Oui, nous sommes en guerilla médiatique


Raquel Garrido a publié un ouvrage efficace et précis sur sa participation à la télévision, « Manuel de guerilla médiatique ».

L’argument de ce livre est simple: l’entrisme dans le système médiatique est obligatoire si l’on veut convaincre les esprits. Quand on défend des idées politiques, il faut les faire connaître au plus grand nombre, et les émissions d’infotainement sont des vecteurs à ne pas négliger. On est loin, très loin, des postures anti-média que l’on prête habituellement, à tort, aux insoumis.

Quand  Raquel Garrido a quitté son statut officiel à la France insoumise (ce qu’elle explique très bien dans cet ouvrage), les railleries ont été nombreuses. Mais que faisait-elle ? Raquel a commencé son nouveau job, il y a 15 mois, en posant une question qui fâche à Edouard Philippe en pleine conférence de presse policée sur les Ordonnances Travail. On a aussi fustigé qu’elle fut payée pour sa prestation. C’est bien connu, à gauche, on doit travailler gratos puisqu’on est tous des socialo-communissss.

 

L’émission d’Ardisson qui lui donne la parole n’est pas ma tasse de thé, mais je comprends la démarche. Raquel est pragmatique. C’est un objectif que je partage. Il faut parler, expliquer, partager. C’est un travail de longue haleine, et, parfois, on échoue.

Dans son livre, Raquel Garrido explique au commun des mortels les règles de la représentation politique à la télévision, les mille et une façons de s’y faire une place, les différences de pratiques déontologiques entre le presse française et la presse américaine, et les coulisses de la TV.

Elle décrit surtout implicitement qu’il faut connaître le bassin dans lequel on nage. Sinon, à quoi bon ?

Le mépris récemment exprimé par la France d’en haut pour le mouvement des Gilets Jaunes, lequel a eu son lot d’excès bien mis en valeur par les médias, les éditocrates, les militants macronistes et toutes celles et ceux effrayé(e)s par ce mouvement, est le même qui s’exprime lorsque l’on parle de ces émissions.

Raquel Garrido s’amuse, et « en même temps » sa mission est impossible. Oui, il faudrait « participer« , sinon on s’exclue. Il est difficile d’exclure les médias dominants de toute considération. Je n’ai jamais cessé de les lire, ni de les écouter. Il faut participer pour parler. Ces médias sont surpris quand on les attaque. Ils s’indignent et s’inquiètent d’une remise en cause de la liberté de la presse. De leur liberté.

Ils gagneraient à accepter la critique. Ils ne réalisent pas combien ils sont souvent biaisés.

C’est pour cela que la démarche de Raquel Garrido, quoiqu’on pense des émission auxquelles elle participe, est importante à suivre: Raquel dément les clichés. C’est bien appréciable à plus d’un titre.

 

29 réflexions sur « Oui, nous sommes en guerilla médiatique »

  1. Dans son livre, elle essaie de justifier sa participation à C8. On ne peut pas dire qu’elle est « tonitruante » dans ses interventions (quand elle en fait) . C’est plutôt « tiède ». Natacha est + « rentre dedans ».
    De toute façon c’est une émission de divertissement

  2. Ce qui est critiquable, c’est le choix de C.8, dont le proprio, Bolloré, est tout sauf social . Ceci dit, à part les chaines publiques , pas trop pressées d’héberger une Raquel Garrido , les autres sont entre les mains de patrons guère plus sociaux que Bolloré !

  3. Ah, ça, le coup de « l’entrisme » pour justifier qu’on aille se goberger avec l’argent d’un ignoble capitaliste, même un jésuite old fashion n’oserait pas !

    (Et je me refuse à vous croire assez gogo pour croire à ce que vous venez de nous débiter là.)

  4. J’aime bien guarrido et je n’aime pas les émissions d’Ardisson et cela ne les empêche pas d’avoir du succès !!!!

  5. Atchoum.. (tous sont enrhumés; vivement l’été)
    et qui a ou aurait le monopole de l’opportunisme ? aussi de la taqya, tant qu’à faire,

  6. C’est très bien…

    Elle va pouvoir apporter la becquée à sa petite famille, car il faut rappeler aux mauvaises langues qu’il faut en traverser des rues aujourd’hui pour trouver du boulot en rapport avec ses compétences

    Ensuite, trouver un poste de speaker dans une télé en léger décalage d’opinion, avec « insoumis « gravé sur le front, ça mérite félicitation…

    Et enfin, non content de nourrir sa famille honorablement, elle écrit un bouquin pour expliquer le boulot qu’elle a trouvé chez l’adversaire, bouquin vendu à 15.95 TTC,. J’espère que le père Noël inspirera nombre de clients fervents de guérillas

    Bravo Madame..

    1. Justement, Garrido illustre bien le conseil de Macron de traverser la rue pour trouver un boulot : c’est-à-dire de chercher un boulot non pas selon sa formation ou son envie, mais selon la demande du marché du travail ! Elle est avocate de formation, elle se retrouve dans l' » infotainement ».

  7. Sinon, à part ça, c’était un peu silencieux chez les insoumis ces derniers longs mois.
    Pas de réponses aux questions de bibi sur des sujets d’actualité qui mériteraient une guérilla soutenue
    Pas de réponses aux questions d’organisation locale..
    Réunions sur les sujets importants ou intéressants à Paris sur des thèmes assez planants pas trop en phase avec la réalité.

    Et puis tout à coup, en moins de deux semaines les messages et mails tombent comme à Gravelotte. Y aurait il un événement important ces prochains mois qui justifie une telle ferveur ?

    Vivre à rase motte au milieu des préoccupations des ruraux c’est pas facile pour causer avec les sommités d’une organisation.

    Et après on s’étonne que les manants se démerdent tout seul aux ronds points..

    Ici Stanislas, en direct de son trou, à vous les studios

  8. Il serait intéressant de se pencher sur l’associé d’Ardisson comme producteur de son émission imbuvable et désespérante de vacuité.

  9. Que vois-je? Que lis-je ?
    La France Insoumise a sa propre chaîne d’infos et ne fait pas confiance au « Média » ?
    Dites-moi que j’ai mal compris !

  10. En prenant un peu de recul : où en serions- nous si les Français avaient eu l’ intelligence d’élire Chevènement à la présidence en 2002 ?

    Au lieu de ça, que voyons-nous aujourd’hui ? Les partis de gauche ( de la « vraie gauche », comme ils se baptisent : pas le PS ) soutenant les « gilets jaunes », qui remettent en cause non seulement les taxes sur l’essence, mais le principe même de l’impôt ( voir l’enquête du « Monde »), et dont on découvre qu’un des organisateurs de ce mouvement « spontané  » est un libertarien ( = ceux qui estiment que l’Etat ne doit pas intervenir du tout en économie ) nommé Nau…

    Quel désastre intellectuel!

    1. Sur le fond vous avez raison.
      Mais puisque les Français ont tous compris qu’inexorablement les pouvoirs successifs les amènent à un minimum de service public, il est normal qu’ils se disent qu’on arrête de les « pomper ».

      J’écoutais une « républicaine » américaine qui disait qu’aux États Unis les gens ne comptaient pas sur les pouvoirs publics, mais sur les associations, les amis, la famille etc. C’est exactement ce modèle qu’on nous impose depuis Maastricht.

      Pour en revenir à la taxe carbone, la seule personne qui a enfin posé le problème des transports routiers de marchandises est Besancenot.
      En démolissant le fret SNCF on a démultiplié les camions dans toute l’Europe, asphyxié la vallée de Chamonix et toutes les régions traversées par ces énormes monstres.
      Alors quelle supercherie que cette taxe sur les carburants quand tout est fait pour qu’ils soient utilisés en masse (Connaissez vous le diamètre des tuyaux pour faire le plein d’un semi remorque ?)

      1. (bien vu; je ne dis rien sur l’assoce, la famille ou le copain, ni qql Tanguy, là aussi l’enseigne, le ‘capital’ diffère)
        Une p’tite question, je ne me souviens que du nom, ..que valent, valaient, coût et efficience, les « portiques » ou écotaxe c’est ça, que proposait (défendait?) Ségolène R ?
        aussi le souvenir d’un bonnet rouge dans le rouage,

        1. Elle a su reculer.
          L’argent accumulé par les taxes sur le carburant n’a aucune influence sur la pollution que dégagent ces véhicules dont il n’est pas question de diminuer le nombre.

          Bref on n’enraye pas les cancers dû poumons et l’asthme à coup de dollars.

            1. Je ne saisi pas toujours le sens de tes remarques, pourtant je fais des efforts.
              Je veux dire que la transition écologique ne doit pas servir de prétexte à enrichir certains, mais doit être réellement mise en place.

              Moins de voitures, moins de gros culs, à remplacer par d’autres moyens de transports. J’ai vu qu’alstom a sorti un train à hydrogène, qui est proposé aux Français.

              Alstom… c’est cloche hein ? On l’a vendu.

              1. Sommes nous prêt à changer d’habitude ? ..ça m’étonnerait, ou pas-vite, ou merci à qql service appelé « sociaux » (co-voiturage par ex) surtout ce que ‘représente’ le transport individuel (ni que français d’ailleurs) mâtiné de la notion ‘privilège’.
                Ton post m’y faisait penser.
                Le camion; telle sa gestion suisse (?!) Alain serait plus compétent pour en parler. Ou, son aspect économique, Stan. Ou, écologique, politique, ..tout autre que moi !

                En effet Hélène, tel le cabri je saute (pas forcément du coq à l’âne) spontanément et souvent, d’une idée à sa copine associée; sans prévenir, ni effort !
                Ainsi le bonnet rouge, son gilet jaune; j’évitais la chemise aux mêmes couleurs: notre révo ou une Thaïlandaise contemporaine, mais pas son joli élément décoratif: la cravate portée; objet et proprio, que nous pouvons interpréter, appréhender, ..etc.

                Alstom ? il me vient l’idée, saugrenue, ..en gnl nous n’évoquons que les fois où l’on ‘gagne’ (au grattage, au Pmu, une vente x ou un salaire etc.) rarement quand on perd; et alors ? pareil ! mais par affection pour la contradiction (acquise, car si usuelle, traditionnelle, chronique!) le souvenir d’Alstom, ses qqls actions en ma possession (à l’époque) m’ont fait reculer de trois cases, pas glop.
                Mais pas les Autoroutes.. ni spécialiste de moralité, ou à peine celle de « la voix de son maître ».
                Tu t’en doutais, ou assez dit: je suis une bille, et mélange lard et cochon, ce qui n’aide pas je suppose.
                En revanche, jamais je soviet (conseil) ni j’oblige.
                Merci, (et) pour ta patience,

                1. « Sommes nous prêt à changer d’habitude ? ..ça m’étonnerait,  »

                  On n’est jamais « prêt » à changer nos habitudes, mais si nous y sommes forcés par la pression du pouvoir d’achat on changera.
                  Le covoiturage n’était pas naturel et pourtant en 97 on l’avait mis en place à 4 pour les 40 km qui nous séparaient de Marseille (avec des étudiants sans gros revenus).
                  Il en sera de même si les transports en province sont organisés pour cela (économiser l’essence est un enjeu très intéressant).

                  Donc pour l’instant il ne faut pas mettre comme tu le fais les « réticences » présumées des Français, mais regarder ce qui nous saute aux yeux :
                  -> on taxe les gens qui n’ont aucun moyen de faire autrement que de prendre leurs voitures.
                  Et ça, ça pose question sur le bien fondé de cette taxe sur des gens acculés à la payer.

    2. Arié

      L’article est chiadé , on lit des superlatifs enluminés : « engouement rare », « mille récits », « des réponses émanant de cadres établis en milieu urbain ». …..A se demander s’ils n’ont pas interviewé BHL, ou Pujadas, ou Delahousse…
      Et vas y que je te colle des morceaux de déclaration avec l’âge de l’interrogé SVP pour faire réel…

      « Quel désastre intellectuel  »
      Pas tout à fait d’accord, Faire une enquète formidable à partir d’un bureau, en interrogeant des cadres urbains pour esquisser une tendance général, On croirait un article de 1er avril..

      Les politologues de chambre qui s’accrochent à leur boulot en perdition du fait de la disparition de l’art politique politicien, cherchent désespérement à coller un leader à ce mouvement pour continuer à bouffer. Les flexiblités, c’est toujours pour les autres.

      Les éditocrates parisiens qui s’imagine un peuple à l’esprit totalement macdonalisé, mais en regardant mieux à travers le brouillard, ils distinguent bien des subtilités très nettes de type RN, ou insoumis..
      .
      Wauquiez se sentant délaissé organise lui un rassemblement d’adhérent du mouvement, à jour de ses cotisations, les affuble d’un gilet jaune et fait son cinéma comme un vulgaire second rôle de série Z

      On sent bien que les leaders essaient de récupérer ce mouvement mais c’est compliqué, heureusement, chez Juan, on a un ex cadre supérieur de l’hospitalière qui nous trouve un nom de derrière les fagots qui s’appelle NAU. et libertarien en plus.. Je vais en parler aux ronds point d’à côté, ça fera une bonne blague pour réchauffer l’assistance entre deux cafés…

      Arié, pour une fois, tâchez de sortir du lot des impuissants du ciboulot, , allez donc vous geler le cul aux ronds points de campagne, au milieu du pékin de tous statuts et tous salaires, pour vous faire une idée au lieu de perdre votre temps et votre argent à lire PIM PAM POUM..

      Vous ne savez plus non plus comment mépriser les manants ou quoi ?

    3. on passe notre temps à expliquer aux francais qu’ils ne peuvent pas comprendre la complexité de l’économie…mais il y a une chose qu’ils arrivent très bien à comprendre c’est que plus ils paient d’impôts et taxes et plus leur vie se dégrade …à tous les niveaux ..sante, service public, école, justice, sécurité, pouvoir d’achat, logement etc. Et que parallèlement tout va augmenter ..mutuelles, assurances, taxes foncières, gaz, carburants etc.

  11. Et tout ça pour faire la pub d’ un bouquin de garrido.
    Et tous ces mots savants : l ‘ entrisme, disons simplement terme issu de l’histoire du léninisme et du trotskisme, est une stratégie politique révolutionnaire …..
    Infotainement ( sic) disons distraction du peuple pour qu’ il ne regarde pas ailleurs
    En résumé elle déclare si je comprends bien qu’ elle nage dans le marigot volontairement mais qu’ elle reste propre.
    D’ autre dirait : elle crache dans sa soupe.

    1. Arié

      Vos réflexions gauche – droite, sont mignonnes, mais ce sont des réflexions de mec repu qui n’a pas à se poser la question de bouffer ou d’accéder à des besoins minimum pendant trente jours (amplifié d’un jour quand le mois fait 31 jours…).

      Malgré tout, on peut parfaitement comprendre que le cadre supérieur parisien , en gilet jaune/cravate, qui tient le rond point au bout de votre rue, va examiner à la loupe à quel courant du parti de gauche est affilié son voisin jean/polo crade/ gilet jaune.
      On peut craindre malheureusement que le premier puisse avoir du mal à partager son sandwich caviar/homard avec le deuxième s’il est de la mouvance gauche rougie…

      J’ai compris ?

  12. Vous êtes gonflant avec vos articles de presse . Je vous l’ai dit, Stan vous l’a dit : allez sur les points de rassemblements des gilets jaunes, écoutez les, discutez avec eux . Ecoutez et regardez l’appel de gilets jaunes des chantiers de St Nazaire . Ca vous éviteras de reprendre la propagande d’une presse méprisante .
    La Réunion, c’est un coût de la vie supérieur de 28% à celui de la Métropole . Rien que ça explique les mouvements quasi insurrectionnels dans l’ile

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