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OMG! Raquel Garrido prend l’argent de Bolloré!!

 

L’une des porte-paroles de la France insoumise devient chroniqueuse dans l’émission de Thierry Ardisson à la rentrée, sur C8, chaîne propriété du groupe Canal+, lui-même appartenant à Vivendi que le magnat Vincent Bolloré contrôle depuis 3 ans déjà.

Sur France 2, Laurent Ruquier élimine la dispensable Vanessa Burgraf dans son émission « On n’est pas couché » (ONPC)pour la remplacer par Christine Angot, cet écrivaine qui porta le fer dans la plaie vive à l’époque d’un François Fillon ultra-favori des sondages présidentiels.

Sur les réseaux sociaux, la première s’est vu critiquer par des zélotes « marcheurs« , aussi véhéments qu’ils sont silencieux sur les pleins pouvoirs accordés à leur monarque pour saccager le code du travail, ou les déclarations insupportables de Gérard Collomb à l’égard des associations de soutien aux migrants à Calais (pour ne citer que deux exemples récents de cette version rajeunie mais tout aussi rance de Sarkofrance que nous vivons désormais). On a les combats qu’on peut et que l’on veut.

Autant se le dire très vite, ces émissions de faux débats et véritables énervements ne sont plus depuis longtemps ma tasse de thé. Et ce n’est pas le renouvellement de leur casting, fut-il à mon sens positif, qui devrait changer quelque chose.

Mais combien de fois nous sommes énervés contre les biais politiques, l’uniformité idéologique, la bienséance systématique des « grandes gueules » et autres porte-voix de ces talk-show télévisés ? J’aurai par exemple aimé qu’une Raquel Garrido (ou une autre) soit invitée permanente des Grandes Gueules de RMC quand cette stupide polémique contre la députée Danielle Onobo fur attrapée dans une sale et stupide polémique il y a 3 semaines. Nous étions satisfaits – autant qu’on peut l’être, c’est-à-dire somme toute assez peu – quand Mélenchon, Hamon, Corbiere, Ruffin, Joly, et toute autre voix discordante se retrouvaient enfin invitée dans ces barnums hebdomadaire.

Il faut comprendre que notre société du spectacle s’incarne aussi par ces émissions aux fausses joutes, qui laissent croire à l’existence d’un débat sans oser toucher aux fondamentaux. La victoire politique passe par la victoire des idées, c’est le B-A-BA politique que tout un chacun devrait comprendre, et surtout retenir à l’aune de ces micro-changements de la sphère médiatique. Je ne crois pas une seconde que les présences dans ces deux talk-shows de mesdames Garrido ou Angot feront avancer le sort de l’humanité , mais on peut espérer qu’elles agiteront davantage les esprits que si le statu quo avaient perdurer, d’abord parce qu’elles expriment habituellement une pensée plus sophistiquée que les amuseurs publics superficiels que l’on rencontre habituellement dans ces enceintes; ensuite parce que leur pensée est plus souvent contradictoire avec le discours libéral défaitiste et la novlangue.

Où voulez-vous porter la contradiction à cette novlangue sarko-macroniste qui renomme contrat précaire en « CDI de chantier« , ou réduction des protections des salariés en « amélioration du dialogue social » si ce n’est dans ces instances médiatiques regardées par le plus grand nombre où elles se véhiculent ?

L’ampleur des moqueries, rages et railleries qui ont particulièrement visé Raquel Garrido, à cause de son statut auprès du mouvement de la France insoumise, laisse penser qu’une partie du pari médiatique est gagné: sa présence ne laisse pas indifférent, et c’est justement l’un des objectifs d’aujourd’hui: face à l’omniprésence de Jupiter et la fracturation de l’opposition en sous-groupes minuscules, il faut crier plus fort, interpeler pus vivement, que d’ordinaire pour se faire entendre.

Vient ensuite la question de l’indépendance d’esprit de ces chroniqueurs vis-à-vis de leur employeur. Ce n’est pas une mince question. Raquel Garrido osera-t-elle dénoncer Vincent Bolloré ? Nous verront bien. On peut penser que Raquel Garrido et Christine Angot ont été embauchées pour ce qu’elles sont et ce qu’elles défendent. Si elles glissent et « trahissent« , gageons qu’elles seront les premières à en souffrir.

Personnellement, je ne crois pas que Raquel Garrido tiendra bien longtemps dans cette émission de C8, malheureusement. J’écris malheureusement car le manque de présence de voix dissonantes dans nos lucarnes médiatiques les plus regardées n’est pas un état de fait satisfaisant.

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Chanson du dimanche: bal de bamako

 

Un peu de joie. Et « qu’importe la couleur de ta peau« 

Le ciel d’un jour #69

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Chanson du dimanche: ceux qui n’ont rien

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Cette chanson du dimanche est pour la #radiodesblogueurs2017, organisé par le fidèle lolobobo. On a tous nos utopies, cette chanson est simplement planante.

Je passe le relais à Cycee, qui est plus assidue à l’exercice blogosphérique.