Chanson du dimanche: Bisso na bisso

Que cela fait du bien de la réécouter.

 

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Sibeth Ndiaye, les deux symboles

La nomination de Sibeth Ndiaye au porte-parolat du gouvernement ne doit rien au hasard en Macronie.

La dame est talentueuse et fidèle, Macron n’a plus grand choix vu le turn-over qui frappe son équipe et, last but not least, c’est un symbole parce qu’elle est jeune, femme et noire, trois symboles qui manquent cruellement au milieu des dirigeants politiques habituellement mâles, quinqua (ou plus) et blancs.

Sans surprise, elle a été attaquée dans les réseaux sociaux sur à peu près tous les thèmes que la France rance et raciste pouvait lui jeter à la figure: sa religion musulmane supposée, sa couleur de peau, sa coiffure, ses tenues, son sexe, son âge. Cette partie-là du combat politique n’est pas politique mais simplement le plus souvent délictueuse, et, évidemment, bête, rance, raciste et mysogine.

Sibeth Ndiaye est aussi le symbole de cette Macronie faussaire: les apparences de la modernité pour cacher une action politique détestable à plus d’un titre: anti-pauvres, xénophobe, antisociale, liberticide. Une politique de classe.

Nicolas Sarkozy avait Fadela Amara, Rachida Dati et Rama Yade, toutes trois attaquées sur leur physique, leur origine, leur couleur de peau, leur sexe – ce qui était odieux. Et toutes trois complices d’un sinistre quinquennat dont la Justice n’a pas fini de faire le bilan.

Élection européenne, mobilisez vous.

Plus c’est gros, plus ça passe.

La campagne européenne aurait du être l’une des plus essentielles pour Macron, compte tenu de son positionnement politique. Et pourtant. Rien de concret, rien de précis. Du vent, des bla-blas.

Pas de débat, la Macronie meuble.

Quel faussaire ce Macron…

J’ai déjà répertorié de nombreuses propositions concrètes ET europhiles défendues par les insoumis pour ce scrutin. Le programme est là, sur le Net, facilement d’accès et bien éloigné des caricatures de « populisme nationaliste » que les trolls macronistes et, malheureusement, quelques égarés à gauche, tentent de propager.  J’ai beau lire et relire ce programme, je ne vois pas où nos éditocrates favoris peuvent encore rapprocher les insoumis des neofascistes du Rassemblement national. Oui, LFI prône la sortie des traités s’il le faut, et en fonction des sujets. C’est d’ailleurs l’une des rares ouvertures concrètes d’Emmanuel Macron dans sa lettre sur l’Europe en février dernier:

Mais l’essentiel du programme est ailleurs. Et détaillé par Manon Aubry avec persévérance: sur le climat, les banques, la réglementation sociale, les lobbys, la défense, la coopération, les réfugiés, le parlement européen, etc.

 

La France insoumise cherche des fonds pour financer sa campagne, et défend son programme pied à pied. Mais sans surprise, les curseurs médiatocrates sont figés ailleurs: dans la petite phrase, la tambouille politicienne, les sondages .