas
              L’idée de Sylvie est excellente, et de plus je suggère qu’une partie des bénéfices soit reversée aux Petites Soeurs des Pauvres…
              J’aimerais aussi savoir ce que sont les chances financières des belges pour nous battre en demi-finale.
              J’imagine que vous allez nous faire le plaisir de nous chiffrer tout cela !

              ***

              1. TITE PLUME

                Selon mes informations parcellaires, la belgique c’est en gros l’équivalent de 4 000 chercheurs de solutions, en CDD de chantier pour 3 heures sur le terrain

                Conclusion : à la masse salariale sur tapis vert, les belges l’ont déjà dans l’os à 1500 transiteurs professionnels près

                1. Belle analyse.
                  Maintenant, vous n’êtes pas sans ignorer que l’os est fort.

                  Question subventionnée : Avez-vous pris en compte les primes de pénibilité ?

                  ***

                  1. TITE PLUME

                    Non elles ne sont pas comprises dans le 1er calcul, mais puisque vous vous intéresser à l’économie du foot, allons y…

                    selon les observateurs, pour l’instant
                    chaque joueur a déjà palpé le pognon de 100 smicards mensuels ou 3 emplois CICE environ

                    s’ils vont en finale ce sera l’équivalent de 186 smics mensuels. ou 4.4 emplois CICE. environ…

                    Ah oui je ne crois jamais avoir précisé que deux équipes de chercheurs ont été mises en place pour repérer les effets du CICE sur l’emploi. De mémoire, c’est l’équipe LIEPP qui a trouvé environ 80 000 emplois crées ou sauvegardés (on est proche du comique)

                    l’équipe TEPP n’a pas trouvé d’effet sur l’emploi du tout…

                    40 000 000 000 depuis 2013 ……pour une fourchette qui va entre 0 et 80 000 emplois voire 120 000 selon la version initiale.
                    C’est une fourchette tellement large qu’un orque pourrait passer entre deux dents…

                    Marron qui sait qu’il n’y a pas de pognon magique, et qui mesure l’efficacité du pognon de dingue sur le pékin, n’a pas ces pudeurs dès qu’il s’agit des cas sosses des groupes privés

                  2. « vous n’êtes pas sans ignorer que l’os est fort. »

                    Vous n’êtes pas sans savoir, plutôt. Sinon, cela revient à traiter ce bon Stanislas d’ignare…

                    1. Didier Goux

                      Ce ne serait pas la 1ere fois, surtout ici…
                      Mais je suis un ignare, plus je lis de textes sur nombre de sujets et plus je me rend compte que je ne sais rien..

  11. Allééé ! ..l’idée Stan d’un drapeau au smicard & chômeur, dépourvus d’étendard (alala)
    aussi, tjs dans un souci économe (pas dit avare; autre marotte que vexillologue, ni un gros mot !)
    alors la récupe d’un lot au stock présumé:
    – le pavillon rouge, frappé du marteau & faucille !
    (l’un cogné, ratatiné, ou sinon laminé, haché)
    idem pour l’hymne: « L’Internationale », ..héhé,

    (si) en Finale (14 juillet ?!) vindiou le « but culturel » !
    les gradins bondés et qqls milliards d’accrocs téléphages,
    la plupart concernés.
    Quelle sortie de stade ! et du mondial boulevard !
    ou en défilé Elysée ! ..mythologie: partie des Enfers,

    (vive le sport) que le meilleur gagne !

    1. p’tit suisse

      Pourquoi le meilleur devrait-il gagner ? C’ est encore une idée du « monde d’ avant « , ça !

      1. Vrai, me suis pas foulé, seulement le cliché consacré, comme on dit ‘le roi est mort vive le roi’, ou ‘le roi est nu, par chance la reine’; probablement qql trophée à pile ou face, sinon au doigt mouillé.
        Que d’incertitude (chic !)

        Avant ? bien sûr d’autre expression, slogan, tel ‘le grand soir’ (était-ce l’idée.. ni l’interprétation n’a d’âge ?) aussi plein d’autres mondes ! leur nombre dépend de qui les compte, archéologue, géologue..

  12. Stanis
    Si les joueurs sont tant payés, c’est qu’ il y a des spectateurs qui remplissent les stades.
    Au prix de location des places, la vrai question serait :
    Où des gens qui ne travaillent pas vont- ils chercher le fric des abonnements?
    La réponse, tout le monde la connait: dans la poche des contribuables et des cotisants à la SS.

    1. Pas du tout : l’essentiel de l’argent du foot vient des droits télévisés, on pourra bientôt jouer sans stades (qui sont rarement pleins, même au Mondial ).

    1. intéressant, et qql parallèle, ou reflet de la vie ni qu’économique (autre que: le pied, sa moulti activité, nécessite bcp de doigté)

  13. Les droits télévisés sont payé à la fédération….. qui abreuve une foultitude d’ inutiles et de parasites.
    Ensuite ( comme pour les quêtes en faveur de…) le reste est distribué au bon vouloir du président.
    Pour le travail dans les stades, jardiniers, masseurs, médecins, stadistes, entretien……
    Les joueurs, le foot est un jeu, pas un travail. La preuve, la majorité des joueurs ne trouverait aucun travail en passant le moindre test.

  14. C’est fou le nombre de commentaires de ces-messies-eux (lol)ultrasuffisants qui sont juste là pour se féliciter eux-mêmes de leur non-connerie ! On n’est jamais mieux félicité que par soi-même, sans doute. Et la « connerie » c’est, bien sûr, ceussécelles qui sont pas de leur avis avisé. C’est pas plus compliqué.
    Ridicule !
    Utiliser les réseaux sociaux pour dire que les réseaux sociaux c’est mal sauf si c’est le taré international Trump qu les utilise, ce serait intelligent, par contre.
    On croit rêver.
    En attendant les réseaux sociaux permettent d’avoir des nouvelles autres que le foot(re), le tour des Frangins et le bébé dé-Corée qui est censé nous faire aimer Macron et Trump. Des nouvelles évoquant un peu ce système bien pourri et mortifère, par exemple, qui garantit zéro futur pour la planète, ce qu’il serait judicieux de dénoncer un peu plus bruyamment.
    Exemple d’info importante : http://www.robindesbois.org/la-france-prise-au-piege-du-plutonium/

  15. Peut-on « se refaire » ? aucune importance: pas envie. Je préfère, par exemple, la dérision (son auto, et d’autrui; parfois masquée ?) à la vindicte, ou être ‘pro’ plutôt qu’anti (avis perso: gain d’énergie)
    Je me supporte, n’est-ce pas (un) essentiel.

    Vrai, plein d’activités fécondées, réalisées par mes contemporains (matérielles, spirituelles..) dont le-but restera, à mes yeux, un mystère. Tant mieux !
    L’homme est si taquin. Ni philanthrope un délit ?

    Vrai, on se répète beaucoup, paque sur blog et forum, aussi les profs, les toubibs, les économistes, les philosophes, les entraîneurs, les parents, les enfants, les politiques, les démiurges etc.. ni ne me dérange; peu importe la patience, puisque quand on aime on ne compte pas.

    Ainsi (déjà dit) si le Monde de l’échange, la communication m’appartenait, à Moi et à mes délires (what else)
    il s’appellerait : le réseaux de l’asocial,
    (vous vendrais des cordes, gnâgnâ.. et m’enrichir !)

    Bon dimanche ! et (again) vive le sport,

Les commentaires sont fermés.