Ce que ces croisades contre Rokhaya Diallo disent de nous/vous


Photo le 21-04-2018 à 19.04 #2

C’est sans doute une erreur, mais je ne m’explique pas la rage. Cette rage, ce flot d’insultes, continu, quasi-quotidien contre Rokhaya Diallo est stupéfiant car il n’émane pas seulement des nazis, de l’extrême droite, des furibard(e)s fascisants, des racistes bas du Front (national), mais aussi d’autoproclamés intellectuel(le)s, laïcs, républicain(e)s.

Républicain(e)s, vraiment ?

Le désaccord de fond me semble connu, il est respectable, mais il ne devrait pas susciter ces inflammations. On devrait pouvoir débattre des discriminations.

Mais certain(e)s pensent que poser un regard qui prend en compte les différences de couleur de peau, de cultures, d’origine sur notre société et qui veut déconstruire cette vision idéale de la République qui dépasse les couleurs de peau et son propre racisme à certains moments de son histoire, serait une démarche forcément raciste. Ce n’est pas mon opinion.

Rokhaya Diallo, qui porte cette double argumentation, et parce qu’elle porte cette double argumentation, est traitée d’à peu près tous les noms à chaque prise de parole publique: « cinglée », « débile », « raciste », « haineuse », « folle », etc. Les insultes fusent et ferment le débat. Elle a beau expliqué que les races biologiques n’existent pas, que les races sont un concept sociologique, culturel, politique, par ailleurs principalement développé par les colons européens si l’on mesure l’ampleur du colonialisme d’origine européenne (spéciale dédicace pour les (vrais) racistes), cela ne suffit pas.

Rokhaya Diallo fait un constat que je partage: un mâle blanc hétérosexuel a peu de risque de se sentir ostracisé, méprisé, moqué, dominé dans notre société à cause de ces trois caractéristiques précises – mâle, blanc, hétéro. J’ai du mal à comprendre que l’on conteste cela. Nous devons déconstruire cette idéologie, car c’en est une. Nous devrions la déconstruire tranquillement, mais c’est un autre débat sur lequel nous reviendrons.

Rokhaya Diallo s’attire d’autres haines, parfois des mêmes personnes, parce que son antiracisme la conduit à défendre le voile au nom du féminisme. Je suis en désaccord avec elle sur ce point. Le voile est une bêtise, une arriération; qu’une femme le considère comme une protection est une défaite. Mais j’entends aussi son argument, sans avoir besoin de brailler qu’elle est complice de Daesch ou de je ne sais quoi. J’entends cet argument, par ailleurs défendu par d’autres qu’on qualifiera encore plus difficilement d’agent de Daesch: « La régression ne réside pas dans le fait de porter le voile, mais dans celui d’imposer aux femmes une norme vestimentaire. » Entendre l’argument signifie simplement que je n’éprouve pas le besoin de hurler, brailler, crier, mais simplement que j’ai envie de comprendre pourquoi certaines femmes pourraient penser que le voile est une défense, et qu’est-ce qu’on pourrait faire pour qu’elles cessent de le penser.

Bref.

Le weekend dernier, je suis tombé sur une énième polémique. J’ai compris que Rokhaya Diallo faisait l’objet d’une croisade.

Une croisade assurément contre-productive.

Elle a tout mon soutien, même quand je ne suis pas d’accord avec elle. A l’inverse, certain(e)s de ses accusateurs/trices ont désormais tout mon mépris, même si parfois je suis d’accord avec eux/elles.

 

 

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28 réflexions sur « Ce que ces croisades contre Rokhaya Diallo disent de nous/vous »

  1. « Rokhaya Diallo fait un constat que je partage: un mâle blanc hétérosexuel a peu de risque de se sentir ostracisé, méprisé, moqué, dominé dans notre société à cause de ces trois caractéristiques précises – mâle, blanc, hétéro. »

    J’en connais qui sont convaincus qu’ils appartiennent à une majorité opprimée, une ethnie en danger, et qui vous diront que vous vous trompez, ou que vous êtes aveugle, bref quelque chose dans ce goût-là.

    D’ailleurs, les commentaires de l’article du Monde dont vous avez mis le lien en sont la démonstration. Le lectorat du Monde, comme celui de Libération, se sent ostracisé, méprisé, moqué au moins par Rokhaya Diallo, à qui certains recommandent d’aller œuvrer au Sénégal (sans doute le meilleur endroit pour lutter contre le racisme en France).

    1. Zap Pow
      L’idée contenue dans cet extrait a été reproché par certains à M. Enthoven, mais ce n’est encore que dans mon souvenir
      « (…) J’aimerais être une femme noire pour pouvoir dire la même chose de la même manière et qu’on arrête de m’emmerder avec mon sexe ou la couleur de ma peau. Mais personne n’est parfait. (…) ».
      https://www.lepoint.fr/societe/raphael-enthoven-j-aimerais-etre-une-femme-noire-pour-qu-on-arrete-de-m-emmerder-04-09-2018-2248518_23.php

      Or M. Enthoven n’est pas une femme, et n’est a priori pas homosexuel, sans parler de couleur de peau dans un premier temps.
      Par exemple, il pourrait ne pas avoir expérimenté cet autre reproche fait par -certains- de « mettre la pagaille » dans un milieu professionnel ou public majoritairement masculin et hétérosexuel, par le seul désir sexuel que sa présence provoque (même en étant habillée en pantalons peu moulants, chaussures plates, chemise peu serrée et « bien » boutonnée, etc. – et comme si cela ne pouvait pas arriver à l’inverse).

      Je pense qu’il peut en parler sans l’avoir expérimenté, il lui suffit d’écouter et de comprendre des témoignages comme nous pouvons le faire pour ceux de Mme Diallo, ou ceux d’autres personnalités ou « anonymes ». De plus, c’est ce qui « nous » est parfois proposé actuellement en tant que « Blancs », n’est-ce pas ? .

      1. suite
        Tous les « Blancs » ne sont pas racistes ni « colons dans le mental », et je ne le suis pas. Mais je ne passerais pas un hypothétique test censé fouiller dans mon mental pour en apporter la preuve publique non plus ; à un moment donné chacun peut aussi accorder un minimum de confiance en la parole d’autrui, sinon ces débats me paraîtront vains.

  2. Vous avez raison comme toujours.
    Je ne connaissais pas cette dame, d’ après vos délires habituels je la voyais martyre. En réalité, je me suis amusé à écouter ses propos.
    N’ oublions pas qu’ elle est journaliste et chroniqueuse à la télé.
    Comment peut- on la soutenir en étant contre ses propos? Elle fait du racisme anti blancs sans même le constater…… il est préférable d’ être blanc en France!!! Elle ignore qu- il est préférable d’ être noir en Afrique…
    Et puis, pour mémoire , devant tant de brimades en France, souvenez vous que rien ne vous retient dans ce pays .
    Il est quand même étrange que des immigrés, clandestins ou autres, descendant d’ immigrés ayant fuient leur pays, profitent de leur naturalisation pour insulter le pays qui les accueille…..
    PS ; juan, qui ou quoi vous donne le droit d’ accuser l’ extrême droite de nazi. Ou cette extrême droite a- elle bâtie des stalags, des goulags….où a-t – elle imitée franco.
    Simplement par désaccord avec mélenchon mérite- elle le nom de nazi?

  3. « CE QUE CES CROISADES CONTRE ROKHAYA DIALLO DISENT DE NOUS/VOUS »… Et : Ce que les croisades de Rokhaya Diallo contre les blancs disent d’elle ?
    Personnellement, je la trouve vindicative, méchante, et toujours dans la haine du blanc. Ce blanc à qui elle reproche des événements du passé dont il ne peut rien. Dénoncer sans cesse l’esclavagisme des temps passés en omettant l’histoire complète de cette horreur, en passant sous silence celui qui existe encore aujourd’hui, n’est pas une preuve de courage. Elle aboie sur un pays qui lui a donné des droits, permis d’aller à l’école, de faire des études… Elle a maintenant une notoriété qui lui permettrait, oui, de dénoncer, voire de hurler sur, ce qui se passe dans certains pays : esclavage, excisions, mariages forcés… Mais non, elle tape sur la France et les Français, s’étonne de recevoir des volées verbales de bois vert. Je reconnais volontiers que certaines sont, en effet, des plus condamnables, mais il ne faut pas taire que les siennes donnent aussi une très forte nausée.

  4. Les déferlements de haine confisquent toute possibilité de débat …c’est fatigant …et quand les intellectuels s’en mêlent c’est désespérant …on accuse sans autres formes de procès …ça fait peur ..
    Il paraîtrait même que Onfray est homophobe ..on peut trouver sa lettre indélicate mais pour autant hurler à l’homophobie est une grossière erreur ! Il paraît également qu’il est antisemites, raciste etc…c’est grotesque et cela dénature le sens des mots et des vrais combats à mener…

  5. Voir l’article sur la « négritude  » dans Wikipedia, concept lancé par Léopold Senghor et Aimé Césaire, avec lequel je suis en désaccord total, car il me semble être la quintessence même du racisme, parce qu’ il affirme une communauté de valeurs de tous les peuples à peau noire du monde, quelles que soient les différences de leurs histoires : les Noirs des Etats-Unis sont presque tous descendants d’esclaves , contrairement à la grande majorité des Noirs d’Afrique et même d’Europe; dans les pays africains indépendants, il existe bien un racisme noir contre les minorités blanches, etc.

    Le racisme, ce n’est pas constater que les Noirs ont la peau noire: c’est lier la couleur de la peau à des valeurs et à des comportements- qui seraient donc d’origine génétique, et non historique, sociale, etc.

    1. « C’est l’Occident qui fait l’ethnographie des autres, non les autres qui font l’ethnographie de l’Occident. » Aimé Césaire.

  6. Diallo, c’est une descendante d’esclavagistes qui, avec le soutien d’intellectuels descendants de planteurs caribéens, explique à des descendants d’ouvriers agricoles creusois au SMIC qu’ils sont des privilégiés…

  7. Quelques chiffres proposés par le Programme des Nations Unies pour le Développement :
    2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.
    448 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale.
    876 millions d’adultes sont analphabètes, dont deux-tiers sont des femmes.
    Chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui auraient pu être évitées
    Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre.
    20% de la population mondiale détient 90% des richesses

  8. Tiens, revenons un peu à la protection sociale en France

    Par Pascal Beau Publié le 4 octobre, dans Espace Social Européen.

    C’est décidé ! L’Etat prend définitivement la main pour reformater la santé et la protection sociale du pays. Ce champ de la politique gouvernementale est peut-être le plus cohérent dans l’action menée depuis mai 2017. Et pour ceux qui connurent les affres des débats idéologiques passés sur l’avenir de la Sécurité sociale, les choses semblent irréversibles.

    Dernière illustration en date de ce tsunami politique et social eu égard à nos traditions sociales, celui du financement de la Sécurité sociale, du moins celui des rapports entre l’Etat central et les quelque 780 milliards d’euros de dépenses de protection sociale du pays. Lesquelles passeront l’année prochaine sous les fourches caudines de l’Etat pour son pilotage.

    A moyen terme, la LFSS deviendra une loi de financement de la protection sociale incluant en sus des actuels régimes sociaux de base l’assurance chômage, les retraites complémentaires, la dépendance. Le retour à l’équilibre des comptes en 2019 ne peut masquer une opération d’envergure, qui s’accompagnera au passage d’une récupération des excédents de la Sécu par le budget de l’Etat.

    Cette révolution prolonge les autres chantiers de réforme engagés, comme la lutte contre la pauvreté, la santé et le redéploiement de l’offre de soins, les retraites, la politique de l’emploi et l’indemnisation du chômage, la formation professionnelle pour ne citer que les plus visibles. Bref, tout y passe.

    Des perdants dans l’affaire, il y en a.

    A commencer par les milieux intermédiaires avec leurs corporatismes bien de chez nous, ancrés qu’ils sont dans des représentations et des modèles de pratiques professionnelles forcément datés. La gestion paritaire est désormais placée en coupe réglée. Les élus de la Sécu ne disposent guère de prérogatives depuis 2004.
    Les mutuelles se voient bornées dans leur dynamique. En fait, l’Etat central les juge peu utiles pour le moment dans la reconfiguration du système. Il est vrai que l’opinion, relayée par les médias, alimente d’abord une demande d’Etat sur la question sociale.

    Des gagnants dans l’affaire, il y en aura normalement. Les usagers en général, les bénéficiaires de prestations en particulier, car le système, en devenant plus universaliste, veut gagner en équité et en efficacité. Surtout, il doit prendre à bras-le-corps les potentiels du numérique et de la révolution de la prise en charge des risques sociaux qui nous attend.

    Des craintes, il y en a aussi. Un déficit démocratique et un Etat peu démocratique.

  9. @ Sylvie

    A noter, dans l’article dont vous donnez le lien :

    -la France, mauvais exemple de la lutte contre les inégalités «  l’impôt sur les sociétés, déjà passé de 33 à 28%, et qui chutera à 25% dans les années à venir. »

    -la Corée du sud, bon exemple de la lutte contre les inégalités « passage de 22 à 25% du taux d’impôt sur les sociétés »

    Alors : 25 %, c’est beaucoup ou c’est peu ?

  10. Les arguments des racistes actuels (identitaires de droite et de gauche) datent des années 30.
    http://www.regards.fr/IMG/pdf/vers_un_racisme.pdf
    « En mars 1939, l’avocat René Gontier est le premier à publier un livre exposant explicitement ce nouveau programme politique (Vers un racisme français,éd. Denoël). Il défend un racisme qu’il juge compatible avec les idéaux républicains des droits de l’homme. « Ce racisme français est un aspect de la défense nationale. Il diffère du racisme allemand car le Français est humaniste d’instinct. » (sic !) Il poursuit : « Racisme, je le répète, ne signifie pas asservissement d’une race par une autre, mais bien respect de toutes les races dont la fusion n’est pas à souhaiter. » Le racisme français prôné par Gontier vise à défendre « l’identité nationale » en prenant des mesures contre les deux menaces mortelles qui, selon lui, pèsent sur elle: menace coloniale et juive.
    « Nos sujets coloniaux viendront plus nombreux dans la métropole et seront tentés d’y rester. Alors on ne verra plus le vrai visage de la France, nation blanche, mais celui d’une France métisse. Que l’esprit le plus fermé à l’idée d’un tel péril évoque cette France future. Le poète noir de Champagne ressemblera-t-il à Racine ou à Molière ? Et le philosophe jaune rappellera-t-il Descartes ou Auguste Comte ? Si la France n’adopte pas un régime raciste sage, j’estime que le génie de notre peuple est gravement menacé. » »

    1. Robert Spire

      Des « Occidentaux » ont fait ou font de l’éthnographie, de l’anthropologie ou de la sociologie, mais ce n’est pas le fait de tous, de mon point de vue.
      Ces actuels débats publics me semblent être une poursuite de la dispute entre ceux qui théorisent une part de libre arbitre et de responsabilité individuels ainsi qu’une « plasticité cérébrale » pour faire évoluer ses raisonnements, d’un côté, et ceux qui réfutent ces thèses, de l’autre.
      De plus, c’est parfois dit politisé (droite, gauche, etc.), ce qui alors me surprendrait pour des « sciences ».

      Illustration par un extrait copié ici :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rald_Bronner
      «(…) Par ailleurs, dans son livre co-écrit avec Étienne Géhin, Le danger sociologique, sorti en octobre 2017, il a été reproché à Bronner le titre trop équivoque donné à son ouvrage et qui a produit une polémique dans le milieu de la sociologie française23. Bernard Lahire reprochait à cet ouvrage de réactiver un vieux débat entre Raymond Boudon d’un côté et Pierre Bourdieu de l’autre24. Dans cette polémique, cependant, Bronner a été soutenu par (outre Jean-Louis Fabiani25) des représentants de la sociologie française comme le professeur au Collège de France, Pierre Michel Menger, Nathalie Heinich, Olivier Galland ou Dominique Schnapper. (…) »

  11. Depuis 1824 réduire des gens en esclaves est considéré comme un crime. Cela encoure une peine de 30 ans de prison.
    Oui, asservir des gens à l’ état d’ esclave est un crime.
    Nous sommes en 2018 combien de personne se référant à l’ esclavage pour réclamer des droits on connu des parents ayant été esclaves?
    Cette excuse leurs fait oublier qu’ ils ont aussi comme tous les français, des devoirs.
    Idem pour les anciennes colonies, toutes les colonies française ont vu leur population grandir, des peuples ont eu accès aux soins et à l’ instruction même dans les bleds les plus reculé. Ce qui pour beaucoup n’ est plus fait actuellement .
    Tous les pays d’ A frique noirs ont une nationalité car les colons ont créé des frontière. Avant les guerres entre ethnies étaient courantes.
    Il serait plus utile pour beaucoup d’ immigrés d’ encourager leurs enfants à faire des études plutôt que de pleurer sur les  » abandonnés des quartiers ». Il serait bon de parler français dans leurs habitations, de retrousser leurs manches et de s’ adapter
    Honnêtement qui actuellement voudrait embaucher un mamadou, un ahmed le caleçon apparent, la capuche sur la tête, et l’ accent des banlieues
    Ah, excusez moi, je suis raciste!!!

  12. Dites, vous avez lu ?
    En Espagne,( comme en Italie et d’ autres) VOX, le parti xénophobe, raciste, etc etc fait comme la bébête, il grimpe.

  13. Oui, il y a marre de ces gens qui se cachent derrière la couleur de leur peau pour déclarer qu’ils ne sont responsables de rien et que tout est de la faute des autres…

  14. Nous vivons une époque ou des groupuscules veulent dicter leurs envies au reste du pays.
    Des non mangeurs de viandes prétendent même par des moyens illégaux de l’ interdire au reste de la population.
    Ou des adeptes d’ une secte veulent imposer à nos enfants de manger hallal.
    Ou des députés trouvent normal de faire investir une église par des voyous
    Ou des femmes veulent imposer leurs fantasmes à des milliers d’ autres
    Ces mêmes femmes prenant soin de ne pas parler des femmes esclaves et asservies das certains pays, et aussi dans le notre.
    Des centaines d’ associations prétendant régenter le pays
    Des politiques veulent régenter les cycles de la nature, régler à coups de loi la fécondité féminine, régler par des lois le devenir d’ enfants naissant sans père ou sans mère
    Ces politiques voulant obliger les médecins à aller contre leur serment de respecter la vie et de la protéger
    je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
    Ou un président se précipite au chevet d’ un voyou sans connaître la réalité des faits.
    Des centaines d’ exemples de demandes plus ou moins cinglées et débiles même un  » président » accusant son pays de crime contre l’ humanité o s’ affichant avec de la racaille.
    C’est cela qu’ est devenu la France

  15. Quand on parle aujourd’hui d’Europe, une flopée de notions positives saoûle nos oreilles, infecte les blogs. On chante l’humanisme européen. Mais voilà ce concert est brouillé par les hiatus d’historiens et de chercheurs qui nous racontent, preuves à l’appui, le dé­sastre économique et humain dû aux rapines et invasions de l’Occident, avec la traite et la colonisation, toujours en cours, qui ont sai­gné à blanc les ressources humaines et maté­rielles du continent africain.
    http://www.bibliomonde.com/livre/exterminez-toutes-ces-brutes-5443.html
    Il y a quatre siècles environ, l’Afrique représentait près de 17 % de la population mondiale. Ce chiffre a chuté pour atteindre 7 % en 1900. En 2016, l’Afrique représente 16 % de la population mondiale.

    1. Selon les prévisions de l’ INED, en 2050, la Terre devrait compter 10 milliards d’ habitants, et l’ Afrique 2,5 milliards, soit 25 % de la population mondiale.

  16. ll y a 4 siècles, il était impossible de connaitre la population de l’ Afrique.
    En 2017 la population est évalué en Afrique à 1,216 md, tout en sachant que beaucoup ne sont jamais recensé.
    En Asie; 4,463 mds
    En Amérique ; 1,002 md
    En Europe , 741,5 millions. donc l’ Afrique a 470 millions de plus d’ habitants, elle a 216 millions de plus que les Amériques, et 3,2 mds de moins que l’ Asie.
    M^me dans les années 1830 l’ appréciation de la population de l’ Afrique du nord ( 4 pays) était purement fantaisiste car estimée entre 500.000 et 2,8 millions!!!
    Actuellement l’ esclavage sévit encore dans beaucoup de pays africains, même en France plusieurs réseaux,de trafique d’ être humains ont été démantelés surtout dirigés par des africains et des roms
    Alors, les leçons sur le colonialisme et l’ esclavage donnes par des gugusse bien planqué en France, et n’ en ayant jamais souffert je leurs présente le doigt de juan.
    Beaucoup de gens qui pourraient donner leur avis regrettent le temps des colonies ou des pays dans la misére actuellement les obligent à fuir.

  17. Macron : l’anti-francophonie – Journal du jeudi 11 octobre 2018

    On ne peut pas rater cela. Un président supposé français parle anglais au sommet de la francophonie

  18. Ce qui dérange chez Rokhaya Diallo est sa visibilité médiatique et qu’elle revendique le respect des lois envers les minorités. Jamais elle ne désigne l’homme blanc comme son ennemi, elle se situe dans la lignée de se que disait Franz Fanon, qu’il n’est pas question de se venger mais d’imposer son droit. Il ne prône pas l’oubli mais récuse la vengeance comme moteur de l’action:
    « N’ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIème siècle ? Dois-je sur cette terre, qui déjà tente de se dérober, me poser le problème de la vérité noire ? Dois-je me confiner dans la justification d’un angle facial ? Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai pas le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. Il n’y a pas de mission nègre ; il n’y a pas de fardeau blanc. »
    (…)
    « Non, je n’ai pas le droit de venir et de crier ma haine au Blanc. Je n’ai pas le devoir de murmurer ma reconnaissance au Blanc. Il y a ma vie prise au lasso de l’existence. Il y a ma liberté qui me renvoie à moi-même. Non, je n’ai pas le droit d’être un Noir.

    Si le Blanc me conteste mon humanité, je lui montrerai, en faisant peser sur sa vie tout mon poids d’homme, que je ne suis pas ce « Y a bon banania » qu’il persiste à imaginer. Je me découvre un jour dans le monde et je me reconnais un seul droit : celui d’exiger de l’autre un comportement humain. Un seul devoir. Celui de ne pas renier ma liberté au travers de mes choix.

    Ma vie de doit pas être consacrée à faire le bilan des valeurs nègres. Il n’y a pas de monde blanc, il n’y a pas d’éthique blanche, pas davantage d’intelligence blanche. »

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