De l’anonymat sur Internet.


Récemment, un estimé confrère que je connais de longtemps, de ce temps où l’antisarkozysme s’incarnait en troupes joyeuses, solidaires et motivées dans des blogs puis sur les réseaux sociaux naissants, a fermé son compte Twitter où pourtant il excellait à la suite d’un accrochage violent avec une journaliste. L’objet de l’accrochage était le soutien de la journaliste à une consoeur qui fait des ménages dans l’industrie agroalimentaire (que ces journalistes soient incapables de comprendre qu’une partie du discrédit qui frappe leur profession tient justement à cette complaisance née d’une collusion économique, en 2019, est stupéfiant)  : un autre internaute avait balancé son identité, son job et son employeur après avoir fait des recherches pour l’identifier.

Je ne connais pas ce délateur, je sais juste qu’il a fait quelque chose que l’on ne fait pas.

Il a fait quelque chose que l’on ne fait pas.

Les accrochages peuvent être violents sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, c’est très simple de riposter: on bloque, on masque, ou bien on signale à Twitter quand on pense que les propos sont dangereux pour la personne humaine, menaçants contre soi ou d’autres. On peut même déposer un main courante à la police.

Jouer au petit justicier de pacotille est indigne.

Je n’ai jamais cherché à balancer l’identité de mes critiques les plus virulent(e)s. Je remercie chaque jour celles et ceux qui me connaissent de respecter ce lieu d’échange malgré nos désaccords, nos ruptures parfois définitives.

Je n’ai jamais cherché à balancer qui était Tedlunique, OnZeLeft, et d’autres trolls macronistes anonymes dont les Décodeurs du Monde ont fini par dévoiler l’ampleur.

Même quand je connaissais l’identité de ces gens. Et je l’ai connue. Et je finis par la connaitre le plus souvent.

Certains se sont étonnés qu’on puisse encore être anonyme sur les réseaux sociaux. C’est un sujet de désaccord récurrent avec la journaliste Vanessa Descouraux. Vanessa ne voit que la meute anonyme et les insultes anonymes. Elle n’a pas tort. L’anonymat héberge pas mal de racailles. Mais ce n’est pas une raison.

Je retourne la question, ou plutôt ces questions: dans quel milieu professionnel ou amical sommes-nous totalement libres d’exprimer nos opinions politiques sans craindre des représailles ?

Pourquoi donc le vote est à bulletin secret ?

Pourquoi la démocratie se mesure précisément sur la protection du secret de l’expression politique ?

Pourquoi les représentants syndicaux ont-ils un statut protégé si ce n’est pour les protéger des pressions de l’employeur ?

C’est un sujet sans fin. Cela fait longtemps qu’il n’a été évoqué dans ces colonnes. Il y a 10 ans, j’avançais déjà 5 raisons à l’anonymat.

ça fait quoi d’être anonyme ?

ça fait flipper.

Je ne reviendrai pas sur les raisons d’un blog anonyme. L’ennemi, on le connait tous, c’est Google. Et bloguer anonyme permet aussi d’attirer l’écoute sur ce que l’on dit, pas ce que l’on est. Faites l’essai. Prenez un billet d’un « éditorialiste » connu par exemple. Retirez son nom, et lisez son billet à voix haute. Le texte a souvent moins de gueule, et on se dit qu’on aurait pu l’écrire soi-même (Je vous conseille l’exercice avec Christophe Barbier).

Juan, 26 mars 2009.

Pourquoi connaître le messager importe autant que le message ? L’anonymat nous protège, un peu. Il ne résiste pas à l’enquête approfondie, à la police, au petit minable qui prend sur son temps libre pour fouiller les entrailles du web et balancer le fruit de son enquête sur les réseaux sociaux. Celui-là ne mérite pas grand chose, pas même une notoriété.

Vogelsong s’en est allé, provisoirement sans doute. L’autre, petit, qui l’a exposé, se cherche des excuses, des justifications.

J’espère pour lui qu’il a compris le mépris qu’il reçoit.

 

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50 réflexions sur « De l’anonymat sur Internet. »

  1. Débat récurrent, certes; mais peut-on s’engager anonyment, signer une pétition anonyment, etc.? S’engager comporte des risques, mais personne n’est obligé de s’engager…

  2. Le moindre site qu’on visite et paf… vous êtes cookifiés …!
    Alors l’anonymat sur internet…!

  3. Toujours cette confusion entre pseudonymat et anonymat. Un pseudonyme ne cache pas l’auteur d’un article, d’un tweet, etc. Beaucoup se croient à l’abri derrière un pseudo, mais sur les internets, nul n’est anonyme. S’en servir pour insulter ou harceler les gens, ce serait un peu comme rouler à deux cents à l’heure sur une autoroute en portant un masque et une perruque, avec en plus son smartphone dans la poche. La technique permet quasiment toujours de remonter les pistes.

    1. Mais alors, tous ces commentaires « anonymes » se prononçant fermement en faveur de l’euthanasie, détermineront la volonté de celui qui l’a écrit ?
      J’ai idée qu’il y en a qui risquent de regretter d’avoir appuyé si fermement l’arrêt de l’alimentation et hydratation de Vincent Lambert au nom de « l’acharnement thérapeutique ».

  4. Le pseudo existe (Jean le Bon, Pierrot le Fou, Porte-avions) pourquoi s’en passer.. idem l’anonymat (Diogène de Sinope? le fou de Dieu, le soldat inconnu anonyme, le mort et enterré sous x) ni me dérange, tant sa raison est diverse.
    Ça fait du monde,
    s’il est vipérin (aïe) masquer mon blase; basic instinct de conservation d’affections ou autres intérêts; en perdre (un peu bcp) c’est-ça le risque (je me demandais)
    surtout si, in vino veritas comme on dit, pour la route une méchante envie d’enrager le mal-encadré.
    La meute, est-elle nbx ? multipliée par média, auto diffusion (cybernétique) ou par x frustrations ?
    Le crétin (chez Jégou) individu de certitude, s’emmerde et ne faillit pas, vénal ou jaloux ni surpris, le perfide persiste aussi qql crise avantage le désœuvré, la précarité.
    Ainsi Stan, on ne peut plus haïr.. l’homme de peu de foi, l’anti sceptique, l’heureux obscur obligé..
    « gauchiasse », vulgaire ou insultant ? dépend du tiroir idéologique, ou de celui qui l’ouvre,
    – « demandez à mon avocat » il s’est spécialisé, ..nouvelle race pour un délit moderne, sous alias.

    La lune n’a pas que deux faces, pareil que la terre, ..enfin elle est bien plus belle !
    Certes Elie (récurrent, et tartinable) aussi faire des ménages (pige alimentaire) n’est pas illégal, ni les safaris d’ailleurs; je voyais mr et mme chasseur disparaître de toute activité et vie sociale, ..ces crétins se sont dénoncés, aussi le ménage (ici nettoyage) se fait tout seul, je veux aussi dire que l’abruti qui publierait une tête de lion est dépressif, genre suicidaire (pour les traquer ça être coton, car pendant les travaux la fête continue) j’ai dit traquer ??

    °°° °°
    pour une fois que la Tribune de Genève offre un article, ..vous ne serez pas déçu du voyage,
    (..passera t-il)
    « le savoir blanc ? la science; caution pour légitimer le racisme (…) la science pour l’iPhone, le nucléaire, le fusée-sée, mais pour te démontrer que tu racontes n’importe quoi: non »
    ou comment la gauche essuie encore les plâtres,

    https://www.tdg.ch/monde/ameriques/Une-video-raconte-les-derives-ideologiques-d-une-universite-americaine/story/17388943?utm_source=%5BTdG%5D+Gratuit&utm_campaign=07bb76bd38-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_10_02_00&utm_medium=email&utm_term=0_e54685c399-07bb76bd38-307555289&mc_cid=07bb76bd38&mc_eid=551af3ca6f

    1. « Ainsi Stan, on ne peut plus haïr.. l »

      TI SUISSE

      J’aime tout le monde y compris celles et ceux que je ne verrai jamais, toute couleur, toute religion, tout sexe et tout confondu..

      Le principe de base étant posé, parmi celles et ceux que je suis amené à rencontrer, à côtoyer , il faut déduire les individus dont l’organisation psychique n’est pas très en phase avec mes codes personnels de référence pour les échanges de subjectivités. Je vois bien que les autres se posent le même principe quand ils me voient..

      Jeune et beau, une divergence de vue ponctuelle se réglait sur le champ, soit par tout moyen manuel après estimation des possibilités de l’emporter, soit en courant vite..
      Avec l’âge, les douleurs musculaires, et la vitesse de pointe se réduisant sérieusement, on apprend vite que le changement de trottoir est le meilleur remède quand les subjectivités sont inconciliables.
      Et puis les pansements ça finit par coûter cher à la sécu…

      1. Sais-tu que je n’ai jamais saisi l’occasion de courir.. trop la trouille ? (ainsi paralysé) ni l’idée de me faire tirer dans le dos me traversait, ..j’dis ça car une fois, braqué par un calibre, je testais la méthode (elle, elle marche ! la preuve) « les bras bien en l’air, bien haut et bien droit ! » et avec le bout du bout du nez, indiquer ma poche revolver (chez moi les dollars sont à gauche)
        ..ni je disais au revoir; tout fout l’camp.

        Tiens ça me fait penser, p’tite anecdote, histoire de modération, il y a 7-8 ans sur le site d’un fameux hebdo, la-non publication de mon post, lui ne payant pas de mine, m’intriguait (!)
        alors j’y-testais d’abord, plus curieux que pénible, et trouvais l’objet-mot délictueux..
        tu sais qu’il m’arrive d’agrémenter le début d’une conversation camarade d’un élégant « ça boom »,
        alors voilà, ça boom, ..Boom !!
        Qui ou quoi de plus dangereux !

        aussi, dans la série foutage de gueule, là je file me la fendre chez le dentiste (sérieux)
        Nâân, ils n’auront pas mon humour !
        ni oublier: hainez-vous les uns les autres, 😀

  5. Eux ils ne sont pas anonymes …et te disent les yeux dans les yeux qu’eux ils ont le droit …de disposer de nos impôts pour leur confort …et pour leurs petites réceptions …
    Allez comprendre quand on megote pour 5 euros d’APL ..et qu’on t explique que c’est pas fini !

    1. Je crains que le total des 5 € d’APL ne soit bien supérieur au total des réceptions de luxe…Mais, là on est dans le symbolique, et c’est vrai que la plupart ont perdu tout sens de l’importance du symbolique en politique.

  6. 2700 ans d’anonymat du premier des poètes « à l’origine de la révolte en occident », Archiloque:
    « Cœur, mon cœur sans espoir, toi que les maux assiègent,
    Résiste et défends-toi, sache éviter les pièges,
    Et si tu vaincs, n’exulte pas, sois sans orgueil ;
    Mais, vaincu, ne va pas gémir menant ton deuil.
    Supporte les malheurs et accepte les joies,
    Puisque c’est le destin de toute créature
    Et le rythme alterné de l’humaine aventure… »
    (poème traduit du grec par Marguerite Yourcenar)
    A Vogelsong.

  7. Sur internet et les réseaux sociaux, lire l’article de L.M. Horeau dans le « Canard » de cette semaine dont le sujet est le projet de loi porté par la députée LREM Laetitia Avia, ou comment l’enfer peut être pavé de bonnes intentions !

  8. Les (ex) gérants de Super U, virés parce que les réseaux sociaux leur sont tombés dessus, vu qu’ils ont été assez bêtes pour poster les photos de leur safari, ne peuvent être taxer de faute professionnelle .
    Si ils engagent une procédure aux prudhommes, il sera intéressant de voir les motivations du jugement

    1. En effet ; qu’ont-ils fait d’illégal ? Les safaris dans les pays qui en organisent sont-ils devenus un délit? un crime? un homicide avec préméditation ?

      1. Nous sommes d’accord. Aussi inutile de dire ce que je pense des safaris ou autres baleines japonaises, ni des prestations ménagères (au black ou pas) des rentiers donneurs de leçons bénévoles, d’x privilégiés déconneurs (sous protection x, camarade) ou autres abuseurs de copines dans leur bon-droit primaire, disons mâle prioritaire (« ta gueule connasse, ça sera ta parole contre la mienne » ou, oublieux de la dose psychotropique prescrite par son dealer, accroché aux rideaux ou à la lunette des chiottes, peut-être est-ce son avocat ? son comptable ? bref, dans un rayon sans éclat, une lueur envisagée: « hein, tu ne vas pas me faire ça ma poule ?! »)
        pareil avec le curé de Patelin city.
        Où en suis-je.. ils sont si nbx.

        Que diable! nous avons des lois, pleins !
        certes, elles ne remplacent pas la morale,
        mêêh nous avons l’anonymat d’internet, ..chic ?
        (tout n’est pas traité, ouf ?)

        Que devient Tariq R ..
        « fuir où ? dit-il donnant son passeport, tout va vers mon innocence », peut-être n’a t-il pas wifi,
        incompris de « mes accusatrices » il demandait le silence d’une plaignante (cf. « ta gueule ») En vain,
        la Chambre pénal invoque la liberté d’expression,
        ..bonnard hein Tariq, plus besoin d’en douter,

      1. Dans mon quartier et au delà tous les voisins ont des chats qui traînent partout et viennent chier tout les jours sur notre modeste propriété. Heureusement qu’ils ne se torchent pas, on aurait du papier partout….ma femme qui entretient des plantes va finir par y aller avec des bottes…bordel..

        si les bestiaux ont un statut de sensible, il faut espérer qu’ils penseront que l’humain peut l’être aussi en sentant leurs déjections…

        Dans la même veine, il y a des animaux domestiques qui bouffent à leur faim et dorment à l’abri dans des plumards capitonnés au sein de familles merveilleuses. On a envie de pleurer quand on entend régulièrement rappeler un cabot  » médor…viens voir maman !!! »

        On a déjà marron qui nous fout dans la merde,…. ça suffit..

        1. Tu pourras expliquer par a + b à un chat qu’il ne faut pas faire ses besoins dans ton jardin, je te garantis qu’il n’y entravera que dalle.

          Tu peux toujours installer un cabanon de chasse et leur tirer dessus (ce que font les chasseurs depuis des lustres) tu n’enrayeras pas le phénomène.

          Reste la politique de stérilisation.

          Aprés, si ça te convient de voir les saloperies des hommes sur les bêtes dans les abattoirs et ailleurs, régale toi, mais ne t’étonne pas si tu es amené à voir le sadisme s’ériger en maître dans nos sociétés.

          Il faut cependant savoir que ces comportements excessifs nuisent à la consommation de viande car les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés au sort des animaux. Les végans ont de beaux jours devant eux, alors que de simples comportements mesurés n’auraient pas déclencher de tels phénomènes.

          1. Hélène

            Reste calme et boit frais, j’évoquais un aspect réducteur de la vie du chat socialisé en territoire de classe moyenne rurale..

            Tout le reste relève d’un secteur du business dévoyé dont il faut dire aussi que les politiques d’austérité et de baisse des salaires servent les signatures du CETA et autre MERCOSUR qui vont nous faire apparaître sur les étals de la barbaque encore plus pourrie que l’actuelle..

        2. Stanislas
          Des soucis de nantis ( votre propriété, votre jardin) , pour lesquels travaille Macron, et qui n’ ont pas leur place sur ce blog.

          1. m’sieur Arié, ma cabane de chantier a peut être moins de valeur que votre mobilier d’époque…

            Toutefois vous avez raison sur le fait que Marron travaille probablement pour chouraver l’épargne et les biens immobiliers des manants. Un rapport de France stratégie d’octobre 2017 évoque même la possibilité pour que l’état décrête la copropriété sur les terrains des gueux…(page 9)

            Extrait

             » La soutenabilité d’une dette publique excessive pourrait
            être crédibilisée en rééquilibrant comptablement
            le bilan patrimonial de l’État, par la voie d’un transfert d’actifs
            depuis le bilan des agents économiques privés résidents,
            ce transfert étant assimilable à un impôt exceptionnel sur
            le capital. Concrètement, une façon de procéder consisterait
            en ce que l’État décrète qu’il devient copropriétaire
            de tous les terrains construits résidentiels, à hauteur
            d’une fraction fixée de leur valeur, et que ce nouveau
            droit de propriété est désormais incessible……………………. »

            Je rappelle que France stratégie est l’officine reliée au 1er sinistre dont l’ex dirigeant est le conseiller économique de Marron : Pisani Ferry

            1. Cela me paraît une excellente forme de taxation du capital.
              Quant à Pisani-Ferry, auteur du programme économique de Macron pendant la campagne des présidentielles pour lui donner une tonalité de gauche, il a été viré de son équipe aussitôt après l’ élection.

            2. J’ai oublié de préciser que compte tenu de mes investigations quasi quotidiennes, j’ai revêtu le jaune, non pas contre un gouvernement mais bel et bien contre un gang de bandits pilleurs et braqueurs au nom de la loi…

            3. En regardant ce qu’il s’est passé pour l’impôt sur la fortune (portefeuilles d’actions dispensés, immobilier imposé), on aperçoit clairement l’horizon.

              Le capital n’aime pas les épargnants dans la terre ou la pierre pas plus qu’il n’aime les épargnants type caisse d’épargne.

              Résultat, les mesures se durcissent pour les propriétaires immobiliers.

              Pour les liquidités, j’ai même entendu qu’il serait dans les dossiers de faire payer une taxe à l’épargnant sur des comptes dormants. Car il faut bien le dire, depuis 2008, les Français ne placent que dans ce qui leur paraît le moins à la portée des risques dits « imprévus ».

            4. Ce serait croquignolet que la taxe foncière qui disparaitra par la porte, rentre, d’une certaine manière, par la fenêtre .
              Mais bon ! Venant de la bande de zigotos qui tiennent les manettes, faut s’étonner de rien !

        3. Hello Stan, Hélène, ..mes chats sont moins bruyants que vos chiens (c’est déjà ça, héhé)
          Des ordres, des commandements à nos bestiaux ? quelle idée.. cé nous qu’on obéit, hahah !
          Pareil ! ils déjectent chez les voisins,
          ..sont bien élevés n’est-ce pas.
          Allez, je te file Stan un p’tit conseil, le même qu’au voisin Guy-qui gentiment maugréait des fréquentes visites félines (pas qu’à cause des déjections; les mêmes ici: enterrées)
          Voilà: « Guy, fais comme avec les gens que tu n’as pas envie de voir, manifeste leur une attitude déplaisante (facile pour toi, héhé) tu leur gueules dessus, ou, si sont durs de la feuille, tu leur jettes des petits cailloux (pas dit des pierres !) et tu verras, comme nous quand on est « mal accueilli », tel un chien dans un jeu de quille, pas envie de revenir ! »
          Qqls jours plus tard, il me dit: en effet Jaco !
          Miaoow,

          ps, quand un de mes chats caprice (rare) je le menace d’un stage en Grèce: frites et arêtes de poisson, ..efficace !

          1. Hello TI SUISSE

            t’inquiète, quand je vois un chat, je n’ai qu’à ouvrir la porte… il dégage aussi vite qu’un flic tire dans l’oeil d’un manant..

            1. Stan ceci étant, il existe des répulsifs à mettre dans les jardins.
              Les chats n’y viennent plus.

              1. Hélène
                ma femme merveilleuse, d’une grande sagesse (oui elle me fait l’honneur de partager sa vie) me dit qu’elle a à peu près tout essayé
                sans beaucoup d’effet..

                1. Essayez d’avoir un chat mâle non castré, il devrait savoir défendre son territoire ; ou alors, tout simplement, un gros chien.

      2. Hélène
        Le problème, c’est que Super U plie devant les réseaux sociaux . C’est la porte ouverte à toutes les dérives .
        Le safari auquel ont participé ces deux zèbres (? ), c’est un autre débat !

        1. Alain
          Bien sûr, mais à ce compte là la justice ne devrait pas s’occuper des « affaires » qui sortent de Mediapart ou autre.

          (Il fait froid là haut la nuit ? Je pars demain et j’ai vu qu’il faisait 11 ° la nuit ☹️)

          1. Hélène
            A 1100 mètres, nous avons un bon 14 degré le matin et 28-29 en milieu de journée !

            1. 14 ? C’est tout bon.
              Bien contente de quitter l’air marin pour quelques jours.

  9. @ Alain Bobards

    Maintenant que vous avez compris ce qu’ est la financiarisation de l’économie ( sinon, laissez tomber !), peut-être pouvez-vous essayer de comprendre quels sont ses effets sur l’ économie productive réélle mondiale? ( lisez aussi l’article de Patrick Arthuis dont le lien est donné en fin d’article, expliquant pourquoi tout concourt, aujourd’hui, au développement de la spéculation ) :

    http://ses.ens-lyon.fr/actualites/rapports-etudes-et-4-pages/la-poursuite-de-la-globalisation-financiere-et-ses-effets-natixis-janvier-2018

    1. Elie
      Laissez tomber Patrick Arthus ( pas Arthuis ) . Il sévissait à la CDC, avant de passer chez Natixis et il se gourait déjà plus souvent qu’à son tour .
      Je vous ferais bien un cours sur l’ actuariat et les produits spéculatifs, leurs conceptions, leurs buts et leurs conséquences mais ça prendrait un temps fou .
      Sachez, une fois pour toute, qu’en matière de finances, vous n’avez aucune leçon à me donner, pas plus que je permettrais de vous donnez des leçons en matière de cardiologie !

      1. @ Alain Bobards

        Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Chacun n’ aurait droit de parler que de ce que lui a appris son métier et de rien d’autre ? À quoi sert le droit de vote, alors ?

        1. Elie
          Que vous parliez de finances et d’économie, c’est votre droit . Ce qui n’est pas votre droit, c’est de croire que vous détenez la vérité, vis à vis de types comme moi dont le métier, durant 40 ans, et dans différents milieux, c’était l’analyse de situations boursières et la distribution de produits financiers ( je n’en suis pas plus fier pour ça ) . Je ne vous donne pas de leçons en matière de cardiologie, mieux, je ne vous en parle même pas . Alors soyez assez aimable pour ne pas me prendre pour un crétin dans mon domaine .
          Merci !

          1.  » Alors soyez assez aimable pour ne pas me prendre pour un crétin dans mon domaine … »

            Alain Bobards qui rêve… !!!
            Pourquoi le carrossier des pectoraux, qui possède un cerveau à côté desquels le Larousse, le CNRS, le conseil d’analyse économique, sont des parcs ostréicoles, reste il collé sur les commentaires de ce blog comme un morceau de sparadrap usagé ?

            Une vraie énigme de notre siècle ?

  10. Du très macronien Le Monde :

    Politique de la ville : un an de déception

    C’était l’une des idées-phares du plan de « réconciliation nationale » piloté par Jean-Louis Borloo : la création d’une cour d’équité territoriale pour sanctionner l’inaction des administrations. Le 22 mai 2018, Emmanuel Macron s’était déclaré ouvert à la mise en place d’une« instance de recours et de transparence », évoquant le Parlement. Depuis, l’exécutif n’y a plus jamais fait allusion.

    Le même jour, le chef de l’Etat avait installé en mode VIP le Conseil présidentiel des villes (CPV). Composé de vingt-cinq personnalités issues ou œuvrant dans les quartiers, il était censé être le laboratoire à idées du président de la République en matière de politique de la ville. Il n’a rien produit jusqu’à présent.

    Un mois plus tard, le 17 juillet 2018, l’Elysée avait lancé une vaste opération de séduction auprès d’une centaine de grands patrons pour les inciter à recruter dans les quartiers. Emmanuel Macron leur avait donné rendez-vous tous les six mois pour faire le point. Il ne les a pas revus depuis.

    Un peu plus d’un an après l’enterrement du rapport Borloo, élus et militants associatifs des quartiers populaires font grise mine. L’« empilement des petites mesures » et la distribution de « petites subventions à droite à gauche » ne parviennent pas à faire oublier les promesses non tenues, ni à masquer le « manque d’ambition » de l’exécutif vis-à-vis des quartiers populaires.

    La pompe n’y change rien. Le 13 juin, le ministère de la cohésion des territoires a bien tenté de galvaniser les troupes en invitant 600 acteurs de terrain à la Grande Halle de La Villette, à Paris, pour un événement baptisé « La grande équipe de la réussite républicaine », en vain. Le gouvernement peine à convaincre. L’apparition éclair de Jean-Louis Borloo – le temps d’un cliché et puis s’en va – n’a rien effacé du camouflet infligé l’an passé, qui avait brisé un élan collectif inédit. « Ils ont voulu rassurer les quartiers, mais ils n’ont rassuré personne, affirme la sociologue Marie-Hélène Bacqué. Rien n’a changé. »

    « Le pouvoir est toujours aussi sourd aux revendications des classes populaires », a écrit la coordination nationale Pas sans nous dans son « Appel de Roubaix », lancé fin juin à l’issue de la deuxième édition de son Université des quartiers populaires. « Le 13 juin, le ministre n’a envoyé aucun message, estime Rabah Mezine, vice-président de Pas sans nous. Le gouvernement manque d’audace et de courage politique sur le sujet. Mais ce qu’il refuse d’investir aujourd’hui coûtera cent fois plus dans dix ans. »

    « Dans les faits, le bilan est pauvre », juge Gilles Poux, le maire communiste de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Lors des premières Assises nationales pour l’égalité territoriale, organisées fin juin dans sa ville, il a relancé l’idée de la création« d’une autorité administrative indépendante avec force de coercition pour imposer des corrections lorsqu’il y a inégalité ». Une initiative « soutenue par le Défenseur des droits, Jacques Toubon », insiste l’élu.

    Alors que le gel des emplois aidés continue de peser lourdement sur le tissu associatif des quartiers, « ce que l’on nous propose en compensation est loin d’être à la hauteur des enjeux », tranche Khalid Ida-Ali, président de l’IRDSU (Inter-réseaux des professionnels du développement social et urbain, qui rassemble quelque 600 professionnels de la politique de la ville), qui a tenu ses Journées nationales de la politique de la ville, à Strasbourg, les 13 et 14 juin. « On ne peut pas dire qu’ils ne font rien, il y a des petites choses qui sont mises en œuvre, mais on ne comprend pas où ça va. »

    Du côté du gouvernement, on s’est efforcé de changer de ton. Après avoir malmené les petites associations, désormais, on loue leur rôle et on leur concocte un « plan » afin de leur « faciliter la vie » en leur permettant d’adresser des demandes de subventions pluriannuelles et préremplies. Après avoir disqualifié les maires en les taxant de « clientélistes », voilà qu’on vante leurs mérites et leur dévotion. Un an après avoir remercié Borloo sans ménagement, on ne cesse de dire toute l’admiration qu’on lui porte.

    Le 12 juin, dans son discours de politique générale, le premier ministre, Edouard Philippe, mettait en avant le « succès » de Jean-Louis Borloo avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et espérait parvenir à nouveau « à raisonner au-delà des normes et des obligations ». Le lendemain, à La Villette, c’est Julien Denormandie qui « saluait » le travail de « Jean-Louis ». En privé, le ministre de la ville répète à l’envi qu’ils se parlent « très très régulièrement ». Le nom de Borloo n’apparaît pourtant nulle part dans le petit livret de vingt-cinq pages distribué aux journalistes, un document qui retrace notamment la chronologie du travail du gouvernement en faveur des quartiers depuis deux ans.

    « Denormandie veut faire, il s’implique, il se déplace, il écoute, mais, à l’évidence, il n’a ni la main ni les budgets, et pas de vision », estiment, avec le recul, de nombreux participants à l’événement du 13 juin. « L’an dernier, nous étions dans une dynamique englobant la nation tout entière, avec le président en tête et la quasi-totalité du gouvernement présent, rappelle Philippe Rio, maire PCF de Grigny (Essonne). Un an plus tard, le président n’est plus là, il n’est plus question de la nation, c’est devenu l’affaire du ministre de la ville et des acteurs de la politique de la ville, on reste dans un débat

    Parmi les actions menées, Julien Denormandie continue de mettre l’accent sur la mesure forte du début du quinquennat, mise en place par le ministère de l’éducation nationale, le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire (soit 190 000 élèves et 300 000 à la rentrée prochaine). Il souligne également la relance de la rénovation urbaine (150 écoles, 70 000 rénovations de logements et 40 000 constructions neuves), le lancement de « cités éducatives » (prise en charge et suivi des enfants par tous les acteurs de son éducation qui forment une « alliance éducative », une mesure préconisée par Borloo) dans 80 territoires cibles, les 33 000 offres de stage de 3e sur la nouvelle plate-forme consacrée (mais seulement 8 000 collégiens en ont bénéficié, faute de moyens de transport notamment), la mise en œuvre des emplois francs – un dispositif d’aide à l’embauche (5 800 contrats signés, alors que le gouvernement tablait sur 40 000 d’ici à la fin de l’année) –, la lutte contre les copropriétés dégradées…

    « Ils en font juste assez pour maintenir une forme de paix, mais ils le font assez discrètement, de peur d’en rajouter dans la concurrence avec la France des “gilets jaunes”, analyse un élu qui a souhaité conserver son anonymat. Ils ont aussi calmé la colère des principaux chefs de file de la gronde, maires et associatifs, en faisant bénéficier les premiers de divers dispositifs, comme les cités éducatives et la rénovation urbaine, et les seconds, de subventions. » De la politique à l’ancienne, en somme.

    « Ce qui est frappant, résume le sociologue Thomas Kirszbaum, c’est l’extraordinaire continuité avec toutes les politiques concernant les quartiers populaires depuis quarante ans, il n’y a aucune inflexion, ce qui est très paradoxal pour un gouvernement qui prétendait vouloir rompre avec le vieux monde. »

    Louise Couvelaire

    1. Ca fait des années – pas loin de cinquante ans – que les gouvernements successifs ont laissé les banlieues se dégrader .
      C’est pas avec des cautères sur une jambe de bois qu’on redressera une situation, où l’économie parallèle est reine parce que ça arrangeait beaucoup de monde . Suffit de faire un tour à Clichy sous bois, dans le cité du Chêne Pointu ou chez sa voisine Montfermeil et sa cité des Bosquets pour comprendre la profondeur du mal . Et c’est pareil à Lyon, à Marseille et dans d’autres métropoles !

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