La BAC mutile


le journal Le Monde a reconstitué l’une des ripostes de la police contre les Gilets Jaunes à Bordeaux qui a grièvement blessé un civil.

Edifiant.

Beau travail de journalisme.

Le constat est sans appel.

Rappelons qu’un membre des forces de l’ordre n’a été arrêté, jugé ni a fortiori condamné depuis un an.

 

8 réflexions sur « La BAC mutile »

  1. Rien que pour avoir utilisé les flics de la BAC face aux manifs de G.J, lesquels flics ne sont pas formés à ce genre d’intervention, Casta-niais et Nunez devraient être débarqués de leurs fonctions sans tambours ni trompettes .
    Mais il semble que l’incompétence soit bien vue en haut lieu .
    Dans un autre domaine, le gouvernement et le sieur Pépy hurlent à l’abus de droit , vis à vis de l’exercice du droit de retrait des cheminots, en se gardant bien de dire que la sonnette d’alarme ( sans jeu de mots ) est tirée depuis déjà longtemps par les personnels et les syndicats sur le thème de la sécurité .
    L’incompétence est, décidemment, bien vue en haut lieu !

    1. Témoignage :
      Je confirme qu’effectivement les personnels de la B.A.C. n’ont aucune formation au maintien de l’ordre. Les unités des Gendarmes mobiles sont formés à Saint-Astier en Dordogne au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (C.N.E.F.G) les C.R.S. viennent également s’y formés depuis quelques années. Les Stages d’une durée de trois semaines pleines, consistent à mettre les escadrons G.M. ou compagnies en situation très réaliste (jours et nuit), allant de la simple manif, jusqu’à à l’émeute.
      Pour info, à l’époque 1970/2000, il y avait parfois plus de blessés (souvent légers *) que la réalité du moment. Si un membre où des groupes force de l’ordre étaient surpris entrain de frapper un « pseudo » manifestant (les même sont à tour de rôle manifestant ou force de l’ordre), maitrisé et maintenue au sol, la sanction était sans-appel.
      Les Tirs tendus étaient strictement interdits, les grenades G.L.I. (grenades lacrymogène instantanées) devaient être lancées dans des « trous », c’est à dire absence de manifestant groupés…
      De même, qu’un commandant d’unité qui aurait délibérément créer un phénomène, dit de « nasse », (une manip privilégié par le Préfet Lallemant) afin de « gazer » fortement les manifestants pratiquement encerclés, étaient immédiatement convoqué pour un sévère rappel aux directives prévues (il faut toujours laisser aux manifestants un itinéraire de dégagement).
      Ces restrictions n’étaient pas des conventions propres à l’exercice au C.N.E.F.G.. Elles sont prévues dans les circulaires ministérielles concernant la mises en œuvre des forces de l’ordre en général.

      Si effectivement les textes sont inchangés, les manières de faire évoquées, sont strictement illégales. Dans cette hypothèse, j’espère qu’une vaste enquête soit diligentée pour mettre en évidence les responsabilités de chacun (toute l’échelle hiérarchique) et « envoyer la facture… ». En tous les cas, ne rien lâcher ; ce qui déjà, pourrait avoir pour effet de « calmer les chiens… ».

      Si les textes ont changé, alors il est permis de supposer que la démocratie en a vraiment pris un coup, sachant que c’est le législatif qui donne le cadre légal pour toutes opérations de M.O. (Maintien de l’Ordre) idem pour le R.O. (Rétablissement de l’Ordre). Cette dernière situation (très grave) s’approchant d’une ambiance dite :Guerre des rues.
      Désolé d’avoir été un peu long.
      * ont déplore (jusqu’à plus ample informé) un accident mortel.

    2. « Rien que pour avoir utilisé les flics de la BAC face aux manifs de G.J, lesquels flics ne sont pas formés à ce genre d’intervention, Casta-niais et Nunez devraient être débarqués de leurs fonctions sans tambours ni trompettes »

      Voilà …ce sont eux les coupables …

      Ce reportage fait froid dans le dos, cet homme aurait pu mourir uniquement pour avoir été là au mauvais endroit …et malgré tout rien ne change …mais une chose est sûre …manifester même dans le calme est devenu dangereux !

  2. Et cette dame de 80 ans tuée à Marseille par une grenade lacrymo tirée en direction du 4ème étage, vers là où sans même prendre part à la manif elle ne cherchait qu’à fermer ses volets…

    Elle en est où l’enquête ?… Ah… y’a pas d’enquête ?… mais si y’en a une, juste que son dossier est perdu dans la pile des quelques 300 enquêtes mettant en cause des policiers mais que c’est bien sûr que comme ils ne sont absolument pas coupables aux yeux de Castaniais le bellâtre des plateaux télé, la justice en profite pour tricoter à mailles serrées le nez en l’air…

    ***

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