Chanson du dimanche: le temps dans une bouteille

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Macron cède à la violence, pas aux gilets jaune

La situation devient ubuesque. Il suffit d’un weekend de violences sporadiques mais marquantes en plein Paris pour que Macron fasse un sans-faute dans l’erreur:

  • il ne démissionne pas un ministre de l’intérieur pourtant fusible idéal tant ce weekend fut un fiasco sur le terrain sécuritaire;
  • il n’intervient pas en public, c’est son droit, mais mets en scène ses déplacements sur deux lieux de violences; pour le second, sa voiture est suivie et huée à cris de « Macron démission ».
  • il cède un peu, trop peu, trop tard (un report de 6 mois de la hausse des carburants), ce qui donne l’impression qu’il n’a cédé qu’à la violence du samedi 1er décembre, mais pas aux revendications les plus évidentes du mouvement des gilets jaunes. Car il faut être sourd pour ne pas entendre les quelques grands mots d’ordre: davantage de justice fiscale (gros ras-le-bol des taxes indirectes qui frappent tout le monde), davantage de pouvoir d’achat (via minima sociaux, retraites, SMIC), davantage de participation.

Quel fiasco.

Le climat insurrectionnel, les Gilets Jaunes et le stress jupitérien.

Les images des scènes de violence à Paris, de l’Arc de Triomphe aux quartiers chics et aux vitrines de Noël des grands magasins, ont effrayé, surpris, choqué, indigné. A juste titre car ce déchainement a encore fait des blessés, parfois graves.

 

J’ai regardé le traitement de cette actualité le lendemain soir, avec 24 heures de recul, sur le journal télévisé le plus regardé de France, sur TF1. Les reportages étaient assez équilibrés – notamment ce dernier qui retraçait les évènements du samedi: la présence de casseurs dès 9h, le gazage de tous les manifestants dès leur arrivée et sans distinction; le défoulement dans les rues de Paris; des gilets jaunes qui aident et protègent les CRS, d’autres qui les assaillent; des hommes sans gilets qui incendient une voiture sde police dans une rue chic; de la brutalité masculine testostéronée.

Il y avait d’autres endroits où les manifestations étaient bon-enfants, calmes et familiales.

 

Dimanche, Ruffin est allé parler devant l’Élysée, drapeau en bandoulière. La démarche est symbolique, il est venu relayer ce qu’il a entendu dans son département: rends l’ISF d’abord, camarade président. Et surtout, démissionne.

Le slogan n’est pas nouveau, mais il est rare, très rare. D’autres jacqueries, révoltes et grèves ont usé du même slogan en leur temps. Mais le climat est aujourd’hui particulier. Il n’y a que quelques idiots utiles de la Macronista pour ne pas le voir.

Ne pas se demander pour quoi une telle convergence existe, mais contre quoi. La réponse semble évidente : Emmanuel Macron « et son monde », ses réformes, la philosophie économique et politique qui les sous-tend.

Source: le Monde

 

A défaut de démission présidentielle, celle de Christophe Castaner parait évidente et nécessaire. Le ministre de l’intérieur pourrait avoir un peu de respect pour sa fonction.

 

Ce climat quasi-insurrectionnel déstabilise Macron. Jupiter se raccroche aux corps intermédiaires comme un naufragé à sa bouée. Le voici qui réclame à son premier ministre de recevoir à nouveau des gilets jaunes (n’importe lesquels pourvu qu’ils portent un gilet jaune !), et les représentants de partis politiques. Le second sur la liste à être reçu ce lundi matin est … Florian Philippot, président du groupuscule des « Patriotes« . On attend Nicolas Dupont-Aignan, et, pourquoi pas Jacques Bompard de la Ligue du Sud…

On sent la panique.

Macron cherche le pourrissement. Mais nombre de Gilets Jaunes ont déjà une vie pourrie.

Pour finir, regarder cette séquence, gênante.

 

L’écologie de classe

François Ruffin l’expliquait simplement.

 

Mélenchon dans le texte

Melenchon s’explique comme chaque semaine, et on est loin des bêtises, car ce sont des bêtises, propagées par les rageux macronistes, les éditocrates fatigués et les autres.

Cette intervention courte est calme et posée. Si vous en avez marre de la politique, glissez directement à la 24ème minute quand il parle des expéditions sur … Mars.

 

 

Chanson du dimanche: aux armes !