Macronavirus: dégageons-les. Vite.

Edouard Philippe a parlé, et franchement, pour ne rien dire, ou dire n’importe quoi. La gestion de la crise est un triple fiasco, pour trois raisons au moins. Trois raisons très simples, trop simples.

  1. Macron et sa clique ont menti.
  2. Ils ont si peu de crédibilité politique que même lorsqu’ils disent des choses censées, on ne les écoutent ni ne les respectent.
  3. Ils n’osent agir comme il faut, prisonniers qu’ils sont de leur « en même temps » et leur incompétence.

Oui, ils ont menti. Ils ont menti sur les masques, les tests, l’état des hôpitaux, l’ampleur de la maladie, les risques à tenir un premier tour des élections municipales. Ils ont menti, il y aura plaintes en justice.

Oui, ils ne sont pas crédibles. Depuis 3 ans que Macron est au pouvoir, les fonctionnaires, les infirmières, les petites mains, tous ces gens « qui ne sont rien« , ont été méprisés, stigmatisés, frappés parfois, mutilés aussi. Donc on ne croit plus les nouvelles déclarations de soutien et d’amour. On attend Macron qu’il dégage. Il n’y a aucune union nationale avec les traitres. Du coup, même quand Macron ou, aujourd’hui, Philippe, lâchent parfois des choses censées, on les écoutent pas. On ne les croit pas. Par exemple, quand Philippe

Oui, ils sont aussi incompétents. Tout ce qu’ils ont entrepris s’est planté: les commandes de masques, les tests, l’organisation du confinement puis du déconfinement. Ils sont nuls, des branquignoles.

Personne ne vous demande de voter Mélenchon, Hollande, ou Bertrand. Il s’agit juste de dégager Macron, ses amateurs. Ils sont dangereux parce que leur incompétence est dangereuse: y-a-t-il plus con que de proposer le déconfinement des élèves de maternelle en premier ? Y-a-t-il plus con ?

« Le Premier ministre a choisi d’accentuer davantage la progressivité du retour à l’école en donnant la priorité aux crêches, maternelles et écoles élémentaires, lesquels reviendront bien à l’école le 11 mai (…). » Source.

Personne ne vous demande de voter à gauche, à droite. On vous demande simplement de regarder la réalité, d’observer ce qui se passe, de virer quand l’occasion

PS pour les rageux: rien ne sert d’évoquer le Vénézuela, ou je ne sais quel prétexte ou exemple qui n’a rien à voir avec le sujet.

« La seule guerre que vous menez c’est celle contre l’intérêt général. »Mathilde Panot.

 

 

Chanson du dimanche: dégagez le !

Ne pas mettre la démocratie en quarantaine

Quelques messages clés, retenus de ce meeting. Il y en a d’autres. Écouter ce meeting fait du bien.

  • Le tracking – une piste numérique dangereuse, insuffisante en France.
  • L’union nationale ? « Nous sommes pour l’unité sanitaire », « il faut suivre les consignes sanitaires, furent-elles incohérentes. » L’union nationale, non. Le gouvernement est une équipe politique dont les décisions doivent être débattues.
  • Le déconfinement, il faut en parler maintenant. Si on a raté l’entrée dans la crise, peut-on espérer réussir la sortie ? Il faut planifier les moyens mis en oeuvre. Mélenchon appelle à la nationalisation des entreprises essentielles au combat contre la maladie comme Luxfer ou Famar. Il faut réquisitionner toute l’industrie textile.
  • Le virus est inégalitaire, il progresse plus vite chez les plusn pauvres d’entre nous.

 

Porter plainte contre Muriel Pénicaud

Un résumé, parmi d’autres. Un écoeurement, parmi d’autres.

Chanson du dimanche: « Daisy »

Confiné – premier mois

On finit par s’habituer à ce confinement. Chaque course alimentaire nous amène un peu plus loin dans un film de science fiction. Un jour, les caissières sont protégées de plastique transparent suspendu au plafond. Puis trois jours plus tard, elles ont toutes des masques et des gants, dans de véritables cabines.

La queue est de plus en plus grande, et longue, même à l’ouverture du supermarché en semaine, que je fais avant de démarrer de bosser en télétravail. Les gens sont plus nerveux sur les distances de sécurité quand elles ne sont pas respectées mais en magasin, tout le monde se croisent sans stress ni précaution.

On nettoie les mains, même gantées, avant de pouvoir entrer dans le Casino. On se dépêche de prendre ses provisions. Il y a encore des rayons dévalisés sans raison. On ne se parle pas, ou à peine.

On applaudit à 20 heures. On ne croise plus grand monde. On attend. On observe les voisins. On appelle ses vieux parents tous les jours ou presque.

Mon père, 78 ans, est sorti du Coronavirus – 3 semaines à plat, sans gout ni odorat, ne pouvant presque plus marcher. Mais sans détresse respiratoire. Il avait fait la campagne municipale de son coin jusqu’à être assesseur le dimanche précédent le confinement généralisé.

On portera plainte.

La distanciation sociale est physique. C’est une curieuse expérience. Chaque semaine, les restrictions de libertés sont un peu plus nombreuses, cela se durcit par petites touches. On fabrique des blouses à la maison parce que l’hopital du coin et l’un des EHPAS en réclament.

Voilà où en est la France.

Je travaille habituellement à l’étranger. Depuis le 16 mars, je ne vois plus mes collègues que sur un écran, 12 heures par jour.

Mes collègues sont principalement européens, américains et russes. On a vécu l’arrivée du Covid d’une façon différente. Les Italiens (Milan et Rome) sont cloitrés depuis début mars. Les Anglais découvrent dans la douleur l’ampleur du virus (900 morts jeudi dernier, dernier jour avant le weekend pascal). Mes collègues espagnols, de Madrid, ont été saisis de terreur et de colère quand le virus a décimé soudainement le 17 et 18 mars. Mes amis allemands se sont tranquillement confinés, sans stress, et de façon méthodique, rassurés qu’ils étaient par la prévenance de leur gouvernement. Un Suédois était encore surpris de pouvoir skier il y a 10 jours. Mon ami russe ne se fait pas d’illusion sur les mensonges de son gouvernement. Mes collègues américains, New-York et californiens, sont résignés devant le carnage. Un pareil virus avec Trump au pouvoir, c’est la double peine, le scenario catastrophe.

On découvre nos apparts respectifs, les enfants, les époux et épouses qui passent derrière l’écran pendant les video-conférences. On compare les systèmes de santé, les protections sociales. Celles et ceux avec des enfants en bas âge sont en difficulté. Cela se voit. Les plus jeunes stressent beaucoup. Les plus anciens aussi.

Il y a un mélange de colère froide et de tristesse qui se dégage de tout ça.