Grève ! (1/5)

Nous tou.te.s

Comme bien d’autres, j’ai participé à la manifestation contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre à Paris. Entre Opéra et Nation, il y a avait du monde, beaucoup de monde. J’ai croisé de tous les genres, de toutes les couleurs. Beaucoup de femmes de tous les âges, mais aussi beaucoup d’hommes, et cela faisait plaisir à voir.

Les écriteaux étaient souvent petits, très nombreux, avec des slogans de rage et d’humour. Mais toutes ces anecdotes de crimes individuels qui n’avaient rien d’anecdotiques, brandis sur ces panneaux m’ont fait suffoquer, en début de cortège, pendant cette heure de piétinement à attendre le démarrage de la manifestation, suffoquer de tristesse. C’est une chose d’entendre régulièrement, distraitement, le récit de ces féminicides. C’en est une autre que de les voir écrits, tous les uns à côté des autres.

 

EKKFQNUXYAEc5NC

chanson(s) du dimanche: grève !

 

Ce syndicat d’officiers de police est dangereux

Sur les réseaux sociaux, un syndicat d’officiers de police accusent celles et ceux qui critiquent les violences policières, et en particulier le journaliste David Dufresne, et même des députés de la république de toutes sortes d’insultes: complicité des islamistes, staliniens, alliés des Black Blocs, etc. Tout y passe, sans mesure, sans recul.

En à un peine un an, à cause de son incompétence crasse et d’une frayeur insondable devant l’ampleur, la violence et la spontanéité des manifestations, le clan macroniste a décrédibilisé la police. Les flics sont à bout, les suicides dans leur rangs sont nombreux.

Mais les déclarations publiques de ce syndicat d’officiers, une minorité armée d’agités qui commande, font froid dans le dos.

La macronie est une autocratie

En un an de Gilets Jaunes, les forces de police ont blessé, arrêté et mutilé plus de civils que lors de toutes les manifestations des 20 dernières années.

Aucun policier n’a été jugé.

Dans 95% des cas, les mesures d’état d’urgence dédormais dans la loi commune ont été utilisées contre des militants politiques, associatifs ou syndicaux, ou des civils non-militants, et pas pour prévenir des attentats islamistes comme cela a été annoncé pour justifier la mise en place de ces mesures.

La France vit en autocratie « douce« .

Je vous laisse avec cet extrait du dernier bouquin de Mélenchon (ET AINSI DE SUITE, édition PLON, 10 euros). Et je vous en conseille la lecture.

 

melenchon

 

Chanson du dimanche: anxiété