3 milliards d’économies sur les petits chômeurs


La voici, cette grande réforme de l’assurance chômage. On y retrouve un gros coup de massue pour les plus précaires « et en même temps » un rabotage pour les plus favorisés des chômeurs. Voici la saloperie habituelle – faire maigrir les maigres et les gras « en même temps ». Devinez qui souffrira le plus ?

Sur les 3,4 milliards d’euros que Macron cherche à économiser sur l’UNEDIC, quelque 2,85 milliards d’économie. seront trouvés sur l’allongement de 4 à 6 mois de la durée de travail sur les 28 écoulés pour pouvoir toucher le chômage.Pour faire bonne figure, la Présidence des riches rogne sur l’indemnisation des hauts salaires: « Les demandeurs d’emploi qui gagnaient plus de 4500 euros brut par mois verront en effet leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois de recherche d’emploi » résume Le Parisien.

Il fallait faire le lien avec cette mesure hypocrite annoncée il y a un an: Macron-le-généreux supprimait les cotisations chômage de quelques millions de salariés, tout en basculant une partie du financement de la protection sociale vers la contribution sociale généralisée. Mais cette bascule a été partiellement annulée par les concessions aux Gilets Jaunes. Alors Macron cherche à reprendre ailleurs le cadeau de l’an dernier. Et quoi de plus logique de taper dans l’indemnisation des chômeurs, n’est-ce-pas ?

La Macronista, ignoble à souhait, ressert l’argument sarkozyste, pourtant démenti par les faits: les chômeurs seraient trop bien indemnisés pour avoir envie de retrouver un emploi…. Le cliché a la vie dure, il sert à légitimer la contre-offensive libérale – rabaisser les salaires, assouplir le code du travail, dégrader les conditions des chômeurs.

Au fait, petit rappel: la proportion de chômeurs indemnisés par l’UNEDIC a été dégradé de 10 points en 10 ans: seul un chômeur sur deux est ainsi indemnisé.

Bonne nuit les castors.

 

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109 réflexions sur « 3 milliards d’économies sur les petits chômeurs »

  1. Le tour de passe passe est à son apogée …il fallait être naïf pour ne pas voir où nous mener la fin d’un système assurantiel associé aux salaires ! Et ce sera forcément dans quelque temps l’argument qui fera taire toute opposition avec les applaudissements de tous ces fossoyeurs ….

  2. Bonne démonstration Juan, du sabotage d’une mesure au départ excellente par les Gilets Jaunes…et c’est vous qui l’avez faite tout seul ! Il y a du progrès !
    ( rassurez-vous: aucun de vos commentateurs n’a compris )
    .

        1. Les commentaires sont aussi ceux de personnes qui ont connu le chômage …qui savent ce qu’est de s’accrocher …qui savent ce que signifie cette pseudo réforme…qui savent ce qu’est la flexibilité avant l’heure..qui savent les dégâts que cela provoque …l’inquiétude liée à l’instabilité tuera l’économie ..

    1. Ah parce qu’il faut la lire ?? je taquine, et la politique, que je vous -tous- cède (reconnaître ses limites) pas dit renonce. Là, à cette époque je tire des bords dans le secteur gossip (cancaner sur qql bonimenteur; yes chicken) ni il manque de superficie !
      Platini par ex., sa garde à vue, le Qatar ce foot du monde, ainsi Sarko le prochain ciblé, ..qui d’autre ? ou, traduction libre, qui va aller au charbon, façon titiller l’ex aussi l’intitulé simple et seul viatique en vie, sinon la sienne, des LR (etc.)
      Ah non on ne manque pas de grain (y a venteux, dans vanter)

    2. Elie
      Si, si … nous avons tous compris que le citoyen contribuable/cotisant est celui qui casque, CSG ou pas , Gilet Jaune ou pas !
      On nous gonfle avec les dix milliards que le gouvernement aurait débloqué, alors qu’il ne s’agissait d’une anticipation de versements déjà programmés mais on jette un voile pudique sur les 20 milliards du CICE versés sans contrôle

      1. Mais qui diable voulez-vous qui finance, à part le contribuable, le cotisant ou le consommateur ? ( je ne vois personne d’autre à part me faux-monneyeur)? La politique consiste à choisir entre ces 3 seuls types de financement !

        1. Mais qui vous a dit le contraire ? Ou avez-vous vu que le contribuable / cotisant refusait de participer financièrement ?
          Essayez de raisonner un peu : plutôt que de s’attaquer aux conséquences, il faut s’attaquer aux causes . Flinguer l’ indemnisation du chômage ne crée pas d’emplois, il n’y a que les débiles pour croire ça !
          Et répondez donc à cet argument : le gouvernement se gargarise des dix milliards qu’il aurait mis sur la table, alors qu’on sait très bien que ces sommes étaient, de toutes façon, budgetées, seul leur déblocage etant anticipé ( relisez les articles que vous avez copiez- collez ici même ) et se garde bien de fournir les résultats des 20 milliards de CICE, maintenant pérennisés !

    1. Sylvie

      Il faut laisser les petites crapules serviles s’agiter avec leurs petites notes toutes prêtes et se concentrer sur des études en coulisses

      Un certain Jacques Rigaudiat, économiste, conseiller maitre honoraire à la cour des comptes directeur de cabinet, directeur des études et statistique de l’ANPE et conseiller de ministres…. a écrit un opuscule (mars 2018) « la dette, arme de dissuasion sociale massive »

      à la page 41 à 43 et suivantes, il fait une synthèse de rapports du conseil des prélèvements obligatoires de 2007 à 2010 augmentée des récentes niches (CICE et autres cadeaux aux riches.. )

      Le tableau p 43 s’appelle « estimation des diverses pertes annuelles de recettes fiscales et sociales  » (en milliards €)

      – niches fiscales reconnues : 74.8
      – niches fiscales déclassées : 76
      – niches sociales : 68.7
      – fraude fiscale : 20.5 à 25.6
      – fraude sociale 8.4 à 14.6 (vu les montants, ce n’est pas de la fraude de manants )

      TOTAL : 248.7 à 259 milliards
      (source rapports du CPO)

      Puis il écrit ceci, je cite
      « résumons l’essentiel de tout cela qui s’additionne : récupérer ne serait ce que le 1/3 soit, 4 mois de leur coût annuel, de coût de la fraude, de l’évasion fiscale et sociale et des différentes niches suffirait à couvrir le déficit annuel de toutes les administrations publiques……………  »

      A la suite il explique le poids de l’UE qui « organise la concurrence fiscale systématique » et ferme les yeux sur les pratiques fiscales du Luxembourg, des Pays Bas, de la Belgique, Malte…

      Bref quand on a lu ça, le reste de l’ouvrage et d’autres investigations fouillées de la même teneur (titres sur demande) , on finit par comparer les agités du bocal méprisants, qui comprennent tout, ou expliquent tout par le gilet jaune, qui débitent leurs conneries (connerie : ne pas tenir du vrai ou du faux ), à des huitres haut de gamme sur le présentoir d’un poissonnier de luxe… Coup de chance, l’huitre de luxe prolifère à notre époque….

      Tout le monde sait qu’une huitre peut être accommodée d’un citron, ça ne réhausse pas la bête mais ça la rend moins fade.. ceci explique cela

      1. Stan
        Merci c’est que j’appelle la théorie des trous dans le plancher ..les privilégiés n’ont même pas à se baisser pour ramasser …l’Etat s’en charge ..

        1. Sylvie

          Les sujets budgétaires sont devenus très techniques, les sujets de politologie sont à ranger au placard, ça ne correspond plus à rien quand tout le monde ou presque pense la même chose..

          les pros de la politique sont tellement paumés que même choisir un cheval qui ne soit pas un tocard dans les 6 mois est devenu compliqué ; d’où les claquements de portes, les oscillations émotionnelles, les convictions de dernière minute et autres guignoleries de notre monde du spectacle narcissique..

          Pour combler les trous, reste la communication, qui est au message politique ce que le braquage d’une banque est au retrait de liquide.

  3. « Fake off », très bon ! aussi la première fois rencontrée, jamais lu ni entendu, cet écho de ‘fuck off’, ‘va te faire foutre’ à la louche, ..dois-je te remercier Sylvie (héhé.. ne suis pas très éveillé) ni je connaissais ce site, sinon son homonyme, homologue; ainsi des commentaires (en gnl; par ex. Marredesid sa réponse à Resistance94, ..des ménages, des riches, des milliards et du paradis fictif, ..pour leur France factice) ou qqls précisions et autres florilèges, points de vue (perso potins; tiens, commenter et vanter le-post à Elie)

  4. En fait, cette réforme de l’indemnisation du chômage, c’est, ni plus ni moins, qu’une façon de casser le thermomètre . Il est plus facile, pour les gouvernements néo – libs qui se succèdent depuis des années de taper sur les victimes ( les chômeurs ) que de maltraiter les responsables du chômage de masse ( les financiers ) !

    1. Rappelez vous Alain les propos de Roselyne Bachelot qui pour moi ne sont jamais passes  » il faut responsabiliser les malades » pour mieux justifier les franchises …à l’heure actuelle il en est de même pour les chômeurs …et à la fin du quinquennat ils auront le culot de dire que le chômage a baissé …et il y aura encore assez de c…s pour les croire …
      J’écoutais une député LREM qui essayait de justifier cette réforme face à un syndicaliste FO …elle avait tellement de mal qu’elle en avait des rictus !

    1. Arié

      expliquez ce que peut bien signifier « revenir à la réalité » en envoyant un comparatif européen des statistiques des prestations sociales et un article du Figaro ?

        1. Et de sui…ide

          À chercher : psychologie.com travail : pourquoi tant de sui..es

      1. @ Stanislas

        Je vous faisais confiance pour sortir l’argument le plus débile qui soit : ces chiffres établis par la DRESS ne sont pas fiables, puisqu’ils sont reproduits par le Figaro.

        Et la météo du Figaro, elle est fiable ?

        1. évidemment vous n’avez pas compris ma question, elle est pourtant simple et claire

          je la reformule

          qu’est ce que « revenir à la réalité » avec des tableaux statistiques et un article du Figaro.. ?
          que vient faire la « fiabilité » des chiffres dans cette question ?

          1. Arié

            le « vrai du faux » proposé par Hélène est il selon vous dans votre périmètre du « revenir à la réalité » ?

            1. Que voulez-vous qu’il vous réponde à part un p’tit lien ou un copié-collé de ses médias favoris…
              Il est grave ennuyeux car quel que soit le sujet évoqué il n’a apparemment jamais été confronté à la réalité du terrain.
              Faire semblant de tout savoir est un art qu’il maitrise à merveille, c’est une qualité que je lui reconnais volontiers.

              Peut-être serait-il plus convainquant s’il nous donnait son avis personnel sur le devenir de ses 3 B préférés (Benalla, Balkany, Bismuth) ?!

              Stan, une question :
              Les fameux dix milliards soi-disant « offerts » suite à la grogne des Gilets Jaunes ont-ils vraiment été versés en totalité comme promis ?

              ***

          2. Stanislas,
            Vous tenez vraiment à conserver le titre du plus c*n du forum ?

            Si vous lisez cet article, vous comprendrez (peut-être ?) qu’il s’agit des chiffres publiés par la DRESS et d’un bref résumé des comparaisons internationales qu’elle en tire.

            Si vous constatez que certains de ces chiffres sont faux, ou que certaines des conclusions qu’ elle tire de ses comparaisons : précisez clairement lesquel(les) et pourquoi.

            Sinon, arrêtez votre psittacisme : » Figaro ! Figaro ! Coco pas content ! »

    2. Toubib
      Et alors ? Ces prestations sociales seraient moins utilisées ( et donc se reconstitueraient ) si les pouvoirs publics traitaient -sérieusement – le chômage de masse, au lieu de mener une politique de l’offre qui, depuis des lustres, contribue au creusement de l’écart salaires / profits, pour la plus grande joie des financiers et des boursicoteurs, au détriment de l’économie réelle !

      1.  » Contre le chômage, on a tout essayé  »
        Mitterrand

        Vous connaissez un seul pays développé qui, depuis la mondialisation, ait tenté de lutter contre le chômage de masse par la politique de la demande et qui ait réussi ? Seuls les USA, grâce aux privilèges du dollar ! Vous ne comprenez donc pas que, dans des économies ouvertes, les hausses du pouvoir d’achat ne profitent pas nécessairement à des produits fabriqués en France ?
        Et le pire est à venir : la robotisation; seul Hamon en a parlé.

        1. Mais, mon bon toubib, c’est là tout le problème : on a privilégié la finance, au détriment de l’économie réelle .
          La prédominance du dollar, c’est une blague : c’est une monnaie de singe qui permet surtout aux Ricains de faire financer leurs dépenses par les autres . Si il y avait une vraie volonté politique, ne serait-ce qu’au niveau européen, le dollar serait vite ramené à sa triste réalité .
          Lorsqu’un pays entend préserver ses intérêts, il sait faire . Un exemple : l’U.E. harcèle la France pour lui faire privatiser ses barrages . Les Allemands les ont, purement et simplement, fait sortir du secteur concurrentiels . Du coup, le commission leur fiche une paix royale ( et ils ne sont pas les seuls )
          Pour la énième fois, cessez de confondre l’économie de la finance et l’économie réelle .
          Puisqu’on devrait passer sous les fourches caudines de la robotisation, il serait bon de commencer à voir de quelles façons on en neutralisera les effets sur l’existence des citoyens !

          1. Un petit plus : depuis 1973, aucun pays développé n’a privilégié la demande par rapport à l’offre, parce que ce serait contraire aux lois – et surtout aux intérêts – de la finance et donc, du marché .
            Sauf que des lois, ça s’abrogent, un marché, ça se régule et la finance, ça se canalise .
            Encore faut-il être au service de l’intérêt général et pas couché devant les banquiers !

          2. Non,pas du tout: le dollar est la monnaie des transactions internationales, et si ne serait-ce qu’une seule pièce de rechange d’une transaction entre deux pays à dû être réglée en dollars ( et il est souvent impossible de faire autrement ) et que les USA ont décrété un embargo sur l’un des deux pour des raisons purement politiques, le second se retrouvera avec des amendes astronomiques.

            Demandez donc à la BNP , et, si vous ne comprenez pas, à petite plume perdue ; depuis que Stanislas lui explique l’économie, elle maîtrise bien toutes les questions, et vient régulièrement à mon secours.

            1. @ Alain Bobards, suite

              Vous trouvez qu’en 1981 la France n’a pas privilégié la politique de la demande, avec les résultats que l’on sait ( les Français se sont rués sur les magnétoscopes japonais que, tel Charles Martel, Jobert a dû bloquer à Poitiers !)

              Désolé, mais l’époque doit être celle de la production d’une offre correspondant à la demande nationale et produite en France, ou, du moins, en Europe .

              1. Vous me faites doucement rigoler, avec vos affirmations . Exemple : Whirlpool délocalise en Pologne, pas parce que le marché s’est effondré ( les carnets de commandes sont pleins et les bilans positifs ), mais parce que le dumping social y est favorable, financièrement parlant . Et, pour être sûr de ne pas être concurrencer par un repreneur, Whirlpool torpille toutes les offres de reprises de son unité française. Ford pratique de la même manière à Blanquefort . Et que dire de GM§S, dont Macron disait que les salariés pouvaient, quand même, s’appuyer 140 bornes de routes quelconques pour trouver un job, sans aucune certitude, du reste .
                Alors, mon bon toubib, vos théories économiques à deux balles, vous pouvez vous les garder !

            2. Mon bon toubib, ne vous en déplaise, le dollar est une monnaie de singe ; les amendes sont fixées unilatéralement par les Ricains mais Il suffirait que les détenteurs d’obligations U.S. les présentent à l’encaissement pour couler l’économie Américaine .
              Parlez en à la BNP ( et aux autres banques ) : elle sait parfaitement que c’est possible, mais, vu les engagements pris dans l’économie américaine, elle recule devant le manque à gagner jusqu’au moment où le risque en vaudra la chandelle !

            3. (suite)
              Précisions pour ceux qui ne veulent pas comprendre ( pour ceux qui ne peuvent pad, comme Stanislas, il n’y a pas de solution )
              ____

              Les Etats-Unis ont abusé du statut de monnaie de réserve dominante de leur devise pour s’endetter excessivement, au risque de faire naître des doutes sur leur solvabilité extérieure et budgétaire, explique le chef économiste de Natixis dans sa chronique au « 

              L’économiste belge Robert Triffin (1911-1993) a exposé le célèbre paradoxe qui porte son nom dans son livre Gold and the Dollar Crisis : The Future of Convertibility (Yale University Press) en 1960. Au départ, explique-t-il, le pays qui émet la monnaie de réserve internationale dominante a une économie qui inspire confiance, ce qui assure sa solvabilité extérieure et sa solvabilité budgétaire. Cela conduit les autres pays à adopter la monnaie de ce pays comme monnaie de réserve. C’est ce qui s’est produit avec le dollar américain à l’issue de la seconde guerre mondiale.

              Mais on voit alors, d’après Triffin, apparaître une difficulté grave. Soit les Etats-Unis conservent une balance extérieure équilibrée ou excédentaire ; ils maintiennent alors leur solvabilité extérieure et la solidité de leur monnaie, mais n’offrent plus assez de dollars au reste du monde, ce qui conduit à une crise de liquidité mondiale. Soit les Etats-Unis connaissent un déficit extérieur croissant ; l’augmentation de leur dette extérieure offre au reste du monde une quantité de dollars suffisante pour nourrir la liquidité mondiale ; mais leur solvabilité se dégrade, la confiance dans le dollar recule, qui perd peu à peu son statut de monnaie de réserve dominante au profit d’une autre monnaie…

              On peut même soupçonner que les Etats-Unis exploitent le rôle de monnaie de réserve du dollar pour s’endetter excessivement à des taux d’intérêt faibles auprès du reste du monde (ce que Valéry Giscard d’Estaing avait appelé en 1965 le « privilège exorbitant » des Etats-Unis), accélérant ainsi la dégradation de leur solvabilité externe et la perte du statut de monnaie de réserve du dollar.

              Pendant plusieurs décennies, on a peu parlé du paradoxe de Triffin, mais il revient aujourd’hui sous une forme un peu différente appelée le « nouveau dilemme de Triffin » (« The International Monetary and Financial System », Pierre-Olivier Gourinchas, Hélène Rey et Maxime Sauzet, NBER Working Paper n° 25782, avril 2019). L’idée est ici la suivante : les Etats-Unis fournissent au reste du monde une dette liquide sûre et sans risque. Les investisseurs publics (banques centrales) et privés de tous les pays investissent en effet une partie importante de leur épargne dans la dette publique américaine parce qu’ils ont confiance dans la solvabilité budgétaire des Etats-Unis ; les Etats-Unis sont donc le pourvoyeur du monde en liquidité et en actifs sans risque. C’est en ce sens que le dollar est la monnaie de réserve dominante.

              Mais on retrouve alors le paradoxe de Triffin : les Etats-Unis abusent de cette position pour s’endetter excessivement. La dette extérieure nette des Etats-Unis atteint 48 % du produit intérieur brut (PIB) américain (elle était nulle en 1990) ; la dette publique des Etats-Unis atteint 115 % du PIB, contre 68 % en 1990. Il y a donc eu une hausse de 47 points de PIB de l’endettement public des Etats-Unis, dont 28 points détenus par les non-résidents (des investisseurs non américains). Les Etats-Unis ont utilisé le rôle international du dollar pour conserver depuis 1992 un déficit extérieur continuel, qui s’accroît à nouveau aujourd’hui (plus de 3 % du PIB en 2019) avec les politiques de relance de la demande menées par Donald Trump.

              Pourrait-on alors voir les investisseurs mondiaux (publics ou privés) s’inquiéter de la perte de solvabilité extérieure et budgétaire des Etats-Unis, et réduire leur détention de dollars ? On pourrait alors avoir une modification brutale de l’équilibre monétaire mondial : le recul de la demande de dollars ferait monter les taux d’intérêt aux Etats-Unis ; cette hausse dégraderait la solvabilité budgétaire en faisant remonter les intérêts payés sur la dette publique (aujourd’hui en moyenne de 3,4 %) ; chaque point de hausse accroîtrait à terme le déficit public de 1,1 point de PIB ; enfin, la perte de solvabilité budgétaire ferait disparaître la capacité des Etats-Unis à offrir une dette sans risque .

              Voit-on déjà des signes de cette évolution ? Quelques-uns : la détention de dette publique des Etats-Unis par le reste du monde est passée de 35 % du PIB américain en 2014 à 30 % aujourd’hui ; le poids du dollar dans les réserves de change mondiales est passé de 65,6 % en 2015 à 61,1 % au début de 2019. La défiance vis-à-vis du dollar peut être économique, avec la hausse de l’endettement public et extérieur des Etats-Unis, mais aussi politique : il est révélateur que les deux pays qui ont le plus vendu de dollars depuis 2014 sont la Russie et la Chine.

              Va-t-on alors voir apparaître le point final du paradoxe de Triffin, la disparition du rôle de monnaie de réserve du dollar ? C’est peu probable. Certes, le dollar inspire moins confiance et les Etats-Unis ont abusé de son statut de monnaie de réserve dominante. Mais il n’y a pas de substitut crédible au dollar. Les marchés des dettes publiques de la zone euro sont segmentés, il n’y a pas de dette de la zone euro, un « eurobond » qui puisse jouer le rôle de dette liquide et sans risque. La Chine a un taux d’épargne domestique gigantesque (44 % du PIB en 2019) et contrôle les sorties de capitaux : l’épargne des Chinois achète tous les actifs financiers chinois, qui ne sont pas disponibles pour les non-résidents. De plus, la Chine acquiert avec ses excédents extérieurs des actifs extérieurs, et n’offre donc pas, en termes nets, d’actifs financiers à détenir au reste du monde.

              Finalement, le rôle de monnaie de réserve dominante du dollar ne résulte plus des qualités propres de la dette publique des Etats-Unis, mais de l’absence d’un concurrent crédible au dollar.

              Patrick Artus (Chef économiste de la banque Natixis et membre du Cercle des économistes)

              1. Artus, ce type qui n’avait pas vu arriver la crise des subprimes … ! Et qui enfonce une porte ouverte sur un thème connu depuis des années par ceux qui côtoient ( ou ont travaillé ) dans la finance !
                Toubib, vous m’amusez beaucoup, avec vos sources !

                1. Alain

                  Aucune roche en granit ne résisterait à un coup de boule d’Arié. C’est d’ailleurs la seule poche de flotte au monde à réussir cet exploit..

                  On ne peut pas lui reprocher d’être attentif à la parole des phares de l’économie autoproclamés dont les réussites prédictives sont certainement inférieures à celles de madame Soleil.

  5. « Il faut avoir travaillé quatre mois pour avoir droit aux indemnités chômages  » .
    Cette formulation est culpabilisante, car on a l’impression qu’un salarié se dit  » je vais bosser quatre mois et, ensuite, me la couler douce avec le chômedu  » , comme si le chômage était, pour le salarié, un but en soi .
    Ras le bol de ces conneries !

    1. Ça devient n’importe quoi, franchement ! Il ne faut donc pas indiquer au bout de quel durée de travail on a droit à des indemnités- chômage ?

      1. C’est pas vrai !… Vous n’écoutez pas nos chers politiciens ? Bon, visiblement, vous n’avez jamais été dans une situation de chômage, sinon, vous n’auriez pas proféré une telle ânerie !

        1. L’autoproclamé « phare de la réalité », marque préalable de l’authenticité du médiocre qui n’a que peu d’idées sur les sujets qu’il disserte, pratique à haute dose le fameux slogan pour patates :

          « c’est celui qui en parle le plus, qui en mange le moins »..

          L’imprégné des tics de langage des pseudo importants, incarne l’esprit des combattants de salons, qui ayant à franchir un champ de mines, délèguent la tâche de l’ouverture du chemin aux femmes et aux enfants…

        2. @ Alain Bobards
          Aucun rapport avec le commentaire auquel celui-ci est supposé répondre, et dans lequel je disais qu’il fallait bien, en France comme ailleurs, que la loi fixe le temps minimum pendant lequel il fallait avoir travaillé pour toucher drs indemnités- chômage, dans les pays où elles existent : non, nulle part une semaine par an n’est suffisante !

          Vous devenez comme Stanislas, retombrez en enfance et croyez que poster la dernière réplique suffit à vos donner raison : grand bien vous fasse !

          1. Mon bon toubib, si vous aviez subi une période de chômage, vous sauriez que l’UNEDIC vous informe de vos droits et donc, les chômeurs n’ont pas besoin des éléments de langage du gouvernement pour être au courant .
            Si vous aviez subi le chômage et si vous étiez un peu moins imbu de vous même, vous comprendriez ce qu’il y a de vexatoire dans les formulations gouvernementales .
            Mais c’est, sans doute, trop vous demander !

            1. @ Alain Bobards

              Effectivement : que le gouvernement renonce à annoncer les nouvelles conditions des droits à l’allocation chômage, car ce serait vexatoire pour les chômeurs et que seuls les chômeurs en soient informés, ce serait beaucoup trop me demander !

              On pourrait procéder d’ailleurs de la même façon pour toutes les lois et tous les décrets : seuls les smicards seraient informés des variations du SMIC, etc

              J’arrête là et vous laisse vous enfoncer.

              1. Toubib
                C’est vous qui vous enfoncez, où bien vous êtes tellement borné que vous ne comprenez pas : lorsque le ministre se pointe devant les caméras pour annoncer la réduction des indemnisations de six mois à quatre mois, en laissant entendre que la mesure doit conduire les chômeurs à retrouver promptement un job, c’est se foutre des chômeurs, d’une part et laisser entendre à la population qu’ils profitent de grasses indemnités, d’autre part . Si ce n’est pas vexatoire, c’est quoi ?
                C’est entré dans vos neurones, là …?

          2. Arié

             » retombrez en enfance et croyez que poster la dernière réplique suffit à vos donner raison :……….. »

            1° Vous confondez tenter d’avoir le dernier mot et rectifier vos conneries en série. On vous sort de l’ignorance mais vous êtes un ingrat..

            2° vous devriez changer de formule parce qu’il se dit « la vérité sort de la bouche des enfants »

            Il semble que la formule aie la bible comme origine..,

             » Dans Les livres poétiques de l’ancien testament (Psaume 8), il est écrit : « Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif. »

            vous qui êtes au garde à vous devant la bible de l’escrocfinance..
            gaaaaaaaaaaaaarde à vous !!! fixe..

  6. Le but de cette réforme est bien de faire des économies en obligeant les chômeurs à accepter n’importe quel boulot à n’importe quel salaire ! Il y aura progressivement et inexorablement une baisse de tous les salaires ..
    Ce gouvernement ne fait aucune réforme, il ne construit rien ..il ne fait que détruire toutes les avancées sociales …il lui reste encore assez de temps pour saccager le reste ..
    Tiens comme prévu c’est la taxe foncière qui paiera la taxe d’habitation avec possibilité pour les maires de moduler …Quel bande de branquignoles !

    1. « Tiens comme prévu c’est la taxe foncière qui paiera la taxe d’habitation »

      Sylvie

      J’y reviendrai plus tard, mais , outre que cette option parmi d’autres était évoquée dans le rapport « mission « finances locales » « rapport sur la réforme de la fiscalité locale  » de mai 2018, on peut affirmer qu’il s’agit là d’une 1ere mesure pas encore tout à fait nettement définie, qui est de toute manière à plusieurs bandes….

      Les objectifs visés, dans un terme assez proche, sont contenus dans cette nouvelle torsion de lignes budgétaires.dont la tête de chapitre est toujours « affamement de la bête » …c’est à dire, assécher une ou plusieurs lignes pour imposer un autre mouvement de « réforme » et de casse des structures historiques de la France :

      Les objectifs ;
      – la disparition programmée des départements ; par conséquent, redéfinition concomitante des compétences sociales

      – la remontée momentanée des lignes budgétaires au niveau de l’état pour avoir la main totale sur les objectifs futurs de répartition ou de privatisation de services…

      et d’autres vues à aborder au fur et à mesure…
      Rappelons au passage la farce du passage de 22 à 13 régions qui devait créer des gains de fonctionnement alors qu’il est démontré

      http://multinationales.org/France-vers-la-sous-traitance-des-services-publics-au-secteur-prive

      Pour accomplir ce programme, le gang des salariés détachés du gouvernement des groupes privés et de la grande bourgeoisie en marche est obliger de brutaliser les élus locaux principaux d’autres partis de droite et de gauche, qui courent aux postes comme les rats vont aux pommes, pour qu’ils se définissent « pour ou contre lui »..

      La méthode de mise en place de fusibles ou/et de potentats locaux n’est pas nouvelle, le caïd de l’état policier en formation n’a t’il pas déclaré qu’il ferait ce qu’il faut pour nettoyer les hauts fonctionnaires récalcitrants ?

      Etre mouillé dans une combine louche de pillage d’état préalablement blanchi par la loi est sans retour..

      1. « alors qu’il est démontré » …………..qu’il n’y a eu que des hausses de budget de fonctionnement à déplorer..

        Les élus de tous bords vous le diront ou peut être même des manants, depuis des années et des années la mode est aux réorganisation de bric et de broc des services des régions, des départements et des inter communautés et des compétences par « transfert » qu’ils disent…

        C’est tellement le bordel partout, que poser une question relativement simple obtient rarement une réponse aboutie ou certaine…
        ce n’est pas de la mauvaise volonté du personnel mais le résultat logique du « faire et défaire, c’est toujours travailler »

        Un vrai délire

        1. Oui Stan …les vautours s’organisent dans tous les domaines pour récupérer le magot que les fossoyeurs LREM sont en train de mettre à leur disposition …pour notre bien à tous évidemment !

      2. Stanislas

        Le rôle des administrations centrales, et des fonctionnaires en général, est d’ être politiquement neutres, d’appliquer la politique décidée par un exécutif élu, et non de traîner des pieds s’ils sont en désaccord et veulent la saboter.

        C’est en contrepartie qu’ils ont obtenu l’emploi garanti à vie : ne pas avoir à subir de pressions si l’exécutif veut changer de politique en loucedé, sans que ça se remarqué et sans le dire : la garantie d’ être à l ‘ abri de pressions.

        L’expérience a montré que ce bel idéal ne marche pas, les fonctionnaires ont aussi leurs idées politiques, et, selon les cas, appuient ou sabotent les directives de l’exécutif, alors qu’ils n’ont aucune légitimité électorale pour le faire.

        Les Américains, plus pragmatiques, l’ ont compris très vite, et ont mis en place le « spoil system » : à chaque changement de majorité, tous les titulaires importants des grandes administrations sont remplacés par des gens du parti vainqueur, décidés à appliquer sa politique ( seule exception, les juges de la Cour Suprême, nommés à vie).

        Mais la toute-puissance de l’exécutif peut être contrée par les directeurs des différents États, qui peuvent instituer des lois très différentes (les USA sont un État fédéral), les juges, les chefs de la police, etc., qui sont tous élus et ont la mème légitimité que l’exécutif., dont ils ne dépendent pas car ils ne sont pas nommés par lui comme en France.

        Les USA sont gouvernés par le principe de Montesquieu  » Tout pouvoir ne peut être limité que par un autre pouvoir ».

        1. Heureusement qu’au Pentagone, il y a des types un peu plus évolués que des demeurés comme Bolton et Pompeio et que Trump est surtout un brasseur d’air, sinon le golfe Persique serait à feu et à sang .
          C’est, aussi, le risque du  » spoil system  » !

    1. Si j’ai bien compris, le vote transnational pour la désignation du président de la Commission, ce sera en 2024 ( si tout va bien d’ici là ) .
      En attendant, c’est un joyeux foutoir : Merkel est en fin de parcours, les nationalistes se vendront au plus offrant et les socialistes se figurent qu’ils peuvent refaire surface !
      Amusez – vous bien, les gars !

  7. Ah tous ces salauds de pauvres dans le déni de réalité …puisqu’on leur dit qu’il va falloir ramer toujours plus …suffit d’y croire …
    Tiens je cherchais quelqu’un qui n’est pas dans le déni de réalité …un qui a bien les pieds sur terre …Bernard Arnault …l’homme qui vaut ,100 milliards de dollars …ça c’est du concret …pas comme ces gueux qui pleurent pour 5 euros de baisse d’APL..ou pour une augmentation de CSG …ou parce qu’ils n’auront pas droit au chômage …est-ce qu’il a droit au chômage Bernard Arnault …non…

  8. « les peuples heureux n’ont pas d’histoire » Pompidou,
    – égoïstes !
    (j’arrête pas de m’égarer, désolé; j’attends l’été ?!)

    1. Ti suisse
       » ils n’ont pas de héros »
      z’êtes sur que c’est Pompidou qui a dit ça …
      Il y a beaucoup de chose que j’aimais chez Pompidou sauf le centre qui porte son nom…trop angoissant pour moi …

    1. Elle regrette les intrusions de L214…ben voyons ! La cruauté n’est pas scientifique ni utile…c’est une monstruosité de plus que L214 a le mérite de dénoncer une fois de plus…

      1. J’ai pris conscience qu’il était inutile d’attendre quelque chose d’une certaine catégorie de gens au pouvoir (toutes catégories confondues.)

        Ca n’est sans doute pas volontaire de leur part, c’est ainsi qu’ils sont formatés et ce pourquoi « on » les appuie pour y arriver.

        Ça sent les périodes qui précèdent les grandes crises économiques mondiales et les conflits armés.

        1. @ Hélène
          On est forcément toujours entre 2 crises, plus ou moins proches, vous savez…
          Comme disait le Dr. Knock :  » La santé est un état intermédiaire entre deux maladies et qui ne présage rien de bon ».

          1. elle ne présage rien de bon, mais on est pas mécontent d’en profiter.🙄

          2. Knock aurait pu dire :
            « L’argent ne fait pas le bonheur »

            Ce à quoi on lui aurait répondu :
            « Qui a dit que l’argent ne fait pas le bonheur, n’a jamais fait ses courses. »
            Gertrude Stein

    2. Dans le curriculum de Brune Poirson ne figure pas un passage à l’école vétérinaire .
      Donc, qu’est ce qui lui permet de dire qu’une vache à hublot ne souffre pas ?

  9. Là, j’y résiste pas,

    un petit copié-collé du Monde Macroniste

    L’Inde, ce partenaire précieux de la France qui dérive vers l’autoritarisme

    Paris qualifie son allié de « plus grande démocratie du monde ». A-t-elle pris acte que la communauté de valeurs qui unissait les deux pays s’est fissurée depuis l’arrivée au pouvoir de Modi ?

    le « partenaire précieux » nous achéte des armes, bon

    mais c’est la suite Hopital-Charité ou paille et poutre qui m’héberlue un peu beaucoup…

    1. @Sylvie,

      Dans le monde d’aujourd’hui, ils ont déjà bien de la chance de se voir proposer un plan social, ce qui n’est pas le cas de la majorité des licenciés, à titre individuel,  » et maintenant demmerde-toi ! »..

      1. C’est quoi avoir  » bien de la chance « …le mot chance dans cette situation est hors propos…pourquoi les comparer avec ceux qui n’ont pas  » cette chance » la  » …si on évoquait plutôt le  » pognon de dingue » que touchent les entreprises …

      2. Hé Doc ! Vous y connaissez quoi en matière de plan social ??
        Avez vous déjà été plansocialisé ?
        Avez vous connu les affres d’un avenir de chômeur ?

        Je ne pense pas, donc boucle la avant d’aller trop loin et renseignez vous…

    2. En fait, cette suppression de 1000 postes chez G.E. Belfort, c’est la faute du traducteur de l’accord de cession avec Alstom, qui avait compris  » 1000 créations  » .
      Ceci dit, voilà encore une belle arnaque financière, avec la complicité des pouvoirs publics .
      Merci au petit marquis, qui était à la manœuvre au moment de cette cession . Et merci à Patrick Kron, ex PDG, qui s’en est tiré avec beaucoup de monnaie ( pas comme ceux qu’on va laisser sur le carreau ) !

  10. A propos : quand c’est y que not bonne Muriel ministre du travail, sera convoquée chez les juges ?
    Ca traine, ça traine … !

    1. @ Syjvie

      Mais que diable voulez-vous que fasse Macron dans cette histoire??? C’est à la Justice seule, et pas à l’Etat, de déterminer si GE a respecté ses obligations légales !

      1. « Mais que diable voulez-vous que fasse Macron dans cette histoire?…. »

        C’est pour le boulet en orbite..
        C’est écrit par l’organe d’un parrain du régime,

        il faut préciser que la justice ne bougera pas parce que tout le monde sait que le parquet est tenu par un servile nommé par la malfrature et que le salarié des banques est hors d’atteinte jusqu’à 2022. Ensuite, il est probable qu’il se fera exfiltrer…

        Ca n’en fera pas un innocent, mais simplement un pas jugé…nuance..

        http://www.lefigaro.fr/politique/2019/01/17/01002-20190117ARTFIG00337-affaire-alstom-ge-un-depute-saisit-le-parquet-de-paris-et-soupconne-macron.php

  11. « eh ben Gilbert.. » aurait dit D Goux, « après la ceinture faut écraser sa clop » (stop smoking) ou l’option ferroviaire « e pericoloso sporgersi », sans prétention ! surtout pas celle d’imiter, encore moins Didier,

    ..je passais, car je voyais une sorte de « minute politique », clairement hors sujet, mais pas étrangère (!)
    et la poster avant demain-dimanche, ..zut, trop tard ?!
    ainsi la votation; promis: vous y décélérez qql vérité (ici présomptueux) ..voter c’est faux (George Boole! ça faisait longtemps) dément (Coucou) paradoxal,..sauf pour les chaises, les slips et les pneus, c’est pire que prier, voter c’est voler (ahah JJ Rousseau)
    aussi le chapitre: Le Candidat Universel, te guide,
    dévoué et altruiste, (constipe ton vote, etc. hahah!)

    « Car il existe, ce candidat optimal, c’est certain ! Celui qui sait tout, y compris l’avenir, y compris ce qu’il y a dans ta tête ! Il sait, et tu le sais ! Tu le sais car tu l’as choisi. Tu sais choisir celui qui sait, donc tu en sais au moins autant que lui, sinon tu ne saurais pas qu’il sait, et tu ne l’aurais pas choisi. Mais alors, sachant que tu sais ce qu’il sait, c’est-à-dire un peu plus, tu ne saurais pas exister sans lui confier la tâche de te dire quoi faire et quand, ce que tu sais déjà ? »

    http://www.zerocratie.org/p/6-la-redemption.html

    Sinon taquiner « L’ironie » de Bhl, ..nân je déconne,

    /oui Pompidou, Sylvie, zen ni douter de la source, ni important si lui ou un autre (non?) qu’est-ce un peuple heureux ou existe t-il ? (tant pis pour le Bhoutan) et histoire -passé ainsi présent- n’est pas culture (presque) le vaincu, en gnl, ne va péter loin, l’égoïsme lui se rallie au futur (quelle surprise) pour dire que l’interprétation est multiple, telle l’humeur ? (le verre, une fois bu, est à moitié plein, ..hahah)

  12. très bonne 632e semaine à propos de la bande de voyous du gouvernement des groupes privés.
    J’essaie d’écrire des messages sur les semaines mais ça ne passe pas… certainement un problème de handicap numérique

    je suis passé par la mairie pour ADP, je vais donc être fiché pour ce nouvel acte de résistance, par les milices de la répugnblique, escrocfinancière

  13. Le Monde –

    Le pouvoir d’achat tire la croissance en France, qui devrait augmenter de 1,3 % en 2019

    Le pouvoir d’achat, soutenu par les mesures d’urgence et des prix à peu près stables, croîtrait de 2,3 % cette année

    Le décor est planté depuis plusieurs trimestres déjà. En fond de scène : un ciel brouillé par la guerre commerciale et le Brexit. Bloquée dans les coulisses : la consommation des ménages. Emergeant côté cour : des créations d’emplois. Sur les planches, enfin : une croissance sans panache, avec, en vedette, le pouvoir d’achat. L’économie française se tient.

    D’après la dernière note de conjoncture de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée jeudi 20 juin, l’activité devrait progresser de 0,3 % au deuxième trimestre de 2019, 0,3 % au troisième, et de… 0,3 % au quatrième. Une régularité de métronome qui porterait la croissance annuelle à 1,3 % cette année. L’Hexagone pourrait ainsi dépasser d’un petit dixième la moyenne de la zone euro.

    La performance n’a rien d’éblouissant, mais, dans un contexte de ralentissement mondial et d’inquiétudes en Allemagne et en Italie, elle est loin d’être indigente. Et les fondamentaux sont solides.

    « Si 2018 a surtout été portée comptablement par le commerce extérieur, 2019 le serait davantage par la demande intérieure », écrit l’Insee. En d’autres termes : s’il se fait toujours attendre, le redémarrage de la consommation devrait bien finir par se manifester. Le pouvoir d’achat, soutenu par les mesures d’urgences annoncées en décembre 2018 et des prix à peu près stables, croîtrait de 2,3 % cette année (1,8 % par unité de consommation). Une hausse qu’on n’avait plus observée depuis 2007.

    Certes, pour le moment, l’essentiel des gains a été mis de côté par les Français. Le taux d’épargne, qui a franchi, au premier trimestre, le seuil des 15 %, se maintiendrait à un niveau élevé jusqu’en décembre. « Reflétant, peut-être, dans l’ombre portée de la crise des “gilets jaunes”, un climat teinté d’un peu d’attentisme », selon l’Insee, cette prudence n’est pas inédite. Elle n’est pas non plus alarmante. Des mesures comme la prime exceptionnelle versée entre décembre et mars par les entreprises, ainsi que la revalorisation de la prime d’activité, pouvaient difficilement être anticipées. Les gains ont donc naturellement été

    Ils ont néanmoins sans doute aussi contribué à l’amélioration du climat général. La confiance des ménages s’est en effet nettement redressée ces derniers mois dans les enquêtes d’opinion. S’il y a peu de chance qu’elles s’emballent, leurs dépenses en biens et services devraient légèrement accélérer en cours d’année, avec une augmentation de 0,5 % attendue au troisième trimestre, après 0,3 % entre avril et juin. La consommation progresserait de 1,3 % en moyenne annuelle, après seulement 0,9 % en 2018.

    Bonne nouvelle sur le front de l’emploiArticle réservé à nos abonnés Lire aussi  En dépit d’une croissance molle, les créations d’emplois accélèrent nettement en France

    Evidemment, ces variations peuvent paraître infimes. Mais la consommation reste le principal moteur de croissance en France. Elle représente plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB). Sa bonne tenue est déterminante pour la santé de l’économie tricolore, comme l’est, pour l’Allemagne, le commerce extérieur.

    Elle sera, cette année, soutenue par la dynamique du marché du travail. Les créations, qui ont vivement accéléré au premier trimestre, vont continuer sur leur lancée. D’après l’Insee, 241 000 nouveaux postes verraient le jour cette année, après 182 000 en 2018. De quoi entamer un peu plus le taux de chômage. Ce dernier s’établirait, en décembre, aux alentours de 8,3 %. Un chiffre encore élevé par rapport à la moyenne de la zone euro, mais qui se rapproche des niveaux d’avant-crise.

    Une ombre au tableau, les achats de logements

    Malgré de sérieuses difficultés de recrutement, le moral est en effet plutôt bon dans les entreprises. Les indices qui mesurent le climat des affaires sont largement supérieurs à leur moyenne de longue période, tous secteurs d’activité confondus. Ils sont particulièrement bien orientés dans la construction et se sont repris, au deuxième trimestre, dans l’industrie. L’investissement, qui avait tiré la croissance en 2017 et en 2018, a ralenti, mais demeure à un niveau élevé. En 2019, il augmenterait encore de 3,3 %.

    La principale ombre au tableau (hors contexte international) concerne les achats de logements des ménages ; ils avaient beaucoup contribué à amorcer la reprise en 2016. Or on observe, depuis la fin de 2018, un recul marqué. Ces dépenses se replieraient de 0,3 % sur l’année.

    1. « …Reflétant, peut-être, dans l’ombre portée de la crise des “gilets jaunes, un climat teinté d’un peu d’attentisme »

      ??? Quelqu’un peu traduire en Javannais ???
      Je comprendrais mieux « dans l’ombre portée des gilets jaunes »

      1. @ Hélène

        Voyez plutôt mes questions au billet hebdomadaire de Juan d’aujourd’hui (642 ème semaine…), questions auxquelles il ne répondra malheureusement pas…

        Très bien informé, manipulateur très grossier de l’information, ce n’ est évidemment pas pour vous , pour Stanislas ou pour moi qu’il écrit: ce qui compte , ce sont ses billets, pas leurs commentaires que personne ne lit; et j’aimerais bien savoir pour quelle cause travaille ce blogueur à l’anonymat si soigneusement préservé.

        1. Dites moi, toubib, insinueriez – vous que le Conseil Constitutionnel se serait rendu complice d’une manœuvre politicienne contre la représentation nationale en validant le recours au R.I.P dans le cas d’ADP ?
          Faut-il vous rappelez que le R.I.P est une création de Sarkozy, contre laquelle on ne vous a pas lu .
          Qu’est- ce que la démocratie représentative à la sauce Vème République avec des mandataires représentants tout juste le quart du corps électoral, sans parler du déséquilibre de la dite représentation entre circonscriptions surreprésentées et celles sous représentées ?
          Vu la réussite de la privatisation de l’aéroport de Toulouse, il est sans doute bon de remettre en cause celle d’ADP !

          1. Au fait : la privatisation d’ADP fait partie de la loi PACTE – laquelle n’est pas remise en cause – mais la loi PACTE n’ayant pas été promulguée, elle n’est pas applicable, d’où la décision du C.C à la requête de l’opposition

        2. Élie ???

          vous ne croyez tout même pas que j’écris des commentaires pour d’autres personnes que pour les habitués du blog quand même ?

          Là vous m’en bouchez un coin.

          Mais réfléchissez un peu : si les décideurs n’écoutent pas les masses populaires telles que les gilets jaunes, qu’iraient ils faire sur les blogs ?
          😱😂

          Si vous voulez rire un peu, lisez ceux de yahoo.

        3.  » j’aimerais bien savoir pour quelle cause travaille ce blogueur ..

          que Juan n’écrive pas pour moi, misérable ver de terre, m’importe peu,
          comme je me fous de savoir pour qui il écrit éventuellement tant qu’il dénonce le ramassis de voyous du gouvernement des groupes privés..

          Compte tenu de l’émergence d’un état policier qui tabasse et agresse juridiquement, rafle et convoque les opposants, ça peut laisser penser que ce monsieur Juan, diplômé de HEC (de mémoire)

          -est détenteur d’un carnet d’adresse dodu et immunisant
          – est possesseur d’une paire de baloches remarquables…

          Si le blogueur en chef acceptait juste une fois de baiser la main du garagiste du thorax, peut être qu’il se barrerait, complètement calmé…

          1. Stan
            Saperlipopette on tient du lourd très lourd…mais c’est bien sûr …qq un qui ne répond pas et de surcroît garde l’anonymat …mais  » pour quelle  » officine, » travaille Juan »…
            Va falloir faire gaffe…je ne sais pas où on a mis les pieds, qq un qui a des convictions politiques , c’est suspect 😂

            1. Sylvie

              Le terme péjoratif et mot-valise d’  » officine  » est de vous, pas de moi.

              Pour ma part, je verrais bien Juan travailler pour certains courants du PS , disant tout haut ce que le PS ne peut pas dire , parce qu » il sait absurde, mais travaillant à un travail de sape de Macron ( comme il le faisait déjà du temps de Sarkozy ). Mais je peux me tromper

              1. Mais pourquoi « certains courants du ps » seulement ?
                Ce qu’il écrit peut servir à tous les opposants de gauche y compris LFI.
                Je vous trouve bien compliqué.

            2. Sylvie

              C’est sûr que ça fait un moment que ça le gratte.. j’arrive à le comprendre.
              Passer la moitié de sa journée depuis des années chez un inconnu mélenchoniste….pouah………
              et en plus l’impoli ne répond pas à sa seigneurie…..la totale…

  14. D’un côté, le tam – tam des créations d’emplois .
    De l’autre, le silence assourdissant des suppressions d’emplois .
    Parce que j’sais pas si vous l’avez remarquez mais on trouve une palanquée de statistiques sur les créations de boulots, mais faut ramer pour trouver celles des suppressions et donc, de connaitre le solde net .
    Faisons grâce des secteurs et des catégories d’emplois, ainsi que du dynamisme ou de l’atonie régionale, histoire de ne pas rire ( jaune ) de l’enthousiasme affiché par certains !

  15. Puisque, paraît il, un pourcentage non négligeable de sympathisants FI seraient prêts à voter RN,
    – ceux qui cherchent à faire voler en éclat ce mouvement, poussent une bonne partie de ses électeurs vers le Rassemblement National.

    C’est un constat incontestable.

    1. Hélène,

      On n’a pas besoin de les pousser , ils y vont tous seuls ; ils y ont d’ailleurs déjà été aux européennes.

      1. Ils y sont poussés depuis l’élection du p.r.
        et ce, de l’intérieur et de l’extérieur du mouvement.

        Les campagnes électorales se préparent à coup de jeu de massacre.
        Deux têtes à droite, 3 têtes à gauches, une boîte de conserve au milieu.

        On ne voit plus que des bras des jambes qui s’agitent, des têtes qui surgissent du petit écran pour ne rien dire, des serpents qui sifflent sur les têtes et le petit monde de guignol qui reprend du service (quand ce n’est pas du grand guignol certains samedis).

        Pendant ce temps notre pays est dépecé, et les incendies très à la mode.
        Hier Paris aujourd’hui Dinan ..
        https://www.20minutes.fr/faits_divers/2547035-20190623-bretagne-violent-incendie-centre-historique-dinan

        Elle est pas belle la vie ?

      2. « On n’a pas besoin de les pousser , ils y vont tous seuls ; ils y ont d’ailleurs déjà été aux européennes…. »

        IPSOS sociologie du vote européennes 2019 vote RN /vote du 1er tour des présidentielles ) page 9

        – LFI 2017 RN 2019 : 4%
        – Macron 2017 RN 2019 : 4%
        – Fillon 2017 RN 2019 : 18%
        -Dupont Aignan RN 2019 : 23%
        – Hamon RN 2019 : 2%
        – RN 2017 RN 2019 : 78%

        Sympathie partisane…pour RN p 10
        FI : 3% – PS 4% – EELV : 3% LR 18% LREM 2%

        Profil des abstentionnistes p 18 (vote 1er tour présidentielle )
        FI : 55%

        Pas besoin de pousser qui ? ils y sont allés où ?

        1. Arié

          Au lieu de vous poser des questions sur les motivations bizarres des autres tâchez donc de vous accrochez à quelque chose, vous êtes déjà dans les égoûts avec les rats, et il n’y a rien en dessous…

        2. Stan
          Le toubib a une telle haine vis à vis des militants et sympathisants de la F.I. refusant de penser comme lui, qu’il est prêt à proférer n’importe quelle énormité . Un vrai politicaillon !
          Mais bon, on commence à le connaître, pas vrai ?

  16. Il faut aller au bout les meilleurs reports de voix sur RN sont ceux de LR

    Au 1er tour de la présidentielle 2017, les fillonistes se sont reportés à 18 % sur Le Pen, pendant que FI était à 4%

    Au 2eme tour de la présidentielle 2017, ce sont 20 % des votants de LR qui se sont reporté sur RN…

    En revanche il y a une certitude vérifiable sur les aéroports et les autoroutes, les manches à air, par grand vent, se mettent à l’horizontale…

  17. De toute façon il est question de laisser se dégrader notre système de solidarité et nos services publics…subrepticement …en faisant croire que l’Etat met tous les moyens pour que ça  » marche »…ce qui est faux…pour mieux convaincre qu’il faut que ça change…et beaucoup de gens tombent dans le piège …
    Et ne se souviendront bientôt plus que c’était mieux avant …

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