Un boxeur, un homme, un citoyen.

 

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Des violences en République

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Il n’est jamais bon de taper un flic.

L’ultra-diffusion sur les chaînes d’information et les réseaux sociaux de cette video d’un policier casqué pris à partie puis tabasser par des Gilets Jaunes est triste. « La violence divise un mouvement plutôt que de rassembler » a justement rappelé Adrien Quatennens.

 

 

Cette violence est une mauvaise réponse. Certes, elle permet à BHL de nous amuser quand il a l’indignation républicaine facile depuis sa villa de millionnaire à Marrakech. J’avoue avoir souri en lisant que Griveaux avait eu des sueurs froides dans son ministère. Rarement avare de formules ridicules, il s’est indigné qu’on attaque à travers lui « la maison France ». Pour qui se prend-il ? Il a posé dans l’édition de Noël de Closer. 

Un peu de modestie républicaine, non ?

J’avoue, j’ai souri, mais je n’aurai pas du. La violence est une mauvaise réponse. Elle permet à chacun de s’invectiver sous le coup de l’émotion.

Cette violence caricature aussi le mouvement. Elle occulte les manifestations pacifiques. Elle permet à des perroquets macronistes de sombrer dans des outrances. Elle aliène des soutiens potentiels. La violence appelle la violence. Cette autre vidéo d’un policier gradé qui frappe un homme noir passif est plus choquante encore.

 

« La violence divise le mouvement parce qu’elle dissuade des gens d’y participer. Je ne suis partisan ni de la violence, ni des formes d’intimidation politique personnelle. C’est le cas de Benjamin Griveaux. J’ai aussi regretté le silence du gouvernement lorsqu’il y a eu plusieurs morts du côté des manifestants, de nombreux blessés. Ça ne profite à personne. Maintenant, la violence n’est pas représentative de ce mouvement. »

J’observe ces violences avec une distance grandissante: ça tape d’un côté, l’autre braille des insultes et son indignation. Puis ne dit rien quand ça tape de l’autre sans davantage de raison. Lequel camp s’indigne à son tour.

Le gouvernement n’a rien compris. Et comme il est le pouvoir, comme il a tous les pouvoirs y compris celui de la violence « légale« , l’exigence qui pèse sur lui est plus grande. il n’empêche.

Faites des sit-ins.

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Source: La Dépêche, 2 décembre 2018

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